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Le WoW : une plateforme intégrée, un algorithme (Kfino) et una web app (ORIOLE) pour l’autopesée des ovins dans un éventail de systèmes
Le monitoring du poids vif (PV) est une mesure conventionnelle pour le suivi de l’état corporel individuel et pour la conduite du troupeau (ex. gains de poids, état de santé, potentiel bouchère ou pour établir des calendriers d'abattage). En intérieur (élevage hors sol) cette mesure est relativement facile, bien que chronophage et laboureuse. Par contre, suivre le PV dans des élevages en l'extérieur peut devenir une tâche difficile. Pour surmonter cette difficulté et conforter nos projets autour des capacités adaptatives des animaux dans des conditions contraignantes (où le PV est contrôlé régulièrement), nous avons conçu un prototype de pesage automatisé pour les petits ruminants, en utilisant le concept d’autopesée (Walk-over-Weighing, WoW), combiné à l’identification électronique. Le WoW a été conçu pour être léger, résistant, transportable et autonome en énergie. Le PV est collecté lorsque l'animal traverse librement la plateforme, stratégiquement placée dans un chemin obligatoirement emprunté par l’animal, combiné à une zone attractive pour stimuler le passage (avec abreuvoir, sels minéraux et autres objets pour le bien-être). Des éléments pratiques et théoriques autour de l'efficacité du système ont été validés dans une série d'expériences, dans une gamme de situations d'élevage variées (à l'intérieur et à l'extérieur, intensives ou extensives). La phase d’adaptation (cf. temps requis pour réaliser des passages volontaires individuels), le nombre de visites quotidiennes ainsi que la proportion des enregistrements des PV biologiquement valides, interprétables ont été analysés. Nos résultats montrent la faisabilité de l'enregistrement de PV avec passage libre et volontaire des animaux avec un flux contrôlé sur la plateforme. Après 2 à 3 semaines d'adaptation, 100% des animaux traversent quotidiennement. Quelques facteurs liés au comportement (ex. vitesse de passage) et à l’instinct grégaire des ovins affectent la quantité d’observations et provoquent des valeurs aberrantes. Cela limite l'adoption de WoW par les éleveurs et autres utilisateurs finaux. Son utilisation, de manière automatisée et non invasive, impliquerait donc le filtrage des bases de données brutes, pour supprimer les valeurs aberrantes et conserver les correctes, permettant l’interprétation correcte des PVs quotidiens, individuels. Nous avons donc développé un algorithme pour la détection automatique des valeurs aberrantes générées par le WoW (kfino ; https://arxiv.org/abs/2208.00961). Puis, l'application web ORIOLE a été développée (en utilisant Kfino) et déployée (https://oriole.sk8.inrae.fr/) avec la bibliothèque Shiny du logiciel R. ORIOLE permet aux utilisateurs d'importer, détecter et éliminer les valeurs aberrantes pour une prédiction du PV précise et automatique. L’utilisation du WoW peut contribuer à économiser du travail et du temps tout en fournissant des informations en temps opportun pour améliorer la productivité et le bien-être animal dans une diversité de conditions d'élevage
Exploring the genetic diversity of Lebanon’s underexploited grapevine resources
International audienceLebanon's well-documented history in grape cultivation and winemaking dates back millennia, intertwining with its cultural heritage and landscape. However, until recent years, Lebanon's grapevine genetic resources have received limited attention. This study presents a comprehensive exploration and characterization of Lebanese local underexploited resources, beginning with the collection of 276 accessions throughout the country, with an emphasis on old/abandoned vines and vineyards. Molecular analyses were conducted on these accessions; 22 nuclear simple sequence repeat (SSR) markers and 3 chloroplastic SSR markers were used to assess their genetic diversity. A total of 102 distinct genotypes were identified, 63 of which exhibited original genetic signatures previously undocumented in international databases, highlighting the unique genetic richness of Lebanon's grapevine germplasm. Subsequent morphological characterization using a set of descriptors developed by International Organization of Grapevine and Wine (OIV) provided valuable insights into the phenotypic traits of these newly found grape cultivars. Parentage analysis facilitated the elucidation of genetic relationships among the accessions and the construction of genetic pedigrees. Comparative analysis with a set of cultivars of very diverse geographical origin positioned Lebanese accessions within the Eastern Mediterranean group, suggesting shared genetic affinities with regional counterparts. Lebanon's grapevine genetic resources are key for conservation, breeding, and future viticulture research. Preserving these resources protects the nation's heritage while fostering innovation and resilience in winemaking amid environmental changes
