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Le décor lapidaire des quartiers d'habitation de Le Pègue (Drôme) : synthèse des fouilles récentes
International audienceCette étude offre une première synthèse sur l'usage des pierres décoratives (marbres et calcaires) dans l'agglomération antique de Le Pègue, s'appuyant sur les données de trois fouilles de l'Inrap menées entre 2020 et 2024. Elle concerne les fragments de revêtements lapidaires découverts dans des quartiers d’habitations et artisanaux mis en place au cours du Ier siècle et qui perdurent jusque dans le courant du IIIe s. voire au siècle suivant. Le mobilier comprend des placages architecturaux (pilastres et architraves), des moulures et des placages lisses. L'étude souligne la diversité du décor lapidaire et met en évidence les variétés des roches employées, offrant un aperçu précieux des pratiques décoratives romaines dans la région. Elle met également en lumière le remploi des placages en marbre. Cette étude vient enrichit notre compréhension de l'utilisation des roches décoratives en territoire voconce et trouve des comparaisons avec Vaison-la-Romaine, chef-lieu de cité localisé à une trentaine de kilomètres plus au sud
Mandrin. Des derniers néandertaliens aux premiers hommes modernes en France méditerranéenne
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: BEACHAM, R. C., and H. DENARD. 2023. Living Theatre in the Ancient Roman House: Theatricalism in the Domestic Sphere. Cambridge: Cambridge University Press. Pp. 552. ISBN 978-131-6510-94-0.ANDERSON, M. A. 2023. Space, Movement, and Visibility in Pompeian Houses. London and New York: Routledge. Pp. 276. ISBN 978-147-2485-95-3
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Que mange-t-on sur les rives du lac du Bourget ? Nouveaux apports dans la compréhension des communautés palafittiques de l’âge du Bronze final en France
Archéologie de l'agripaume, du pot à la plante : céramologie, botanique et carpologie
International audienceA Samian ware bowl found during a recent excavation in the town centre of Lyon (France), situated on a peninsular of the Rhône, was attributed to type Drag. 29b. The ceramic vessel was characterized by a moulded decoration, showing a naturalistic representation of a herbaceous plant, which could be determined by botanists as motherwort Leonurus cardiaca L. This plant species is an old medicinal plant, cultivated and used in eastern Gaul at least since Roman times. This exceptional find offered the opportunity to present the medicinal properties and the use of the plant and its archaeobotanical evidence in eastern Gaul, but also to discuss the exceptional and naturalistic representation of this plant on a moulded decoration of a Samian ware bowl.Une coupe antique en céramique sigillée (type Drag. 29b) provenant d'une fouille récente réalisée dans la presqu'île lyonnaise portait un décor végétal suffisamment détaillé pour qu'il soit soumis à des spécialistes de la botanique. L'identification de l'agripaume (Leonurus cardiaca L.), plante médicinale connue au moins depuis l'Antiquité, est une occasion de faire le point sur les usages et les attestations carpologiques de cette espèce. Mais aussi de s'interroger sur le caractère exceptionnel de cette représentation naturaliste.</div
Les communautés de Haute-Provence face aux évènements météorologiques extrêmes à la fin du Moyen Âge. Début d’enquête
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Journée Métal France 2025 - Protection & Conservation du Patrimoine MétalliqueLe Métal en danger et les dangers du Métal
International audienceThe main aim of protecting our metal heritage is to ensure that it can be passed on to future generations. But beyond the aspects of preventive or curative protection, the durability of the metal, of its cultural, social and artistic vector, is also a priority. This applies just as much to recurring phenomena caused by deterioration or pollution, as it does to 'dramatic' events, from the scale of a workshop to that of a building. This also applies to the rarer cases where the dangers of metal as a source of pollution can also be considered a posteriori as 'positive' elements of human activity and serve as a historical marker.For this METAL France day, the papers will focus on the question of identifying risks (environment and metal concerned) and preventing them. Topics will include the deterioration of metal heritage and risk prevention in "extreme" cases (shipwrecks, war, etc.) or "simple" incidents or blunders (fire, flooding). It will also cover emergency response to damage, post-damage removal, development of sensors and preventive solutions. The dangers of metal for heritage also covers cases where metal presents a danger to the environment (toxic and radioactive emissions (asbestos, mercury, beryllium, lead, etc.), pollution (peat bogs, aquatic environments, etc.), while sometimes being a remarkable trace of human activity.Finally, this truly interdisciplinary day will look at medium-term conservation in 'usual' contexts (museums, private collections, local authorities, etc.) as well as 'hostile' contexts (e.g. aggressive environments, polluted sites, armed conflicts, complex administrative procedures, etc.).These aspects will be addressed through case studies on sites and in laboratories, feedback from field experience and dedicated methodological approaches.La protection du patrimoine métallique a pour principale objectif d’en permettre la transmission. Mais, au-delà des aspects de protection préventive ou curative, la pérennité du métal, de son vecteur culturel, social et artistique, est aussi à privilégier. Ceci concerne tout autant les phénomènes récurrents induits par la dégradation ou la pollution, que les évènements « dramatiques » de l’échelle de l’atelier à celui d’un bâtiment. Cela concerne des cas, plus rares, où les dangers du métal comme source de pollution, peuvent aussi