8807 research outputs found

    Estimating lockdown-induced European NO2 changes using satellite and surface observations and air quality models

    No full text
    International audienceThis study provides a comprehensive assessment of NO2 changes across the main European urban areas induced by COVID-19 lockdowns using satellite retrievals from the Tropospheric Monitoring Instrument (TROPOMI) onboard the Sentinel-5p satellite, surface site measurements, and simulations from the Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS) regional ensemble of air quality models. Some recent TROPOMI-based estimates of changes in atmospheric NO2 concentrations have neglected the influence of weather variability between the reference and lockdown periods. Here we provide weather-normalized estimates based on a machine learning method (gradient boosting) along with an assessment of the biases that can be expected from methods that omit the influence of weather. We also compare the weather-normalized satellite-estimated NO2 column changes with weather-normalized surface NO2 concentration changes and the CAMS regional ensemble, composed of 11 models, using recently published estimates of emission reductions induced by the lockdown. All estimates show similar NO2 reductions. Locations where the lockdown measures were stricter show stronger reductions, and, conversely, locations where softer measures were implemented show milder reductions in NO2 pollution levels. Average reduction estimates based on either satellite observations (−23 %), surface stations (−43 %), or models (−32 %) are presented, showing the importance of vertical sampling but also the horizontal representativeness. Surface station estimates are significantly changed when sampled to the TROPOMI overpasses (−37 %), pointing out the importance of the variability in time of such estimates. Observation-based machine learning estimates show a stronger temporal variability than model-based estimates

    Global Soil Security : Towards More Science-Society Interfaces. Proceedings of the Global Soil Security 2016 Conference, December 5-6, 2016, Paris, France

    No full text
    Global Soil Security: Towards More Science-Society Interfaces contains contributions presented at the 2nd Global Soil Security conference, held 5-6 December 2016 in Paris. These chapters focus on how to achieve soil security. This involves scientific, economic, industrial and political engagement to inform soil-users, policy makers and citizens with the objective of implementing appropriate actions. The contributions to this book address the five dimensions of soil security, namely: capability, condition, capital, connectivity and codification

    Mesure et caractérisation des particules issues du freinage dans l’automobile sur un banc pion-disque