BONTE Marie. Nuits de Beyrouth : géographie de la fête dans une ville post-conflit
International audienc
Philaenus tesselatus (Hemiptera : Aphrophoridae), le principal vecteur potentiel de Xylella fastidiosa au Maroc : abondance saisonnière, phénologie et colonisation des plantes-hôtes par les nymphes
International audienceThe bacterium Xylella fastidiosa presents a potential risk to the Moroccan flora, particularly for the citrus, olive, almond and grapevine industries. Philaenus tesselatus, the meadow spittlebug, is the most important Moroccan spittlebug, though recorded with uneven occurrence and considered to be the main potential insect vector of X. fastidiosa. A three-year field survey (2019 to 2021) was conducted at three sites in the provinces of Larache and Kenitra in northwestern Morocco, to study seasonal abundance, phenology and host-plant colonization by nymphs. Philaenus tesselatus is a univoltine species. Nymphs occurred in groundcover from end of mid-March to mid-May, with abundance peaking between end of March and mid-May. Emergence of teneral adults occurred between April and May, depending on the year. Adults were present on ground vegetation from March until early August, with the highest abundances surveyed by sweep net in April, and occurred in canopy in low abundance between the end of May and mid-September, depending on site. Both nymphal and adult abundances were significantly higher in Larache than at the other two sites. Philaenus tesselatus, the meadow spittlebug, is a polyphagous species, recorded on nine botanical families of host plant species including Asteraceae, Poaceae, Fabaceae, Polygonaceae, Apiaceae, Primulaceae, Urticaceae, Papaveraceae and Malvaceae, and 37 host plant species, of which 29 were identified. The Asteraceae were best represented. Carduus pycnocephalus, Vulpia geniculata, Anthoxanthum odoratum and Cistus salviifolius were the most suitable for this spittlebug. Avena barbata, L. foemina, Scolymus hispanicus and S. oleraceus were dominant in the herbaceous layer. Philaenus tesselatus preferred to feed on the mid-section of the host plants. A single foam can host zero to five individuals, but foams with one or two nymphs were most frequent. Implications of our findings for the setting up of a survey program to control X. fastidiosa and its vectors in case the bacterium is introduced to Morocco are discussed.La bactérie Xylella fastidiosa présente un risque potentiel pour la flore marocaine, notamment pour les secteurs des agrumes, de l'olivier, de l'amandier et de la vigne. Philaenus tesselatus, le cercope des prés le plus important, bien qu'il soit observé avec une présence inégale, est considéré comme le principal insecte vecteur potentiel de X. fastidiosa. Une surveillance de trois ans (2019 à 2021) a été menée sur trois sites dans les provinces de Larache et Kénitra, dans le nord-ouest du Maroc, pour étudier l'abondance saisonnière, la phénologie et la colonisation des plantes hôtes par les nymphes. Philaenus tesselatus est une espèce univoltine. Les nymphes étaient présentes dans la strate herbacée depuis la fin de mi-mars à mi-mai, avec un pic d'abondance entre fin mars et la mi-mai. L'émergence des premiers adultes s'est produite entre avril et mai, selon l’année. Les adultes étaient présents sur la végétation au sol de mars jusqu'au début août, les abondances les plus élevées sont observées au filet fauchoir en avril, et se trouvaient dans le couvert forestier en faible abondance entre la fin mai et la mi-septembre, selon le site. Les abondances des nymphes et des adultes étaient significativement plus élevées à Larache que sur les deux autres sites. Philaenus tesselatus est une espèce polyphage, signalée sur neuf familles botaniques d'espèces de