TESL Canada Journal
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Using Collaborative Strategic Reading with Refugee English Language Learners in an Academic Bridging Program
Refugee students arrive in Canada with varying amounts of previous formal education. School-aged refugees who lack a solid first language education may find learning to read in English and studying subject content especially challenging. If these students leave school, they depart with inadequate English reading proficiency for further academics or job training. Reading strategy instruction could potentially contribute to improving their reading comprehension. In this article, I outline the implementation of Collaborative Strategic Reading in an academic bridging program for low-literate refugee students 17 to 25 years old, followed by some of the observed accompanying benefis. Descriptions and examples of activities used are included, along with references for additional teaching resources. Les étudiants réfugiés arrivent au Canada avec des niveaux de scolarité formelle variables. Les réfugiés en âge d’être scolarisés qui n’ont pas une bonne base scolaire dans leur première langue risquent d’avoir du mal à apprendre la lecture et les matières académiques en anglais. Si ces élèves qui ent l’école, ils partent sans la compétence en lecture de l’anglais nécessaire pour poursuivre leur scolarité ou une formation professionnelle. L’enseignement de stratégies de lecture pourrait contribuer à l’amélioration de leur compréhension en lecture. Dans cet article, je retrace la mise en œuvre d’un programme de lecture stratégique collaborative dans un programme de transition académique auprès d’élèves réfugiés peu alphabétisés et âgés entre 17 et 25 ans, et j’évoque quelques uns des bienfaits qui en découlent. Des descriptions et des exemples d’activités sont fournis, ainsi que des références indiquant des ressources pédagogiques supplémentaires.
Academic and Social Adjustment of High School Refugee Youth in Newfoundland
This article addresses the complex academic and social adjustment issues of newcomer youth of refugee background at a high school in Newfoundland and Labrador, a province where the newcomer population is small but the percentage of refugees in relation to all newcomers is high. Data for this qualitative study include documents from educational authorities and ESL teachers, field notes of classroom observations, qualitative survey questionnaires from 15 newcomer students, and interviews with 6 students of refugee background and 3 teachers. We found that these refugee youth were challenged due not only to language difficulties and educational gaps, but also to differences in educational systems, school cultures, and student-teacher dynamics between their previous school- ing and what they encountered in Newfoundland. They had to cope with social isolation and different practices of body language, dress code, personal hygiene, and sexual orientation. The study also identified inadequacies in the current curriculum, teacher in-service education, and diversity initiatives in the school system. Cet article porte sur les enjeux complexes liés à l’adaptation académique et sociale que vivent de jeunes réfugiés dans une école secondaire à Terre-Neuve-et-Labrador, une province où les nouveaux arrivants sont peu nombreux mais où le pourcentage de réfugiés parmi les nouveaux arrivants est élevé. Les données pour cette étude qualitative incluent des documents provenant d’autorités scolaires et d’enseignants d’ALS, des notes découlant d’observations en classe, des questionnaires qualitatifs auprès de 15 élèves nouvellement arrivés, et des entrevues auprès de 6 élèves réfugiés et de 3 enseignants. Les résultats indiquent que les jeunes réfugiés sont confrontés non seulement à des difficultés linguistiques et des lacunes d’éducation, mais également à des différences dans les systèmes éducatifs, dans les cultures scolaires et dans la dynamique entre les élèves et les enseignants qui distinguent leurs expériences pédagogiques précédentes de celles qu’ils vivent à Terre-Neuve. Ils devaient faire face à l’isolement social et aux pratiques différentes relatives au langage corporel, au code vestimentaire, à l’hygiène personnel et à l’orientation sexuelle. L’étude a également identifié des lacunes dans le programme d’études actuel, dans le perfectionnement professionnel des enseignants et dans les initiatives scolaires portant sur la diversité.
