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Mission archéologique Albalat (Romangordo, Espagne). Rapport synthétique 2025
source : rapport remis à la commission consultative des fouilles archéologiques à l'étranger, MEAE
Les grottes de la Jaubernie.Lidar, étude des bâtis et archives.Coux – Ardèche – Auvergne-Rhône-Alpes - Insee commune 07072
Study of archives and archaeology of buildings and scraps.At the eastern end of the Massif Central, about ten kilometers from the Rhône Valley, the Jaubernie caves are located on the right bank of the Baumes stream ravine, a tributary on the left bank of the Ouvèze Valley, downstream from the town of Privas. This is the central region of the middle Vivarais, south of the Boutières massif and north of the commune of Coux, in the district of Privas and the department of Ardèche. The site of the Jaubernie caves (Coux-Ardèche) was selected as a UNESCO Geosite in 2014, highlighting the challenges of conservation and the lack of knowledge. It is a massif of Triassic and Lias limestone sandstone that takes the form of a large sloping slab and an underlying escarpment pierced by caves on the side of a valley.The slab is the site of millstone extraction, and the caves all contain structures and scraps from the walls and floors.The town hall of Coux, with technical and financial assistance from the Monts d'Ardèche Regional Nature Park, decided to conduct a planning study to enhance the site, improve visitor facilities and mediation, and ensure its preservation and the protection of the remains, as well as the bats that inhabit these caves. Historical and archaeological research was carried out as part of this study. It was based on mobile terrestrial and drone-based Lidar, delivering more than 600 million points with densities of 4,900 to 13,750 pts/m², both above and below ground. The surveys were referenced on a GIS. The study of the structures and cutouts was supplemented by analytical topographies of the cavities and photogrammetry of the structures using drones or by climbing into the caves. Rope descents were carried out where necessary, as some caves communicated with a ledge above and just below the sandstone slab, or even directly with the slab itself.The cavities are divided into eight caves under the sandstone slab and two others lower down in the valley, located under the hamlet of La Jaubernie. The two caves located lower down, barely perched above the valley, reveal initial residential and then defensive phases, similar to the eight caves opening under the sandstone slab at the top of the valley. The sandstone slab preserves the remains of regional and medieval monolithic rotary millstone quarries. The place name appears in written documentation preserved in 1312 (la molnye; la moulèrre).The fact that humans have hollowed out almost all of the cave walls, right down to the deepest parts, makes it difficult to interpret the natural morphology of the passages, but provides a wealth of clues and indications about the structures and floor levels that existed behind the walls.Most of the walls, at least those that are of the highest quality and block the entrances, are built with sandstone slabs rather than the more fragile rock from the cave walls. The lime mortar is made from cave speleothems and, above all, from the sandstone substrate.Remains of an aristocratic residence from the late Middle Ages have been observed and are complemented by discreet documentary references to the place name and a possible eponymous family known from a late translation of a document dating from 1290. The cave that preserves the oldest remains is connected to the sandstone slab by a path carved into the cliff face from an entrance at the top of its wall.The aristocratic and noble cave residence continued to develop with the construction of a new cavity during the second half of the 15th century or the beginning of the 16th century. The latter preserves carefully crafted moldings, a fireplace with finely decorated jambs, and carved coats of arms—now illegible—at the top of an ogee door.During the second half of the 16th century, and then probably at the end of the first third of the 17th century, almost all of the cavities show signs of two phases of fortification, the second of which was carried out urgently and may be linked to the siege of Privas in 1629. Most of the modifications involved bretèches and firing openings with very short ranges or no range at all for small-caliber portable weapons. Some of the walls were partially rebuilt at this time.Some of the cavities were subsequently abandoned, but others continued to be occupied, fitted out, and refurbished for residential purposes, storage, and craft activities until at least the second half of the 19th century.Etude en archives et d'archéologie des bâtis et des retailles.