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ALLER-VERS ET GRANDE PAUVRETE : L'EXPERIENCE DU BUREAU ITINERANT ET SOLIDAIRE (BIS) AVEC LES VOYAGEURS EN SITUATION PRECAIRE EN INDRE-ET-LOIRE
Ce rapport de recherche-action fait le bilan de deux et demi d'activité du Bureau solidaire et itinérant (BIS), un dispositif de travail social itinérant qui va à la rencontre des personnes en situation précaire et éloignées des services, principalement des voyageurs stationnant hors aire d'accueil en INdre-et-Loire. Principalement financé par le programme France Relance entre sept. 2021 et déc. 2023, ce dispositif piloté par Tsigane-Habitat, établissement de Soliha-CVL, a rencontré près de 200 personnes lors de ses tournées dans l'Ouest tourangeau et dans les périphéries de la métropole tourangelle. A ces personnes, il a proposé un soutien, en particulier dans le cadre de l'accès aux droits. A partir d'une étude détaillée des interactions du dispositif BIS avec le public visé et avec ses partenaires institutionnels, le rapport montre la complémentarité entre l'aller-vers et les actions existantes des structures de droit commun; il identifie les conditions nécessaires à la réussite des dispositifs d'aller-vers et expose, à partir de l'expérience de BIS, quelques pistes de réflexion et d'action sur l'aller-vers et la lutte contre la grande pauvreté dans les années à venir
Is it interesting to use distillers dried grains with solubles (DDGS) in ducks’ diets?
International audienceDistillers’ dried grains with solubles (DDGS) are co-products of the ethanol industry. DDGS are used as animal feed in cattle, swine, poultry and aquaculture industries. The production of ducks’ egg and meat represents a large market, particularly in Asia, but there are few data in the literature on the possibility to use DDGS in diets of growing and laying ducks. This review aims to present the nutritional characteristics of DDGS, and the interests and limits to their use in poultry diets. Then, the acquired data for the use of DDGS in diets of growing and laying ducks and their effects on the production performance and product quality will be detailed. Corn DDGS contain high levels of proteins, energy and phosphorus. They also have a high content of unsaturated fatty acids, so their inclusion in diets will modify the fatty acid composition of meat and eggs and will increase their susceptibility to oxidation. Corn DDGS are rich in xanthophylls that will enhance the yellow colour of egg yolk. They contain high levels of non-starch polysaccharides, so their digestibility will be improved by joint supplementation of the diets with enzymes such as xylanases and β-glucanases. It is also important to adapt feed formulation and amino acid supplementation, particularly lysine intake, and to regularly monitor the mycotoxin levels in corn and DDGS feedstocks to avoid detrimental effects on health and growth or laying performance of animals. At levels below 25% in growing and finishing diets, corn DDGS have no detrimental effect on the growing performance, carcass composition and meat quality of ducks. With sorghum DDGS, the inclusion level in the diet should not exceed 15%. For laying ducks, the use of corn DDGS is possible at levels up to 18% in the diets
Natural Disasters and Bank Liquidity Creation in Sub-Saharan African Countries: Evidence from Banks Panel Data
International audienceThis paper investigates the effects of natural disasters on bank liquidity creation in sub-Saharan African during the period 1988-2018. Using bank-level data from more than 30 countries, we find that natural disasters affect negatively the liquidity creation in the region. The cumulative effect over the three years following a disaster is economically significant, amounting to a total reduction of 4% in the average liquidity generated. This impact is mainly channeled through the asset-side activities of banks. We also find heterogeneous impact of natural disasters on bank liquidity creation based on the size of banks, the magnitude of disasters and the income level of countries. Moreover, these effects are mainly observed when disasters strike on a large-scale. On the contrary, there is no significant difference depending on whether or not the disaster is climatic in origin. Additional tests show that foreign ownership of banks as well as monetary policy change do not qualitatively alter our primary findings. These results support bank regulation policies taking into the specificities of banks operating in environments prone to frequent natural disasters. Specifically, we recommend that central banks implement targeted regulatory measures such as stress-testing or resilience programs. As natural disasters are likely to increase in the coming years due to climate change, we suggest that microprudential policies be further strengthened and adapted to incorporate climate change considerations
