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Investigating non-flint lithic resources management during the Upper Palaeolithic in the Aquitaine Basin using an integrated approach: A Late Solutrean case application (Landry, Dordogne, France)
International audienceAs opposed to areas with a crystalline substratum, the Aquitaine Basin in southwestern France is a territory where flint and chert resources are abundant. The exploitation of those cryptocrystalline, silica materials prevailed in this region throughout prehistory, especially during the Upper Palaeolithic, but other rock types frequently account for a noticeable proportion of the archaeological record. In such context, the choice to rely partly on non-flint lithic materials cannot be seen as an alternative strategy to compensate for an absence of flint. However, poor documentation is currently available for discussing the economic role of these resources. We take here the example of Landry, an open-air site in the Isle Valley showing a single occupation level providing mobile art and characteristic Late Solutrean (24-23 ka cal. BP) flint productions. This site yielded non-flint lithic remains in considerable number, some of which related to flake production or macro-lithic implements. The documentation of this component was considered essential, both to understand the site in a more comprehensive way and to provide first insights into the economic role of such resources in the Late Solutrean. In order to explore several phases of the exploitation of non-flint lithic resources (thus leading to a comprehensive documentation of this component), we relied on a set of complementary methodologies classical for lithic analysis but adapted to the peculiarities of non-flint rocks according to recent developments of the field. Determination of raw material lithology and procurement areas was achieved through a petrographic analysis (macro and mesoscopic scales) coupled with a field survey. A technological analysis led to the identification of blank production methods and objectives. An observation of macroscopic use-wear traces coupled with an analysis of techno-functional units allowed a first approach of tool diversity, especially concerning non-manufactured tools. Edged tools were further investigated through a use-wear study (Low and High Power Analyses). Analysis of the planimetric distribution of non-flint lithic artefacts revealed the spatial organisation of related processes and activities. At Landry, non-flint raw materials relate to a wide petrographic spectrum (quartz-quartzite, dolerite, ignimbrite, etc.) originating from local alluvial deposits. Edged tools result from short flaking production sequences (unmodified flakes) or partial shaping (worked pebbles), while non-manufactured blanks (pebbles, fragments) constitutes a multi-purpose toolkit (percussion, friction, work surfaces, etc.). Blank production or selection occurred on the spot, as the need arose. By comparing these results with available data on the flint component, this study reveals the complementarity between a highly mobile flint toolkit (anticipating future needs) and a local expedient but diversified toolkit (for immediate requirements). This dichotomy goes beyond the flint versus non flint duality. Despite some limitations, the approach presented in this paper gives a global and integrated vision of the processes related to non-flint lithic resources exploitation at the site, allowing comparison and combination with other available data (e.g., flint production) and preparing additional analyses
Première rencontre avec l'espace funéraire alto-médiéval de "Belmons" : la caserne Beaumont à Tours (Indre-et-Loire)
International audienceUne fouille réalisée dans l’enceinte de l’ancienne caserne militaire Beaumont de Tours, Indre-et-Loire, a révélél’existence d’un vaste ensemble funéraire alto-médiéval composé de plus de 150 inhumations. Ces sépulturesaccueillent les défunts du village de Belmons, une occupation située au milieu de pâturages, très discrètementmentionnée par les sources textuelles. Le nombre relativement important de tombes tout comme l’organisationmaîtrisée de l’aire sépulcrale suggèrent pourtant la présence d’une installation humaine conséquente et struc-turée. Les découvertes de Beaumont, un corpus actuellement sans équivalent pour le secteur, enrichissent ainsinotre connaissance des habitants des varennes tourangelles aux environs des IXe-Xe siècles