Giving Refugee Students a Strong Head Start: The LEAD Program
As the complexity and cultural diversity in contemporary Canadian schools increases, educators are challenged to respond to the unique cultural, socioemotional, and learning needs of students whose families are fleeing hardship, global conflict, or persecution to seek safe haven in Canada. Like those in most major urban centres in Canada, schools in Calgary have received many newcomer students as families settle into their new lives. Teachers are tasked with providing high-quality education to learners from multiple language bases with limited formal education, little or no English, and histories of loss, grief, and/or trauma. The complexity of this task often requires a multidisciplinary team approach to support the teacher and address unique student needs. This article, written by an ESL teacher and a psychologist, provides an overview of one program that helps set the stage for success in Canadian classrooms. The LEAD program uses a three- pronged approach to foster successful inclusion, an approach comprising English language development, trauma-informed practice, and cultural responsiveness. L’augmentation de la complexité et de la diversité culturelle dans les écoles canadiennes met au dé les enseignants qui doivent réagir aux besoins uniques culturels, socio-émotionnels et pédagogiques de leurs élèves dont les familles fuient des difficultés, des con its mondiaux ou la persécution et cherchent refuge au Canada. Les écoles à Calgary, comme celles dans la plupart des grands centres urbains au Canada, ont accueilli plusieurs nouveaux élèves dont les familles s’installent dans leur nouvelle vie. Les enseignants sont chargés d’offrir une éducation de haute qualité aux apprenants ayant des bagages linguistiques divers et une scolarité formelle limitée, connaissant peu ou pas l’anglais et ayant subi des pertes, des chagrins et des traumatismes. La complexité de cette tâche exige souvent une approche collaborative et pluridisciplinaire pour appuyer l’enseignant et répondre aux besoins uniques des élèves. Cet article par une enseignante d’ALS et une psychologue présente un aperçu d’un programme qui prépare le terrain pour la réussite dans les salles de classe au Canada. Le programme LEAD repose sur une approche à trois volets qui favorise l’insertion en visant le développement de la langue anglaise et qui emploient des pratiques qui tiennent compte des traumatismes et qui sont adaptées à la culture.
Empowerment of Refugees by Language: Can ESL Learners Affect the Target Culture?
Numerous studies have investigated the changing patterns of immigration, the growth of multicultural-multilingual societies, and the important role of language in identity construction. Unfortunately, the issue of identity construction is affected by a variety of factors such as language learning and acquisition underlying different contexts and cultures, whereas, to some extent, the effects of language attrition and acculturation on the target community have not received the necessary attention. This crisis is defined primarily as the changes that occur in societies as the result of the amalgamation of languages for communication. It has been clearly stated by Kramsch (2008) that language has the potential to affect speakers’ minds and identities. Moreover, immigrants’ liberatory autonomy can empower them to be critical thinkers in new societies (Allwright & Hanks, 2009). This raises the question of how to preserve the distinguishing features of societies from potential cultural and social changes brought about by the people who use languages other than the national language of a country. Further elaboration on the effects of language in empowering immigrants is highly recommended. In this article, given the importance of patterns of immigration underlying second language acquisition and English mainstream education, we discuss the diminishing cultural and linguistic traces of non-English-speaking immigrants as a result of the encouraged loss of their first languages. De nombreuses études se sont penchées sur les tendances changeantes de l’immigration, la croissance des sociétés plurilingues et le rôle important de la langue dans la construction identitaire. Malheureusement, alors que la question de la construction identitaire est affectée par divers facteurs tels l’apprentissage et l’acquisition d’une langue dans différents contextes et différentes cultures, les effets de l’érosion des langues et l’acculturation de la communauté cible n’ont pas reçu toute l’attention voulue. Cette crise se définit principalement par les changements qui ont lieu dans les sociétés en raison de l’amalgamation des langues pour la communication. Kramsch (2008) a affirmé clairement que la langue a le potentiel d’affecter l’esprit et l’identité des locuteurs. De plus, l’autonomie libératoire des immigrants peut les habiliter à penser de manière critique dans les nouvelles sociétés (Hanks & Allwright, 2009). Cela soulève la question à savoir comment préserver les traits distinctifs des sociétés des changements culturels et sociales qui pourraient découler des actions de personnes qui parlent des langues autres que la langue nationale d’un pays. Nous recommandons fortement de poursuivre l’étude des effets du langage sur la responsabilisation des immigrants. Compte tenu de l’importance des tendances de l’immigration sous-jacentes à l’acquisition d’une langue seconde et à l’éducation régulière en anglais, nous discutons de la diminution des traces culturelles et linguistiques des immigrants allophones découlant du manque d’encouragement à préserver leur première langue.
The Margins as Third Space: EAP Teacher Professionalism in Canadian Universities
Teachers of English for Academic Purposes (EAP) in the Canadian university setting often experience professional marginalization in terms of lack of status, clarity of mandate, or administrative home within their institutions. Despite having broadly benefitted the ESL/EAL sector in Canada, traditional trait-focused professionalization efforts have been less effective at countering this marginalization of EAP teachers within our universities. However, these margins could be reimagined as a pedagogically innovative space for some university EAP teachers to define their professionalism in terms not of what they are, but what they do. Recharacterizing the margins as a third space (Whitchurch, 2008) could allow a degree of freedom for EAP teachers to best exercise their professionalism on their own terms: a postmodern professionalism focused on engagement, service, and collaboration. Les enseignants d’anglais académique en milieu universitaire canadien se retrouvent souvent marginalisés sur le plan professionnel quant à leur statut, à la clarté de leur mandat ou à leur niche administrative au sein de leur établissement. Les efforts traditionnels relatifs aux développement professionnel des enseignants visent des traits et, si leurs bienfaits se sont fait largement ressentir dans le secteur canadien de l’ALS/ALA, ils ont moins bien réussi à contrer cette marginalisation des enseignants d’anglais académique dans nos universités. Toutefois, ces frontières pourraient être repensées comme des espaces pédagogiques novateurs où des enseignants d’anglais académique à l’université définissent leur professionnalisme, pas en termes de ce qu’ils sont, mais en termes de ce qu’ils font. La requalification des frontières comme un troisième espace (Whitchurch, 2008) pourrait créer un niveau de liberté permettant aux enseignants d’anglais académique de mettre en pratique leur professionnalisme à leur manière : un professionnalisme postmoderne axé sur l’engagement, le service et la collaboration.
