Canadian Journal of Nonprofit and Social Economy Research / Revue canadienne de re­cherche sur les OSBL et l’économie sociale (ANSERJ)
Not a member yet
    306 research outputs found

    Innovations sociales et crises : pistes de réflexion et d’action tirées du Colloque international du CRISES 2021

    No full text
    Cet article-synthèse relie les réflexions issues de certaines conférences principales du 6e Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES). Nous discutons d’abord de l’articulation des crises (démocratique, économique, écologique et aujourd’hui sanitaire) par l’entremise des conférences de Nancy Fraser et de Loïc Blondiaux, puis des transformations du monde du travail et de ses défis en matière de justice sociale et de justice environnementale au travers des présentations de Janice Fine et de Dominique Méda et Julie Battilana, et enfin de la capacité des innovations sociales à transformer ou à reproduire des rapports de pouvoir sociaux à partir d’une mise en dialogue des conférences de Flor Avelino et de Jean-Baptiste Comby. Nous concluons ce tour d’horizon réflexif en tirant nos propres conclusions sur les implications de ces analyses pour notre propre travail de chercheur et de chercheuse.No abstract, as this is a synthesis piece

    La philanthropie territoriale environnementale : le rôle d’organisations communautaires dans le bassin-versant de la Skeena

    No full text
    This article explores the role of place-based philanthropy in rural community development through a case study of the Skeena watershed. The Skeena is an ecologically significant region in Northwest British Columbia that is confronting the complex and layered forces of change being experienced by many rural regions in Canada. Through qualitative interviews and document analyses, the article illustrates how a robust ecosystem of environmental community-based organizations (CBOs), funded by philanthropic capital, is extending beyond traditional environmental advocacy to fill important structural gaps in community development. Though pressed by capacity issues, the sector is shifting towards highly integrated and collaborative responses to development pressures and is charting alternative pathways for development in the region. The complexity and scope of pressures in the Skeena offer insights for other rural regions and the dynamic potential and challenges associated with place-based philanthropy in community and regional development processes.Cet article se base sur une étude de cas du bassin-versant de la Skeena pour explorer le rôle joué par la philanthropie territoriale dans le développement communautaire rural. La Skeena est une région du Nord-Ouest de la Colombie-Britannique qui est importante d’un point de vue écologique. Elle doit faire face aux mêmes forces de changement complexes et multidimensionnelles que subissent plusieurs autres régions rurales au Canada. Cet article a recours à des entretiens qualitatifs et des analyses de documents pour illustrer comment un écosystème robuste d’organismes communautaires environnementaux, financé par le capital philanthropique, est en train d’évoluer au-delà du simple plaidoyer environnemental traditionnel pour combler d’importantes lacunes structurelles en développement communautaire. Ce secteur, bien qu’il doive composer avec des problèmes de capacité insuffisante, est en train de répondre aux pressions exercées par le développement de manière hautement intégrée et collaborative, et d’explorer des options alternatives pour développer la région. Au bout du compte, la complexité et l’étendue des pressions dans la Skeena offrent matière à réflexion pour d’autres régions rurales et un modèle pour le potentiel et les défis relatifs à la philanthropie territoriale dans les processus de développement communautaire et rural

    Maintenir un équilibre entre cohérence et flexibilité : les défis et les occasions qui surviennent lors d’une étude longitudinale pancanadienne de jeunes participants dans des entreprises sociales d’insertion par le travail

