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De la Gaule belgique à la Bretagne romaine, interface maritime et liens entre le continent et l’île à l’époque romaine : pour un état de la question
International audienceIn the northern reaches of the continent, the coastline of the Opal Coast, at the confluence of the English Channel and the North Sea, is, according to Virgil, the land of the extremi hominum Morini (Aeneid VIII, 727), the men who inhabit the end of the known world. The formula, widely taken up by later authors, helped to forge the image of a territory on the fringes of the Empire. However, archaeological, epigraphic and numismatic remains show that this coast offers an active interface with neighbouring Brittany, conquered since the time of the Emperor Claudius. The Oceanus Britannicus explored by the traders, which Caesar confronted in 55 and 54 BC, opened up to Roman influences and the interface that was born on either side contributed to the development of exchanges of all kinds (military, political, administrative, financial, commercial, religious and cultural). The coastline of the civitas Morinorum reflects these exchanges, just as on the island, the ports of Dover and Gesoriacum-Bononia, the ancient name of Boulogne-sur-Mer, play a decisive role in cross-Channel relations.En los confines septentrionales del continente, el litoral de la Costa de Ópalo, en la confluencia del canal de la Mancha con el Mar del Norte, es, según Virgilio, la tierra de los extremi hominum Morini (Eneida VIII, 727), los hombres que habitan el fin del mundo conocido. La fórmula, ampliamente retomada por autores posteriores, contribuyó a forjar la imagen de un territorio al margen del Imperio. Sin embargo, los restos arqueológicos, epigráficos y numismáticos muestran que esta costa ofrece una interfaz activa con la vecina Bretaña, conquistada desde los tiempos del emperador Claudio. El Oceanus Britannicus explorado por los comerciantes, al que César se enfrentó en los años 55 y 54 a.C., se abrió a las influencias romanas y la interfaz que nació a cada lado contribuyó al desarrollo de intercambios de todo tipo (militares, políticos, administrativos, financieros, comerciales, de culto y culturales). El litoral de la civitas Morinorum refleja estos intercambios, al igual que en la isla, los puertos de Dover y Gesoriacum-Bononia, antigua Boulogne-sur-Mer, desempeñan un papel determinante en las relaciones a través del canal de la Mancha.Aux confins septentrionaux du continent, le littoral de la Côte d’Opale, à la jonction Manche-Mer du Nord, est, selon Virgile, la terre des extremi hominum Morini (Énéide VIII, 727), les hommes qui habitent l’extrémité du monde connu. La formule, largement reprise par les auteurs postérieurs, a contribué à forger l’image d’un territoire aux marges de l’Empire. Cependant, les vestiges archéologiques, épigraphiques et numismatiques montrent que cette côte offre une interface active avec la Bretagne voisine, conquise à partir de l’empereur Claude. L’Oceanus Britannicus exploré par les marchands, que César a affronté en 55 et 54 av. J.-C., s’est ouvert aux influences romaines et l’interface qui est née de chaque côté a contribué à développer les échanges de toutes natures (militaires, politiques, administratifs, financiers, commerciaux, cultuels et culturels). Le littoral de la civitas Morinorum reflète ces échanges tout comme sur l’île, les ports de Douvres et de Gesoriacum-Bononia, Boulogne-sur-Mer antique, jouent un rôle déterminant dans les relations transmanche
A propos de la culture matérielle des phases anciennes de l'âge du Bronze dans le nord de Hauts-de-France : contribution de la technologie céramique à une nouvelle lecture
International audienceThis article focuses on the technology of ceramic assemblages in The Somme and Nord-Pas-de-Calais from the Early Bronze Age, and more particularly from the better documented Middle Bronze phase II-Final Bronze I (1500-1250 BC). Describing the diagnostic traits the study differentiates three technical groups which do not have quite the same chronological and spatial distribution, but which can be found at the same sites or even within the same assemblages suggesting in this case, the coexistence of two groups of producers. Beyond what characterises a style called «Deverel Rimbury» that is found on both sides of the English Channel, the forms and decorations are the same and comparable, though the technical traditions, expressions of the cultural and social groups are different. The technological approach invites us to reconsider the idea of strong