The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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La déclaration des réactions indésirables aux médicaments : une occasion d’étendre le rôle des pharmaciens
Potential Negative Effects of Antimicrobial Allergy Labelling on Patient Care: A Systematic Review
ABSTRACTBackground: Antimicrobial allergy labels, either self-reported or placed in a patient’s medical record, are common, but in many cases they are not associated with a true immunoglobulin E–mediated allergic response.Objective: To assess the impact of antimicrobial allergy labels on anti - microbial prescribing, resource utilization, and clinical outcomes.Data Sources: The MEDLINE, Embase, CINAHL, and Scopus electronic databases were searched for the period 1990 to January 2016.Study Selection: Controlled studies with the objective of assessing antimicrobial prescribing, resource utilization, and/or clinical outcomes associated with antimicrobial allergy labels were included.Results: The search identified 560 unique citations, of which 7 articles met the inclusion criteria. One additional article identified by an expert in the field was also included. Four of the identified papers were limited to penicillin or other ß-lactam allergies. Six studies noted differences in antibiotic selection between patients with allergy labels and those without such labels. Broader-spectrum or second-line agents (e.g., vancomycin, clindamycin, and fluoroquinolones) were more commonly prescribed for patients with penicillin allergy labels. Antibiotic therapy costs were significantly higher for patients with allergy labels than for those without. The impact of allergy labels on clinical outcomes was mixed. One study indicated a longer length of hospital stay, 2 studies reported higher readmission rates, and 1 study reported a higher rate of antibiotic-resistant organisms for patients with allergy labels.Conclusions: Most of the available literature is limited to penicillin or ß-lactam allergy. The growing body of knowledge supports the concept that ß-lactam allergy labels are not benign and that labelling in the absence of a true allergy has a negative effect on patient care. Allergy labelling appears to be associated with suboptimal antibiotic selection, greater treatment costs, prolonged length of stay, greater readmission rates, and higher prevalence of antibiotic-resistant organisms. There is an opportunity for antimicrobial stewardship programs to implement systematic allergy verification to optimize antimicrobial therapy and improve patient care. RÉSUMÉContexte: Les mentions d’allergies aux antimicrobiens, soit autodéclarées soit consignées dans un dossier médical, sont fréquentes, mais dans bien des cas elles ne signalent pas une véritable réaction allergique à mediation par l’immunoglobuline E.Objectif : Évaluer l’effet des mentions d’allergie aux antimicrobiens sur les habitudes de prescription d’antimicrobiens, l’utilisation des ressources et les résultats cliniques.Sources des données : Les bases de données numériques MEDLINE, Embase, CINAHL et Scopus ont été interrogées pour la période allant de 1990 à janvier 2016.Sélection des études : Les essais cliniques comparatifs dont l’objectif était d’évaluer les habitudes de prescription d’antimicrobiens, l’utilisation des ressources ou les résultats cliniques associés aux mentions d’allergie aux antimicrobiens ont été inclus.Résultats : La recherche a permis de trouver 560 citations distinctes et ainsi de repérer sept articles qui répondaient aux critères d’inclusion. Un article supplémentaire signalé par un expert du domaine a été inclus à l’analyse. Quatre de ces articles se limitaient aux allergies à la pénicilline ou à d’autres ß-lactamines. Six études ont noté des différences dans le choix des antibiotiques entre les patients ayant une mention d’allergie à leur dossier et ceux n’en ayant pas. Des antibiotiques à plus large spectre ou des médicaments de deuxième intention (comme la vancomycine, la clindamycine et les fluoroquinolones) étaient plus souvent prescrits pour les patients ayant une mention d’allergie à la pénicilline. Les coûts des antibiothérapies étaient significativement plus élevés pour les patients ayant une mention d’allergie que pour ceux n’en ayant pas à leur dossier. L’effet des mentions d’allergie sur les résultats cliniques était inégal. Une étude indiquait un séjour plus long à l’hôpital, deux études indiquaient des taux de réadmission plus élevés et une étude indiquait un taux plus élevé d’organismes résistants aux antibiotiques pour les patients ayant une mention d’allergie comparativement à ceux n’en ayant pas.Conclusions : La majeure partie des articles disponibles se limitent aux allergies à la pénicilline ou à d’autres ß-lactamines. De plus en plus, le savoir vient appuyer le concept voulant que les mentions d’allergies aux ß-lactamines ne soient pas bénignes et que leur emploi en l’absence d’une allergie réelle ait un effet négatif sur les soins aux patients. Les mentions d’allergie semblent être associées à un choix sous-optimal d’antibiotiques, des coûts de traitement plus élevés, des séjours plus longs, des taux de réadmission plus élevés et une plus grande prévalence d’organismes résistants aux antibiotiques. Or, les programmes de gérance des antimicrobiens pourraient permettre de mettre en oeuvre des procédures de verification systématique des allergies afin d’optimiser l’antibiothérapie et d’améliorer les soins aux patients
Lorsque la politique est chaotique, peut-on aplanir les difficultés sur la route de la continuité des soins?