    No full text
    Longitudinal studies conducted within the social economy have the potential to provide useful insights by tracing participant experiences and illuminating long-term outcomes of program interventions. However, longitudinal studies are challenging, not only due to retention of participants, but also when a longitudinal study covers a broad geographic area. The authors collaborated in a five-year pan-Canadian longitudinal study following youth participants in work-integration social enterprise (WISE) training programs. This article traces the experiences of study teams in Ontario and Greater Vancouver, providing accounts of the approaches and challenges encountered when working in geographically and socio-economically diverse locales over time with youth participants facing social marginalization. This article highlights three aspects of data collection—recruitment, retention, and research methods and logistics—offering insights into how each team devised its own strategies to fit with local circumstances while maintaining consistency across research sites.Des études longitudinales ayant l’économie sociale comme cadre peuvent fournir des données utiles en répertoriant les expériences de participants à divers programmes et en illuminant les effets à long terme d’interventions dans ces programmes. Cependant, les études longitudinales ne sont pas faciles à effectuer, non seulement en ce qui a trait à la rétention de participants, mais aussi en ce qui a trait aux vastes étendues géographiques qu’elles peuvent couvrir. Les auteurs ont soulevé ce défi en collaborant à une étude longitudinale pancanadienne de cinq ans qui a consisté à suivre des jeunes participant à des programmes de formation offerts par des entreprises sociales d’insertion par le travail (ESIT). Cet article examine les expériences d’équipes de recherche en Ontario et dans le Grand Vancouver, fournissant un compte rendu des approches et défis relatifs à leur travail dans la durée auprès de jeunes participants confrontés à la marginalisation sociale dans des contextes d’une grande diversité géographique et socioéconomique. En guise de conclusion, cet article souligne trois aspects de la collecte de données—à savoir les méthodes et la logistique pertinentes pour le recrutement, la rétention et la recherche—et offre un aperçu de la manière dont chaque équipe a développé ses propres stratégies adaptées aux circonstances locales en s’efforçant de maintenir une certaine cohérence d’un site de recherche à l’autre

    Coopérer avec méfiance : le système coopératif des bergers entre innovation sociale et développement rural

    No full text
    In the current debate, social innovation is a useful policy tool to strengthen rural development and oppose marginalization in rural areas. In this context, it is necessary to enhance the social function of agriculture as a producer of values that are out of the market and rooted in the territory. The agricultural cooperative can be a vector of social innovation and rural development in marginal areas, as a hybrid organization that, while existing within a market and profit-making context, operates according to a logic of social utility, oriented towards supporting its members and local communities. However, this process is not an automatic one. How and why does agricultural cooperation emerge and endure in a territory? What is the role of trust and past cooperative arrangements (path dependency)? How does the agricultural cooperative innovate and what are its limits? This article aims to answer these questions on the basis of a case study, the cooperative system of shepherds on a rural Mediterranean island.Dans le débat actuel, l’innovation sociale est analysée comme un outil politique utile pour renforcer le développement rural et contrecarrer la marginalisation dans les zones rurales. Dans ce contexte, il est nécessaire de valoriser la fonction sociale de l’agriculture en tant que productrice de valeurs hors marché et ancrées dans le territoire. La coopérative agricole peut être un vecteur d’innovation sociale et de développement rural dans les zones marginales en tant qu’organisation hybride qui, tout en s’inscrivant dans un contexte de marché et de profit, fonctionne selon une logique d’utilité sociale, orientée vers le soutien de ses membres et des communautés locales. Toutefois, il ne s’agit pas d’un processus automatique. Comment et pourquoi la coopération agricole émerge-t-elle et nperdure-t-elle sur un territoire? Quel est le rôle de la confiance? Dans quelle mesure les structures coopératives actuelles subissent-elles la dépendance au chemin emprunté? Comment les coopératives agricoles innovent-t-elles et quelles sont leurs limites? Cet article vise à répondre à ces questions à partir d’une étude de cas : le système coopératif de bergers sur une île rurale méditerranéenne

    Les coopératives au secours des travailleurs de plateforme : quelles innovations contre l’ubérisation? Une étude de cas au Québec

    No full text
    The paradox perspective is gaining in popularity among management scholars because it does justice to the increasing complexity of the environment in which organizations operate. We borrow the concept of paradoxical tensions to better understand the ambiguity of some cooperatives\u27 attempts to address the challenges of the platform economy. The precariousness and heteronomy of work in this sector are widely documented phenomena. Platform cooperativism is then posed as an emancipatory alternative to platform capitalism. This article presents the results of a case study focusing on the Eva platform, which competes with Uber in Quebec. Initially constituted as a solidarity cooperative, Eva Coop is controlled by its members and includes drivers in its governance. The field investigation explores the capacity of the cooperative model to prevent workforce casualization. The results suggest that the strong constraints exerted by the harsh competitive environment and the financial ecosystem create paradoxical tensions between the social and economic goals of the organization that are hard to solve without structural changes.La perspective du paradoxe gagne en popularité dans le champ de la gestion car elle rend justice à la complexité croissante de l’environnement dans lequel évoluent les organisations. Nous empruntons le concept de tensions paradoxales pour mieux saisir l’ambiguïté des tentatives du secteur coopératif pour démocratiser l’économie de plateforme. La précarité et l’hétéronomie du travail dans ce secteur sont des phénomènes largement documentés. Le coopérativisme de plateforme se pose alors comme alternative émancipatrice au capitalisme de plateforme. Cet article présente les résultats d’une étude de cas de la plateforme Eva, qui concurrence Uber au Québec. Constituée initialement sous la forme de coopérative de solidarité, Eva Coop est contrôlée par ses membres et intègre les chauffeurs à sa gouvernance. L’enquête de terrain explore la capacité du modèle coopératif à prévenir la précarisation au travail. Les résultats suggèrent que les contraintes fortes exercées par l’environnement concurrentiel et l’écosystème financier rendent les tensions paradoxales entre buts sociaux et économiques de l’organisation difficiles à réconcilier sans changements structurels

