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L’établissement rural gallo-romain de “Fêts de Renier” à Étrechet (Indre)
International audienceLe site gallo-romain de “Fêts de Renier” à Étrechet (Indre), a été exploré sur environ deux hectares, dans la ZAC d’Ozans. La fouille réalisée en 2012 permet de retracer l’évolution chronologique et spatiale de ce modeste établissement rural qui est en fonction de la fin du ier s. av. J.-C. au début du iiie s. ap. J.-C. Deux principales phases d’occupation ont pu être individualisées. La morphologie de cet habitat enclos caractérise une exploitation tournée vers des activités agropastorales, mais il est possible que se développe en parallèle un artisanat en rapport avec la métallurgie du fer. Cet article synthétique décrit les vestiges structurants et leur mobilier ; il propose dans un second temps l’hypothèse argumentée d’un plan phasé du site
Construction, occupation et déconstruction de la grange gallo-romaine du “Parc des Châteaux” à La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher)
International audienceThe Gallo-Roman site of the ZAC du “Parc des Châteaux” at La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher), has been explored over an area of around 1,600 m2. The excavation carried out in 2015 have enabled us to retrace the chronological and architectural evolution of a barn in use between the 1st and 3rd centuries AD. The results shed new light on this landmark building in the Beauce region. The demolition phase of the structure provides valuable data on the economics of recycling building materials. The study of the roof tiles, derived from the demolition backfill, is part of the enrichment of the regional corpus.Le site gallo-romain de la ZAC du “Parc des Châteaux” à La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher), a été exploré sur environ 1 600 m2. La fouille réalisée en 2015 permet de retracer l'évolution chronologique et architecturale d’une grange en fonction du Ier au le IIIe s. ap. J.-C. Les résultats de cette opération éclairent sous un nouvel angle la connaissance de ce type de bâtiment emblématique du terroir beauceron à l’époque romaine. La phase de démolition de la structure apporte de précieuses données sur l’économie liée au recyclage des matériaux de construction. L’étude des tuiles, issues de ces remblais de démolition, s’intègre dans l’enrichissement du corpus régional
La tombe à couloir de Fleury-sur-Orne : une architecture inédite ?
International audienceDécouverte par prospection aérienne en 1996 par Jean Desloges et fouillée entre 2001 et 2005, le monument 9, très érodé, de Fleury-sur-Orne présentait lors de la fouille toutes les caractères d’une tombe à couloir de l’ouest de la France : les traces d’une chambre circulaire dans laquelle étaient concentrés les ossements, un couloir débouchant en façade d’un cairn circulaire bordé par un parement. Cependant, l’examen de la documentation et l’analyse des ossements ont soulevé des interrogations quant à la réalité de son architecture. Pour reconstruire l'architecture du monument, nous avons analysé la répartition des ossements pour déterminer leur état et les pratiques funéraires. Les liaisons ostéologiques ont permis de reconstituer des assemblages et de déduire la configuration de l'espace sépulcral. Enfin, la cartographie des vestiges a permis de visualiser leur répartition et le mouvement de ossements post décomposition. Le site révèle un niveau d’ossements comprenant des dépôts primaires, des réductions et des fragments dispersés, enfermés entre deux couches de dallages. Deux hypothèses architecturales sont envisagées. L’hypothèse d’un cairn à encorbellement typique des tombes à couloir normandes. Cependant, l’absence de traces d’effondrement et le manque de débris autour du cairn, malgré le grand diamètre de la chambre (7 mètres), soulèvent des questions sur la stabilité d’une telle construction. L’hypothèse d’une structure en bois impose une structure plus légère, avec des dalles obliques dans le fossé servant probablement de support pour des poutres. Les traces de charbon longitudinales dans la chambre renforcent cette hypothèse, bien que leur faible préservation nécessite des analyses supplémentaires. La datation des charbons et des niveaux d’ossements brûlés révèle que le monument a été incendié au Néolithique moyen, un phénomène inédit pour ces sépultures. Ces découvertes réévaluent les pratiques architecturales et funéraires du Néolithique moyen et mettent en lumière les limites de notre compréhension des premières structures mégalithiques
Emploi de la température de l'eau comme traceur. Rivières souterraines de l'Arberoue (64) et des Goulettes (89)
International audienceLe suivi des températures aux pertes et aux émergences de deux percées hydrologiques (Arberoue - grotte d'Erberua et Goulettes - grottes d'arcy-sur-Cure) permettent aux auteurs de proposer des temps de passage des eaux souterraines
Archéothanatologie et présence arabo-berbère en Septimanie (VIIIe s.) : impasses et nouveaux jalons
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Compte-rendu de Hagiographica hispana regnorum Aragonum et Castellae legionisque saeculo- rum ix–xiii. Vitae sanctorum, inventiones et translationes, libri miraculorum, hymni, éd. José Carlos Martín-Iglesias, Patrick Henriet, Álvaro Cancela Cilleruelo, Ainoa Castro Correa, Carmen Esteban Martínez, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., CCLX–304 p. (Corpus christianorum. Continuatio mediae- valis, 310)
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What do Lateglacial and Holocene land snail communities tell us about the palaeoenvironments of Mediterranean France?
