Archivaria - the journal of the Association of Canadian Archivists (ACA)
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    Probing a Dark Decade: Recordkeeping in the Indian Affairs Branch, 1937–1947

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    At the end of the Second World War, the Indian Affairs Branch (IAB) launched a significant administrative renovation. As a result, during the first post-war decade, it introduced a number of notable changes in the manner in which records were managed both at headquarters in Ottawa and in the wide network of field offices. These achievements are documented in the archival record available today at Library and Archives Canada (LAC). What is less well understood is the records management environment out of which these changes emerged. This study describes aspects of the challenges that faced the IAB’s records staff during the later years of the Great Depression and those of the Second World War. Its centrepiece is a file that provides a chronicle, in the form of monthly reports, of recordkeeping in the headquarters central registry office of the Indian Affairs Branch during the years 1937–1947. This record shines additional light on the information management activities of the branch during a particularly difficult decade in the administration’s history.À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la Division des affaires indiennes (DAI) a effectué des changements administratifs importants. Conséquemment, pendant la décennie suivant la guerre, elle a introduit un certain nombre de modifications notables dans la manière dont les documents étaient administrés, à la fois dans ses quartiers généraux à Ottawa ainsi que dans son vaste réseau de bureaux externes. Ces réalisations ont été documentées dans des archives aujourd’hui disponibles à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Ce qui est moins compris est l’environnement de la gestion documentaire à l’origine de ces changements. Cette étude présente certains aspects des défis auxquels ont fait face les gestionnaires des documents de la DAI pendant les dernières années de la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale. La pièce maîtresse est un dossier qui fournit une chronique, sous forme de rapports mensuels, de la gestion documentaire dans le bureau du registre central dans les quartiers généraux de la Division des affaires indiennes, pendant les années 1937-1947. Ce document apporte un éclairage supplémentaire sur les activités de gestion d’information de la Division pendant une période particulièrement difficile de l’histoire de son administration

    Always Coming Home: Territories of Relation and Reparative Archives

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    This article contributes to person-centred archival praxis and methodology by providing a reparative theoretical framework based in Indigenous relationships to kin, territories, material belongings, and systems of knowledge to unsettle standard archival practices. By foregrounding the stories of Indigenous archivists and practitioners, through their own narratives, we build on Indigenous theory as story work to interrogate archival systems, workflows, and policies that continue to replay settler-colonial tactics of removal and epistemic violence. In order to restructure archival practices, we suggest that institutions need to build relationship infrastructures that allow for respectful archival listening, shared stewardship, and return practices that go beyond mere exchange. Instead, to centre Indigenous knowledge systems and practices, archival practices must not only acknowledge territorial, intellectual, and cultural sovereignty but must also enact mechanisms for their realization.Cet article contribue aux praxis et méthodologies archivistiques centrées sur les personnes en offrant un cadre théorique réparateur basé sur la relationnalité autochtone envers les proches, le territoire, les affaires matérielles, et les systèmes de connaissances afin de déconstruire les pratiques archivistiques normatives. En mettant de l’avant des récits provenant d’archivistes et practicien.ne.s autochtones – à travers leur propre cheminement – nous nous appuyons sur les théories autochtones comme un travail narratif en interrogeant les systèmes, l’organisation du travail, et les politiques archivistiques qui reproduisent les tactiques du colonialisme d’occupation de suppression et de violence épistémique. Dans un objectif de restructuration des pratiques archivistiques, nous suggérons que les institutions doivent ériger des infrastructures basées sur la relationnalité afin de permettre une écoute archivistique respectueuse, une intendance partagée et un retour aux pratiques qui vont au-delà du simple échange. En outre, afin de positionner les systèmes de connaissances et pratiques autochtones au coeur des pratiques archivistiques, celles-ci ne doivent pas seulement reconnaître la souveraineté territoriale, intellectuelle, et culturelle autochtone; elles doivent forger des mécanismes pour leur réalisation

