25817 research outputs found

    Dynamiques territoriales et changements culturels à la fin de l’âge du Bronze : les nécropoles de Marolles-sur-Seine (vallée de la Haute Seine)

    No full text
    International audienceIn the Upper Seine Valley, in northeastern France, the transition from the Middle Bronze Age to the Late Bronze Age reveals a marked cultural shift. Studies show an evolution in population dynamics and funerary practices, influenced by groups from the east associated with the Tumulus Culture. The study focuses on two sites in Marolles-sur-Seine, within the Seine-Yonne interfluve: Croix-Saint-Jacques and Croix de la Mission, located five kilometers apart. These necropolises consist of circular funerary monuments associated with both inhumation and cremation burials. They are distinguished by their periods of use: Croix-Saint-Jacques was in use for a relatively short time, from 1350 to 1150 BCE, whereas Croix de la Mission was used sporadically over more than ten centuries, from the Early Bronze Age to the Early Iron Age (2050–520 BCE). A diversity of funerary practices is observed at Croix de la Mission, marked by the gradual abandonment of inhumation starting around 1350 BCE and the widespread adoption of cremation. This evolution in funerary practices is more nuanced at Croix-Saint-Jacques. To trace population mobility patterns and understand territorial management strategies, strontium isotopic ratios from 32 cremated individuals were measured. The 20 individuals from Croix-Saint-Jacques and the 12 from Croix de la Mission exhibit isotopic values ranging from 0.707 to 0.710. Despite the close proximity of these sites, distinct territorial management strategies were identified. As this difference in resource procurement cannot be explained by environmental factors, other variables are explored, including social, biological, and chronological factors. By combining anthropological, archaeological, and isotopic data from each burial and necropolis, we propose a renewed interpretation of these contexts, shedding light on social interactions and cultural influences within this restricted area.Dans la vallée de la Haute Seine, au nord-est de la France, la transition entre l'âge du Bronze moyen et l'âge du Bronze final révèle un changement culturel marqué. Les études montrent une évolution des dynamiques de population et des pratiques funéraires, influencées par des groupes venus de l’est, associés à la culture du Tumulus. L’étude se concentre sur deux sites à Marolles-sur-Seine, dans l’interfluve Seine-Yonne : la Croix-Saint-Jacques et la Croix de la Mission, distants de cinq kilomètres. Ces nécropoles sont composées de monuments funéraires circulaires, associés à des sépultures à inhumations et incinérations. Elles se distinguent par leurs durées d'utilisation : celle de la Croix-Saint-Jacques est relativement courte, s'étendant de 1350 à 1150 BCE, tandis que la Croix de la Mission a été utilisée de manière ponctuelle pendant plus de dix siècles, du Bronze ancien au premier âge du Fer (2050 – 520 BCE). Une diversité des pratiques funéraire est observée à la Croix de la Mission, marquée par l’abandon progressif de l’inhumation dès 1350 BCE, et la généralisation de la crémation. Cette évolution des pratiques funéraires est plus nuancée à la Croix-Saint-Jacques. Pour retracer les schémas de mobilité des populations et comprendre les stratégies de gestion du territoire, les ratios isotopiques du strontium de 32 individus ont été mesurés sur des os incinérés. Les 20 individus de la Croix-Saint-Jacques et les 12 de la Croix de la Mission présentent des valeurs isotopiques comprises entre 0.707 à 0.710. Malgré leur proximité, une gestion territoriale distincte a été identifiée. Cette différence d’approvisionnement ne pouvant s’expliquer par l’environnement, d’autres facteurs sont explorés : sociaux, biologiques et chronologiques. En croisant les données anthropologiques, archéologiques et isotopiques de chaque sépulture et nécropole, nous proposons une lecture renouvelée de ces contextes en appréhendant les interactions sociales et les influences culturelles dans cette zone restreinte

    Le travail des moniales, entre idéal et pratiques, d’après les sources franques (VIe- VIIe siècle)