plantes-hôtes, dont les Asteraceae, Poaceae, Fabaceae, Polygonaceae, Apiaceae, Primulaceae, Urticaceae, Papaveraceae et Malvaceae, et 37 espèces de plantes-hôtes, dont 29 identifiées. Les Asteraceae étaient les mieux représentées. Carduus pycnocephalus, Vulpia geniculata, Anthoxanthum odoratum et Cistus salviifolius étaient les plus adaptés à cet aphrophoride. Avena barbata, Lysimachia foemina, Scolymus hispanicus et S. oleraceus étaient dominants dans la strate herbacée. Philaenus tesselatus préférait se nourrir de la partie médiane des plantes-hôtes. Une seule mousse peut héberger zéro à cinq individus, mais les mousses comportant une ou deux nymphes étaient les plus fréquentes. Les implications de nos résultats pour la mise en place d'un programme d'enquête pour contrôler X. fastidiosa et ses vecteurs au cas où la bactérie serait introduite au Maroc sont discutées
Potentiel de la télédétection pour le calage de l'indice de surface foliaire d'un outil d'aide à la décision pour l'irrigation en contexte peu jaugé
International audienceLes besoins en eau d’une culture dépendent des conditions météorologiques, de l’humidité du sol, et de sa surface foliaire. L’indice de surface foliaire (IF), qui indique la surface de feuilles par unité de surface de sol, est donc une variable centrale pour le pilotage de l’irrigation. Cependant, sa mesure est contraignante : elle nécessite soit de collecter des échantillons de feuilles pour mesurer leur surface, soit de mesurer le rayonnement diffus qui filtre sous la canopée. La première technique est destructrice tandis que la deuxième requiert de faire des mesures au lever ou au coucher du soleil, lorsque le rayonnement direct est minimal.En l’absence de mesures in situ, l’IF peut être estimé par des modèles mécanistes, qui s’appuient sur des connaissances agronomiques. Ces modèles utilisent les IF estimés pour calculer ensuite les besoins en eau. Il existe aussi des modèles empiriques, qui s’appuient sur la télédétection pour estimer l’IF. La combinaison de ces deux types de modèles permet-elle d’améliorer l’estimation des besoins en eau des cultures ?Pour étudier cette question, nous avons comparé les performances pour estimer l’IF de deux modèles s’appuyant sur la télédétection (Kang et al. 2016, Pasqualotto et al. 2019) avec celles du modèle mécaniste optirrig, qui est un outil d’aide à la décision pour l’irrigation développé au sein de l’UMR G-EAU. Optirrig calcule l’IF en fonction de paramètres culturaux, de la température de l’air, et des stress hydrique, thermique, et azoté. L’IF sert ensuite à estimer les besoins en eau de la culture.Pour plusieurs parcelles de maïs localisées dans le Gers, et pour deux années, nous avons comparé des IF mesurés avec, d’une part, les IF estimés par optirrig, et d’autre part avec les IF estimés par les modèles s’appuyant sur la télédétection. Dans notre étude, la RMSE entre les mesures d’IF et les estimations d’optirrig est de 0.77 m²/m² tandis qu’elle est de 0.66 et 0.79 m²/m² entre les mesures et les estimations des deux modèles empiriques. Références : - Kang, Yanghui, Mutlu Özdoğan, Samuel C Zipper, Miguel O Román, Jeff Walker, Suk Young Hong, Michael Marshall, et al. 2016. “How Universal Is the Relationship Between Remotely Sensed Vegetation Indices and Crop Leaf Area Index? A Global Assessment.” Remote Sensing 8 (7): 597. https://doi.org/10.3390/rs8070597. - Pasqualotto, Nieves, Jesús Delegido, Shari Van Wittenberghe, Michele Rinaldi, and José Moreno. 2019. “Multi-Crop Green LAI Estimation with a New Simple Sentinel-2 LAI Index (SeLI).” Sensors 19 (4): 904. https://doi.org/10.3390/s19040904
Concilier le développement de l’énergie solaire pour l’irrigation et la durabilité des systèmes oasiens
Il y a au Maghreb un essor important de l’énergie solaire pour l’irrigation depuis une dizaine d’années. Cet essor est particulièrement important dans les systèmes oasiens au Maroc et en Tunisie. Pourtant, cet essor, qui induit de nouveaux risques, est encore peu connu et reconnu. Il y a aujourd'hui un besoin urgent de contrôler l’essor de l’énergie solaire pour l’irrigation dans ces systèmes pour éviter que cet essor ne participe activement à la surexploitation des aquifères et in fine à une vulnérabilité accrue des systèmes oasiens
Le travail gratuit dans l'installation agricole : quel rôle des politiques publiques et des dispositifs d'accompagnement ?
