The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Pharmacy Distribution, Clinical, and Management Services: A Survey of Small Hospitals in Canada Supported by Telepharmacy Services
Background: The Canadian Society of Hospital Pharmacists’ Hospital Pharmacy in Canada Report presents data from pharmacy departments that service hospitals with at least 50 acute care beds. This report provides valuable data on pharmacy distribution, clinical, and management services in relation to hospital size, type, and geographic region. Pharmacy and hospital leadership use these extensive data in identifying baseline, benchmarking current, and planning enhanced pharmacy services. However, for most of Canada’s small hospitals, such data remain unknown, and leadership remains uninformed.
Objective: To gather and analyze data about current pharmacy distribution, clinical, and management services in hospitals with fewer than 50 acute care beds receiving third-party remote pharmacy (telepharmacy) services.
Methods: In April 2019, pharmacy administrators of hospitals in Ontario, Quebec, and Saskatchewan that had fewer than 50 acute care beds and were using third-party telepharmacy services were invited to complete a comprehensive survey addressing concepts similar to those in the Hospital Pharmacy in Canada Survey. The following data on clinical pharmacy practice were collected: models of care, assignments to patient care programs, pharmacists’ activities, performance indicators, and professional evaluation. The description of pharmacy distribution services comprised type of system, technology, location, hours of operation, method of medication order entry and verification, and medication administration records. Details on facilities’ parenteral admixture infrastructure, policy for and provision of sterile compounding, and pharmacy department human resources, including composition and staffing ratios, were also collected.
Results: Of the 27 hospitals in Ontario, Quebec, and Saskatchewan that were invited to participate, 24 (89%) completed the survey. The median facility size was 19 acute care beds.
Conclusions: Previously unavailable in Canada, these quantitative data from small hospitals supported by telepharmacy services provide facts about pharmacy distribution, clinical, and management services to inform hospital and pharmacy leaders. Creation of a survey unique to small hospitals, whether or not they use telepharmacy services, could provide a valuable resource to assist in the benchmarking, planning, and enhancement of pharmacy services in remote and rural communities.
RÉSUMÉ
Contexte : Le Rapport sur les pharmacies hospitalières canadiennes de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux expose les données provenant des services de pharmacie qui appuient les hôpitaux comptant au moins 50 lits de soins aigus. Il offre de précieuses données sur les services de distribution des médicaments, les services cliniques et de gestion en relation avec la taille, le type et la région géographique des hôpitaux. Les équipes de direction des pharmacies et des hôpitaux utilisent ces données exhaustives pour déterminer une base de référence, évaluer les services de pharmacie actuels et planifier l’amélioration des services. Cependant, la plupart des petits hôpitaux du Canada ne disposent pas de ce type de données, et les équipes de direction n’en sont pas informées.
Objectif : Réunir et analyser des données sur la distribution de médicaments, les services cliniques et la gestion des services pharmaceutiques actuels dans les hôpitaux comptant moins de 50 lits de soins aigus, qui reçoivent des services de pharmacie à distance (services de télépharmacie) fournis par des tiers.
Méthode : En avril 2019, les administrateurs de pharmacie d’hôpitaux en Ontario, au Québec et en Saskatchewan remplissant ces critères ont été invités à répondre à une enquête exhaustive abordant des concepts similaires à ceux de Sondage sur les pharmacies hospitalières canadiennes. Les données suivantes sur la pratique de la pharmacie clinique ont été recueillies : modèles de soins, affectation des pharmaciens à des programmes particuliers de soins des patients, activités des pharmaciens, indicateurs de performance et évaluation professionnelle. La description des systèmes de distribution des médicaments par les pharmacies comprenait : le type de système, la technologie, le lieu, les heures de service, le mode de saisie et de vérification des ordonnances de médicaments ainsi que les dossiers d’administration. Les détails concernant l’infrastructure pour l’administration de solutions parentérales, la politique relative aux composés stériles et à leur distribution ainsi que les ressources humaines des services de pharmacie, y compris la composition et les ratios en personnel, ont également été recueillis.