    Le secteur bénévole francophone à Toronto sous pression : les défis d’intégrer les immigrants dans un contexte linguistique minoritaire

    No full text
    The neoliberalization of Canada’s immigration and immigrant integration policies has impacted how Francophone communities in English dominated provinces outside of Québec can develop and thrive. This article examines the challenges faced by Francophone community organizations in the Greater Toronto Area (GTA) in their efforts to successfully integrate Francophone immigrants. The GTA’s Francophone voluntary sector has been affected by a “community government” mindset, which limits its ability to support the integration of Francophone newcomers into the local French-speaking community. We use public documents and interviews with representatives of key Francophone community organizations to document these challenges. Keywords / Mots clés : community government, Francophonie, immigration, Toronto, voluntary organizations / gouvernement communautaire, Francophonie, immigration, Toronto, organismes bénévolesLe néolibéralisme croissant des politiques canadiennes sur l’immigration et sur l’intégration des immigrants a eu un impact sur la manière dont les communautés francophones hors Québec dominées par l’anglais ont pu se développer et prospérer. Cet article examine les défis auxquels font face les organismes communautaires francophones de la Région du Grand Toronto (RGT) dans leurs efforts d’effectuer une intégration réussie des immigrants francophones. Le secteur bénévole francophone de la RGT a subi les effets d’une mentalité de « gouvernement communautaire » qui limite sa capacité à appuyer l’intégration de nouveaux venus francophones au sein de la communauté francophone locale. Afin de recenser ces défis, cet article utilise des documents publics et des entrevues avec les représentants d’organismes communautaires francophones clés

    Milton Parc, atelier de la décroissance

    No full text
    The movement for a “sustainable” or “convivial” degrowth of the economy in our societies has been gaining momentum for almost twenty years. This movement, in addition to criticizing the pursuit of economic growth, espouses three key principles: produce less, share more, and decide together (Abraham, 2019). But how can such a course of action be implemented in practice? One way, according to the “growth objectors,” is to try to organize our subsistence within the framework of the commons. Accomplishing this objective is less a question of inventing a new form of social life than of rediscovering one that, despite having been marginalized, has never ceased to exist. For this purpose, we can draw inspiration from remarkable initiatives like the Milton Parc community in Montreal, which for over thirty years has provided housing for 1,500 people in a way that is entirely consistent with the principles of degrowth. RÉSUMÉLe mouvement en faveur d’une décroissance « soutenable » ou « solidaire » de l’économie dans nos sociétés prend de l’ampleur depuis bientôt vingt ans. Au-delà de la critique de la course à la croissance économique, ce mouvement formule une triple revendication : produire moins, partager plus et décider ensemble (Abraham, 2019). Mais comment concrètement mettre en œuvre de tels principes? Notamment en tentant d’organiser notre subsistance dans le cadre de « communs », suggèrent les « objecteurs de croissance ». Pour ce faire, il s’agit moins d’inventer que de redécouvrir une forme de vie sociale qui n’a en fait jamais cessé d’exister, même lorsqu’elle a été marginalisée. Et l’on peut s’inspirer d’initiatives remarquables telles que celle de la Communauté Milton Parc à Montréal, qui depuis plus de trente ans maintenant permet à 1 500 personnes de se loger d’une manière tout à fait cohérente avec les principes de la décroissance.Le mouvement en faveur d’une décroissance « soutenable » ou « solidaire » de l’économie dans nos sociétés prend de l’ampleur depuis bientôt 20 ans. Au-delà de la critique de la course à la croissance économique, ce mouvement formule une triple revendication : produire moins, partager plus et décider ensemble (Abraham, 2019). Mais, comment concrètement mettre en œuvre de tels principes ? Notamment en tentant d’organiser notre subsistance dans le cadre de « communs » suggèrent les « objecteurs de croissance ». Pour ce faire, il s’agit moins d’inventer que de redécouvrir une forme de vie sociale qui n’a en fait jamais cessé d’exister, même lorsqu’elle a été marginalisée. Et l’on peut s’inspirer par exemple d’initiatives remarquables telles que celle de la Communauté Milton Parc, à Montréal (Québec), qui depuis plus de 30 ans maintenant permet à 1500 personnes de se loger d’une manière tout à fait cohérente avec les principes de la décroissance