    No full text
    Brake wear gives around 50% by mass to total non-exhaust traffic related PMI 0 emissions in urban environments. While engines have become cleaner in the past decades, few improvements were made to lowe non-exhaust emission until recently. Researchers have developed several experimental methods over the past years to assess brake emissions. However, observations tend to differ from a method to another with respect many disciplines, ranging from particle system characterization to brake cycles, and it remains difficult to compare results of different research groups sucha s UNECE PMP or LOWBRASYS. Literature describes two methods to simulate braking in laboratory : inertia dynamometric bench and pin-on-dis bench. Most of studies on braking emissions were performed on dynomometric bench. However, dynamometric bench need a high investment. This thesis looks after the possibility to caracterise and measure braking emissions on a much more affordable setup : pin-on-disc. The new developped experimental setup will then allow cost saving studies while adding experience and knowledge to working group discussions. After a bibliographic study and visits of different benchs (TECSA in Turin — Italy and KTH, Stockholm — Suède), the CETIM TGV pin-on-disc bench has been adapted to the measurement and to the caracterisation of braking emissions. This new experimental setup has firstly shown an efficient isolation from the external environment with very low measured concentrations. Emissions linked to friction events were then measured with size distributions comparable to those seen on dynamometric benchs. In order to optimize results from the new bench, further studies were performed. The first step done was to increase measured particle number to limit insturmentation and transport uncertainties influences. Influence of tribological parameters such as sliding speed, contact pressure and friction surface were hence studied. Parametric studies were also performed on the following experimental parameters : airflow and test timing configuration. The second step was to improve repeatibility of tests and their measured emissions. Studying surfaces allowed to a better understanding of generation mechanisms which in the end led to a repeatability improvement. Lastly, the number ofparticles emitted during a single friction has been chosen as output value. A data protocol has thus been developped and a relevant instrumentation has been defined. Thanks to the performed studies, an experimental measurement protocole which determine emissivity of braking material has been defined for the CETIM pin-on-disc. An experimental study was performed lately and showed the possibility to study braking material emissivity on this bench. The pin-on-disc bench remains a theoretical bench, new studies about generation mechanisms understanding can be done. Those news studies and their results could extend to other domain, like railwa which share the same brakin emission problematic.Suite à la réduction significative des émissions de particules de combustion dans le secteur automobile, les particules d’usures de freinage, de route et de pneus seraient responsables d’environ 50% (PM10) de la pollution particulaire du trafic routier. Ces émissions dont la contribution est vouée à augmenter seront certainement le sujet de futures réglementations à l’horizon 2025. Pour autant, les moyens de mesure de ces émissions sont encore aujourd’hui source de discussions au sein de nombreux groupes de travail comme UNECE PMP ou LOWBRASYS. Et à ce jour, aucun protocole d’homologation des émissions dues au freinage n’a été établi.La littérature décrit deux moyens de simulation du freinage en laboratoire : le banc dynamométrique à inertie et le banc pion-disque. La majorité des études sur les émissions de freinage sont réalisées sur banc dynamométrique. Cependant, les bancs dynamométriques représentent un investissement conséquent. Cette thèse porte donc sur la possibilité de caractériser les émissions de freinage avec un moyen bien plus économique : le pion-disque. Le nouveau moyen expérimental ainsi développé pourra permettre la réalisation d’études d’émissivité économiques, tout en apportant des arguments et de l’expérience aux discussions des différents groupes de travail.Après une étude bibliographique et des visites de différents bancs (TECSA, Turin, Italie et KTH, Stockholm, Suède), le banc pion-disque TGV du CETIM a été adapté à la mesure et à la caractérisation des émissions de freinage. Ce nouveau moyen d’essai a tout d’abord montré un confinement efficace vis-à-vis de l’environnement extérieur avec des mesures de concentrations de particules quasi nulles. Par la suite, des émissions ponctuelles couplées à des mesures de concentrations et de distribution en taille des aérosols ont montré la possibilité de mesurer des émissions comparables à celles obtenues sur bancs dynamométriques.Afin d’optimiser les résultats obtenus sur le banc, plusieurs études ont été réalisées. Dans un premier temps, le nombre de particules mesurées a été maximisé dans l’optique de limiter l’impact des incertitudes liées au transports et aux instruments de mesure. Pour ce faire, l’influence des paramètres tribologiques tels que la vitesse, la pression de contact et la surface de frottement a été qualifiée. De même, les paramètres expérimentaux comme le débit d’air et la structure des essais ont été étudiés. Dans un second temps, l’étude des surfaces couplée à la mesure de concentrations particulaires a permis d’améliorer la répétabilité des essais et d’apporter des éléments de réponse pour mieux comprendre les mécanismes de génération des particules. Enfin, la valeur d’un nombre de particules émises lors d’un frottement a été retenu comme valeur de sortie de l’expérience. Un protocole de traitement de données a été développé et une instrumentation a été définie en conséquence.Grâce aux différentes études jusqu’alors réalisées, un protocole de mesure d’émissivité de matériaux de freinage propre au banc pion-disque du CETIM a été défini. Une étude expérimentale réalisée ultérieurement montre la possibilité d’étudier l’émissivité de différents matériaux de freinages. Le pion-disque restant un outil d’études théoriques, des nouvelles études autour de la compréhension des mécanismes de génération des particules pourront être menées. Ces nouvelles études pourront s’étendre à d’autres secteurs comme le secteur ferroviaire, qui partage cette problématique d’émission de freinage

    Note intermédiaire relative aux indicateurs pour le PNSE 4 - Document de travail, 18 décembre 2020 (HCSP, Avis et Rapports)