Résultats : Sur les 27 hôpitaux en Ontario, au Québec et en Saskatchewan invités à participer à l’enquête, 24 (89 %) y ont répondu. La taille moyenne des installations était de 19 lits de soins aigus.
Conclusions : Autrefois indisponibles au Canada, ces données quantitatives provenant de petits hôpitaux soutenus par des services de télépharmacie livrent des faits concernant le système de distribution des médicaments au sein des pharmacies, les services cliniques et de gestion, qui permettent de guider les cadres des hôpitaux et de la pharmacie. La création d’une enquête unique destinée aux petits hôpitaux, utilisant ou non des services de télépharmacie, pourrait constituer une précieuse ressource pour aider à évaluer, à planifier et à améliorer les services pharmaceutiques dans les communautés rurales et éloignées
Treatment of Mild Hyperkalemia in Hospitalized Patients: An Unnecessary Practice?
Background: Sodium polystyrene sulfonate (SPS) is one of the most commonly used treatments for mild hyperkalemia. Other treatments include insulin, sodium bicarbonate, and salbutamol, which may be given alone or in combination. The results of research examining treatment effectiveness for mild hyperkalemia (e.g., the ability of SPS to achieve normokalemia) thus far have been inconsistent. Given that the effectiveness of treatment for mild hyperkalemia is debatable, new research is needed.
Objective: To determine whether treatment of hospitalized patients with mild hyperkalemia (using SPS or another approach, relative to no treatment) was associated with achievement of normokalemia (serum potassium < 5.1 mmol/L).
Methods: For this retrospective, quasi-experimental study, hospitalized patients with index serum potassium level between 5.1 and 6.4 mmol/L were identified. Post-index serum potassium level within 24 hours was dichotomized (< 5.1 or ≥ 5.1 mmol/L). Pre-index serum creatinine and serum potassium levels were recorded as the average of the first 5 values immediately before the index potassium value. For each patient, treatment was categorized as no treatment, SPS treatment, or other treatment strategy.
Results: Among the 1944 patients included in the analysis, the average age was 66.8 (standard deviation 13.5) years; 605 (31.1%) of the patients were women and 1339 (68.9%) were men. Logistic regression results indicated that patients who were female and/or had higher pre-index serum potassium were less likely to return to normokalemia within 24 hours after the time of the index serum potassium value. Treatment category was not a statistically significant predictor of the achievement of normokalemia. Most patients with mild hyperkalemia (> 74.5% in each treatment category) achieved normokalemia, whether or not they received treatment.
Conclusions: The findings of this study suggest that although follow-up is required for mild hyperkalemia in hospitalized patients, active treatment may be unnecessary.
RÉSUMÉ
Contexte : Le sulfonate de polystyrène de sodium (SPS) est l’un des traitements les plus communément utilisés pour l’hyperkaliémie légère. D’autres traitements comprennent l’insuline, le bicarbonate de sodium et le salbutamol, qui peuvent être administrés seuls ou ensemble. Les résultats des recherches se penchant sur l’efficacité des traitements de l’hyperkaliémie légère (p. ex., la capacité du SPS à rétablir la normokaliémie) sont contradictoires jusqu’à présent. Étant donné que l’efficacité du traitement de l’hyperkaliémie légère est discutable, de nouvelles recherches sont nécessaires.
Objectif : Déterminer si le traitement des patients hospitalisés, présentant une hyperkaliémie légère, (à l’aide de SPS ou d’une autre approche, comparativement à l’absence de traitement) était associé à l’atteinte de la normokaliémie (potassium sérique < 5,1 mmol/L).
