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    Des plans aux vestiges : redonner corps aux tranchées de 1870-1871!

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    International audienceL’identification des lignes de défense de la guerre de 1870-1871 constitue un défi majeur pourl’archéologie, car elles sont souvent difficiles à localiser et dépourvues de mobilier caractéristique. Leurrepérage nécessite une superposition avec d’anciennes cartographies militaires, comme cela a été fait àOrmes (45), où une tranchée liée aux combats de 1870 a été découverte.Les sources disponibles incluent des récits contemporains et des études historiques, mais leur précisionvarie : certains sont très généraux et manquent de précision (Fig 1), d’autres ne couvrent qu’un secteurlimité, laissant parfois dans l’ombre les emprises étudiées par les archéologues.Les archives du Service historique de la défense à Vincennes, notamment la série L et les documents durégiment du Génie, fournissent des informations précieuses sur la localisation et la nature desaménagements défensifs. Ces documents ont les mêmes limites que les précédents.Certains plans non directement liés au conflit s’avèrent être des sources inattendues mais cruciales. Ainsi,un plan de Tavers de 1888, réalisé par l’instituteur Abel Adam pour répertorier les parcelles viticoles,mentionne clairement des tranchées du 9 décembre 1870 (combats de Beaugency-Cravant). Cesdocuments illustrent l’intérêt d’une approche pluridisciplinaire croisant archives militaires, cartographiecivile et archéologie de terrain.L’ensemble de ces recherches met en évidence la complexité d’identification des vestiges de 1870-1871.Les sources écrites restent limitées et imprécises, et les vestiges eux-mêmes sont difficilementcaractérisables sans une méthodologie adaptée, incluant l’usage de détecteurs de métaux. Il est doncessentiel d’engager une réflexion sur le recensement et l’étude de ces structures. Ces aménagements, sansdoute les seuls témoins matériels accessibles à l’archéologie dans la région, subissent une érosionconstante due aux aménagements modernes. Leur préservation et leur analyse doivent devenir une prioritépour mieux comprendre cette période de l’histoire militaire

    Retranchements à Orme et à Bourges en 1870

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    International audienceEn région Centre-Val-de-Loire deux opérations archéologiques ont livré des vestiges de retranchements creusés pendant la guerre de 1870-1871.En 2003 à Bourges sur la butte d’Archelet un diagnostic a permis de reconnaitre, sur une longueur de 15 m une tranchée large de 5 à 6 m pour une profondeur supérieure à 2,50 m.Et en 2009 et 2010, à Ormes un diagnostic suivi d’une fouille a été l’occasion de documenter une tranchée de la même période, sur une longueur de 144 m. Large de 2 à 2,30 m à son ouverture, de 1,2 à 1,8 m en fond de structure pour une profondeur conservée variant de 0,30 à 0,70 m.A Bourges la tranchée de la butte d’Archelet, participe d’un système de fortifications, qui en s’appuyant sur les hauteurs, les rivières et les anciennes fortifications urbaines, entoure toute la ville afin de mettre à l’abri d’un coup de main, les établissements militaires berruyers nouvellement créés. Elle s’inscrit dans un projet élaboré et mis en œuvre par les officiers du génie, dès que le département du Cher a été placé en état de siège à la fin du mois d’août. L’ensemble est construit et armé par les marins qui forment la garnison de la ville.L’ouvrage découvert à Ormes s’est trouvé quant à lui, au cœur des combats livrés aux abords d’Orléans le 11 octobre 1870, avant que les allemands ne s’emparent de la ville une première fois. Victorieuse à Coulmiers le 9 novembre, l’armée de la Loire réoccupe Orléans. Plutôt que de marcher sur Paris, elle se retranche sur la rive droite du fleuve. Les mêmes officiers du génie qui avaient travaillé à Bourges organisent alors à la hâte un ensemble de fortifications dans lesquelles s’inscrit la tranchée d’Ormes. Ces positions n’empêchent pas le retour offensif des allemands qui reprennent Orléans les 4 et 5 décembre suivants

    L’évolution du paysage végétal sur le plateau de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) de l'âge du Fer à la période moderne : approches naturaliste et économique

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    International audienceAs part of a collective research programme, environmental analysis data was compiled from all archaeological operations carried out on the Marne-la-Vallée plateau over more than 20 years from 1991 to 2013. A synthesis of archaeobotanical data has been used to suggest changes in the plant landscape since the Iron Age and to highlight the area’s specificity, particularly the importance of woodland cover.Une compilation des données fournies par l’ensemble des opérations archéologiques menées sur le plateau de Marne-la-Vallée pendant plus de 20 ans dans le cadre d’un Programme Collectif de Recherche a permis de recenser tous les sites ayant fait l’objet d’études archéoenrivonnementales entre 1991 et 2013. Les données archéobotaniques ont ainsi pu être synthétisées afin de proposer une évolution du paysage végétal depuis la Protohistoire et de mettre en avant la spécificité du secteur, et en particulier l’importance du couvert forestier