Cumhuriyetin Kalbinde: Ankara’nın Mekânsal, Toplumsal ve Siyasi Yolculuğu
National audienc
Les bons vins de Loire de l’Orléanais à la Touraine à la fin du Moyen Age (HDR Volume 1 : Mémoire de recherche inédit)
Autre volume : tel-04939364Nos sociétés actuelles considèrent le vin médiéval de manière ambiguë. Soit on souligne la qualité très exceptionnelle des crus consommés par les rois, les princes, les seigneurs, les moines bons vivants… Soit on tourne en dérision les vins médiévaux, considérant qu’ils sont, de toutes façons, mauvais. Dans la compétition qui anime le marché du vin, les discours marketing instrumentalisent à l’envi les sources historiques en sélectionnant des mentions décontextualisées, les déformant parfois, voire les inventant carrément. Les discours médiévaux sur le vin sont toujours subjectifs, car les auteurs, qui qu’ils soient et quoi qu’ils racontent, sont toujours des buveurs ayant une expérience intime du vin, possédant des goûts qui leur sont propres, mais qui sont aussi construits en fonction de référentiels culturels globaux variables selon les groupes sociaux. Par ailleurs le vin lui-même n’est pas un produit unique, uniforme et intangible que l’on puisse essentialiser ; sa qualité objective varie en effet selon les lieux de production et de consommation, les années, les méthodes de production, les savoir-faire des producteurs, la manière dont il a été transporté et conservé... En somme le vin est dit « bon » ou « meilleur » en fonction de catégories cognitives, éminemment subjectives, dont les grilles d’analyse ne sont jamais livrées, mais aussi en fonction de contingences techniques qui influent sur les qualités objectives du produit.Pour l’obtention de l’Habilitation à diriger les recherches, il s’agit de proposer une approche absolument inédite de la définition de ce qu’est un « bon vin » entre les XIVe et le XVIe siècles dans la France du Nord en analysant exhaustivement les comptes finaux des villes d’Orléans et de Tours, les comptes de bouteillerie du comte de Blois de 1371, 1375 et 1385, et un corpus de textes littéraires de la France du Nord (chansons à boire, blasons, rondeaux, ballades, fabliaux, romans…) et des sources de la pratique. Sont analysés successivement les différents éléments qui construisent les échelles de valeur œnologique : les pratiques médiévales de la dégustation, la couleur, l’âge, l’origine, les modes de consommation et d’arrangement de la boisson et le prix. L’originalité de cette étude tient dans l’affirmation que l’appréciation de la qualité d’un vin au Moyen Age ne réside pas prioritairement dans ses qualités médicinales supposées ; c’est tout au plus un élément, parmi d’autres plus importants, entrant dans le choix du vin dégusté.Les sources mettent en évidence des buveurs qui, loin d’être des trous indifférents au goût, expriment des préférences, même si le choix semble restreint. De fait, on taste, on essaye, on goûte, et il existe un corps d’experts reconnus par leurs compétences dans le domaine de la dégustation. Fondamentalement, la préférence va généralement au localisme et au circuit court : on privilégie la consommation des boissons produites localement. Les historiens focalisent habituellement leur attention sur les mentions de vins lointains considérés comme prestigieux : Saint-Pourçain, Beaune, Orléans, Anjou, voire les vins orientaux de Roménie, de Chypre… Il faut dire que les sources littéraires les valorisent. Mais l’examen des pratiques effectives de consommation mettent en exergue une tout autre réalité : on consomme et on valorise son propre vin, ou le vin produit par des connaissances proches, de préférence à des produits exotiques. Cette survalorisation du local correspond en fait à une recherche de sûreté alimentaire. Le vin est en effet une denrée non seulement pondéreuse qui circule par tonneaux de plusieurs