Méthodes : Des patients hospitalisés, dont l’indice de concentration sérique de potassium se situait entre 5,1 et 6,4 mmol/L, ont été identifiés pour participer à cette étude rétrospective quasi expérimentale. La concentration sérique de potassium mesurée dans les 24 heures après le diagnostic d’hyperkaliémie légère a été dichotomisée (< 5,1 ou ≥ 5,1 mmol/L). Les indices de concentrations sériques de créatinine et de potassium avant le diagnostic d’hyperkaliémie légère ont été obtenus par la moyenne des cinq premières valeurs situées immédiatement avant celle de la concentration de potassium. Le classement du traitement de chaque patient était le suivant : Aucun traitement, Traitement par SPS ou Autre stratégie de traitement.
Résultats : L’âge moyen des 1944 patients inclus dans l’analyse était de 66,8 ans (écart type 13,5); 605 (31,1 %) d’entre eux étaient des femmes et 1339 (68,9 %) des hommes. Les résultats de la régression logistique indiquaient que les patientes, donc les femmes, qui avaient un indice sérique de potassium plus élevé au moment du diagnostic, avaient moins de chances de retourner à la normokaliémie dans les 24 heures après l’instant de la mesure de la valeur de l’indice sérique de potassium. La catégorie de traitement n’était pas une variable prédictive statistiquement significative de l’atteinte de la normokaliémie. La plupart des patients présentant une hyperkaliémie légère (> 74,5 % dans chaque catégorie de traitement) atteignaient la normokaliémie, qu’ils aient reçu ou non un traitement.
Conclusions : Les résultats de cette étude laissent entendre que, malgré la nécessité d’un suivi des patients hospitalisés en cas d’hyperkaliémie légère, un traitement actif pourrait s’avérer inutile.
Assessment of a Pharmacist-Led Direct Oral Anticoagulant Monitoring Clinic
Background: Direct oral anticoagulants (DOACs) are recommended as first-line therapy for treatment and prevention of venous thromboembolism (VTE) and prevention of stroke related to nonvalvular atrial fibrillation. Recent publications have suggested incorporating DOAC monitoring into anticoagulant management clinics. The Eastern Health Adult Outpatient Thrombosis Service (Newfoundland and Labrador) includes a pharmacist-led DOAC monitoring clinic that uses standardized evidence-based care processes.
Objectives: To describe a new pharmacist-led DOAC monitoring clinic and to assess patients’ adherence to medication therapy, adherence to guideline-recommended frequencies for blood work, and adverse and non-adverse events.
Methods: This retrospective chart review involved patients who attended their first visit to the DOAC clinic between October 10, 2017, and May 31, 2018. Patients were followed until November 30, 2018. Data were abstracted from electronic hospital records and the provincial pharmacy network. Descriptive statistics were used to analyze the data: categorical variables were presented as frequencies and percentages; continuous variables were analyzed and presented as means with standard deviations and, where applicable, as medians with interquartile ranges.
Results: Forty-seven patients, who attended a total of 74 clinic visits, were included. Twenty-eight patients (60%) were adherent to their DOAC therapy. All patients had blood work completed before each clinic appointment. The mean time between the first and second sets of blood tests was 6.2 (standard deviation [SD] 1.4) months and between the second and third sets of blood tests was 5.1 (SD 1.0) months. There were no episodes of VTE or major bleeding. There was 1 cerebrovascular accident (3.2 events per 100 person-years, 95% confidence interval [CI] 0.2–15.7) and 5 episodes of clinically relevant non-major bleeding (12.8 events per 100 person-years, 95% CI 4.1–30.1). Pharmacists identified 51 issues at the clinic appointments, of which 48 were medication-related. Referral to the Thrombosis Service physician was required to resolve 8 (16%) of the issues identified. A brief discussion between the Thrombosis Service physician and pharmacist was required to resolve 30 (59%) of the issues, with 13 (25%) resolved by the pharmacist alone.
Conclusions: This study described the implementation and outcomes of a novel pharmacist-led DOAC clinic. Clinic patients underwent blood work at recommended intervals and received guidance on adherence and adverse events; as such, patients had follow-up that aligned with guideline recommendations.