    Le charbon de terre dans la France du Nord: Son usage jusqu'à l'époque moderne

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    National audienc

    Transport of seashells through Gallia Narbonensis: Archaeobiogeography, provenance and trade of smooth scallop Flexopecten glaber revealed through geometric morphometrics

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    International audienceThe smooth scallop (Flexopecten glaber) is a seafood that was widely consumed in Gallia Narbonensis (Southern France) during Roman times. Harvested from lagoons along the Mediterranean coast, the species was transported to consumers up to a hundred kilometres from the seashore. However, the origins of this fresh produce supplied to the Gallo-Romans remain largely unknown. The variation in size and shape of 1149 shells originating from 27 archaeological sites in Southern France, dating from the 1st c. BC to the 12th c. AD, was quantified using Elliptic Fourier Transforms and analysed through geometric morphometrics. The morphometry of scallop shells is highly structured geographically, showing differences between lagoons of origin regardless of the period. This archaeobiogeographical pattern allows for the estimation of the geographical origin of valves discovered in the hinterland and the reconstruction of marine resource provisioning centres. While most valves were sourced as close as possible to the place of consumption, the exception of the smooth scallops from the city of Nemausus (Nîmes) reveals a structured network dedicated to urban supply. Future research could extend these methodologies to a broader geographical scope, providing a more detailed analysis of trade and supply networks of Mediterranean shellfish

    Visualisation en ligne des données de : Les Rivaux (Néolithique moyen) avec l'application web archeoViz

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    Online data visualisation of: Les Rivaux (Middle Neolithic) using the archeoViz web applicationhttps://analytics.huma-num.fr/archeoviz/rivauxLe site archéologique des Rivaux est situé sur la commune d'Espaly-Saint-Marcel à l'ouest du Puy-en-Velay en Haute-Loire. Il se trouve en rive gauche du cours de la Borne, un affluent de la Loire. Le site est protégé des vents d'ouest par une avancée du relief correspondant à l'extrémité d'une ancienne coulée volcanique descendant du volcan de la Denise qui surplombe la vallée de la Borne. Le site présente plusieurs locus correspondant à différents types de vestiges de plusieurs périodes chronologiques, numérotés de 1 à 4. En 1968, René Liabeuf et Alain Quinqueton découvrent dans les couches supérieures du remplissage des niveaux néolithiques avec structures d'habitat et une grande quantité de mobilier chasséen. https://analytics.huma-num.fr/archeoviz/rivaux</a

    La tombe du chapitre de l'abbaye de l'Épau

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    National audienceLes sources écrites mentionnent en décembre 1230 la mort de la Reine Bérengère de Navarre, épouse du roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion. Fondatrice de l’abbaye cistercienne masculine de l’Épau, l’emplacementprimitif de son tombeau n’est pas connu. Mentionné pour la première fois 1672, son gisant est situé au milieu duchœur de l’abbatiale. Cependant, un texte sur ardoise accompagnant le monument funéraire stipule que cet emplacement n’est pas le premier, et que les ossements déposés dans une petite caisse en bois sont ceux deBérengère. Or, ces restes correspondaient à deux individus minimums. Au début des années 1960, un squelette féminin est découvert dans le chapitre. Interprété comme pouvant être celui de la fondatrice, il a fait l’objet d’une première analyse anthropologique. L’estimation d’âge établie alors, correspondant à celui de Bérengère par les archives, a appuyé cette hypothèse, matérialisée une vingtaine d’années plus tard par l’installation du gisant de la reine dans le chapitre, au-dessus de la tombe découverte. La trace des ossements a, par contre, été perdue. Après une nouvelle étude historique et d’histoire de l’art concluant à un emplacement originel dans l’église, le gisant a de nouveau été déplacé en 2020. À cette occasion, le Service Régional de l’Archéologie (DRAC) des Pays de la Loire a prescrit une nouvelle fouille de la tombe du chapitre et un réexamen des restes osseux, s’ils étaient retrouvés. Redécouverts dans un coffre en plomb placé dans le socle du gisant au moment de sa translation à la fin des années 1980, ils ont pu bénéficier d’un réexamen avec des techniques d’investigations et des méthodologies actualisées afin d’affiner les connaissances déjà acquises, et faire un point sur les possibilités, ou non, d’identification des trois individus dénombrés. Ces analyses récentes permettent-elles d’identifier l’un d’eux à Bérengère ou conservent-ils leur anonymat

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