International audienceSoutheastern France occupies a key biogeographical position on the lower Rhone corridor, at the interface between southern and northern Europe. It is also at the heart of long‐standing ecological debates about the respective roles of natural and human drivers in shaping the Mediterranean landscape. Molluscan analysis may represent a valuable contribution to this issue. In this paper, land snail assemblages from three calcareous tufa deposits in the Luberon mountain were used to reconstruct Lateglacial and Holocene palaeoenvironments. The Lateglacial communities only differ from the Pleniglacial ones by the development of hygrophilic snails. We note a high moisture budget at the end of the Lateglacial Interstadial (LGI). A patchy, steppe landscape is attested. A time lag in recolonization by woodland species during the LGI is conceivable. The postglacial woodland assemblages then trace a laborious reassembly of forest snail communities. It takes place mainly between c . 8000 and c. 6600 cal. a BP with spatial disparities and delayed recruitments. The French Mediterranean region has not benefitted from the macrorefugia that it would have sheltered or with which it would have been close. Woodlands, however, appear progressively more closed and complex c . 8000 cal. a BP. They reached their optimum c . 7500 to 7400 cal. a BP although their canopy seems to have stayed quite open. Anthropization remained weak during the Early Neolithic. A significant woodland opening is observed in the Early–Middle Neolithic. Human impact becomes clear from the Late Neolithic. Nevertheless, there are substantial differences compared with Basse‐Provence, where a more marked openness of the landscape from 7000 cal. a BP was accompanied by the development of Mediterranean synanthropic snails. The molluscan successions of the Luberon mountain should be a reference for the development of the Lateglacial and Holocene malacofauna in the SE of France, at the northern boundary of the western Mediterranean domain
Le sanctuaire du dieu Cobannus / Couan, commune de Saint-Aubin-des-Chaumes (Nièvre). Opération de fouille programmée pluriannuelle (2024-2026). Rapport de première année - 2024
En 2024, la campagne de terrain a eu pour objectif l’exploration de la partie sud du complexe, en particulier du fossé délimitant l’espace sacré à l’époque gauloise et au début de l’époque romaine. Le temple maçonné, partiellement étudié en 2019, a été entièrement dégagé pour permettre l’examen des structures hydrauliques implantées dans la cella mais également les vestiges de sa spoliation à la fin du IVe siècle.Le secteur fouillé était très arasé par les labours, les structures les plus méridionales apparaissant à seulement une quinzaine de centimètres sous le couvert végétal. Les zones explorées sont toutefois représentatives des 10 phases d’aménagement successives du sanctuaire. Dans le détail, la branche est du fossé a révélé la présence d’un système de franchissement de la fin de La Tène D, sous les fondations de l’autel julio-claudien, ainsi qu’un système de porche ou de palissade sous le mur du péribole oriental. L’un des faits marquants de cette campagne est la fouille de la quasi-totalité du fossé sud. La dynamique de comblement est très différente de celle observée au nord, avec une absence de recurage et plutôt un remplissage naturel avant une obturation totale au Haut-Empire. Contrairement à ce qui avait été observé sur les flancs nord et est, aucune construction annexe n’est apparue en dehors d’une petite pièce contiguë au mur de péribole. Une voie a cependant été dégagée, permettant de contourner le complexe par le sud. Une fosse isolée à l’extérieur de l’espace sacré, tout au sud de la voie, a livré une céramique complète mais fragmentée portant un graffito, particulièrement notable, commémorant le don d’un fidèle à la divinité Cobannus.Malgré, une stratigraphie très limitée par l’érosion, ces travaux ont malgré tout permis d’obtenir un certain nombre de résultats, concernant l’évolution du site depuis sa fondation jusqu’à son abandon, son organisation interne ainsi que son programme décoratif. Retenons en particulier la mise en évidence des structures précoces (trous de poteau du bâtiment cultuel, système de pont, palissade), liées à la fondation du sanctuaire laténien et augusto-tibérien (phase 1 et 2). Le dernier état, daté de la seconde moitié du IVe siècle, se caractérise par des spoliations importantes, notamment au cœur de la cella où la structure profonde a été complètement démantelée, rendant sa restitution difficile, et comblée avec les ruines du temple qui n’ont pas été récupérées