International audienceLe secteur agricole subit une baisse tendancielle du nombre d’actifs agricoles depuis plusieurs décennies, qui se poursuit encore actuellement (RGA, 2020). Dans ce contexte, l’installation agricole est identifiée comme l’un des objectifs prioritaires de la loi d’orientation agricole à venir, avec des implications en termes de politiques publiques et d’accompagnement à l’installation. Néanmoins, l’installation agricole est identifiée comme une période de forte précarité pour les agriculteurs et agricultrices, qui se rémunèrent peu voire pas durant cette période. De fait, de nombreux agriculteurs qui touchent le RSA sont de nouveaux installés. Alors qu’un constat de travail gratuit est fait dans l’activité agricole, et plus particulièrement lors de la phase d’installation, cette communication vise à interroger les représentations qu’ont les acteurs de l’accompagnement à l’installation de ce travail gratuit, et comment elles se proposent d’y répondre.Nous envisageons donc le travail gratuit dans une approche compréhensive, afin de laisser parler les représentations des différents acteurs sur la question. Ce travail s’appuie sur une dizaine d’entretiens semi-directifs auprès de différentes institutions agricoles. Grâce à ce travail empirique, nous montrons que le travail gratuit dans l’installation agricole se manifeste dans une diversité de formes. Ces formes ne sont toutefois pas envisagées de la même façon selon les structures, et traduisent des représentations différentes du travail gratuit, allant parfois jusqu’au rejet du terme. Néanmoins, le travail gratuit apparaît comme structurel de l’installation agricole. Ce travail gratuit illustre des insuffisances de l’appareil réglementaire, qui ne propose pas de statuts adaptés à tous les besoins des porteurs de projet. Dans un contexte où l’attractivité des métiers agricoles est un enjeu de taille pour le renouvellement des populations agricoles, la question du travail gratuit et de sa prise en compte par les pouvoirs publics est clé
Assessing in-field pesticide effects under European regulation and its implications for biodiversity: a workshop report
International audienceBiodiversity loss is particularly pronounced in agroecosystems. Agricultural fields cover about one-third of the European Union and are crucial habitats for many species. At the same time, agricultural fields receive the highest pesticide input in European landscapes. Non-target species, including plants and arthropods, closely related to targeted pests, are directly affected by pesticides. Direct effects on these lower trophic levels cascade through the food web, resulting in indirect effects via the loss of food and habitat for subsequent trophic levels. The overarching goals of the European pesticide legislation require governments to sufficiently consider direct and indirect effects on plants and arthropods when authorising pesticides. This publication provides an overview of a workshop's findings in 2023 on whether the current pesticide risk assessment adequately addresses these requirements. Results Effects due to in-field exposure to pesticides are currently not assessed for plants and inadequately assessed for arthropods, resulting in an impairment of the food web support and biodiversity. Deficiencies lie within the risk assessment, as defined in the terrestrial guidance document from 2002. To overcome this problem, we introduce a two-step assessment method feasible for risk assessors, that is to determine (i) whether a pesticide product might have severe impacts on plants or arthropods and (ii) whether these effects extend to a broad taxonomic spectrum. When each step is fulfilled, it can be concluded that the in-field exposure of the pesticide use under assessment could lead to unacceptable direct effects on non-target species in-field and thus subsequent indirect effects on the food web. While our primary focus is to improve risk assessment methodologies, it is crucial to note that risk mitigation measures, such as conservation headlands, exist in cases where risks from in-field exposure have been identified. Conclusions We advocate that direct and indirect effects caused by in-field exposure to pesticides need to be adequately included in the risk assessment and risk management as soon as possible. To achieve this, we provide recommendations for the authorities including an evaluation method. Implementing this method would address a major deficiency in the current in-field pesticide risk assessment and ensure better protection of biodiversity