Attitudes of Pharmacy Students and Pharmacists towards Assisted Suicide
ABSTRACTThe attitudes of pharmacy students and pharmacists towards the role of the pharmacy profession and prescription drugs in assisted suicide were measured and compared. Differences in proportions of responses and associations of responses with level of religious conviction, sex, and class or graduation year were tested statistically.Both pharmacy students and pharmacists supported a patient's right to end his or her own life. They agreed that the decision to assist a patient to die should not be made by one physician alone and that it is inappropriate to involve a pharmacist in assisted suicide without his or her knowledge. However, the 2 groups did not agree as to whether dispensing a drug for the purpose of assisted suicide contravenes professional obligation. A higher proportion of pharmacists than students wanted to know if a drug they had dispensed was to be used for assisted suicide. Although many students and pharmacists believed that prescription drugs are an appropriate means to accomplish physician-assisted suicide, students were more unsure about the appropriateness of licensing bodies setting policies against pharmaceutically assisted suicide.Student and pharmacist respondents with a high level of religious conviction were more critical towards assisted suicide. No significant association of responses with sex or with class or graduation year was found.RÉSUMÉL'attitude des étudiants en pharmacie et celle des pharmaciens vis à vis du rôle de la pharmacie et des médicaments d'ordonnance dans le suicide assisté ont été mesurées et comparées. Les différences en termes de proportion de réponses et d'association de réponses avec le degré de conviction religieuse, le sexe, l'année d'étude ou d'obtention de diplôme ont fait l'objet d'un test statistique.Les étudiants en pharmacie et les pharmaciens appuyaient le droit du patient à mettre fin à ses jours. Ils étaient d'accord avec l'idée que la décision d'assister un patient à mettre fin à sa vie ne devrait pas être prise par un seul médecin et qu'il est inopportun d'impliquer un pharmacien dans le suicide assisté sans que ce dernier ne le sache. Cependant, les deux groupes étaient en désaccord à savoir si délivrer un médicament dans le cadre d'un suicide assisté transgresse l'obligation professionnelle. Une proportion plus forte de pharmaciens que d'étudiants voulaient savoir si le médicament qu'ils délivraient devait servir à des fins de suicide assisté. Bien que de nombreux étudiants et pharmaciens croyaient que les médicaments d'ordonnance constituaient un bon moyen d'accomplir un suicide assisté par un médecin, les étudiants étaient toutefois moins certains de la pertinence des organismes de réglementation professionnelle à mettre en place des politiques contre le suicide assisté médicalement.Les étudiants et les pharmaciens dont le degré de conviction religieuse était élevé étaient plus critiques vis à vis du suicide assisté. Aucune association de réponses significative avec le sexe ou l'année d'étude ou d'obtention de diplôme n'a été observée
Improving the Clinical Pharmacist Handover Process in the Intensive Care Unit with a Pharmacotherapy-Specific Tool: The I-HAPPY Study
ABSTRACTBackground: Pharmacists in the intensive care unit (ICU) provide pharmaceutical care to critically ill patients. Identification and resolution of drug therapy problems improves outcomes for these patients. To maintain continuity of care, pharmacotherapy plans should be transferred to a receiving pharmacist upon discharge of patients from the ICU. No previous studies have addressed the development or evaluation of a systematic, standardized clinical handover tool and process for pharmacists.Objectives: To assess pharmacists’ satisfaction with and utilization of a pharmacotherapy-specific handover tool and process.Methods: Plan–do–study–act methodology was employed to develop a clinical handover tool and process, which were implemented in a Canadian health authority. For evaluation of the tool and process, a multicentre, online survey questionnaire was distributed to 14 clinical pharmacists in the ICU and ward settings at 5 hospitals between February 15 and April 22, 2016.Results: Thirteen of the pharmacists completed the survey. All 13 pharmacists (100%) were satisfied with usability; 12 (92%) were satisfied