    No full text
    International audienceThis article looks at the work of nuns in the monastic context, taking as its object of study the Frankish nuns of the 6th-7th centuries, as perceived through two types of sources: monastic rules and the Lives of saints written during this period. The aim is to understand what functions work fulfilled within women's communities, and how it related to economic necessities. The first part shows that work was above all a means of learning discipline and asceticism, which explains why it was mainly required of novices, with the more experienced nuns serving to supervise and oversee the performance of these tasks. Secondly, we look at the activities required of the nuns: we see them engaged in domestic work (cooking, cleaning, baking bread, washing clothes), textile work, teaching and caring for the sick, exclusively within the enclosure. If we compare this with the work required of monks at the same time, we see that monasticism reproduces the social order that assigns each sex its own space for action: inside for women, outside for men. This observation leads us to a final section, which raises the question of the relationship between work and the monastic economy in the context of female abbeys. It's easy to see why women's communities, populated mainly by aristocrats, didn't work for a living, but rather to maintain discipline, with most of the necessary tasks and production provided by the domesticity and familia working on the estates. In fact, nuns devoted most of their time to the study of sacred texts and lectio divina. In this respect, women's monasteries resembled men's abbeys, albeit with a few nuances: the more family-oriented nature of these foundations, the stricter enclosure which implied a greater number of intermediaries, and finally, the work attributed to the female gender, domestic and textile activities.Cet article s’intéresse au travail des religieuses dans le cadre monastique, en prenant pour objet d’étude les moniales franques au VIe- VIIe siècle telles qu’on peut les percevoir à travers deux types de sources, les règles monastiques et les Vies de saintes écrites à cette période. La question est de comprendre quelles fonctions le travail remplissait au sein des communautés féminines et quels liens il entretenait avec les nécessités économiques. La première partie montre que le travail participait avant tout à l’apprentissage de la discipline et de l’ascèse, ce qui explique qu’il soit surtout exigé des novices, les sœurs plus expérimentées servant à encadrer et à surveiller l’exécution de ces tâches. Dans un second temps, il s’agit de cerner quelles étaient les activités prescrites aux moniales : on les voit s’adonner aux travaux domestiques (cuisine, ménage, cuisson du pain, lessive), au travail textile, à l’enseignement et aux soins aux malades, exclusivement à l’intérieur de la clôture. Si l’on compare avec les travaux exigés des moines à la même époque, on constate que le monachisme reproduit l’ordre social qui attribue à chaque sexe son espace d’action : l’intérieur pour les femmes, l’extérieur pour les hommes. Ce constat nous amène à une dernière partie, qui soulève la question du rapport entre le travail et l’économie monastique dans le cadre des abbayes féminines. On comprend que les communautés féminines, peuplées essentiellement d’aristocrates, ne travaillaient pas pour vivre, mais pour s’astreindre à la discipline, l’essentiel des tâches et des productions nécessaires étant fournies par la domesticité et la familia travaillant sur les domaines. De fait, les moniales consacraient l’essentiel de leur temps à l’étude des textes sacrés et à la lectio divina. En cela, les monastères féminins ressemblaient aux abbayes masculines, à quelques nuances près : le caractère plus familial de ces fondations, la clôture plus stricte qui suppose un plus grand nombre d’intermédiaires, enfin, des travaux attribués au genre féminin, en particulier les activités domestiques et textiles

    Mid-to late Holocene palaeogeographic evolution of the Kalamas river delta, Epirus (Thesprotia), Greece