centaines de litres, mais encore extrêmement fragile et périssable. De fait, les consommateurs ont conscience que l’allongement de la chaîne d’approvisionnement accroît les risques d’altération de la qualité du produit, soit en raison de ponctions frauduleuses successives, soit à cause des aléas des voyages : le transport est toujours un moment périlleux pour la cargaison, altérée au mieux par des ouillages avec des vins de qualités diverses, au pire avec de l’eau. Préférant raccourcir la chaîne d’approvisionnement pour améliorer les probabilités d’une meilleure qualité du produit, le consommateur médiéval a tendance à privilégier des filières aussi sécurisées que possible. C’est possible pour ceux qui sont suffisamment riches pour posséder leurs propres vignes. Les autres doivent se contenter d’une boisson plus ou moins trafiquée, de toutes façons changeantes selon l’âge du produit, mais aussi selon l’état de la barrique : pleine, à moitié pleine, au trois-quarts vide.Car le vin médiéval n’est pas bon ou mauvais de manière définitive. Pour comprendre l’appréhension œnologique des buveurs médiévaux, il faut prendre en compte les questions logistiques. Le vin est un pondéreux fragile. Il faut gérer le flux du tonneau pour essayer de ne pas perdre de vin. A un tonneau correspond plusieurs vins successifs, de qualités variables, valorisés différemment dans le temps :- en sortie de cave, c’est le vin primeur : il est produit par le vigneron et expédié vers le lieu de consommation, soit en circuit court si le vigneron consomme lui-même son vin ou traite directement avec un tavernier, soit en circuit long si le vin passe entre les mains d’un ou plusieurs intermédiaires avec le risque de dégradations successives. Ce vin peut aussi être décliné en plusieurs qualités en sortie de cave : un vin de qualité supérieure, un vin de qualité courante, voire un vin de qualité nettement inférieure de type « piquette ».- à la mise en perce du tonneau, le vin distribué aux buveurs change au fil du puisage : on a le vin clair du début, et le vin de bessière, trouble et gros de fin de tonneau. A noter que ces vins peuvent subir une altération subreptice en cours de distribution de la quantité du tonneau. Il peut s’agir d’une amélioration si le tavernier retravaille la boisson par assemblages, ou utilisation de recettes pour corriger des défauts de robe ou de saveur. Mais il peut aussi s’agir d’une péjoration de la qualité si le tavernier mouille le vin au fur et à mesure de la distribution, ou s’il utilise des fonds de pichets ou du vin renversé pour ouiller la barrique.En fait, le vin est produit selon des techniques très diverses : cuissons, relance de fermentation, décoctions de plantes ou de fruits, adjonction de produits teintants ou édulcorants… Pour bien comprendre le vin médiéval, il faut le penser comme une base alcoolisée, comme on utilise aujourd’hui des boissons spiritueuses (rhum blanc, vodka, whisky…) dans les cocktails ou encore des vins dans des boissons aromatisées par adjonction de sirops (spritz, kir…) ou de condiments et de fruits (sangria), ou encore des produits au goût standard commercialisés sous marques (Dubonnet, Byrrh, Ambassadeur, Martini…). De fait, la dégustation ne valorise jamais le « goût de terroir » : on ne cherche pas à distinguer une origine géographique, et on ignore largement l’aromatique. Toutefois, les témoignages montrent qu’il existe des catégories de vin qui possèdent une « typicité » suffisamment affirmée pour être désignées par des expressions particulières : on est capable de reconnaître un vin d’Orléans, de le distinguer d’un vin de Beaune, ou de Saint-Pourçain, ou d’un vin françois… Ce sont des catégories de vins, à l’instar du vin muscadet, du vin vernache (grenache), du vin pineau, du vin morillon, du vin auvernat, du vin gouais… On pourrait penser que ces expressions désignent des « vins de cépages », c’est-à-dire des crus fabriqués avec des cépages aujourd’hui connus sous les noms de « muscat », « grenache », « pineau »/« pinot », « gouais »… En réalité, ce sont des catégories œnologiques, des sortes de boissons auxquelles sont attachées des qualités gustatives, visuelles, olfactives spécifiques attendues. En dépit des affirmations savantes des esthètes œnophiles actuels, le bon vin n’existe pas par essence et définitivement. Seules existent des modèles de bons vins, que fondent une histoire, des usages sociaux et des considérations culturelles. A chaque société et à chaque époque son modèle de bon et de mauvais vin