Table ronde - Un chevalier et un dragon : un témoin de la cour Plantagenêt au château de Caen au XIIe siècle
Journée d’étude du PCR «Archéologie des conflits contemporains en région Île-de-France et Centre-Val de Loire» à Charenton-le-Pont (94). 25 mars 2025. Médiathèque du patrimoine et de la photographie. Archéo-conflit : Journée d’étude sur l’archéologie des conflits contemporains. Les programmes de recherches en cours : questions de méthodes et de lexique. Livret des résumés
International audienceArcheo-Conflict: Study Day on the Archaeology of Contemporary Conflicts. Ongoing Research Programs: Questions of Methods and LexiconFor several years, the archaeology of contemporary conflicts has established itself as a dynamic and ever-evolving field of research. The conferences held in Verdun (2018) and Caen (2019) provided a comprehensive overview of these studies in France and beyond, while the meetings in Bordeaux (2022) marked the development of new research programs and enriched discussions on the specific methods and vocabulary of this discipline.For the Île-de-France and Centre-Val de Loire regions, the Collective Research Program (PCR) launched in 2020, supported by the Ministry of Culture and coordinated by Gwénaël Mercé (Inrap), has set several objectives, including: The systematic standardized inventory of contemporary martial remains; The development of thematic research; The deepening of investigations into archival collections; The integration of this data into a GIS.In the same vein, new regional programs have emerged in recent years (prospection-inventory, PCR), notably in Nouvelle-Aquitaine and Pays de la Loire.This study day, organized by the PCR "Archaeology of Contemporary Conflicts in the Île-de-France and Centre-Val de Loire Regions," aims to: Present the results of its research; Facilitate discussions on work conducted in other regions; Focus specifically on issues of vocabulary, which represent a cross-cutting challenge for territories and institutions.Depuis plusieurs années, l’archéologie des conflits contemporains s’est affirmée comme un champ de recherche dynamique et en constante évolution. Les colloques de Verdun (2018) et Caen (2019) ont permis de dresser un vaste état des lieux de ces études, en France et au-delà, tandis que les rencontres de Bordeaux (2022) ont acté du développement de nouveaux programmes de recherches et enrichi les échanges sur les méthodes et le vocabulaire spécifiques à cette discipline.Pour les régions Île-de-France et Centre-Val de Loire, le Programme collectif de recherche (PCR) lancé en 2020, soutenu par le ministère de la Culture et coordonné par Gwénaël Mercé (Inrap),s’est fixé, entre autres objectifs, l’inventaire normalisé systématique des vestiges martiaux contemporains, le développement de recherches thématiques, l’approfondissement des investigations dans les fonds d’archives ou encore l’intégration de ces données dans un SIG.Dans cette même dynamique, de nouveaux programmes régionaux ont émergé ces dernières années (prospection-inventaire, PCR), notamment en Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire.Cette journée d’étude, organisée par le PCR « Archéologie des conflits contemporains en régions Île-de-France et Centre-Val de Loire », propose : la présentation des résultats de ses recherches ; des échanges autour de travaux issus d’autres régions ; un focus particulier sur les questions de vocabulaire, qui constituent une problématique transversale aux territoires et aux institutions
Du meulier au meunier: Evolution des techniques de traitement des céréales et usage des roches en Europe protohistorique
International audienceL’invention technique est la résolution d’un problème posé; le problème posé ici est la transformation des ressources végétales en aliments propres à la préparation et la consommation, humaine en priorité. Cette invention, pour qu’elle se développe doit recevoir l’aval du tissu social; c’est donc une idée collective ou individuelle assimilée par la communauté.Il est par conséquent indispensable d’avoir un milieu favorable; un milieu extérieur prenant en considération dans le cas présent du capital environnemental offert à l’Homme et un milieu intérieur, le capital intellectuel qui invente, met au point et améliore.S’il y a transmission et acceptation par ce tissu social (acceptation facilitée si cela ne nécessite pas