Learners’ Attitudes Toward “English-Only” Institutional Policies: Language Use Outside the Classroom
It is commonly believed that intensive English programs (IEP) are designed to immerse learners in an English-speaking environment to help them effectively develop their language skills. Therefore, despite countless studies on the importance of a learner’s first language (L1) in second language learning, some IEPs enforce English-only policies that prohibit L1 use both in and beyond the classroom. Knowing students’ attitudes toward such policies is essential; however, research says very little to help us understand students’ perspectives. Thus, in this study, IEP students of various proficiency levels and L1 backgrounds described their attitudes toward the institutional English-only policy at an intensive English program associated with a large U.S. university. Data were collected through a survey (n = 158), interviews (n = 6), and focus groups (n = 4). Positive attitudes included feeling that the English-only policy helped students to improve their English proficiency, prepare them for the high demands of using English proficiency in real-world interaction, and demonstrate respect for other students and teachers who cannot understand their first language, as well as for other students’ learning goals and efforts. Nevertheless, several aspects of the policy were perceived negatively, including the ways teachers dealt with students speaking their L1 outside the classroom, methods of punishment that could impact students’ grades, the unconditional character of the policy that denied learners their agency, and the lack of systematic implementation. Based on these findings, suggestions are provided for designing institutional environments that could more effectively maximize target language use rather than demoralize learners.Il est communément admis que les programmes d’anglais intensifs sont conçus pour immerger les étudiants dans un environnement anglophone de sorte à les aider à bien développer leurs compétences linguistiques. Ainsi, et en dépit d’innombrables études sur l’importance du rôle que joue la première langue (L1) de l’apprenant dans l’apprentissage d’une deuxième langue, certains programmes d’anglais intensifs imposent une politique d’unilinguisme anglais qui interdit l’emploi de la L1 dans la salle de classe et ailleurs. Il est essentiel de connaitre les attitudes des étudiants par rapport à de telles politiques; pourtant, la recherche nous en dit très peu sur leurs perspectives. Cette étude porte sur des étudiants d’un programme d’anglais intensif ayant des compétences et des L1 variées qui ont décrit leurs attitudes face à la politique d’unilinguisme anglais dans une grande université américaine. Les données ont été recueillies par un sondage (n = 158), des entrevues (n = 6) et des groupes de discussions (n = 4). Parmi les critiques 26 elena shvidko positives, les étudiants ont noté que la politique d’unilinguisme anglais les avait aidés à améliorer leur compétence en anglais, à affronter les exigences élevées liées à l’emploi de l’anglais dans leurs interactions avec le monde réel, à faire preuve de respect envers les autres étudiants et les enseignants qui ne comprennent pas leur L1, et à apprécier les objectifs et les efforts académiques des autres étudiants. Toutefois, les étudiants ont jugé plusieurs aspects de la politique négativement, y compris la façon dont les enseignants géraient l’emploi par les étudiants de leur L1 à l’extérieur de la salle de classe, les punitions qui pourraient avoir un impact sur leurs notes, le caractère inconditionnel de cette politique qui refuse aux étudiants le droit d’agir de façon autonome et le manque de mise en œuvre systématique. Ces résultats forment la base de nos suggestions visant la création de milieux institutionnels qui maximisent l’emploi de la langue cible de façon plus efficace et sans démoraliser les apprenants
The Ins and Outs of ESL in Canada: How the Past Can Inform the Future
For some people, nothing sounds duller than the word “history.” And yet history can be fascinating; it can afford us a chance to see the world through others’ eyes; in comparing historical events with the current state of affairs, we can sometimes perceive our realities in a new light. Landmarks in the history of English as a second language (ESL), including patterns of immigration, language policies, funding, curriculum choices, standards, and advocacy, are chronicled in this article. These issues are the lifeblood of our field and go back further than many people recognize. They are all influenced by personalities, ethics, and circumstances. In 1899, Frontier College started sending labourer-teachers to work camps, where they taught not only literacy but also ESL to immigrant workers in mines and on railroads. A century ago, handbooks were developed for instructors of “new Canadians.” Since those early