Engaging stakeholders to address a complex water resource management issue in the Western Cape, South Africa
International audienceEngaging water users when developing water management plans is increasingly being embraced by a wide range of scientists in the water sector as imperative for dealing with present-day water resources challenges. However, the complexity presented by unique catchment situations makes it difficult to prescribe a ‘one size fits all’ solution to localised water resource challenges. South Africa is well-known for its population heterogeneity, which spreads into catchments, layering complexity in terms of water user types, needs and interests. This research presents a novel conjunctive use of classical and newly developed tools within a stakeholder engagement framework. This application of a suite of tools responds to the complex conflict of water user needs and interests in the Koue Bokkeveld catchment in the Western Cape Province of South Africa. We implement the Adaptive Planning Process, and the Actors, Resources, Dynamics, and Interactions approaches to unite conflicting stakeholders and develop a shared vision as the foundation for co-developing and negotiating a shared water management plan. We present the outcomes of a series of participatory workshops in which stakeholders developed a shared catchment vision. Stakeholders united around the vision and actively engaged in participatory Agent-based Model co-development with the research team. Increased attendance and active participation in the latter workshops demonstrate a positive progression in the engagement process. Outcomes of the stakeholder feedback evaluation validate increased participant satisfaction with the process. We then reflect on the practicalities of stakeholder engagement based on our experience. Learnings from this conjunctive application of approaches suggest that providing a conducive engagement platform, facilitation, and appropriate tools can enable conflicting water users to develop shared solutions collaboratively
Coinfection accelerates transmission to new hosts despite no effects on virulence and parasite growth
International audienceOne of the fundamental aims of ecological, epidemiological and evolutionary studies of host–parasite interactions is to unravel which factors affect parasite virulence. Theory predicts that virulence and transmission are correlated by a trade-off, as too much virulence is expected to hamper transmission owing to excessive host damage. Coinfections may affect each of these traits and/or their correlation. Here, we used inbred lines of the spider mite Tetranychus urticae to test how coinfection with T. evansi impacted virulence–transmission relationships at different conspecific densities. The presence of T. evansi on a shared host did not change the relationship between virulence (leaf damage) and the number of transmitting stages (i.e. adult daughters). The relationship between these traits was hump-shaped across densities, both in single and coinfections, which corresponds to a trade-off. Moreover, transmission to adjacent hosts increased in coinfection, but only at low T. urticae densities. Finally, we tested whether virulence and the number of daughters were correlated with measures of transmission to adjacent hosts, in single and coinfections at different conspecific densities. Traits were mostly independent, meaning that interspecific competitors may increase transmission without affecting virulence. Thus, coinfections may impact epidemiology and parasite trait evolution, but not necessarily the virulence–transmission trade-off. This article is part of the theme issue ‘Diversity-dependence of dispersal: interspecific interactions determine spatial dynamics’