l’apprentissage de gestes nouveaux nous dit François Sigaut) alors l’invention devient innovation (Action d'introduire quelque chose de nouveau dans une chose établie)Comme le précise François Sigaut (1940-2012; Agronome, ethnologue et historien des techniques agricoles) dans son ouvrage “comment Homo devint Faber” l’outil humain n’est pas une simple adaptation mais bien une création originale; ce dernier a une raison d’être.Les premières ressources utilisées pour transformer les végétaux sont des outils en pierre; ce matériau fait donc partie du capital environnemental à disposition; capital difficilement épuisable. Mais que l’on ne se trompe pas, si l’on reprend les termes de l’article de Marceau Gast (1927-2010; ethnologue spécialiste des touaregs de l’Ahaggar, a été un précurseur des études sur l’alimentation, les techniques et la culture matérielle de cette société saharienne) intitulé “des graines nourricières qu’on ne broie pas” les céréales ne sont pas automatiquement traitées par un moulin pour être absorbées. Elles peuvent être préparées et consommées telles quelles sans pour autant les moudre ou les concasser. Tout un pan de la recherche dans ce cas nous est inconnu ou presque.La fonction la plus fréquemment évoquée est donc la mouture céréalière (les produits transformés peuvent être alimentaires ou non) pour obtenir des farines panifiables ou simplement concassées pour être consommées en bouillies, mais ces activités ne sont évidemment pas les seules. Si l’on s’en tient à l’activité alimentaire, le moulin peut être utilisé également pour le broyage d’épices, le broyage de plantes oléagineuses, aromatiques, médicinales, ainsi que pour le concassage des fruits à coque.Dans la majorité des cas, le moulin permet de traiter les céréales, intégrées entre les deux éléments afin d’en extraire l’amande farineuse. C’est par conséquent un outil d’extraction, terme signifiant une action de séparer une substance du composé dont elle fait partie.C’est un outil en pierre, composé de deux pièces ; selon les périodes et l’aire géographique, il adopte une forme particulière. En Europe occidentale, du Néolithique (voire même au Paléolithique) jusqu’à la fin du premier âge du Fer, il est constitué d’un élément fixe, la meule, sur lequel est actionnée une molette dans le sens longitudinal : c’est le moulin « va-et-vient ». À partir du Ve siècle, le moulin devient rotatif, il est désormais constitué de deux éléments circulaires : la meule dormante et la meule tournante. La pièce dormante se présente généralement sous la forme d’un disque de pierre dont la surface active est pentue et la surface inférieure souvent travaillée grossièrement. Quant à la partie tournante, c’est un disque de pierre dont les deux surfaces sont finement travaillées et qui tourne autour d’un axe central planté dans l’épaisseur de la meule inférieure
Les éponymes dans le Mésolithique et le Néolithique du Sud de la France : une migraine persistante
International audienceLa Préhistoire récente constitue un domaine chronologique au sein duquel l’usage intensif, et parfois excessif, des notions de types et de gisements éponymes est particulièrement démonstratif, tant dans une grande moitié sud de la France qu’à l’échelle européenne. Les quelques millénaires que recouvrent les périodes du Mésolithique et du Néolithique sont très représentatifs de ce phénomène puisque nombre de styles céramiques ou variantes typologiques des industries lithiques taillées sont ainsi rapidement érigés en marqueurs chronoculturels ou en types caractéristiques d’une période et/ou d’une région. Le même constat peut être fait à l’échelle d’un gisement, puisque quasiment tout site un tant soit peu consistant du point de vue de sa stratigraphie ou de la quantité de vestiges livrés devient rapidement le site phare de tel supposé groupe culturel ou phase stylistique. Il existe ainsi un véritable foisonnement des appellations dont la pertinence n’est souvent guère discutée, en tous cas de manière collective, conduisant ainsi à ce qui avait été qualifié très justement de « migraine taxinomique » et ce, dès le milieu des années 1950 ! Depuis, les tentatives de résolution et d’apurement de cette situation sont nombreuses, mais ne parviennent de fait pas à s’imposer largement et durablement au sein des communautés de chercheurs. Dans cette communication, à travers quelques exemples, nous nous attacherons à illustrer cette multitude des éponymes, à présenter quelques unes des démarches ayant tenté de clarifier certains points et esquisserons quelques pistes de réflexions sur les raisons de ce foisonnement et de sa persistance malgré les efforts des uns et des autres