    No full text
    Note d'aide à la prise de décisionInternational audienceAVERTISSEMENT : Ce document constitue une note intermédiaire portant sur le travail mené par le GT « indicateurs globalisés pour le PNSE 4 et évaluation des 3 PNSE » mis en place par le HCSP. Le contenu de ce document est strictement réservé aux membres du GT, ainsi qu’aux ministères ayant formulé la saisine et n’a pas vocation à être diffusé sous quelque forme que ce soit. Le document présente par ailleurs un point d’avancement de la réflexion menée par le groupe de travail et ne saurait présager de l’avis final qui sera exprimé par celui-ci.RésuméPar la saisine conjointe du 27 mai 2020, la Direction Générale de la Santé (DGS) et la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) ont sollicité le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) afin de recueillir des propositions d’indicateurs globaux (de l’ordre de 5) pour le futur Plan National Santé Environnement (PNSE 4). Pour traiter cette saisine prise en charge par la commission spécialisée sur les risques environnementaux (CSRE), un Groupe de travail a été mis en place (30 experts internes et externes au HCSP) aidé par une AMO (Planète Publique) et une chargée de mission du secrétariat du HCSP (Annexe 2).La demande porte sur la proposition d’indicateurs composites peu nombreux, permettant à la fois un suivi de l’impact des politiques de santé environnementale, des comparaisons internationales et une communication publique. Ces indicateurs composites doivent être centrés sur l’évaluation de l’évolution des expositions environnementales et leurs impacts sanitaires en complément des indicateurs de moyens et/ ou de résultats qui seront établis pour chaque action et axe du PNSE 4.Dans le champ de la santé environnementale, ces indicateurs composites ou globaux, qui agrègent des données d’origines différentes dans une valeur unique, présentent l’avantage de permettre d’intégrer plusieurs dimensions de la santé-environnement qu’il s’agisse de la multiplicité des expositions ou de la multiplicité des effets sanitaires.1. Ils traduisent de manière simple des situations complexes, ils facilitent l’appropriation de l’information.a. Ils peuvent aider les décideurs (locaux, régionaux ou nationaux) dans la prise de décision et la priorisation des actions à mener (thématiques, territoires, populations…)b. Ils facilitent la mise en visibilité des résultats obtenus, des progrès réalisés par exemple dans un exercice de communication et en particulier auprès du grand public.2. A l’inverse, ils peuvent donner lieu à une interprétation simpliste de ce qu’ils permettent de mesurer et doivent faire l’objet de certaines précautions dans leur utilisation, en particulier au regard des questions méthodologiques qu’ils posent et de l’inégale disponibilité des données pour les différentes dimensions qui les composent.3. Par la lourdeur de calcul qu’ils impliquent (démultipliée par le nombre de variables individuelles qu’ils agrègent), ils sont peu propices à une actualisation régulière. Dans ces conditions, leur utilisation peut difficilement s’envisager selon des pas de temps rapprochés, qu’il s’agisse du pilotage de l’action publique ou de la communication / valorisation des résultats obtenus.4. Parce qu’ils intègrent différentes dimensions, ils peuvent rendre difficile l’attribution de la causalité d’une évolution à une action précise (justifier que l’évolution de l’indicateur est bien liée à l’effet du plan).Cette note fait état des travaux actuels du GT à la suite des auditions et du bilan des recherchessur le développement d’indicateurs composites en santé et environnement en France et à l’étranger. Elle sera complétée et des recommandations seront faites pour une publication du rapport en février 2021. Dans l’état actuel de ses réflexions, le Groupe de travail a sélectionné trois types indicateurs composites qui peuvent répondre aux demandes des commanditaires DGS et DGPR

    Évaluation des méthodes de mesure de deux substances de la directive (UE) 2019/983: Avis de l’AnsesRapport d’expertise collective

