Canadian Journal of Nonprofit and Social Economy Research / Revue canadienne de recherche sur les OSBL et l’économie sociale (ANSERJ)
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Which appropriate framework to study and describe philanthropic foundations in Canada?
L’article répond à une question centrale : quel cadre d’analyse serait le plus pertinent pour comprendre le secteur des fondations subventionnaires canadiennes ? Ils précisent d\u27abord les enjeux normatifs de cet exercice a priori simplement descriptif. Puis, afin de répondre à la question centrale, les auteurs présentent en premier lieu le secteur en utilisant les informations et cadres d\u27analyse de l\u27Agence du Revenu du Canada. Puis ils font son portrait en détaillant les rôles pris, et parfois formalisés théoriquement, par les fondations. Enfin, dans un troisième temps, les auteurs font usage des trois principaux cadres théoriques qu’ils ont recensés dans la littérature scientifique pour analyser les fondations. Les auteurs concluent l’article en analysant les interrelations, théoriques et pratiques, de ces trois grilles d\u27analyse
Empowering Electricity: Co-operatives, Sustainability, and Power Sector Reform in Canada.
Room to Flourish: Lessons for Canadian Grantmaking Foundations from Sweden, Germany and the Netherlands
While Canada has experienced a long and successful history of encouraging social participation and community activity through its grantmaking foundation sector, this article argues that Canada’s historic and present-day regulatory restrictions have limited the extent to which its foundation sector has been allowed to innovate and flourish. To exemplify the types of tractable regulatory schemes that have allowed grantmaking foundation sectors in comparative contexts to prosper, the evolution of the grantmaking foundation sectors in Sweden, Germany, and the Netherlands is examined within the context of social origins theory. One important contribution of this article is to compare their regulatory frameworks to the Canadian context. It concludes with lessons learned for the Canadian grantmaking foundation sector and for public officials to consider.Bien que le secteur des fondations subventionnaires au Canada ait connu une longue histoire de réussites dans l’encouragement de la participation sociale et de l’activité communautaire, cet article soutient qu’une réglementation restrictive autant dans le passé qu’au présent a limité l’innovation et l’épanouissement dans le secteur. Afin de montrer comment une réglementation plus souple pourrait permettre aux fondations canadiennes de prospérer davantage, cet article recourt à la théorie des origines sociales pour examiner le secteur en Suède, en Allemagne et aux Pays-Bas. Une contribution importante de cet article consiste ainsi à comparer les contextes réglementaires dans ces pays à celui du Canada. En conclusion, il fait des recommandations pour les fondations subventionnaires et le secteur public canadiens
Explaining Quebec\u27s Social Economy Turn
Québec has been structuring and promoting a social economy sector since the mid-1990s. What explains this specificity of the Québec social model? Careful process tracing analysis reveals that the mobilization of Québec’s left in the mid-1990s, followed by coalition engineering during the 1996 economy and employment summit, account for Québec’s distinct trajectory. Consistent with power resource theory (PRT), at the agenda-setting stage, protagonists of Québec’s social economy policies were associated with the left. Contrary to what is assumed by PRT, however, at the decision stage, the right’s consent to social economy policies was not conditioned by a weak bargaining position or by a fear of antagonizing voters.RÉSUMÉLe Québec appuie et structure un secteur de l’économie sociale depuis le milieu des années 1990. Comment expliquer cette spécificité du modèle social québécois? Une analyse attentive du retraçage des processus révèle que la mobilisation de la gauche québécoise au milieu des années 1990, suivie d’une coalition autour de l’économie sociale formée au moment du Sommet sur l’économie et l’emploi en 1996, expliquent la trajectoire distincte du Québec. De façon cohérente avec la théorie des ressources de pouvoir (PRT), à l’étape de la mise à l’agenda, les protagonistes des politiques visant à appuyer l’économie sociale au Québec étaient associés à la gauche. Contrairement à ce qui est supposé par la PRT, cependant, à l’étape de la prise de décision, l’appui de la droite à ces politiques ne reposait pas nsur un faible rapport de force ou sur une crainte de s’aliéner les électeurs
Collaboration between Canadian Grantmaking Foundations: The Expression of an Increasingly Ambitious and Strategic Philanthropic Sector?