À l’extrémité orientale du Massif central, à une dizaine de kilomètres de la vallée du Rhône, les grottes de la Jaubernie sont situées en rive droite du ravin du ruisseau des Baumes, affluent en rive gauche de la vallée de l’Ouvèze, en aval de la ville de Privas. Il s’agit de la région centrale du moyen Vivarais, au sud du massif des Boutières et au nord de la commune de Coux, arrondissement de Privas et département de l’Ardèche. Le site des grottes de Jaubernie (Coux-Ardèche) a été sélectionné en tant que Géosite Unesco en 2014 tout en soulignant les enjeux de conservation et le manque de connaissances. Il s’agit d’un massif de grès calcaires triasiques et liasiques qui se présente sous la forme d’une grande dalle inclinée et d’un escarpement sous-jacent percé de grottes en flanc de vallon.La dalle est le site d’extractions meulières et les grottes conservent toutes des bâtis et retailles des parois et des sols.La mairie de Coux, avec l’aide technique et financière du Parc Naturel régional des Monts d’Ardèche a décidé de réaliser une étude de programmation pour une mise en valeur du site, de l’accueil et de la médiation, mais aussi sa préservation, la protection des vestiges, mais aussi celles des chiroptères qui fréquentent ces grottes. Une opération de recherches historiques et archéologiques a eu lieu dans le cadre de cette étude. Elle s’est appuyée sur un Lidar terrestre mobile et par drone livrant plus de 600 millions de points avec des densités de 4 900 à 13 750 pts/m², en plein air comme sous terre. Ses levés ont été référencés sur un SIG. L’étude des bâtis et des retailles s’est complétée des topographies analytiques des cavités, de photogrammétries des bâtis par drone ou grâce à des escalades dans les grottes. Des descentes sur agrès ont été menées là où nécessaire, car certaines grottes communiquaient avec une vire située au-dessus et juste sous la dalle de grès, voire directement avec la dalle.Les cavités se répartissent en huit grottes sous la dalle de grès et deux autres plus bas dans le vallon et localisées sous le hameau de la Jaubernie. Les deux grottes situées plus bas, à peine perchées au-dessus du vallon exposent des phasages résidentiels initiaux puis défensifs, à l’image des huit grottes s’ouvrant sous la dalle de grès en haut du vallon. La dalle de grès conserve les vestiges de carrières de meules rotatives monolithiques d’ampleur régionale et médiévales. Le toponyme apparaît dans la documentation écrite conservée en 1312 (la molnye ; la moulèrre).Le recreusement par l’Homme de quasiment toutes les parois des cavités, jusqu’au plus profond, entrave la lecture de la morphologie naturelle des conduits, mais livre quantité de traces et d’indications sur les aménagements et les niveaux planchéiés qui existaient derrière les murs.La majorité des murs, en tout cas ceux qui sont les plus qualitatifs et barrent les porches, sont érigés avec les grès de la dalle et non pas ceux des parois des grottes qui sont plus fragiles. Les mortiers de chaux sont confectionnés avec les spéléothèmes des grottes et surtout à partir des grès du substrat.Des vestiges de résidence aristocratique de la fin du Moyen-Âge ont été observés et se complètent de discrètes occurrences documentaires du toponyme et d’une possible famille éponyme connue dans la traduction tardive d’un acte qui daterait de 1290. La grotte qui conserve les vestiges les plus anciens est en lien avec la dalle de grès par un cheminement aménagé en pleine falaise depuis une entrée tout en haut de son mur.La résidence aristocratique et nobiliaire en grotte continue de se développer d’une construction dans une nouvelle cavité au cours de la seconde moitié du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Cette dernière conserve des éléments de modénature soignés, une cheminée aux piédroits finement décorés, et des blasons sculptés — aujourd’hui illisibles — en haut d’une porte à accolade.Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, puis dans un second temps probablement à la fin du premier tiers du XVIIe siècle, toutes les cavités ou presque indiquent deux phases de mises en défense dont la seconde est réalisée dans l’urgence et peut-être rattachée à l’événement du siège de Privas en 1629. La plupart des aménagements concernent des bretèches et des ouvertures de tir à très courtes visées ou sans visée pour armes portatives de petit calibre. Quelques murs sont alors en partie reconstruits.Certaines des cavités sont ensuite désarmées, mais d’autres continuent d’être occupées, aménagées et réaménagées pour la résidence, le stockage et des activités artisanales jusqu’au moins au cours de la seconde moitié du XIXe siècle