with training, organization, and accuracy of the process; and 11 (85%) were satisfied with completeness and efficiency. Most pharmacists conducted 1 or 2 handovers per week, with each having a duration of 3–5 min. Seven (54%) of the respondents reported that they communicated handovers mostly or exclusively by telephone, and 6 (46%) reported using mostly or exclusively face-to-face communication. However, 6 (46%) reported a preference for face-to-face communication, and 3 (23%) reported a preference for the telephone; the remaining 4 (31%) had no preference for mode of communication.Conclusions: Respondents were highly satisfied with the handover tool and process. ICU pharmacists appeared more satisfied with the training, organization, and completeness of handover, whereas ward pharmacists appeared more satisfied with the accuracy and efficiency of handover. Workload requirements were minimal, and face-to-face interaction, although slightly less well utilized than the telephone, was the preferred method of communication.RÉSUMÉContexte : Les pharmaciens exerçant dans les unités de soins intensifs (USI) prodiguent des soins pharmaceutiques aux patients gravement malades. Or, déceler et résoudre les problèmes pharmacothérapeutiques améliore les résultats cliniques pour ces patients. Afin de maintenir la continuité des soins, les plans pharmacothérapeutiques doivent être communiqués au moment du congé des patients de l’USI à un autre pharmacien qui prendra ensuite le relais. Aucune étude n’avait auparavant étudié la mise au point ou l’évaluation d’un outil et d’un processus normalisés de transfert des soins à être utilisés systématiquement par les pharmaciens.Objectifs : Évaluer le taux de satisfaction des pharmaciens à l’égard d’un outil et d’un processus destinés au transfert des soins pharmacothérapeutiques et en analyser leur utilisation.Méthodes : La méthodologie planifier-exécuter-étudier-agir a été employée pour mettre au point un outil et un processus de transfert clinique introduits dans une régie de santé canadienne. Afin d’évaluer l’outil et le processus, un sondage en ligne a été présenté à 14 pharmaciens cliniciens travaillant soit dans les USI soit dans d’autres services intrahospitaliers de 5 hôpitaux, entre le 15 février et le 22 avril 2016.Résultats : Treize pharmaciens ont rempli le sondage. Les 13 (100 %) étaient satisfaits de la facilité d’emploi; 12 (92 %) étaient satisfaits de la formation, de l’organisation et de l’exactitude du processus; et 11 (85 %) étaient satisfaits du degré d’exhaustivité et de l’efficacité. La plupart des pharmaciens réalisaient 1 ou 2 transferts par semaine, chacun d’une durée de 3 à 5 minutes. Sept (54 %) répondants ont indiqué qu’ils communiquaient les transferts surtout ou seulement par téléphone et 6 (46 %) ont dit le faire surtout ou uniquement en personne. Or, 6 (46 %) ont indiqué une préférence pour la communication en personne et 3 (23 %) ont dit préférer la voie téléphonique. Les 4 (31 %) autres étaient indifférents au mode de communication utilisé.Conclusions : Les répondants étaient grandement satisfaits de l’outil et du processus de transfert. Les pharmaciens exerçant dans les USI semblaient plus satisfaits de la formation, de l’organisation et du degré d’exhaustivité du transfert alors que les pharmaciens travaillant dans d’autres services intra-hospitaliers semblaient plus satisfaits de l’exactitude et de l’efficacité du transfert. La charge de travail était minimalement accrue et la communication en personne, bien qu’utilisée moins fréquemment que celle par téléphone, était le mode préféré
Vendor quality ratings in contract awards
ABSTRACTThe Pharmacy Advisory Committee of B.C. Health Services has developed a Pharmacy Vendor Quality Management Program. This program employs a rating scale to measure quality of delivery service, quality of invoicing service and quality of customer service. Ten elements, each rated on a four-point scale, are included in the rating system. Hospitals in each of six regions of B.C. collect data using the system. The ratings are averaged, weighted and used to make decisions regarding vendor contracts, if all other factors are equal. Vendor bids are increased by up to 10%, inversely reflecting their vendor quality rating. We have found this system to be an unbiased objective means to quantify the performance of vendors and integrate service