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    Un évêque de Tours sur les bords de l'Ariège. Édition du dossier hagiographique de saint Volusien de Foix

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    Evidence for symbolic use of ochre by Micoquian Neanderthals in Crimea

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    International audienceOchre use is widely regarded as a potential marker of symbolic behavior in Paleolithic societies. We conducted a multiproxy analysis of 16 ochre pieces from Middle Paleolithic Micoquian sites in Crimea [Zaskalnaya V (ZSKV), ZSKVI, and Prolom II] and mainland Ukraine (Mukhovets), spanning up to 70,000 years. Using portable x-ray fluorescence, scanning electron microscopy coupled to energy-dispersive spectroscopy, and technological analysis, we identified deliberate modifications including grinding, scoring, flaking, and scraping. Three pieces (ZSKV-05, ZSKV-06, and ZSKV-07) show features exceeding utilitarian use: One is shaped into a crayon-like tool with repeated resharpening, another appears to be a crayon fragment, and a third bears engraved, polished surfaces. These traits suggest the intentional production of marks and curated use. While practical applications (e.g., hide processing) remain plausible for other specimens, the evidence supports symbolic use among some Crimean Neanderthals. Our results highlight their cognitive complexity and underscore the importance of regional, multiproxy approaches in evaluating the emergence of symbolic material culture

    Les merlons « en bouclier » des Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône) : étude technique et comparaisons régionales

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    De "la Quina" au Quina : de l'éponyme à la définition d'une entité culturelle moustérienne

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    International audienceRien qu’à la lecture du titre de cette communication – qui pourrait être donnée à n’importe quel colloque d’archéologie préhistorique –, deux éponymes apparaissent ; c’est dire l’importance de ces appellations pour l’étude du Paléolithique en général, et du Paléolithique moyen en particulier. De fait, il semble que plus on recule dans le temps, et donc plus les cultures matérielles sont éloignées des nôtres, plus le besoin de recourir à des éponymes se fait ressentir. L’éponyme lié au site de la Quina (Gardes-le-Pontaroux, Charente) a une longévité particulièrement importante et compose aujourd’hui le cœur du projet ERC « Quina World – Tracking Neanderthals in Time and Space: towards the identification of Europe’s oldest cultural entity ». Mais pourquoi une telle persistance ? Que recouvre le terme Quina aujourd’hui – et comment cette définition a-t-elle évolué ? Le site de la Quina, découvert à la fin du XIXe siècle, a fait l’objet de premières fouilles menées par G. Chauvet, puis par le Dr. Léon Henri-Martin entre 1905 et 1926. Ce dernier concentra ses recherches à la station amont. Encore aujourd’hui, les publications des travaux d’Henri-Martin continuent d’impressionner par leur qualité et leur niveau de détail : le travail de ce précurseur a sans aucun doute joué un rôle majeur dans la reconnaissance et la pérennité de l’éponyme. Par la suite, Germaine Henri-Martin conduisit des fouilles de 1946 à 1975, d’abord à la station amont, puis à la station aval. Les dernières fouilles furent dirigées par A. Debénath et A. Jelinek de 1985 à 1994. Depuis lors, le site a souffert d’un manque d’entretien et se trouve aujourd’hui dans un état préoccupant, en total décalage avec son importance capitale pour les recherches sur le Paléolithique moyen.La signification du terme « Quina » a largement évolué depuis un siècle : il a d’abord désigné un Moustérien caractérisé par la présence de grands racloirs. Avec les travaux de François Bordes, sa définition s’est précisée en s’inscrivant dans le cadre des « faciès culturels » du Paléolithique moyen : une forte proportion d’outils retouchés, un débitage d’éclats non-Levallois, l’importance de la retouche écailleuse scalariforme dite « Quina ». Par la suite, le terme « Quina » a dépassé le cadre typo-technologique bordien qui prévalait jusqu’alors pour désigner, à partir des travaux de L. Bourguignon puis ceux d’autres préhistoriens technologues, un système de production lithique intégrant l’ensemble des étapes technologiques, du débitage à la retouche, structurées selon le principe de ramification de la chaîne opératoire impliquant, notamment, la notion de matrice-outil. Le technocomplexe Quina a enfin été défini en associant ce système de production lithique au renne, espèce dominante dans les assemblages du sud-ouest de la France – considéré comme le foyer d’émergence et de développement de ces traditions techniques. Cependant, cette spécificité a rapidement été réinterprétée dès lors que l’analyse s’étendait au-delà des limites géographiques ou chronologiques du Sud-Ouest. Cela a conduit à l’émergence de termes tels que « proto-Quina », « Charentien atypique », « para-charentien », « Quina oriental » ou encore « Quina rhodanien ». Ainsi, des entités apparentées au Quina ont été identifiées en France (notamment dans la vallée du Rhône et le Sud-Est) mais aussi à l’étranger, en Espagne, Belgique, Italie ou République tchèque. Mais en quoi ces entités peuvent t’elles être apparentées, de près ou de loin, au Quina ?En s’appuyant sur les industries lithiques, la circulation de matières premières, les stratégies de subsistance, les restes humains et les pratiques funéraires, autant de registres de données s’inscrivant dans un cadre chronologique renouvelé, le projet ERC Quina World ambitionne de caractériser la variabilité des expressions spatio-temporelles du Quina et d’en éclairer les dynamiques socio-culturelles. On attend en outre que ces recherches rendent au Quina la cohérence qu’il avait originellement à l’échelle de son site éponyme, ainsi que nous entendons le discuter dans le cadre de cette communication