La Défense passive en banlieue parisienne à travers le cas de la commune de Nanterre (Hauts-de-Seine)
International audienceA la lumière des interventions archéologiques de ces dernières années, les vestiges liés au programme de prévention et de protection des populations civiles refont surface à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ils se présentent sous la forme de consolidation de lieux préexistants comme les caves, les tunnels et les carrières. Ceux construits ex-nihilo ont largement été détruits pendant les Trente Glorieuses. Ce fut notamment le cas d’un abri situé sur le futur tracé de l’avenue Joliot-Curie, détruit en 1957. Les caves renforcées comme sous la mairie ou bien encore le réaménagement de l’ancienne carrière de calcaire de La Folie sont de nos jours toujours visibles. Dès 1939, cette dernière a fait, en plus d’un renforcement du ciel de carrière par des piliers métalliques, l’objet d’une division de l’espace par la création de deux cheminements destinés à séparer les victimes selon leur exposition, ou non, à l’ypérite (gaz moutarde). À 1 km de là, les employés de la Papeterie de la Seine, logés sur place, ont bénéficié de la construction d’une tranchée-abri destinée à mettre leurs familles à l’abri. L’observation minutieuse de toutes les marques présentes sur les murs et le sol ont permis de « reconstituer » le mode d’occupation de cette tranchée en resituant l’emplacement des bancs, du système électrique et d’évacuation des eaux. Les nombreuses opérations archéologiques effectuées à Nanterre permettent de révéler cet aspect souvent méconnu de ce passé récent dont les vestiges ont soit disparu, soit se sont fondus dans le paysage actuel
Is it possible to produce a 3D stratigraphic interpretation without digging using Archaeogeophysics? The revisited case of the ancient rural settlement of Plantades in Salviac (Lot, France)
International audienceCartography of a roman villa with “sigma” peristyle, by use of aerial photos, electrical resistivity, magnetic susceptibility and 3D radar. Confrontation of results and proposition of chronostratigraphic phases.Cartographie d'une villa romaine à péristyle en forme de sigma, à l'aide de photographies aériennes, de mesures de résistivité électrique, de susceptibilité magnétique et de données radar 3D. Confrontation des résultats et proposition de phases chronostratigraphiques
Chapitre 19. Bilan techno-économique
International audienceThe Landry industry revealed a multifaceted economy of procurement and exploitation of lithic raw materials related to the diversity of raw material sources solicited and their properties, as well as the plurality of production and use patterns for domestic and hunting tools.Senonian flints, from local or neighboring sources, were the most abundantly exploited to produce domestic tools on blades, bladelets, or flakes and for hunting tools on bifacial pieces. Scrapers, perforators, and burins, among others, were produced and consumed locally, while some of the blades and foliate pieces made in situ were exported for later consumption.Other siliceous stones (in very small numbers) came from more distant sources and were imported as matrixes to shape points and other foliate pieces or blade tools for use on-site. Some of these distantly sourced flint artifacts appear to have transited through the site after their use and/or refurbishment.The hard stones, often metamorphic, were selected and exploited in various ways that differed from those of flint. Large blocks were brought in to construct the camp or were used as passive macro-tools that were sometimes modified. Less voluminous quartzite or metadolerite modules were knapped or shaped. Numerous quartzite cobbles were selected and used as percussion tools or for heating purposes. A schist slab and a dolerite cobble were skillfully engraved with figurative and geometric images. Finally, the presence of lustrous quartz gravels raises the question of the transformation and/or use of these small elements for activities other than subsistence-related ones.The chronology, content, and hierarchy of the provenance, circulation, and use of these materials and artifacts are difficult to determine, as is true for the import or passage of extra-regional flint pieces. It would appear that the Solutreans of Landry perfectly mastered the lithic resources available in their immediate environment and showed great foresight regarding the materials they acquired