être considérés a posteriori comme des éléments « positifs » d’activités humaines et servir de marqueur historique.Pour cette journée METAL France, les communications seront centrées sur la question de l’identification des risques (environnement et métal concerné) et de leur prévention. Sera ainsi abordée la dégradation du patrimoine métallique ainsi que la prévention des risques dans les cas « extrêmes » (naufrages, guerre...) ou de « simples » incidents ou maladresses (incendie, inondation). Elle traitera également des interventions d’urgence après sinistre, retraitements après sinistre, mise au point de capteurs et solutions préventives. Les dangers du métal pour le patrimoine, concerne aussi les cas où le métal présente un danger pour l’environnement (émanations toxiques et radioactives (amiante, mercure, béryllium, plomb…), pollution (tourbières, milieu aquatique, ...), tout ou étant parfois un remarquable traceurs d’activités anthropiques.Enfin, cette journée véritablement interdisciplinaire abordera la conservation à moyen terme en contexte « usuel » (musée, collections privées, collectivités…) mais aussi « hostile » (ex. milieu agressif, site pollué, conflits armés, complexité administrative, …).Ces aspects seront abordés par des cas d’études sur sites et en laboratoire, des retours d’expérience de terrain et aussi via des approches méthodologiques dédiées
Des meuniers aux charbonniers. Le site du moulin des Ecouges (Isère, Vercors), du XIIe au XIXe siècle
International audienceImplanté à 1000 m d’altitude, dans une vallée du Vercors difficilement accessible et qui fut du XIIe au XVe s. occupée par un monastère de moines chartreux, le moulin des Écouges a fait l’objet de deux campagnes de fouilles programmées en 2019 et 2021. Elles ont révélé, pour la première fois en France, un moulin à grains à roue horizontale médiéval, édifié au XIIe s. et détruit aux XVe-XVIe s., dont la surface et la qualité de construction s’avèrent bien éloignées des petits moulins médiévaux fouillés jusqu’ici dans notre pays, et qui révèlent la puissance des Chartreux dès l’origine de leur ordre. Le site a également fourni un entrepôt à charbon de bois, qui alimentait au début du XIXe siècle une fonderie de canons et qui a livré un abondant mobilier céramique, offrant ainsi l’occasion d’observer le quotidien d’une communauté de charbonniers au seuil de l’époque contemporaine
Ginals (82), Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue. Prospections archéologiques sur l'implantation et la gestion hydraulique de l'abbaye cistercienne de Beaulieu dans la vallée de la Seye (XIIe-XXe siècle): Rapport final d'étude historique
L’abbaye cistercienne de Beaulieu-en-Rouergue, fondée au XIIe siècle dans la vallée de la Seye, illustre l’adaptation des moines cisterciens à leur environnement naturel. La maîtrise de l’eau y joue un rôle fondamental, à la fois pour assurer la subsistance de la communauté, permettre les activités économiques et protéger les bâtiments contre les aléas climatiques. L’étude menée sur le site s’inscrit dans une réflexion globale sur la gestion du réseau hydrographique, associant recherches archéologiques, études historiques et analyses géomorphologiques.L’implantation de l’abbaye répond à des contraintes topographiques et hydrauliques précises. La vallée de la Seye, encaissée et relativement étroite, offre cependant une plaine alluviale propice à l’installation monastique. Dès leur arrivée, les moines ont réalisé d’importants travaux de terrassement pour adapter le site à leurs besoins. L’étude des reliefs et des données Lidar a permis de confirmer que la construction de l’abbaye s’est accompagnée d’un décaissement du terrain pour gagner de l’espace dans la plaine alluviale. L’un des aménagements les plus notables concerne la canalisation de la rivière, destinée à éviter les inondations et à assurer un contrôle efficace du débit. L’abbaye nécessitait un approvisionnement en eau constant, à la fois pour la cuisine, les latrines et les usages domestiques. Un système de captage et de redistribution de l’eau devait exister, bien que peu de vestiges de ce réseau aient été identifiés. Seul un lavabo de pierre, découvert grâce à une prospection géophysique, atteste de la présence d’une structure hydraulique médiévale. Les sources historiques mentionnent par ailleurs un vivier, utilisé pour l’élevage de poissons, mais son emplacement exact reste incertain.L’évolution du réseau hydraulique se précise davantage à l’époque moderne et contemporaine. L’étude des archives révèle que plusieurs moulins étaient implantés sur la Seye, témoignant de l’exploitation intensive de la force hydraulique par les moines et les propriétaires ultérieurs. Au XIXe siècle, des barrages et des digues ont été édifiés, modifiant en profondeur le cours de la rivière. Certains de ces aménagements ont provoqué des conflits, notamment entre les propriétaires de moulins et les agriculteurs, soucieux d’assurer une irrigation suffisante de leurs terres. L’entretien du lit de la Seye est également attesté par des mentions de curages réguliers, visant à limiter les risques de crues et à garantir un écoulement optimal.Les recherches menées sur le site de Beaulieu apportent ainsi un éclairage nouveau sur l’interaction entre les activités humaines et l’environnement. L’histoire hydraulique de l’abbaye ne se limite pas à une simple gestion de l’eau, mais témoigne d’une transformation progressive du paysage, influencée par des décisions politiques, économiques et climatiques. Les résultats de cette étude ouvrent la voie à des réflexions plus larges sur la conservation du patrimoine hydraulique et la restauration écologique de la vallée de la Seye. En reconstituant le tracé originel de la rivière et en identifiant les infrastructures anciennes, les chercheurs fournissent des éléments clés pour la préservation du site, en conciliant patrimoine culturel et équilibre écologique