Transferts et transmissions techniques Mésolithique / Néolithique entre Adriatique et France méditerranéenne
National audienc
Wood Species and Construction Functions in Early Bronze Age Mountain Dwellings: The case study of the Haille-de-Pout site, Cirque de Troumouse (French Pyrenees)
International audienceThe perishable architecture of high-altitude Bronze Age occupation sites in the Pyrenees is rarely documented archaeologically due to the generally poor preservation of remains. The site of La Haille-de-Pout, located at 2000 meters above sea level in the Cirque de Troumouse (Gèdre), stands as an exception. Its pastoral function—among other probable uses such as mineral resource procurement—is suggested by palynological data from the nearby peat bog. Three superimposed dwellings, corresponding to three occupation phases, were excavated in Sector 1, and a fourth habitation unit was identified through a test trench in Sector 2. In total, four occupation phases have been identified, dating from the end of the third to the beginning of the second millennium BCE. The gridded excavation of Sector 1 revealed abundant architectural remains preserved within several stratigraphic units. These include numerous charcoal fragments and charred bark linked to the burning of wooden superstructures, postholes, and stone substructures. The charred deposits and large charcoal pieces were georeferenced to produce a detailed map of the remains. All materials were systematically sampled to characterize both construction techniques using perishable materials and the woody resources employed (wood/bark, species, diameters). The wood remains from two dwellings in Sector 1 and two occupation levels in Sector 2 were analyzed during several Master's internships funded by the OHM Haut-Vicdessos and the association Grottes et Archéologies, and carried out at the GEODE laboratory (UMR 5602). The methodology combined anthracological and dendro-anthracological approaches: species identification, observation of saproxylic traces in the charcoal, and diameter reconstructions using AnthracoloJ and AD Model–DENDRAC. The identified taxa and reconstructed diameters (n=2686) were precisely mapped in QGIS for Dwelling 3 in Sector 1. Results show a preferential use of species characteristic of open subalpine forests, which were also the most available during the Early Bronze Age according to palynological data: pine (Pinus cf. P. uncinata) and birch (Betula pubescens/B. pendula), with occasional use of juniper (Juniperus), willow (Salix), a Maloideae Rosaceae (Sorbus cf. S. aucuparia), and mountain Ericaceae (Rhododendron/blueberry). Pine, with its wide range of diameters and straight vertical trunks, was preferentially used for the load-bearing framework of superstructures, including posts and stakes (roundwood with bark), and for wall construction (posts-stakes/wattle-planks). Birch wood was also used for some posts, but more often for joining systems (wattlework), for which rowan was also employed, and for the framework of earthen walls or partitions. Birch bark was very likely used for roofing. Other taxa such as juniper and willow, as well as mountain Ericaceae, provided small-diameter branches suited for earthen wall construction. All locally available woody plants were thus used, including shrubs, whose twigs and leaves (e.g., juniper) supplied fibrous matter for daub or earthen infill. These findings reveal selective practices aligned both with local resource availability and with the physical properties of each taxon. Unsurprisingly, they illustrate the protohistoric groups’ in-depth knowledge of plant resources and their high level of adaptability to the mountain environment
Stocker les grains en consommant moins d’énergie : et si le passé éclairait le futur ?
International audienceLes menaces climatiques et géopolitiques invitent à repenser le stockage des grains et autres denrées de demain, en réexaminant notamment les techniques du passé. Du stockage souterrain au silo en passant par le grenier, les pratiques qui ont existé en région méditerranéenne, du Néolithique à nos jours, peuvent nous éclairer sur la façon d’envisager le stockage des aliments à l’avenir