during their travels and/or exchanges with other human groups.L’industrie du Landry a révélé une économie multiforme d’acquisition et d’exploitation des matières premières lithiques par la diversité des sources de matériaux sollicités et leurs propriétés et par la pluralité des schémas de production et d’utilisation des outils domestiques et cynégétiques.Les silex sénoniens, de provenance locale ou voisine, sont les plus abondamment exploités pour l’élaboration des outils domestiques sur lame, lamelle ou sur éclat et pour l’équipement de chasse sur pièces bifaciales. Grattoirs, perçoirs, burins, entre autres, ont été aménagés et consommés sur place alors qu’une partie des lames et des pièces foliacées réalisées in situ ont été exportées pour une consommation différée.D’autres roches siliceuses exploitées – en effectifs très réduits – proviennent de sources plus lointaines et ont été apportées sous forme de matrices pour le façonnage, de pointes et de pièces foliacées abouties, ou d’outils sur lame pour utilisation sur place. Certaines de ces pièces façonnées en silex de provenance très lointaine semblent avoir transité sur le site après utilisation et/ou réfection.Les roches tenaces, souvent métamorphiques, ont fait l’objet de sélection et d’exploitation très variées et différenciées des silex. De gros blocs ont été apportés pour l’agencement du campement ou utilisés comme macro-outils passifs et parfois aménagés. Des modules moins volumineux de quartzite ou de métadolérite ont été débités ou encore façonnés. De nombreux galets de quartzite ont été sélectionnés et utilisés comme outils percutants ou pour des activités de chauffe. Une plaque de schiste et un galet de dolérite ont fait l’objet de gravures figuratives et géométriques très soignées. Enfin, la présence de graviers de quartz lustrés pose la question de la transformation et/ou de l’utilisation de ces petits éléments pour des activités ne relevant pas des nécessités de subsistance.La chronologie, la teneur et la hiérarchisation des modalités de provenance, de circulation et d’exploitation de ces matériaux et artefacts sont difficiles à préciser, comme pour l’importation ou le passage de pièces en silex extra régionaux. Il apparaît que les Solutréens du Landry maîtrisaient parfaitement les ressources lithiques disponibles dans leur environnement proche et ont fait preuve d’anticipation pour des matériaux singuliers acquis au cours de leurs déplacements et/ou d’échanges avec d’autres groupes humain
L’évolution des quartiers excentrés de Reims durant l’Antiquité tardive
International audienceThe transition from the High Empire to the Late Empire in Reims was accompanied by a significant tightening of the city limits. This reorganization, perhaps initiated as early as the third quarter of the 3rd century and dividing the space then occupied by ten, raises questions about the future of the land thus dismantled. These peripheral districts were not all deserted and given over to the recovery of building materials. Thus, two sectors located on the fringes of the late city have yielded traces of occupation sufficiently developed to allow us to rule out the hypothesis of simple frequentation of the spaces. They housed rich domus or large commercial or craft complexes. The major upheavals observed within the city are also felt in the funerary topography.À Reims, le passage de la ville du Haut-Empire à celle du Bas-Empire s’accompagne d’un resserrement important de l’assiette urbaine. Cette réorganisation, peut-être initiée dès le troisième quart du IIIe s. et divisant par dix l’espace alors occupé, soulève des questions sur le devenir des terrains ainsi libérés. Mais ces quartiers périphériques ne sont pas tous désertés et voués à la récupération de matériaux de construction. Deux secteurs situés sur les franges de la ville tardive, aux deux extrémités, ont livré des traces d’occupations suffisamment prégnantes pour permettre d’écarter l’hypothèse d’une simple fréquentation des espaces. Ils accueillent de riches domus ou de grands ensembles à rôle commercial ou artisanal. Les importants bouleversements observés au sein de la ville se ressentent également dans la topographie funéraire
Blois. Au cœur de l'ancienne abbaye Saint-Laumer
International audienceEn amont de sa réhabilitation, l'hôtel-Dieu a fait l'objet de fouilles sur plus de 6500 m2, menées par l'Inrap. Ces opérations ont notamment dévoilé la richesse insoupçonnée des vestiges de l'abbaye médiévale et moderne de Saint-Laumer ainsi que des fortifications de l'enceinte de la ville
L'abri Murat : des interactions humains - non humains au Tardiglaciaire
International audienc