    Évolution de Bordeaux durant l’Antiquité tardive

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    International audienceThe Parunis-Grand Rabbin-Canihac block occupied the southern fringe of Bordeaux during the Principate. By the 4th century AD, it lays outside the city walls, about 300 m to the south. Rather than being abandoned, the area remained active, as evidenced by the construction of a mithraeum and material culture indicative of an elite presence. Considered within the wider urban framework, these remains shed light on the transformation of Bordeaux from civitas capital to provincial capital between the late 4th and 6th centuries. They also underline the persistence of extra-mural districts, which contributed to a multipolar urban fabric. Although sometimes only attested by ephemeral traces of occupation, these areas are also defined by artefacts—coins, ceramics, glassware, and instrumentum—demonstrating their role as integral components of the Late Antique city.L’îlot urbain Parunis – Grand Rabbin – Canihac est localisé sur la frange méridionale de la ville de Bordeaux au Haut-Empire. À partir du IVe s. apr. J.-C., le quartier dans lequel il est inscrit se retrouve extra muros, à 300 m au sud de l’enceinte. Loin d’être abandonné durant cette période, les vestiges et éléments mobiliers qui y sont associés témoignent de son dynamisme, avec la construction d’un mithraeum, ainsi que du maintien d’une population élitaire. La mise en perspective des vestiges à l’échelle de la ville apporte un éclairage inédit à l’évolution du chef-lieu de cité, devenu capitale de province entre la fin du IVe et le VIe s. Elle met en lumière la persistance d’autres quartiers extra muros, qui confèrent au tissu urbain un caractère multipolaire documenté, d’un côté, par des traces d’occupation souvent fugaces et, d’un autre, par des mobiliers – monnaies, céramiques, verreries, instrumentum – révélant une véritable composante de la ville de l’Antiquité tardive

    Bordeaux, Musée d’Aquitaine : Vestiges d’un « bunker de Montaigne », Rapport d’expertise archéologique, Bègles, Inrap Nouvelle Aquitaine & Outre-Mer, décembre 2025, 22 p

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    Une visite d’expertise des sous-sols du Musée d’Aquitaine, réalisée le 7 octobre 2025 dans le cadre de la convention de partenariat unissant l’Inrap et le Musée, a permis de recenser un ensemble de vestiges appartenant à un abri antiaérien de la Seconde Guerre mondiale aménagé dans la crypte de Montaigne en 1943-1944, alors occupée par les laboratoires de la faculté des sciences. Le plan et l’emprise de l’ouvrage ont pu être identifiés de même que ses principales composantes, portes, platelage supérieur, plafond et coffrage de béton, poutres de soutènement, accès et vestiges d’aménagement intérieur. Le caveau de Michel de Montaigne fut manifestement pris en considération lors de la création de cet abri, ce qui s’est traduit par la création d’un dispositif pare-éclats dans le couloir d’exposition. L’ensemble peut être interprété comme un bunker normalisé de défense passive, conforme aux règles de la Luftschutz allemande, destiné à la protection du public depuis le cours Pasteur comme des étudiants et personnels de l’ancienne faculté des lettres et sciences de Bordeaux. Le cloisonnement interne et le sol sont restés inachevés en juin 1944, tandis que les équipements intérieurs ont été démontés dès la fin de la guerre. Le bunker de Montaigne sombra rapidement dans l’oubli après 1945, de même que le caveau du philosophe qu’il abritait, jusqu’à sa récente redécouverte

    Des ordures sur le tas de fumier ? Mesurer les dynamiques agraires médiévales par la cartographie des épandages de fumier

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    International audienceFor the last forty years or so, archaeologists have been using off-site material collected during fieldwalking surveys to examine the spatial dynamics of agricultural areas. This approach is made possible by the interpretation of these pottery shards, which are scattered in the topsoil, as remnants of manuring. In fact, archaeological reconstruction of the process of domestic waste treatment and manure production makes this interpretation possible, particularly for the medieval period. Based on French and European experience, the paper shows how the mapping of off-site material from pedestrian surveys makes it possible to reconstruct phases of extension and retraction of agrarian spaces, which can be interpreted as evidence of periods of agricultural growth and decline, as well as variations in medieval agrarian systems. The quantitative approach used in a number of recent collective projects has made it possible to develop a comparative approach capable of highlighting common trends and local particularities in the management of medieval agricultural areas.Depuis une quarantaine d'années, les archéologues utilisent le mobilier « hors site » » récolté en prospection pédestre pour aborder les dynamiques spatiales des espaces agraires. Cette démarche est rendue possible par l'interprétation des tessons de poterie comme vestige des épandages de fumures. En effet, la restitution par l'archéologie de la chaîne opératoire du traitement des déchets domestiques et celle de la production de fumier permet d'assurer cette interprétation, en particulier pour la période médiévale. À partir d'expériences françaises et européennes, l'article montre comment la cartographie du mobilier « hors site » » de prospection pédestre permet de restituer des phases d'extension et de rétraction des espaces agraires qui peuvent témoigner de périodes de croissance/déprise agricole ou de variations dans les systèmes agraires médiévaux. L'approche quantitative utilisée dans certains projets collectifs récents a notamment permis de développer une démarche comparative à même de mettre en évidence des tendances communes et des particularismes locaux dans la gestion des espaces agraires médiévaux

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