quality into the contracting process.RÉSUMÉLe Conseil consultatif de pharmacie des Services de santé de la Colombie-Britannique a élaboré un programme de gestion de la qualité des fournisseurs pharmaceutiques. Ce programme utilise une échelle de notation pour mesurer la qualité des services de livraison, de facturation et auprès de la clientèle, de ces fournisseurs. Le programme permet d'évaluer dix éléments sur une échelle de quatre. Les hôpitaux de chacune des six régions brianno-colombiennes recueillent les données issues du programme. On calcule ensuite une moyenne des cotes obtenues et on les pondère. Les cotes résultantes servent à choisir un fournisseur parmi plusieurs, lorsque les autres facteurs de sélection son égaux. Les soumissions des fournisseurs ont augmenté jusqu'à 10 %, reflétant de façon inversement proportionnelle la cote qualitative de ces fournisseurs. Ce système s'est avéré un moyen objectif de quantifier le rendement des fournisseurs et d'intégrer la qualité du service dans l'attribution des contrats
Addition of sevoflurane to the formulary: Impact on a surgical daycare unit
ABSTRACT Objectives: To determine the impact of sevoflurane on anesthetic-related patient outcomes an on anesthetic acquisition costs in a surgical daycare unit (SDU).Methods: A retrospective observational study comparing 50 historic controls from August 1995 – October 1995 (Phase 1) to 50 patients who received sevoflurane for dental or gynecologic procedures from August 1996 – October 1996 (Phase 2) in the SDU.From the health record, we obtained information on patient characteristics, procedure characteristics, anesthetic regimen characteristics, toxicities, ancillary drug, and time interval outcomes related to admission, recovery and duration of stay. From total SDU anesthetic expenditures we estimated the mean anesthetic expenditure per procedure in the SDU prior to and after introduction of sevoflurane.Results: There were no apparent differences in toxicities, ancillary drug use and time interval outcomes between the sevoflurane group and the control group with the exception of median time interval between recovery room admission and "conscious-drowsy" state for gynecology patients. Mean anesthetic costs per SDU procedure were 12.30 in Phase 2.Conclusions: The use of sevoflurane in outpatient anesthesia did not permit quicker recovery or earlier discharge of patients undergoing dental or gynecologic procedures nor did it result in any cost advantage over other agents. Its role, therefore, appears limited to an inhalational alternative to propofol for induction anesthesia in the outpatient setting.RÉSUMÉObjectifs : Connaître les effets du sévoflurane sur les résultats de l'anesthésie pour les patients ainsi que sur le coût des anesthésiques dans un service de chirurgie de jour (SCJ).Méthodes : Étude rétrospective par observation consistant à comparer, parmi des patients du SCJ, 50 patients témoins traités entre août et octobre 1995 (Phase 1) à 50 patients ayant reçu du sévoflurane pour une intervention dentaire ou gynécologique entre août et octobre 1996 (Phase 2).Nous avons tiré des dossiers de santé les renseignements suivants : caractéristiques des patients, de l'intervention et de l'anesthésique utilisé, toxicités, médicament auxiliaire, période écoulée entre l'admission et le rétablissement, durée du séjour. À partir des dépenses totales du SCJ, nous avons estimé le coût moyen de l'anesthésique par intervention avant et après l'adoption du sévoflurane.Résultats : Nous n'avons constaté aucune différence apparente entre les résultats relatifs aux toxicités, à l'utilisation de médicament auxiliaire et aux durées entre le groupe traité au sévoflurane et le groupe témoin, exception faite de la période médiane écoulée entre l'admission à la salle de réveil et l'atteinte de l'état « conscient-somnolent » chez les patientes ayant subi une intervention gynécologique. Le coût moyen de l'anesthésique par intervention au SCJ s'est élevé à 10,23 en Phase 2.Conclusions : Par rapport aux autres agents anesthésiques, le sévoflurane utilisé comme anesthésique en chirurgie externe n'a pas accéléré le rétablissement ou la libération ni procuré d'avantages sur le plan des coûts. Son rôle semble donc limité à offrir une solution de rechange au propofol comme anesthésique inhalé pour provoquer l'anesthésie en contexte de chirurgie externe