Isobiography of the first farmers: effects of age-estimating referential and statistical models on reconstructing infant life
The use of isotopic sequence allowing a longitudinal life tracking of an individual (isobiography), by taking a series of isotope measurements on dentine sections and estimating the age of the individual at their formation, provides a means of tracing dietary and environmental variations during childhood. This approach is based on the use of standards for estimating the age at which teeth are formed. By using a dual mathematical model, linear and a generalised additive model, and by testing two standards commonly used in biological anthropology to estimate dental age, we have characterised the isobiography of 4 Neolithic individuals from France. Our study shows the importance of the choice of mathematical model and standard in age estimates. Depending on the choices made, there can be gaps of several years between the estimates, underscoring the difficulty and precautions that need to be taken when making inferences on social ages. The statistical processing protocol developed can be re-used or adapted for new studies
Vestiges de guerre en Île-de-France
International audience[Ces deux posters ont été réalisés dans le cadre des Journées Archéologique Européennes de 2022, village de l'archéologie sur la thématique archéologie des conflits, musée de l'Armée/Invalides, Paris. Leur contenu étant encore à jour, il nous a semblé pertinent de les présenter à nouveau dans le cadre de cette journée.]Traces archéologiques des conflits contemporainsLes guerres contemporaines ont laissé de profondes empreintes dans les paysages franciliens. Cesvestiges, visibles ou enfouis, constituent des témoignages archéologiques essentiels qui complètent lessources historiques et documentaires. Leur étude permet de mieux comprendre les stratégies militaires, lesconditions de vie des combattants et des populations civiles, ainsi que l'impact de ces conflits surl'environnement (fig 01).Prospections et fouilles archéologiquesLes prospections menées par l'ONF (Office National des Forêts) ont révélé des centaines d'infrastructuresmilitaires conservées en forêt, notamment celles du camp retranché de Paris érigé durant la PremièreGuerre mondiale. Certains vestiges témoignent également des combats de la guerre franco-prussienne de1870-1871 et des installations stratégiques de la Seconde Guerre mondiale. En parallèle, l'archéologiepréventive, réalisée sur prescription de l'État lors de projets d'aménagement, met au jour desinfrastructures similaires, souvent enfouies sous les zones urbaines et industrielles actuelles. Cesinvestigations permettent de documenter plusieurs centaines de sites, incluant des fortifications, destranchées, des infrastructures logistiques allemandes et des témoignages d'actes de résistance.Des traces dans le sol...Un abri semi-excavé à VillejuifLors d'un diagnostic archéologique à Villejuif (Val-de-Marne), précédant la construction de logements,des vestiges du siège de Paris de 1870-1871 ont été identifiés. Parmi eux, un abri semi-excavé sommaire,appelé "fond de cabane", présentait deux banquettes latérales creusées dans le sol et un foyer aménagéavec des pavés de grès récupérés. Des balles de Chassepot et des fragments de pipes en terre cuite y ontété retrouvés, témoignant de la rudesse des conditions de vie des soldats durant cet hiver rigoureux.Sur les images...Une cible d'entraînement aérien détectée par LidarDans la forêt domaniale des Trois-Pignons (Seine-et-Marne), une couverture Lidar a mis en évidence unevaste structure circulaire de 400 m de diamètre, avec une ellipse centrale. Sur le terrain, ces formescorrespondent à des murets en pierre sèche et à des fragments de bombes factices constituées d'une âmeen fer enrobée de béton. Ce site a été identifié comme une cible d'entraînement aux bombardementsaériens pour la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale.Et des vestiges enfouis...Un lot de monnaies à GennevilliersLors d'une fouille préventive à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), destinée à l'étude de vestiges médiévaux,une découverte inattendue a été faite : 1432 pièces de 5, 10 et 25 centimes, frappées entre 1917 et 1938,enterrées dans un contenant en bois (fig 02). Ces monnaies en cupro-nickel, de faible valeur faciale,étaient recherchées par l'occupant allemand pour alimenter son industrie d'armement. Leur enfouissementvolontaire pourrait constituer un acte de résistance, répondant aux appels de la BBC et de Radio Londresen janvier 1941 à "planquer les sous" (sur l’air de « Savez-vous planquer les choux ») pour entraverl'effort de guerre ennemi. Une enquête archivistique est en cours pour tenter d'identifier l'auteur de cetacte