days, Canada has developed the most comprehensive system of adult ESL training in the world, and has produced internationally recognized research on second language acquisition. Furthermore, ESL teachers created professional organizations at the provincial/territorial and national levels. Some of the developments of TESL Canada will be examined here. In looking back, we can see how far we have come, and also get some sense of where the future will take us.Pour certaines personnes, rien de plus assommant que le mot « histoire ». Et pourtant, l’histoire peut être un domaine fascinant qui nous offre la chance de voir le monde avec le regard des autres et peut-être envisager l’état actuel des choses sous un angle nouveau en comparant notre réalité aux évènements historiques. Cet article décrit des jalons de l’histoire de l’anglais comme langue seconde (ALS), y compris les tendances en immigration, les politiques linguistiques, le financement, les choix de programmes, les normes et les revendications. Ces enjeux repré- sentent des éléments essentiels de notre domaine et ils remontent plus loin que plusieurs personnes imaginent. Ils ont tous été marqués par des personnages, des principes éthiques et des circonstances. En 1899, le Collège Frontière a commencé à envoyer des ouvriers-enseignants dans les chantiers pour enseigner la lecture et l’écriture ainsi que l’ALS aux travailleurs immigrants œuvrant dans les mines et pour le chemin de fer. On a développé, il y a un siècle, des guides pour ceux qui enseignaient aux « nouveaux Canadiens ». Depuis lors, le Canada a développé le système le plus complet au monde visant la formation en ALS pour adultes et a produit de la recherche sur l’acquisition des langues secondes qui est reconnue à l’échelle internationale. De plus, les enseignants d’ALS ont créé des organisations professionnelles aux niveaux provincial, territorial et national. Nous nous pencherons sur certains éléments de l’évolution de TESL Canada. En jetant un coup d’œil vers l’arrière, nous constatons la distance parcourue et nous nous faisons une idée de ce que l’avenir nous réserve
Resilience Through Storytelling in the EAL Classroom
English as an Additional Language (EAL) teachers o en become the trusted confidants of students who experienced forced migration. Although teachers are not typically trained to be counsellors or encouraged to take that role, what they do in the classroom can have a great influence on their students’ well-being (Pipher, 2002). In fact, teachers and schools can be major factors in building resilience and creating opportunities for adjustment (Pike, Cohen, & Pooley, 2008). When teachers provide strategies for well-being, youth are more likely to have the capacity to cope with tremendous social, educational, and emotional change. One classroom strategy to promote resilience is storytelling. In addition to storytelling being a viable strategy to encourage language learning (Freeman, Freeman, & Mercuri, 2002) and address emotionally diffcult issues for the writer (Hong Kingston, 2006), hearing youths’ stories can build community support (Theron et al., 2011). This article describes a study to explore how teachers of secondary students who were new to Canada used storytelling and what stories the students wanted to tell. The results of the study are discussed in regard to teachers’ reflections on storytelling with EAL students. Les enseignants d’anglais langue additionnelle (ALA) deviennent souvent les con dents dèles des élèves qui ont subi un déplacement forcé. Même si typique- ment les enseignants ne reçoivent pas de formation ou d’incitation pour devenir conseillers, ce qu’ils font en classe peut avoir une grande influence sur le bienêtre de leurs élèves (Pipher, 2002). En fait, les enseignants et les écoles peuvent constituer des facteurs importants dans l’accroissement de la résilience et la création d’occasions pour l’adaptation (Coventry, Guerra, MacKenzie, & Pinkney, 2003; Ingleby & Watters, 2002; Pike, Cohen, & Pooley, 2008). Quand les enseignants o rent des stratégies visant le bienêtre, les jeunes sont plus aptes à avoir la capacité de faire face aux changements profonds sur les plans social, éducationnel et affectif. Une stratégie pédagogie qui améliore la résilience, c’est celle de raconter des histoires. En plus de représenter une stratégie viable pour stimuler l’apprentissage des langues (Freeman, Freeman, & Mercuri, 2002) et aider le raconteur à affronter des questions difficiles (Hong Kingston, 2006), le partage de récits peut accroitre le soutien de la communauté (Theron et al., 2011). Cet article décrit une étude portant sur l’emploi de récits par des enseignants au secondaire et sur les histoires que leurs élèves, de nouveaux arrivants au Canada, ont choisi de partager. Les résultats de l’étude sont discutés en fonction des réflexions des enseignants sur le partage de récits avec des élèves d’ALA.