cultural homogeneity in the Middle Bronze period II-Final Bronze I, but also the phenomena marking the transition with the middle phases of the Bronze AgeCet article porte sur la technologie des assemblages céramiques des périodes anciennes de l’Âge du bronze dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais, et plus particulièrement de la phase Bronze moyen II-Bronze final I (1500-1250 BC), mieux documentée. Description des traits diagnostiques à l’appui, l’étude différencie trois groupes techniques qui n’ont pas tout à fait la même répartition chronologique et spatiale, mais qui peuvent se retrouver sur les mêmes sites, voire au sein des mêmes assemblages, suggérant, dans ce cas, la coexistence de deux groupes de producteurs. Les formes et décors sont les mêmes et comparables, au-delà, à ce qui caractérise un style dit « Deverel Rimbury » qui s’étend des deux côtés de la Manche, mais les traditions techniques, expression des groupes culturels et sociaux sont différentes. L’approche technologique invite à reconsidérer l’image de forte homogénéité culturelle de la période Bronze moyen II-Bronze final I, mais aussi les phénomènes marquant la transition avec les phases moyennes de l’âge du Bronze, en mettant en lumière une discontinuité techno- culturelle, à situer, dans tout ou partie de la région étudiée, au Ha A1 (1250-1150 BC)
At Isturitz, environmental changes during the Aurignacian did not substantially affect human subsistance strategies
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La fertilisation des champs dans la moitié nord de la France durant le second âge du Fer et le début de la période romaine (Ve s. av. n.-è. - Ier s. de notre ère), approchée par les analyses isotopiques de l’azote des restes céréaliers
International audienceGrâce aux centaines d’études carpologiques accumulées depuis une quarantaine d’années, l’évolution des productions végétales et les pratiques culturales du second âge du Fer sont globalement bien documentées pour la moitié nord de la France. L’augmentation des productions agricoles, nécessaire à l’accompagnement du phénomène urbain et à l’essor du commerce, est passé par la diversification des régimes de culture, avec le développement de systèmes extensifs et qui se traduit par une évolution dans la gestion des modes de fertilisation des sols exploités et par la mise en valeur d’une diversité de sols.Nous explorons les techniques de fertilisation organique à l’échelle des récoltes, à l’aide des méthodes de la biogéochimie. Les analyses isotopiques de l’azote (δ15N) renseignent le taux de matière organique du sol et l’emploi de fumier. Les analyses ont été réalisées sur un corpus de 124 prélèvements, correspondant à 6490 grains de céréales archéologiques (blé amidonnier, blé épeautre, blés nus et orge vêtue), issus de 68 sites archéologiques, de toute la moitié nord de la France et datés du VIe siècle avant notre ère au Ve siècle de notre ère. Elles montrent une pratique généralisée de la fertilisation des champs. Au sein des établissements, les champs ont été soumis à des pratiques contrastées : certains étaient fertilisés intensément, tandis que d’autres l’étaient moins voire pas du tout. Des différences régionales sont notées, en particulier pour la Champagne crayeuse, où les agriculteurs ont eu bien moins recours à la fumure qu’ailleurs durant le second âge du Fer. Les évolutions chronologiques ne sont pas encore claires, bien qu’aucune rupture dans les pratiques entre l’âge du Fer et la période romaine ne soit observée. Les valeurs de δ15N de l’orge vêtue et de l’épeautre sont assez dispersées, reflétant une grande diversité dans la fertilité des sols cultivés accueillant ces céréales. La diversification des régimes de fertilisation des blés nus et de l’amidonnier n’intervient qu’à partir des IIe–Ier siècle avant notre ère. Ces observations sont en accord avec la mise en place de l’extensification des cultures perçue par les études carpologiques fondées sur les flores adventices. Les différences interspécifiques se manifestent aussi au travers des traitements appliqués aux blés nus, beaucoup plus fréquemment fertilisés, en comparaison des trois autres céréales, et ce, à partir du tournant de notre ère, au moment où ces cultures connaissent leur plein essor
Le paysage ligneux des populations littorales de Corse au Néolithique ancien : données récentes de l’anthracologie des sites de Basí, A Petra et Araguina-Senola
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Combe-Cullier (Lacave, Lot) : une séquence exceptionnelle du Magdalénien au bord de la Dordogne lotoise.