Évaluation globale standardisée systématique des rhumatismes inflammatoires chroniques : intérêts et limites
International audienceIntroduction: National and international recommendations call for an annual standardized systematic holistic review in the management of chronic inflammatory rheumatism (CIR). This includes an assessment of disease activity and severity, as well as patient education on the disease, knowledge of pharmacological and non-pharmacological treatments, adherence to treatment and screening for comorbidities. Our study aims to recall the definition of a holistic review (HR), to present the evidence of their effectiveness and to give an overview of HR practices in France. Methods: A literature review was conducted in the Pubmed database to identify randomized controlled trials (RCTs) or meta-analyses reporting the efficacy of a multidisciplinary intervention in ICR or other chronic diseases. Two online surveys were sent to all rheumatology departments in France and to a sample of independent rheumatologists, with 34 and 19 questions respectively. These questionnaires were used to determine the profile of the responding center/rheumatologist, the existence of an HR and the obstacles or facilitators to its implementation. Results: Literature search yielded 872 articles, 24 of which were finally included: 16 RCTs and 8 meta-analyses. Only 3 articles concerned ICRs, including one meta-analysis of 10 RCTs in rheumatoid arthritis (RA). Of these 3 studies, 2 RCTs in systemic lupus and systemic sclerosis showed a favorable impact of a multidisciplinary approach on SLEDAI and grip strength and mouth opening respectively, while the meta-analysis in RA showed no benefit on disability or disease activity. The questionnaire was answered by 72 centers and 186 rheumatologists. A third of the centers had already implemented a HR during a day hospitalization. Seventy percent of centers estimated that they managed more than 10 patients per month, devoting an average of 35 minutes of rheumatologist time and 90 minutes of cumulative time for all other healthcare professionals (HCPs) involved in the program. Most of the HCPs involved were nurses (92%), dieticians (56%) and physiotherapists (56%). The main obstacles to setting up a HR were the lack of paramedical resources, lack of economic value and lack of support from treating rheumatologists, while patient motivation was seen as a facilitating factor. Conclusion: Although HR is recommended, there is little evidence of its effectiveness in ICR. Only 36% of responding centers have implemented such a program. This survey helps to identify the obstacles and facilitators, and to find solutions for extending this practice.Introduction > Les recommandations nationales et internationales proposent la réalisation d'une évaluation globale systématique standardisée (EGSS) annuelle dans la prise en charge desrhumatismes inflammatoires chroniques (RIC). Celle-ci comprend une évaluation de l'activité et la sévérité de la maladie, mais aussi l'éducation du patient sur la maladie, les connaissances destraitements pharmacologiques et non-pharmacologiques, l'adhésion aux traitements et le dépistage des comorbidités. L'objectif de cette mise au point est de rappeler la définition d'une EGSS, de présenter les preuves de leur efficacité et de faire un état des lieux des pratiques d'une EGSS en France à partir d'une enquête adressée à 72 services de rhumatologie et 186 rhumatologues libéraux. Méthodes > Une revue de la littérature a été menée dans la base de données Pubmed afind'identifier les essais contrôlés randomisés (ECR) ou les méta-analyses rapportant l'efficacité d'une intervention pluridisciplinaire dans les RIC ou dans d'autres maladies chroniques. Deux enquêtes en ligne ont été adressées à tous les services de rhumatologie en France et à un échantillon de rhumatologues libéraux comprenant respectivement 34 et 19 questions. Ces questionnaires permettaient de déterminer le profil du centre/rhumatologue répondeur, l'existence d'une EGSS et les freins ou les éléments facilitateurs à sa mise en place. Résultats > La recherche bibliographique a identifié 872 articles dont 24 ont finalement été inclus :16 ECR et 8 méta-analyses. Seuls 3 