    No full text
    Citation suggérée : Anses. (2021). Évaluation des méthodes de mesure de 2 substances listées en annexe de la directive (UE) n° 2019/983 . Avis et rapport de l’Anses (saisine 2019-SA-0126). Maisons-Alfort : Anses, 123 p.Des objectifs européens de protection des travailleurs vis à vis des risques liés à des expositions à des agents chimiques sont fixés via des directives européennes notamment sous la forme de valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP).Dans la mesure où pour l’établissement de VLEP européennes, la Commission européenne s’appuie sur des recommandations émises par des comités d’experts scientifiques européens (le SCOEL1 ou le RAC2), une réévaluation des effets sanitaires des substances concernées n’est pas effectuée par l’Anses lorsque des directives européennes fixant des VLEP sont publiées. Par contre, étant donné qu’aucune évaluation approfondie des méthodes de mesure disponibles au regard des VLEP européennes n’est réalisée par le SCOEL ou le RAC, l’Anses est saisie pour réaliser ces évaluations afin que le ministère français chargé du travail puisse disposer de l’ensemble des éléments nécessaires pour fixer la nature contraignante ou indicative de la valeur limite dans le droit national.La directive (UE) 2019/983 du Parlement et du Conseil du 5 juin 2019, modifiant la directive 2004/37/CE, établit une liste de valeurs limites contraignantes d'exposition professionnelle pour 5 nouveaux agents cancérigènes ou mutagènes.Parmi ces 5 agents, le béryllium, le cadmium et le formaldéhyde ont fait l’objet d’une expertise antérieure par l’Anses pour élaborer des VLEP et recommander des méthodes de mesure associées à ces recommandations de VLEP (Anses, 2010, 2018a, 2018b). Aussi, une réévaluation des méthodes de mesure de ces composés n’a pas été réalisée dans le cadre de la présente expertise, puisque déjà disponible.Dans le cadre du protocole d’accord relatif aux valeurs limites d'exposition professionnelle et valeurs limites biologiques (VLEP et VLB) établi entre le ministère du travail et l’Anses, la direction générale du travail (DGT) a mandaté l’Anses pour conduire l’expertise métrologique uniquement sur les substances suivantes : - 4,4′-méthylènebis(2-chloroaniline) (ou MOCA) (VLEP-8h de 0,01 mg.m-3) - acide arsénique et ses sels, ainsi que ses composés inorganiques (VLEP-8h de 0,01 mg.m , fraction inhalable

    Interactions des nanomatériaux avec des organismes d’eau douce appartenant à 2 niveaux trophiques

    No full text
    Due to their singular properties, the use of manufactured nanomaterials (NMs) has experienced a substantial success in the last decades. The growing production of these increasingly varied substances raises concern, in particular regarding their fate in environmental compartments and their potential effects on aquatic organisms. This thesis studied, in a systematic and innovative way, the interactions (adsorption, uptake, elimination and effects) of a set of twelve metal oxides NMs with different physicochemical characteristics, with different freshwater organisms representing primary producers (microalgae) and primary consumers (microinvertebrates). First, the interactions of three different species of microalgae with the NMs were characterized using a method developed for this purpose. Then, the uptake and elimination behaviors of the NMs in the filter-feeding microcrustacean D. magna were established. Subsequently, transcriptomic analyses allowed to determine the early molecular effects of NMs at the cellular and individual level of these organisms. Finally, the possibility of establishing relationships between the physicochemical properties of NMs and their behavior towards aquatic organisms was studied. The main findings of this work are finally intended to provide information on the importance of biological parameters in the NMs grouping processes of and to fill in the existing gaps in the risk assessment of NMs.En raison de leurs propriétés particulières, l’utilisation de nanomatériaux manufacturés (NM) a connu un essor considérable au cours des dernières décennies. La production de ces substances, toujours plus variées, est en constante augmentation ; soulevant par la même occasion de nombreuses questions notamment en ce qui concerne leur devenir dans les compartiments environnementaux et leurs effets potentiels vis-à-vis des organismes aquatiques. Cette thèse a étudié, de façon systématique et innovante, les interactions (adsorption, absorption, élimination et effets) d’un ensemble de douze NM (i.e. oxides métalliques) ayant des caractéristiques physico-chimiques variées, sur différents organismes d'eau douce représentatifs des producteurs primaires (microalgues) et des consommateurs primaires (microinvertébrés). Dans un premier temps, les interactions des trois espèces différentes de microalgues avec les NM ont été caractérisées à l’aide d’une méthode développée à cet effet. Les comportements d’accumulation et d’élimination de ces NM a ensuite été établi chez le microcrustacée filtreur D. magna et les effets précoces au niveaux cellulaire et individuel chez ces organismes ont été renseignés par transcriptomique Enfin, la possibilité d’établir des relations entre les propriétés physico-chimiques des NM et leur comportement vis-à-vis des organismes aquatiques a été étudiée. Ceci pour renseigner sur l’intérêt des paramètres biologiques dans les démarches de groupement des NM et de combler les lacunes existantes dans l'évaluation des risques des NM