RÉSUMÉ
Contexte : Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont recommandés comme thérapie de première ligne pour le traitement et la prévention de la thromboembolie veineuse (TEV) et la prévention des AVC liés à la fibrillation auriculaire non valvulaire. Des publications récentes ont proposé d’incorporer le contrôle des AOD dans les cliniques des anticoagulants. L’Eastern Health Adult Outpatient Thrombosis Service (St John’s, Terre-Neuve-et-Labrador) comprend une clinique de surveillance des AOD, dirigée par des pharmaciens qui utilisent des processus de soins standardisés basés sur des éléments de preuve.
Objectifs : Décrire une nouvelle clinique de surveillance des AOD dirigée par des pharmaciens et évaluer l’adhésion des patients à la pharmacothérapie, le respect de la fréquence des analyses sanguines recommandées dans les lignes directrices ainsi que les effets indésirables et ceux qui ne le sont pas.
Méthodes : Cet examen rétrospectif des dossiers impliquait des patients ayant effectué leur première visite à la clinique AOD entre le 10 octobre 2017 et le 31 mai 2018. Les patients étaient suivis jusqu’au 30 novembre 2018. Les données analysées provenaient de dossiers d’hospitalisation électroniques et du réseau des pharmacies provinciales. Des statistiques descriptives ont servi à analyser les données : les variables catégorielles ont été présentées sous forme de fréquences et de pourcentages; les variables continues ont été analysées et présentées sous forme de moyennes avec les écarts-types et, le cas échéant, sous forme de moyennes avec les écarts interquartiles.
Résultats : Quarante-sept patients, ayant effectué 74 visites en clinique, ont participé à l’étude. Vingt-huit patients (60 %) se conformaient à leur thérapie AOD. Les analyses sanguines de tous les patients ont été effectuées avant chaque rendez-vous en clinique. Le temps moyen entre le premier et le deuxième ensemble de tests sanguins était de 6,2 mois (écart-type standard [ET] 1,4), et de 5,1 mois (ET 1) entre le deuxième et le troisième. Aucun épisode de TEV ou d’hémorragie importante n’a eu lieu. Il y a eu un accident cérébrovasculaire (3,2 événements par 100 années-personnes; intervalle de confiance [IC] à 95 % 0,2–15,7) et 5 épisodes de saignements non majeurs et cliniquement pertinents (12,8 événements par 100 années-personnes, IC 95 % 4,1–30,1). Les pharmaciens ont décelé 51 problèmes lors des rendez-vous en clinique; parmi ceux-ci, 48 étaient liés aux médicaments. Il a fallu faire appel au médecin du service des thromboses pour résoudre 8 (16 %) problèmes. Une brève discussion entre ce médecin et le pharmacien a été nécessaire pour résoudre 30 (59 %) problèmes et 13 (25 %) ont été réglés uniquement par le pharmacien.
Conclusions : Cette étude décrivait la mise en place et les résultats d’une nouvelle clinique AOD dirigée par les pharmaciens. Les patients de la clinique ont subi une analyse sanguine aux intervalles recommandés et ont reçu des conseils sur l’adhésion et les effets indésirables; les patients ont donc bénéficié d’un suivi conforme aux lignes directrices
Identification of Staphylococci by Polymerase Chain Reaction Directly from a Positive Blood Culture and Effect on Patient Care
Background: As one of the most common bloodstream infections worldwide, Staphylococcus aureus bacteremia places a major burden on health care. Implementation of a rapid, genetic-based diagnostic test may have important implications in the clinical management of patients with S. aureus bacteremia.
Objectives: The primary objective was to assess concordance between testing based on polymerase chain reaction (PCR) and the current gold standard, culture and sensitivity testing; the secondary objective was to assess the impact of this technology on patient care.
Methods: A pre–post intervention retrospective chart review was used to document the hospital course of patients with a diagnosis of S. aureus bacteremia before and after implementation of the PCR-based diagnostic system. Laboratory results from all patient samples subjected to PCR-based analysis following implementation of this system were compared with culture and sensitivity data for the same samples to determine accuracy of the new system. In addition, time to optimal therapy for each patient was calculated as the interval between the initiation of empiric and terminal therapies. The appropriateness of antimicrobial treatment was characterized as guideline-concordant, nonconcordant with the guidelines, or nonconcordant yet still clinically appropriate.