    GAYE SCULTHORPE, MARIA NUGENT, and HOWARD MORPHY, eds. Ancestors, Artefacts, Empire: Indigenous Australia in British and Irish Museums

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    Ancestors, Artefacts, Empire: Indigenous Australia in British and Irish Museums. Gaye Sculthorpe, Maria Nugent, and Howard Morphy, eds. London: British Museum Press, 2021. 256 pp. 978071412490

    “They Weren’t Necessarily Designed with Lived Experiences of Disability in Mind”: The Affect of Archival In/Accessibility and “Emotionally Expensive” Spatial Un/Belonging

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    Using semi-structured interviews with disabled archival users and building on the emerging field of critical access studies, this article illustrates the ways in which archival spaces and their in/accessibility affectively impact disabled people. Interviewees describe how they experience barriers to accessibility not only at a basic, architectural level – of not being able to get into a building or archives room – but also through archives’ policies and expectations regarding the ways in which archival work is done. The way that accessibility is implemented, even beyond legal compliance, greatly impacts the extent to which disabled researchers feel they belong in archival spaces. Inaccessibility, this research shows, produces a sense of unbelonging; the deprioritization of disability both as a subject or organizing category and as an identity of a potential researcher, shows disabled people that they do not belong in archival spaces, and this is further complicated for multiply marginalized disabled people. By examining the multifaceted ways that disabled people experience inaccessibility, this article focuses on the “emotionally expensive” aspects of inaccessibility to emphasize the ways in which barriers compound and accumulate and can prevent disabled people from accessing our own histories. These findings demonstrate how central accessibility is to disabled people’s lives: it is almost impossible to talk about our experiences of archival materials and history without discussing how we navigate the multiple barriers to accessing them.Utilisant des entrevues semi-structurées avec des utilisateurs.trices avec incapacité et construisant sur le domaine émergent des études critiques de l’accès, cet article illustre les manières dont les espaces archivistiques et leur in/accessibilité ont un impact sur les personnes avec incapacité. Les personnes interrogées décrivent comment elles expérimentent les obstacles à l’accessibilité, pas uniquement au niveau de l’architecture des bâtiments et de la difficulté d’accès aux édifices et aux salles de consultation, mais également en ce qui concerne les politiques archivistiques et les attentes face aux procédés et pratiques archivistiques. Au-delà des balises légales, la manière dont l’accessibilité est mise en oeuvre a un impact significatif sur la mesure dans laquelle les chercheurs.euses se sentent les bienvenu.e.s dans les espaces archivistiques. Cette recherche démontre que le manque d’accessibilité produit un sentiment où les personnes avec incapacité ne se sentent pas accueillies. La dépriorisation de l’incapacitisme, à la fois comme sujet ou catégorie organisationnelle, ainsi que comme un marqueur identitaire des chercheurs.euses potentiel.le.s, démontre que les personnes avec incapacité ne sont pas considérées et n’ont pas leur place dans les lieux archivistiques. Ce constat est complexifié davantage pour les personnes avec incapacité multimarginalisées. En examinant les facettes multiples qu’expérimentent les personnes avec incapacité, cet article met l’accent sur la portée émotionnelle de l’inaccessibilité en évoquant les manières dont les barrières se constituent et s’accumulent. L’article souligne ainsi que ces barrières empêchent les personnes avec incapacité d’accéder à leurs propres histoires. Les résultats de la recherche démontrent comment l’accessibilité est au coeur de la vie des personnes avec incapacité. Il est pratiquement impossible de parler de nos expériences avec le matériel archivistique et de nos récits sans discuter de la manière que l’on doit naviguer les multiples barrières qui empêchent leur accès