International audienceThe Combe-Cullier site (Lacave, Lot) is one of the few sites with a Magdalenian archaeosequence investigated using modern excavation methods. Its exceptional archaeological fill covers the entire Magdalenian period between 21,000 and 14,000 cal. BP. The cave was excavated in the early 20th century under the aegis of A. Viré, yielding remains of occupations for which no contextual data are available. Then, at the end of the 1960s, J.-F. Flies began a new operation on the slope in front of the cave, and carried out meticulous excavations using modern methodology until the mid-1970s. Most of the artefacts unearthed in the nearly five-metre-thick stratigraphic sequence are still unpublished to this day. Following academic work on elements of this collection, a multidisciplinary team was formed to re-examine all the remains in a revised chronostratigraphic framework. The results of this work are presented here by archaeostratigraphic unit (AU) and according to the different analysed artefacts (siliceous materials, bone industry, adornments, fauna). It is thus possible to track evolution at the site over nearly 7,000 years, highlighting continuities and changes. A comparison of the results obtained at Combe-Cullier with other sites in south-western France backs up the recent proposal for a new evolutionary scenario for the Aquitaine Magdalenian.Parmi les rares gisements fournissant des archéo-séquences du Magdalénien contrôlées par des méthodes de fouilles modernes, le site de Combe-Cullier (Lacave, Lot) fait office d’exception. La dilatation de son remplissage archéologique couvre, en effet, toute l’évolution du Magdalénien entre 21000 et 14000 cal. BP. Fouillée dès le début du xxe siècle sous l’égide d’A. Viré, cette grotte a livré des vestiges d’occupations dont les données contextuelles sont inaccessibles. Aussi, à la fin des années 1960, quand J.-F. Flies démarre une nouvelle opération dans le talus situé au-devant de la grotte, l’occasion lui est donnée de réaliser des fouilles suivant une méthodologie moderne, et un travail minutieux s’engage alors jusqu’au milieu des années 1970. L’essentiel du mobilier mis au jour au sein d’une séquence puissante de près de cinq mètres reste inédit à ce jour. À la suite de travaux universitaires mobilisant des éléments de cette collection, une équipe pluridisciplinaire s’est réunie afin de réexaminer l’ensemble des vestiges dans d’un cadre chronostratigraphique renouvelé. Les résultats de ce travail sont présentés ici par unité archéostratigraphique (UA) et suivant les registres analysés (silicites, industrie osseuse, éléments de parure, faune). Ils permettent de documenter leur évolution sur près de 7000 ans, soulignant des continuités et des changements. La comparaison des résultats obtenus à Combe-Cullier avec d’autres sites du sud-ouest de la France permet de consolider la proposition récente d’un nouveau scénario évolutif du Magdalénien aquitain
Recherche pluridisciplinaire dans le territoire fanian (sud du Guéra) : regards croisés entre la linguistique, l’anthropologie et l’archéologie
Cette communication présente les résultats préliminaires d’un projet de recherche international et pluridisciplinaire associant la linguistique, l’anthropologie et l’archéologie. Dans le cadre de ce programme, deux missions archéologiques ont été conduites dans le territoire fanian, situé à l’extrême sud du Guéra. Ces investigations ont permis d’établir un premier inventaire des sites archéologiques, comprenant des zones d’extraction de minerai, des sites de réduction ainsi que des habitats anciens.Dans le contexte du séminaire transversal « Retour de terrain », organisé par le laboratoire TRACES (Toulouse), l’équipe de recherche a jugé pertinent de présenter ces premiers résultats afin de partager les avancées de ses travaux et de nourrir la réflexion scientifique collective