Results: In total, 98 and 99 patients met the inclusion criteria before and after implementation of the PCR-based diagnostic system, respectively. PCR-based results displayed 99.8% concordance (440/441 total samples) with results from culture and sensitivity testing. The time to optimal therapy was significantly shorter after implementation, by a mean of 22.8 h (p < 0.001). Overall, 97% of empiric and 99% of terminal antimicrobial regimens were either guideline-concordant or clinically appropriate for treatment of S. aureus bacteremia; 3% of empiric and 1% of terminal antimicrobial regimens were nonconcordant with clinical guidelines without any explanation based on other clinical considerations.
Conclusions: The study findings support the utility of using a direct-from-positive-blood-culture PCR-based diagnostic tool as the primary method of identifying S. aureus bacteremia in patients, as well as the acceptance of and acting upon the new assay’s results by our local clinicians. PCR-based assays can help reduce the time to optimal terminal therapy for patients with bacteremia.
RÉSUMÉ
Contexte : La bactériémie à Staphylococcus aureus (BAC-SA), qui est l’une des infections du sang les plus répandues dans le monde, fait peser une lourde charge sur les soins de santé. La mise en place d’un test diagnostique génétique rapide pourrait avoir des retombées importantes sur la gestion clinique des patients présentant une BAC-SA.
Objectifs : L’objectif principal consistait à évaluer la concordance entre les tests basés sur la réaction en chaîne par polymérase (PCR) et le test de sensibilité et de culture, qui est la référence absolue actuelle; l’objectif secondaire consistait à évaluer l’impact de cette technologie sur les soins des patients.
Méthodes : Un examen rétrospectif des dossiers pré- et post-intervention a servi à décrire le séjour à l’hôpital des patients ayant reçu un diagnostic de BAC-SA avant et après la mise en place du système de diagnostic de la PCR. Les résultats de laboratoire de tous les échantillons des patients soumis à une analyse de la PCR à la suite de la mise en place de ce système ont été comparés avec les données relatives à la culture et à la sensibilité de ces mêmes échantillons afin de déterminer la précision du nouveau système. De plus, l’évaluation du délai d’atteinte du traitement optimal de chaque patient repose sur le calcul de l’intervalle entre le début des thérapies empiriques et terminales. La pertinence du traitement antimicrobien était caractérisée comme suit : concordance avec les lignes directrices, non-concordance avec les lignes directrices ou non-concordance mais encore approprié d’un point de vue clinique.
Résultats : Au total, 98 et 99 patients ont satisfait au critère d’inclusion respectivement avant et après la mise en place du système de diagnostic de la PCR. Les résultats basés sur la PCR affichaient une concordance de 99,8 % (440/441 échantillons au total) avec les résultats des tests de sensibilité et de culture. La diminution du délai d’atteinte du traitement optimal était importante après la mise en place du système, puisqu’elle atteignait en moyenne 22,8 h (p < 0,001). De manière générale, 97 % des régimes antimicrobiens empiriques et 99 % des régimes antimicrobiens terminaux concordaient avec les lignes directrices ou étaient cliniquement appropriés pour le traitement de la BAC-SA; 3 % des régimes antimicrobiens empiriques et 1 % des régimes antimicrobiens terminaux n’étaient pas conformes aux lignes directrices cliniques sans qu’aucune explication basée sur d’autres considérations cliniques n’ait été donnée.
Conclusions : Les résultats de l’étude confirment la nécessité d’utiliser un outil diagnostique basé sur la PCR directement de l’hémoculture positive en guise de méthode principale pour déterminer la présence de BAC-SA chez les patients ainsi que l’acceptation et l’utilisation des nouveaux résultats du test par nos cliniciens locaux. Les tests basés sur la PCR peuvent aider à réduire le délai d’attente du traitement optimal pour les patients atteints de BAC-SA.