    Low-level radiofrequency exposure to 900 MHz induces vasoconstriction in rats

    No full text
    International audienceRecent studies have revealed that rodents’physiological responses to low intensityradiofrequency electromagnetic fields (RF) weresimilar to thermoregulatory responses to coldconditions. We investigated the effects of 900 MHzRF at a low level (0.35 W.kg-1) on tail skintemperature (Ttail) in rats at ambient temperature(Ta) between 24 and 34°C. We showed that ratsexposed to RF had lower Ttail than control rats at Tabetween 27 and 31 °C. This difference in Ttail wassuppressed after the injection of a vasodilator,confirming the vasoconstriction in exposed rats. Moreover, like a response to cold stimuli, RFexposure led to a higher plasma concentration offactors involved in response to cold: noradrenalineand fatty acids

    Effects of low-level RF exposures on the thermoregulatory system

    No full text
    International audienceOnly acute effects of RF fields have been confirmed to represent a health hazard and they are attributed tonon-specific heating. The dominant paradigm is then that radiofrequency waves with energy levels underthermal noise cannot produce biological or physiological effects.Although the mechanism has not beendiscovered, some studies show a paradoxical reaction to repeated RF exposures at low intensity, such asperipheral temperature decrease, or internal temperature increase which cannot be produced by the low fieldlevel. These effects represent reactions to cold, and first insights in their molecular targets can be addressedthrough exploration of thermal receptors. These effects and their possible mechanisms will be discussed

    Avis de l'Anses relatif à la proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI) pour l’ammoniac: Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective

    No full text
    Citation suggérée : Anses. (2020). Valeurs guides de qualité d’air intérieur. Ammoniac. (saisine 2020-SA-0122). Maisons-Alfort . Anses, 84 p.En France, à l’instar de la qualité de l’air extérieur, la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments constitue une préoccupation de santé publique, d’autant plus que chaque individu passe en moyenne 85% de son temps dans des environnements clos. L’environnement intérieur présente une grande diversité de situations de pollutions par de nombreux contaminants chimiques ou microbiologiques ou agents physiques, liées notamment à la nature des matériaux de construction, aux équipements, à l’environnement extérieur immédiat et aux activités des occupants. Or, les pollutions peuvent avoir des conséquences importantes sur l’état de santé des individus, même si elles ne sont pas toutes quantifiables avec précision.L’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) poursuit une activité d’expertise visant à produire des valeurs guides de qualité d’air intérieur (VGAI), fondées sur des critères sanitaires. Les VGAI ont été définies comme des concentrations dans l’air d’une substance chimique en dessous desquelles aucun effet sanitaire ou aucune nuisance ayant un retentissement sur la santé n’est attendu pour la population générale, en l’état des connaissances actuelles. Elles visent à préserver la population de tout effet néfaste lié à l’exposition aérienne à cette substance. Cette définition est directement applicable aux valeurs guides construites pour protéger d’effets à seuil de dose. Dans le cas d’un effet sans seuil de dose identifié, les VGAI sont exprimées sous la forme de concentrations correspondant à des probabilités de survenue de cet effet.A l’Anses, l’ammoniac a fait l’objet de construction de valeurs toxicologiques de référence (VTR) par inhalation en 2018. La démarche de construction d’une VGAI étant similaire à celle d’une VTR par voie respiratoire, l’agence a souhaité valoriser les travaux d’expertise relatif à l’élaboration de VTR pour l’ammoniac par la proposition de VGAI

    Valeurs de référence du valproate de sodium (CAS n°1069-66-5). Valeurs toxicologiques de référence par voie orale et inhalation, valeurs limites d’exposition professionnelle et valeurs biologiques: Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective

    No full text
    Le site de Sanofi situé à Mourenx, dans le bassin industriel de Lacq (64), produit un médicament antiépileptique, la Dépakine®, dont le principe actif est le valproate de sodium (VPS). Ce site est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) soumise à autorisation au titre de l’article L.511-1 et suivants du Code de l’environnement. Les rejets dans l’environnement d’une telle installation sont encadrés par des limites établies sur la base d’une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS). En 2017, Sanofi Chimie a réalisé une évaluation de l’impact sur la santé et l’environnement des rejets atmosphériques de valproate, en utilisant des valeurs toxicologiques de référence (VTR) à seuil par voie orale, cutanée et respiratoire proposées par le bureau d’étude CEHTRA (Consultancy for Environmental & Human Toxicology and Risk Assessment). Parmi les différentes VTR proposées par CEHTRA, Sanofi a utilisé les VTR fondées sur des effets tératogènes. L’EQRS conduite par la société AECOM pour le compte de Sanofi, en vue d’estimer les risques pour les riverains et les professionnels travaillant à proximité du site, a conclu que « les risques sanitaires liés aux rejets actuels et passés de valproate [étaient] inférieurs aux valeurs de référence » proposées par CEHTRA. L’Anses a été saisie le 29 juin 2018 par la DGS et la DGPR afin de mener, en urgence, une analyse critique des VTR du valproate élaborées pour le compte de Sanofi et utilisées dans le cadre de cette EQRS. Dans son avis du 12 juillet 2018, l’Anses n’a pas remis en cause le choix de construire une VTR à seuil mais n’a pas retenu les VTR élaborées par les deux bureaux d’études, EQUITOX (2015) et CEHTRA (2017), à partir des données animales et/ou humaines car de nombreuses données chez l’Homme disponibles dans la littérature n’avaient pas été prises en compte (Anses, 2018). Dans ce contexte, et au titre de la sécurité des professionnels exposés au valproate, une campagne de mesures de la concentration d’acide valproïque (VPA) dans le sang des employés de l’usine a été organisée par le service de santé au travail de l’entreprise du 27 novembre à la mi-décembre 2018. Le groupe d'alerte en santé travail (GAST) de Nouvelle-Aquitaine a été associé au suivi de cette campagne. Pour l’analyse de cette campagne de mesures, l’entreprise Sanofi s’est référée à une valeur biologique repère dans le sang de 5 mg.L-1. Ainsi, la DGT, la DGS et la DGPR ont saisi l’Anses, le 5 avril 2019, pour mener, en urgence, une analyse critique de la valeur biologique utilisée comme repère par Sanofi pour évaluer l’imprégnation de ses travailleurs. Au vu des données disponibles, le choix du dosage du valproate dans le sang n’a pas été remis en cause. Néanmoins, au regard de la cinétique d’élimination plasmatique de cette substance et de l’existence de métabolites urinaires, il n’a pas été exclu qu’un autre biomarqueur puisse être un meilleur témoin de l’exposition agrégée sur une période plus longue. Concernant le calcul de la valeur limite biologique (VLB), l’approche basée sur la dose thérapeutique est à privilégier mais la dose thérapeutique de 1200 mg.j-1 retenue pour le calcul de la VLB est critiquable compte tenu des données actuellement disponibles. En effet, des effets indésirables, notamment reprotoxiques, pourraient être observés à des doses inférieures à 1200 mg.j-1. Par ailleurs, plusieurs incohérences ou un manque de justification de certains choix ont été relevés lors du calcul de VLB, en particulier au niveau de l’application des facteurs d’incertitude/de protection. Par conséquent, la VLB de 5 mg.L-1 utilisée par Sanofi n’a pas été retenue. Enfin, ne disposant pas de suffisamment d’informations, il n’a pas été possible d’apporter un regard critique et de se prononcer sur la méthode d’analyse et les modalités de prélèvement. L’Anses a, par conséquent, recommandé : ‐ de réaliser une revue approfondie de la littérature prenant en compte les données les plus récentes, en particulier chez l’Homme ; ‐ d’évaluer de manière approfondie la possibilité de recommander des valeurs de référence pouvant être utilisées pour la surveillance biologique des expositions professionnelles au valproate (Anses, 2019). Au regard des différents éléments, l’Anses a été saisie le 28 septembre 2018 par la DGS et la DGPR pour élaborer une VTR chronique par inhalation pour le valproate de sodium, puis en avril 2019 par la DGT, la DGS et la DGPR pour définir des valeurs de référence pouvant être utilisées pour la surveillance des expositions professionnelles au valproate

    1,210

    full texts

    8,807

    metadata records
    Updated in last 30 days.
    HAL-INERIS
    Access Repository Dashboard
    Do you manage Open Research Online? Become a CORE Member to access insider analytics, issue reports and manage access to outputs from your repository in the CORE Repository Dashboard! 👇