    No full text
    International audienceThis paper examines the mid-to-late Holocene palaeogeographical evolution of the Kalamas river delta, the second largest delta in Epirus, Greece, which had previously lacked comprehensive palaeoenvironmental investigation despite its archaeological significance. Through an interdisciplinary approach, the research integrates geomorphological field surveys, Electrical Resistivity Tomography (ERT) profiles, core drilling, sedimentological and microfaunal analyses, associated with radiocarbon dating. The findings reveal four significant phases in the delta’s evolution. Initially, freshwater wetlands existed in the southeastern part of the delta until at least 7429-7280 cal. BP. Subsequently, around 6627-6402 cal. BP, a peak in marine transgression established predominantly shallow marine environments. By approximately 5590-5191 cal. BP, accelerated delta progradation led to the development of open and restricted lagoons, likely formed by extensive littoral barriers or sandy spits. From 1874 to 1719 cal. BP, during the Antiquity and particularly during the Roman period, terrestrial alluvial sedimentation became prevalent, with continued delta progradation in subsequent centuries. These results provide crucial insights into the geomorphological processes that have shaped the Kalamas delta and emphasize the taphonomic biases induced by environmental changes and progradation processes, which may account for the apparent lack of surface archaeological remains—many sites may have been destroyed or buried under sediment

    EARLY MEDIEVAL IRISH RING PINS: A PILOT STUDY FOR EXPERIMENTAL ARCHAEOLOGY

    No full text
    International audienceRinged pins are a common early Medieval Irish dress fastener. Their use throughout pre and Viking age Ireland provides an interesting case study to understand metallurgy practices and production processes on copper-alloy artefacts. It thus presents a good opportunity to question cultural transfer and evolution of production practices.This pilot study integrates macro- and micro-observations with experimental archaeology to document manufacturing traces of early Medieval Irish copper alloy ringed pins and establish a referential for further study of ringed pins

    Archéologie de la nécropole du haut Moyen-Âge en Champagne-Ardenne, histoire d’un projet de recherche

    No full text
    International audienceprésentation du projet de recherche archéologie des nécropoles mérovingiennes en Champagne-Ardenne avec synthèse sur trois thématiques : pratiques funéraires dépôts de mobilier dans les tombe et état sanitaire des population

    The Stelae Tradition of Wolaita, Southern Ethiopia

    No full text
    International audienceEthiopia is home to some of the world's most remarkable and diverse stelae traditions, with a significant concentration of stelae found in the Rift Valley lakes. In southern Ethiopia, most stelae sites are located east and northwest of Lake Abaya, including Wolaita, which lies to the northwest of the lake.While some stelae sites in Wolaita have been known since the 19th century, but many areas remain unexplored due to limited archaeological surveys. Compared to other regions, little archaeological data exists on the megalithic stelae of Wolaita. Research has often focused on well-decorated and unique sites such as Tiya and Tuto Fela, leading to the neglect and gradual loss of many stelae in other areas.The stelae tradition in Wolaita is predominantly characterized by phallic stelae, with a few sites featuring rough, unshaped stelae. The survey results also reveal isolated stelae that are widely dispersed across the landscape. This presentation introduces newly identified stelae sites, analyzes their typo-stylistic features, and examines their spatial distribution. Additionally, it highlights local cultural memories associated with these stelae and discusses the challenges and future prospects for further research in the area

    Une église au sommet du château de Penne (Tarn)