This article critically discusses the practice of foundation collaboration in Canada and describes the context, vehicles, and forms that it takes. It is based on data from interviews with 23 key informants and a literature review of over 100 publications from grey and scholarly literature. Over the last decade, Canadian grantmaking foundations appear to be working together more often, motivated by goals of information sharing, coordination, impact, and risk mitigation. In Canada, as elsewhere, this growing practice is closely related to the trend toward strategic philanthropy, in which foundations position themselves as agents of change. The article raises cautions and criticisms about foundation collaboration, related to considerations of strategic and cultural fit as well as to existing challenges concerning philanthropy’s power and legitimacy in society.L’article propose de faire un examen critique des pratiques de collaboration entre fondations subventionnaires au Canada, qui représentent un domaine jusqu’ici peu exploré dans la recherche scientifique. À partir d’entretiens avec 23 informateurs clés et une recension d’écrits scientifiques et non scientifiques, l’article décrit le contexte, les chemins d’émergence et les formes que prennent ces pratiques de collaboration. Au cours de la dernière décennie, les pratiques de collaboration entre fondations subventionnaires semblent afficher une progression au Canada. Des fondations participantes indiquent être motivées par le désir de soutenir le développement des connaissances, de mieux coordonner leurs efforts, d’accroitre l’efficacité ou l’impact de leurs interventions et d’en atténuer les risques. Au Canada comme ailleurs, le développement des pratiques de collaboration entre fondations est lié à l’influence du courant de la philanthropie « stratégique » qui incite les fondations à assumer une posture plus affirmée d’agent de changement. L’article partage également des réflexions critiques au sujet de ces pratiques. Entre autres, il arrive que les organisations participantes doivent composer avec des défis de compatibilité culturelle et stratégique. De plus, ces pratiques se confrontent à des débats existants concernant le pouvoir exercé par les fondations philanthropiques et leur légitimité en tant qu’acteurs sociaux
L’entrepreneur social, une catégorie émergeante au Québec
Cet article pose un regard critique sur la catégorie de l’entrepreneur social présente dans le paysage socioéconomique québécois contemporain. L’objectif est de comprendre comment les processus de formalisation et d’informalisation de l’État participent à la construction de cette catégorie sociale. Pour ce faire, nous établissons quatre périodicités des dynamiques d’informalisation des services sociaux de l’État depuis les années 1960. Ces dynamiques ouvrent la voie à une ambiguïté grandissante du partage des responsabilités sociales. Ce mouvement d’informalisation cependant n’est ni unidirectionnel ni unidimensionnel. Nous expliquons qu’il s’agit de changements dans des dynamiques de partage de pouvoirs entre les sphères du marché et du communautaire que tente de réguler l’État. Ceux-ci bénéficient à certains acteurs institutionnels et ouvrent la voie à une nouvelle catégorie sociale elle-même empreinte d’ambiguïté : l’entrepreneur social.This article takes a critical look at the category of “social entrepreneur” present in the socioeconomic realm of contemporary Québec. Its objective is to understand how State processes of formalization and informalization contribute to the construction of such a social category. To that end, we describe four consecutive periods in the informalization of social services by the State since the 1960s. These four periods, as they unfold, contribute to an increasing ambiguity regarding how social responsibilities are to be shared. This process of informalization, however, is neither one-directional nor onedimensional. In our article, we observe that it reflects fluctuations in power between market and community that the State has been trying to regulate. These fluctuations benefit certain institutional actors and pave the way for a new, somewhat ambiguous, social category, that of the social entrepreneur
Understanding Information Exchanges and Reporting by Grantmaking Foundations
Information and reporting issues are more present than ever in a context of accountability pressures on nonprofits and foundations. This conceptual article explores the information flows between the stakeholders in the philanthropic ecosystem and examines four broad types of reporting: tax and regulatory, financial, social, and grants reporting. Tax and regulatory reporting includes the general requirements imposed on charities and specific requirements imposed on Canadian foundations by the Income Tax Act. Financial reporting refers to financial statements and other financial information. Social reporting refers to information shared about foundations’ activities, non-financial performance, and impacts. Grant reporting refers to information requests and disclosure between foundations and grantees, and information about grants shared with other stakeholders. The article provides an analysis framework to examine the grantmaking foundations’ ecosystem and identify key trends and challenges regarding information exchanges.Les enjeux liés à l’information et à la communication sont plus présents que jamais dans un contexte de responsabilisation en expansion. Diverses parties prenantes participent dans l’écosystème des fondations subventionnaires et sont engagés dans l’échange d’information. L’objectif de cet article conceptuel est d’explorer la circulation de l’information entre les parties prenantes de l’écosystème philanthropique et d’examiner quatre grands types de communication, soit celles fiscales et réglementaires, financières, sociales et subventionnaires. Les communications fiscales et réglementaires comprennent les exigences générales et spécifiques des organismes gouvernementaux, par exemple, la Déclaration de renseignements T3010 requis par la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada. Les communications financières comprennent les états financiers et les autres informations financières. Les communications sociales portent sur l’information partagée à propos des activités des fondations, de leur performance non-financière et des impacts. Les communications subventionnaires comprennent les demandes et la divulgation d’information entre les fondations et les bénéficiaires et celle partagée avec les autres parties prenantes. Parmi les contributions de l’article, notons le développement d’un cadre d’analyse, basé sur la théorie des parties prenantes et sur la circulation de l’information, afin d’examiner l’écosystème philanthropique
Uncovering Research Potential of Administrative Data on Charitable Foundations in Canada
This is the first study of its kind to assess the untapped research capacity of administrative data on Canadian foundations. More than twenty years of records collected by the Canada Revenue Agency (CRA) for the entire population of foundations is publicly accessible to researchers. Canadian data offers greater opportunity for nuanced analysis of the charitable foundation sector than information from the comparatively small sample available for U.S. foundations. Despite the richness of Canadian data and the potential it has to inform grantmaking and administrative practices of foundations, the academic community has paid little attention to this wealth of statistical information. This article explores some of the questions that this data can potentially answer. Consultations with foundation representatives help illuminate the directions that the foundation sector would like researchers to pursue with this data.Ceci est la première étude de son genre à évaluer comment certaines données administratives pourraient contribuer à la recherche sur les fondations caritatives canadiennes. En effet, plus de vingt ans de données accumulées par l’Agence du revenu du Canada pour la population entière des fondations sont maintenant accessibles aux chercheurs. Ces données canadiennes représentent une occasion exceptionnelle pour effectuer une analyse nuancée du secteur des fondations caritatives, occasion qui est meilleure qu’aux États-Unis, où l’échantillon est relativement petit. Malgré la richesse des données canadiennes et leur potentiel d’améliorer l’octroi de bourses et l’administration des fondations canadiennes, la communauté académique a porté peu d’attention jusqu’à présent à cette manne de statistiques. Cet article-ci en revanche explore quelques-unes des questions auxquelles ces données pourraient porter des réponses. En outre, des consultations faites auprès des représentants de certaines fondations aident à signaler les directions que le secteur pourrait prendre grâce à ces données