Assessing Use of a Standardized Allergy History Questionnaire for Patients with Reported Allergy to Penicillin
Background: Inappropriate allergy labelling is associated with significant clinical and pharmacoeconomic implications. Detailed antimicrobial allergy assessments represent a key component of antimicrobial stewardship and aid in identifying true type I (immediate hypersensitivity) reactions. The allergy history form currently used at the University Hospital of Northern British Columbia (UHNBC), in Prince George, relies on the assessor’s ability to ask appropriate prompting questions to obtain a thorough history, but it may not be sufficient to accurately identify true allergies.
Objective: To compare a standardized allergy history questionnaire and the current allergy history form in terms of the quality and quantity of documentation gathered.
Methods: This prospective observational study involved patients who were admitted to medical and surgical services at UHNBC from November 2018 to January 2019 with a penicillin-class allergy reported on their electronic medical record (EMR). A list of patients with EMR-reported allergies was generated by the hospital’s health information software system, and these patients were interviewed using the standardized allergy history questionnaire.
Results: A total of 48 patients were assessed during the study period. Nineteen (40%) of the patients had an inappropriate allergy label on their EMR. Only 36 (75%) had an allergic reaction described on their EMR. Furthermore, only 36 (75%) of the 48 patients had the same allergy recorded on the EMR and on the allergy history form contained in their paper chart, of whom 22 had a documented reaction. The mean time to complete the standardized allergy history questionnaire was 2 minutes.
Conclusions: At the study institution, documentation of allergy histories was often incomplete. Detailed allergy assessments are the first step in identifying true immunoglobulin E–mediated hypersensitivity reactions. Utilization of a standardized allergy history questionnaire is feasible and may serve to improve documentation and overall antimicrobial stewardship.
RÉSUMÉ
Contexte : L’étiquetage inapproprié de l’allergie est associé à des conséquences cliniques et pharmacoéconomiques importantes. Les évaluations détaillées des allergies antimicrobiennes sont une composante-clé de la gestion antimicrobienne : elles contribuent à déterminer les réactions d’hypersensibilité véritables de type 1 (immédiates). Le formulaire des antécédents d’allergies actuellement utilisé à l’University Hospital of Northern British Columbia (UHNBC), à Prince George, s’appuie sur la capacité de l’évaluateur à poser les questions appropriées pour obtenir un historique détaillé, mais il ne suffit pas de déterminer précisément les véritables allergies.
Objectif : Comparer la qualité et la quantité des informations recueillies au moyen d’un questionnaire normalisé sur les antécédents d’allergies avec celles recueillies au moyen des formulaires.
Méthodes : Cette étude d’observation prospective portait sur des patients admis dans les services médicaux et chirurgicaux à l’UHNBC de novembre 2018 à janvier 2019, dont les dossiers médicaux électroniques (DME) indiquaient une allergie à des médicaments de la classe de la pénicilline. Le logiciel des informations sur la santé a généré une liste des patients présentant les allergies indiquées et ces patients ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire normalisé des antécédents d’allergies.
Résultats : Un total de 48 patients a été évalué pendant la période de l’étude. Le DME de dix-neuf (40 %) patients portait une étiquette inappropriée. Seuls 36 DME des patients (75 %) décrivaient une réaction allergique. De plus, seulement 36 (75 %) des 48 patients avaient la même réaction allergique enregistrée à la fois au DME et dans le formulaire des antécédents d’allergies de leur dossier papier, et la réaction de 22 d’entre eux était documentée. Le temps de réponse moyen au questionnaire normalisé sur les antécédents d’allergies était de 2 minutes.
Conclusion : Dans cette étude, la description des antécédents d’allergies était souvent incomplète. Les évaluations détaillées des allergies sont la première étape permettant de déterminer les réactions véritables d’hypersensibilité à l’immunoglobuline E. L’utilisation d’un questionnaire normalisé des antécédents d’allergies est faisable et pourrait servir à améliorer la documentation ainsi que la gestion globale des antimicrobiens.