    No full text
    International audienceDie Burg von Penne (Tarn—Okzitanien) ist eine Befestigungsanlage, deren Höhe ab Anfang des 11. Jahrhunderts erwähnt wurde. Diese Stätte, deren Restaurierung im Gange ist, wurde erneut von eines gemeinsamen Forschungsprogramms und archäologischen Ausgrabungen untersucht. Sie haben es ermöglicht, die Festungsanlange in den Kontext ihrer Herrschaft zu stellen und die Fläche des Gründstucks von Errichtungen und Bau zu finden. Letzere stellte sich heraus, dass es viel weitläufiger als das befestigte Reduit im kapetingischen Stil war, das im letzten Viertel des 13. Jahrhunderts und am Anfang des 14. Jahrhunderts errichtete. Ausgrabungen erfolgten auf der Gipfelplattform der Stätte. Eine Burgkirche, die aus aufeinanderfolgenden Gebaüden besteht, wurde dort untersucht. Das erste Heiligtum wird um das Jahr 1000 erwiesen. Es wurde in der zweiten Hälfte des 12. Jahrhunderts umgestaltet, wenn seine Apsis in eine flache Chorapsis umgewandelt wurde, die auf einer über der Leere Gewölbe errichtet. Vor allem aber in den ersten Jahrzehnten des 13. Jahrhunderts änderte die Kirche ihre Form, als ein sehr gepflegte gotische Kirchenschiff errichtet ist. Ein Beischlag, das ein Kirchenvorplatz überragendet, befand sich vor diese Kirchenschiff. Die Kirche wurde von großen Türmen rahmten und es verlor ihre Vorrangstellung hoch oben auf dem Berg, als—im letzten Viertel des 13. Jahrhunderts und am Anfang des 14. Jahrhunderts—die ganze Befestigungsanlage durch der französichen königlichen Autorität in eine Festungsanlange im Kapetinger-Stil umgewandelt wurden. Sie ausstatten es mit außergewöhnlichen Glasfenstern, aber diese Fenster wurde seit dem Ende des 14. Jahrhunderts um das Blei zu zurückbekommen ausgebaut. Die Burgkapelle wurde anschließend ziemlich instand gesetzt und gepflegt, bis zu ihrem totalen Zerstörung während der Französichen Revolution.The castle of Penne (Tarn—Occitanie) is a fortification on a summit mentioned from the beginning of the 11th century. The restoration is underway since 2006. A collective research program and archaeological excavation have recently re-examined this site. They allowed the castle to be placed in the context of its seigneury and to rediscover the area of an earlier castrum occupied before the mid-thirteenth century, much larger than the fortified Capetian-style built in the last quarter of the 13th century and the beginning of the 14th century. Excavations took place on the highest platform of the summit. A castle chapel made up of successive buildings has been studied. The first sanctuary was established around the year 1000. It was modified in the second half of the 12th century, when its apse was transformed into a flat chevet built on a vault above the void. But it was mainly in the first decades of the 13th century that the church changed shape, with the construction of an elaborate Gothic nave preceded by a perron entrance overlooking a forecourt. When the entire fortification was reworked by the French royal authority into a Capetian-style castle—during the last quarter of the 13th century and the beginning of the 14th—the church was framed between high towers and lost its pre-eminence at the prow of the summit. It was endowed with exceptional stained-glass, but these were removed at the end of the 14th century to recover lead. The chapel was then more or less repaired and maintained until its destruction during the French Revolution.Le château de Penne (Tarn – Occitanie) est une fortification de hauteur mentionnée à compter du début du xie s. Un programme collectif de recherche et des opérations de fouilles archéologiques ont récemment réétudié ce site dont la restauration est en cours. Ils ont permis de replacer l’ouvrage dans le contexte de sa seigneurie et de retrouver l’emprise d’aménagements et de constructions, bien plus vaste que le réduit fortifié de style capétien construit dans le dernier quart du xiiie s. et au début du xive s. Des fouilles ont eu lieu sur la plate-forme sommitale du site. Une église castrale constituée de bâtiments successifs y a été étudiée. Le premier sanctuaire est avéré aux alentours de l’an mil. Il est remanié dans la seconde moitié du xiie s. lorsqu’on transforme son abside en chevet plat érigé sur une voûte au-dessus du vide. Mais c’est surtout dans les premières décennies du xiiie s. que l’église change de forme lorsqu’on aménage une nef de style gothique très soignée précédée d’un emmarchement-perron dominant un parvis. Lorsque l’entière fortification est remaniée par l’autorité royale française en un ouvrage de style capétien – dans le dernier quart du xiiie s. et au début du xive s. – l’église est encadrée entre de hautes tours et perd sa prééminence à la proue du sommet. On la dote de vitraux d’exception, mais ils sont déposés pour récupérer le plomb dès la fin du xive s. La chapelle est ensuite plus ou moins réparée et entretenue jusqu’à sa destruction totale pendant la Révolution française

    17

    full texts

    25,817

    metadata records
    Updated in last 30 days.
    HAL-INRAP
    Access Repository Dashboard
    Do you manage Open Research Online? Become a CORE Member to access insider analytics, issue reports and manage access to outputs from your repository in the CORE Repository Dashboard! 👇