    À la recherche des « avantages » pour les entreprises certifiées « B Corp »

    No full text
    This article focuses on certified B Corporations in Atlantic Canada and attempts to understand the benefits in being certified. Telephone interviews and a questionnaire were used to solicit recipients’ feedback on the delivery of their brand promises and overall satisfaction of the benefits to being certified. The study finds that the main motivation behind being certified is validation in the market that the business is adhering to certain social and environmental standards. Interviewees view certification as a strategy to demonstrate that their corporate social responsibility activities are being performed as promised. This article shows how organizations that have opted in to holding the certification as a unique differentiator distinguish themselves from other companies in the marketplace. Keywords / Mots clés : B Corporation, B Lab, environmental standards, social standards, corporate social responsibility / B Corporation, B Lab, normes environnementales, normes sociales, responsabilité sociale de l’entrepriseCet article porte sur les entreprises du Canada atlantique ayant obtenu la certification « B Corp ». Il cherche à comprendre les avantages de celle-ci. Des entrevues téléphoniques et un questionnaire ont été utilisés pour solliciter les commentaires de représentants d’organismes certifiés sur la réalisation des promesses de la certification « B Corp » et leur satisfaction globale relative à celle-ci. L’étude montre que la principale motivation pour obtenir la certification est de se faire reconnaître sur le marché comme une entreprise qui adhère à certaines normes sociales et environnementales. Les personnes interrogées considèrent la certification comme une stratégie visant à démontrer que leurs entreprises réalisent leurs activités de responsabilité sociale comme promis. Cet article montre comment les organisations qui ont choisi de détenir la certification comme un facteur de différenciation unique se distinguent des autres entreprises sur le marché

    L’innovation sociale émancipatrice : fondements théoriques néopolanyiens

    No full text
    The current ecological and social crises are shaking the foundations of society and invite reflection on the capacity of social innovations to generate systemic transitions. As conceptualized by Erik Olin Wright, the trajectories of contemporary emancipatory social innovations are encountering blockages that limit their transformative potential. This article develops the concept of social effect to better understand the complex dynamics at the root of this problem by mobilizing Nancy Fraser’s neo-Polanyian critical theory. This theory, applied to the microsocial, mesosocial and macrosocial scales, allows us to operationalize the issue of the paradoxes encountered and generated daily by the actors of social innovation. The resulting approach to emancipatory social innovation aims to better understand the hybridization of resources and the strategies adopted by organizations to develop the structural power necessary to effect a systemic socioecological transition. The approach also draws attention to the paradoxical social effects generated through the social innovation actors’ daily practices. RÉSUMÉLes crises sociales et écologiques actuelles ébranlent les fondements de la société et invitent à une réflexion sur la capacité des innovations sociales à engendrer des transitions systémiques. Toutefois, tel que conceptualisé par Erik Olin Wright, ces innovations rencontrent des blocages qui limitent leur potentiel transformateur. En mobilisant la théorie critique néopolanyienne de Nancy Fraser, cet article développe le concept d’effet social afin de mieux comprendre les dynamiques complexes qui engendrent ces blocages. La théorie de Fraser, appliquée aux échelles microsociale, mésosociale et macrosociale, nous permet d’opérationnaliser l’enjeu des paradoxes que rencontrent et génèrent au quotidien les acteur(-trice)s de l’innovation sociale. L’approche de l’innovation sociale émancipatrice qui en résulte se veut une approche pragmatique qui vise à mieux comprendre l’hybridation des ressources et les stratégies adoptées par les organisations afin de développer le pouvoir structurel nécessaire pour réussir une transition socioécologique systémique. Elle permet aussi de mettre en lumière les effets sociaux paradoxaux qu’engendrent les pratiques quotidiennes des acteur(-trice)s de l’innovation sociale. Keywords / Mots clés : emancipatory social innovation, systemic transition, capitalism, organizations, strategic practices / innovation sociale émancipatrice, transition systémique, capitalisme, organisations, pratiques stratégiquesLes crises sociales et écologiques actuelles ébranlent les fondements de la société et invitent à une réflexion sur la capacité des innovations sociales à engendrer des transitions systémiques. Toutefois, tel que conceptualisé par E. O. Wright, ces innovations rencontrent des blocages qui limitent leur potentiel transformateur. Cet article développe le concept d\u27effet social afin de mieux comprendre les dynamiques complexes qui engendrent ces blocages en mobilisant la théorie critique néopolanyienne de Nancy Fraser. Cette théorie appliquée aux échelles microsociale, mesosociale et macrosociale, nous permet d\u27opérationnaliser l’enjeu des paradoxes que rencontrent et génèrent au quotidien les acteurs-trices de l\u27innovation sociale. L’approche de l’innovation sociale émancipatrice qui en résulte se veut une approche pragmatique qui vise à mieux comprendre l’hybridation des ressources et les stratégies adoptées par les organisations afin de développer le pouvoir structurel nécessaire pour réussir une transition socioécologique systémique. Elle permet aussi de mettre en lumière les effets sociaux paradoxaux qu’engendrent les pratiques quotidiennes des acteurs-trices de l’innovation sociale