    The Personal Papers of American Sailors, 1890s–1940s

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    Personal papers in the archives at Maritime College, State University of New York, document the lives of alumni from the school’s founding in 1874 through the early decades of the 20th century. Journals, diaries, memoirs, and reminiscences located in these collections provide evidence of what it was like to work on a ship, far from home, travelling to foreign lands. In this article, I explore first-hand accounts of maritime life by Van Horne Morris, my maternal grandfather and a 1938 graduate of the Massachusetts Nautical School (now known as Massachusetts Maritime Academy), and several alumni of the New York Nautical School (now known as SUNY Maritime College), who graduated between 1896 and 1929. Close reading of their letters and manuscripts reveals echoes of a maritime literary tradition rooted in the antebellum-era United States. Comparing and contrasting the style and content of their writing to antecedents in the 19th century also illuminates continuity and changes in maritime labour and culture over time.Les documents personnels conservés dans les archives du Maritime College du State University de New York témoignent de la vie d’anciens élèves depuis la fondation de l’école en 1874 jusqu’aux premières décennies du XXe siècle. Les journaux intimes, les journaux de bord, les mémoires et les souvenirs que l’on trouve dans ces collections témoignent de ce que c’était que de travailler sur un navire, loin de chez soi, en voyageant vers des terres étrangères. Dans cet article, j’explore les récits de première main de la vie maritime de Van Horne Morris, mon grand-père maternel et diplômé en 1938 du Massachusetts Nautical School (aujourd’hui connue sous le nom de Massachusetts Maritime Academy), et de plusieurs anciens élèves du New York Nautical School (aujourd’hui connue sous le nom de SUNY Maritime College), diplômés entre 1896 et 1929. Une lecture attentive de leurs lettres et manuscrits révèle les échos d’une tradition littéraire maritime enracinée dans les États-Unis de l’avant-guerre. La comparaison et le contraste entre le style et le contenu de leurs écrits et ceux de leurs prédécesseurs au XIXe siècle mettent également en lumière la continuité et les changements dans le travail et la culture maritimes au fil du temps

    Front & Back Covers

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    Archival Harm Reduction: A Theoretical Framework for Utilizing Harm-Reduction Concepts in Archival Practice

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    Canadian archives arose from and help maintain white supremacist and settler-colonial frameworks. The inequitable power relations that exist in archives and archival practices contribute to the harms done to Indigenous people and communities;1 they do so through the ongoing entrenchment of settler colonialism and the participation in extractive colonialism that occur within the processes of archiving and through the systemic racism that comes along with these processes. This article lays out the beginnings of a theoretical framework for an archival harm-reduction approach for managing records by, about, and for Indigenous people and communities that are held in settler archival institutions and managed by settler archivists. Built upon an explicit acknowledgement of the harm that can occur within archives and through archival practices, and connecting public health harm-reduction concepts with Indigenous scholars’ ideas around relationality and power, this framework conceptualizes a process for shifting archival power by building relationships to ensure that the people and communities that records are about or from whom records originate are meaningfully involved in the stewardship of such records. The core harmreduction concept of involving people and communities as the experts in their own lives (and records) is extended to archival practice – touching on topics such as consent, agency, autonomy, and social justice as well as on practices that are community-based, participatory, and reparative – helping to further articulate a person-centred archival theory and practice and illuminating the fact that settler archives cannot simply redescribe their way out of white supremacy.Les archives canadiennes découlent et contribuent au maintien de la suprématie blanche et des balises du colonialisme d’occupation. Les relations de pouvoir inéquitables existantes dans les archives et dans les pratiques archivistiques contribuent aux dommages causés aux populations et communautés autochtones. Cela se traduit à travers les particularités dynamiques du colonialisme d’occupation et grâce à des procédés d’archivage ancrés dans un racisme systémique qui façonnent le colonialisme d’extraction. Cet article étale les débuts d’un cadre théorique axé sur une approche de réduction des torts en lien avec les archives produites par, sur, et pour les personnes et communautés autochtones se trouvant dans les institutions archivistiques coloniales et gérées par les archivistes- colons. Érigé à partir d’une reconnaissance explicite des torts qui peuvent émerger dans les archives et dans les pratiques archivistiques, en plus d’associer des concepts de la réduction de risques pour la santé avec les notions de relationnalité et de pouvoir mis de l’avant par des concepts académiques autochtones, ce cadre de référence conceptualise un processus dédié à faire pivoter les pouvoirs archivistiques en développant des relations qui assurent que les personnes et les communautés représentées et concernées par les archives sont impliquées de manière significative dans l’intendance des documents. Le principe de base qui positionne les personnes et les communautés concernées comme les experts de leur propre vie (et leurs documents) est alors prolongé dans la pratique archivistique. En évoquant des sujets tels le consentement, l’agentivité, l’autonomie, la justice sociale ainsi que des pratiques ancrées dans les communautés, de manière participative et réparatrice, ce cadre de réduction des torts contribue à l’articulation d’une théorie et des pratiques archivistiques centrées sur les personnes. Par le fait même, l’article souligne que les archives coloniales ne peuvent simplement qu’effectuer de la redescription archivistique et ainsi penser se distancer de la suprématie blanche