articles concernaient les RIC dont une méta-analyse combinant 10 ECR et 2 études d'extension dans la polyarthrite rhumatoïde (PR). Parmi ces 3 études, 2 ECR dans le lupus systémique et la sclérodermie systémique ont montré un impact favorable d'une approche multidisciplinaire respectivement sur le SLEDAI et la force de préhension et l'ouverture buccale tandis que la méta-analyse dans la PR n'a pas démontré de bénéfice sur l'amélioration du handicap ou sur l'activité de la maladie. Une réponse au questionnaire a été obtenue pour 72 centres et 186 rhumatologues. Un tiers des centres avaient déjà mis en place une EGSS au cours d'une HDJ. Soixante-dix pour cent des centres estimaient prendre en charge > 10 patients par mois en y consacrant en moyenne 35 minutes de temps-rhumatologue et 90 minutes de temps cumulé pour tous les autres professionnels de santé (PDS) participants au programme. Les PDS impliqués étaient majoritairement l'infirmier (92 %), le diététicien (56 %) et le kinésithérapeute (56 %). Les principaux freins à la mise en place d'une EGSS étaient l'absence de ressources paramédicales suffisantes, le manque de valorisation économique et l'absence d'adhésion des rhumatologues traitants tandis que la motivation des patients ressortait plutôt comme un élément facilitateur.Conclusion > Bien que la réalisation d'une EGSS soit recommandée par les sociétés savantes, les preuves de leur efficacité dans les RIC sont minces. De plus, seuls 36 % des centres répondeurs ont mis en place un tel programme. Cette enquête permet de soulever les freins et les éléments facilitateurs afin de trouver des solutions pour étendre cette pratique
transport aérien: Foudre et circonstances extraordinaires, CJUE, 16 oct. 2025, aff. C-399/24, Hairhelp c/ Austrian Airlines AG
International audienceUn impact de foudre relève des circonstances extraordinaires exonérant le transporteur aérien. La protection des passagers doit être entendue de manière à ce que les transporteurs ne soient pas incités à faire prévaloir la ponctualité de leurs vols sur un impératif de sécurit
Interdiction de la reconnaissance incidente d’un jugement de condamnation, CJUE Grd. ch., 4 sept. 2025, aff. C-305/22, C.J
International audienceLa décision judiciaire sur l’exécution d’un mandat d’arrêt européen, au titre de l’article 4 point 6, ne vaut pas reconnaissance incidente du jugement qui en est à la base. Le consentement de l’État d’émission doit être requis conformément aux règles de la reconnaissance mutuelle des jugements prononçant des peines ou des mesures privatives de libert
Retours sur une expérience forestière transdisciplinaire : le projet Plantaclim
National audiencePlantaclim est un projet qui, financé par la Région Centre-Val de Loire, s’est intéressé aux « services des (re)plantations forestières dans le contexte du changement climatique ». Il a associé des chercheurs en sciences humaines et sociales (géographie) et en sciences de la vie et de la Terre (écologie surtout et géo-chimie) ainsi que des acteurs forestiers (ONF, CNPF, FiBois, association des entrepreneurs de travaux forestiers…) et territoriaux (association de protection de la nature, PNR, communauté de communes). Une telle approche, transdisciplinaire, s’impose dès lors qu’il s’agit d’analyser des interactions forêts-sociétés et leurs évolutions. Mais comment favoriser, voire autoriser, le dialogue entre une telle diversité de partenaires et permettre un croisement des résultats ? Dans cette communication, nous reviendrons sur cette expérience, sur un plan conceptuel et méthodologique. En l’occurrence, nous nous attarderons sur le choix du concept de service écosystémiques. Nous verrons aussi que la question de la définition de la forêt, en fonction des acteurs et usagers, s’est très vite imposée au regard de l’objet de notre recherche, les plantations. Nous présenterons ensuite les méthodes mobilisées, en nous attardant notamment sur la manière dont la biodiversité associée aux plantations forestières a été analysée, en croisant inventaires floristiques et entomologiques et entretiens semi-directifs avec des acteurs et usagers. La place des plantations dans les paysages a été une question centrale, autant que celle des héritages. La recherche se poursuit ainsi aujourd’hui, dans le cadre du PEPR FORESTT/RÉGÉ-ADAPT, en questionnant les impacts à plus ou moins long terme des plantations