    En première ligne : les OSBL du secteur d’aide aux sans-abris durant la pandémie de la COVID-19

    No full text
    This article examines the experiences of the nonprofit, homeless-serving sector during the first wave of the COVID-19 pandemic. Qualitative interviews were conducted with staff and volunteers from frontline organizations in the two largest communities in Nova Scotia, Canada. Participants reported much strain on their organizations\u27 human resources, but also the ability to adjust service delivery mechanisms quickly in order to continue offering supports. Most reported greater in-kind contributions from businesses and community members as well as more funding from the federal government in particular, albeit with administrative burdens and defined timelines. Nonprofits played a leadership role in developing responses to serve the needs of those experiencing homelessness, including developing comfort centres, installing portable toilets in downtown locations, and moving those without housing into hotels. They also advocated to government for state-level responses to those without housing, including calls to invest in new units and enhance funding for frontline service providers. At the same time, nonprofits reported working across sectors, noting better communication and relationships with state actors as well as other nonprofit organizations as a result of their COVID-19 response.Dans cet article, nous examinons les expériences d’organismes sans but lucratif (OSBL) qui ont offert des services aux sans-abris durant la première vague de la COVID-19. Pour ce faire, nous avons mené des entrevues qualitatives auprès des employés et des bénévoles des services de première ligne dans les deux plus grandes collectivités de la Nouvelle-Écosse au Canada. Les personnes rencontrées ont souligné la pression considérable exercée sur les ressources humaines, mais aussi leur capacité d’ajuster rapidement leurs prestations de services pour continuer de fournir leur appui. La plupart d’entre elles ont indiqué avoir reçu davantage de soutien en nature de la part du secteur privé et de la communauté ainsi que plus de financement du gouvernement fédéral, accompagné cependant de fardeaux administratifs et d’échéances serrées. D’autre part, les OSBL du secteur ont fait figure de chefs de file dans l’élaboration de mesures pour répondre aux besoins des sans-abris, y compris l’aménagement d’aires de confort, l’installation de toilettes portatives au centre-ville, et l’aménagement de personnes sans logement dans des hôtels. En outre, les OSBL ont demandé que le gouvernement intervienne pour loger les sans-abris en investissant dans de nouveaux logements et en augmentant les salaires des fournisseurs de services de première ligne. En même temps, les OSBL du secteur ont indiqué que, à la suite de leur réponse à la COVID-19, ils ont pu mener des actions intersectorielles avec les acteurs gouvernementaux et d’autres OSBL et améliorer leurs communications et leurs relations avec ceux-ci

    0

    full texts

    306

    metadata records
    Updated in last 30 days.
    Canadian Journal of Nonprofit and Social Economy Research / Revue canadienne de re­cherche sur les OSBL et l’économie sociale (ANSERJ)
    Access Repository Dashboard
    Do you manage Open Research Online? Become a CORE Member to access insider analytics, issue reports and manage access to outputs from your repository in the CORE Repository Dashboard! 👇