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    Gossip as Practice, Gossip as Care: Affective Information Practices in the Archives

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    Often seen as suspect and untrustworthy, gossip as it is currently conceptualized comes from historic attempts by people who have experienced social marginalization to share information, build stronger relationships, and assess a dominant narrative against lived experience. In this article, I will be outlining how gossip has animated my archival work at the Crista Dahl Media Library and Archives, an artist-run centre in Vancouver, BC, and using the Crista Dahl Media Library and Archives as a case study. Several distinct uses of gossip emerge: these include offering space for archives workers to connect and build solidarity, opening up new avenues for reassessing what we consider to be relevant information in archival description, providing strategies for navigating sensitive information within collections, and acting as an alternative to narratives of trauma when considering archival silences. Drawing on practice theory and studies of community archives and deeply influenced by an ethos of transformative justice, this project is connected to the growing body of scholarly work that examines information and memory work through the lens of affect theory and a feminist ethics of care. This work contributes to the articulation of person-centred archival praxis by theorizing gossip as a tactic of care that trains the ear to better notice the experiences, complaints, and contributions of the people surrounding the records at hand.Souvent perçu comme suspect et indigne de confiance, le potinage, comme il est présentement conceptualisé, provient de tentatives historiques de gens ayant vécu de la marginalisation sociale pour partager de l’information, développer des relations plus fortes, et évaluer et confronter des récits dominants face aux expériences vécues. Dans cet article, je vais décrire comment le potinage a animé mon travail archivistique à la Crista Dahl Media Library and Archives, un centre d’artistes autogéré de Vancouver, en Colombie-Britannique. La Crista Dahl Media Library and Archives est ainsi utilisée comme étude de cas. Plusieurs formes distinctes de potinage émergent : celles-ci se traduisent par offrir un espace de rencontre et d’échange aux archivistes afin de construire des liens de solidarité, ouvrir de nouvelles avenues afin de réévaluer ce qui est considéré comme de l’information pertinente aux descriptions archivistiques, offrir des stratégies afin de naviguer à travers l’information sensible dans les collections et, dans un dernier temps, agir comme alternative aux récits de traumatismes lorsque l’on considère les silences archivistiques. En se basant sur les théories de la pratique, les études théoriques de l’archivistique communautaire, et profondément influencé par les énoncés de la justice transformative, ce projet s’inscrit dans la lignée du nombre croissant de travaux scientifiques qui examinent l’information et le travail de mémoire à travers une perspective des théories de l’affect et de l’éthique féministe du care. Ce travail contribue à l’articulation d’une praxis archivistique centrée sur les personnes, en théorisant le potinage comme une tactique de soins qui entraîne l’écoute vers les expériences, les plaintes et les contributions des personnes associées aux documents à portée de main

    Beans, Dramatic film by Tracey Deer

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    Beans. Dramatic film, directed by Tracey Deer. EMA Films, 2020. 92 min. 2020 Toronto International Film Festival (TIFF), Toronto and online, September 10–21, 2020

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