Canadian Jewish Studies / Études juives canadiennes
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    À l’aube de temps meilleurs : Naïm Kattan et la fondation du Cercle juif de langue française

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    Jews and Israel 2024: A Survey of Canadian Attitudes and Jewish Perceptions

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    Most Canadian Jews feel unsafe and victimized. They perceive a rise in negative attitudes toward Jews in recent months and years. Most doubt the situation will improve. The main reason they feel this way is that extreme anti-Israel statements and actions have proliferated in recent months. Because support for the existence of a Jewish state in Israel is a central component of their identity, most Jews regard extreme anti-Israel statements and actions as a threat to their existence as Jews. Most non-Jewish Canadians do not have negative toward Jews. However, non-Jewish university students, Quebecois, and especially Muslim Canadians tend to have significantly more negative attitudes towards Jews than does the non-Jewish population as a whole. Non-Jewish Canadians’ attitudes toward Israel tend to be significantly more negative than their attitudes toward Jews. The groups with the most negative attitudes toward Israel are, in order, Muslims, non-Jewish supporters of the New Democratic Party, and non-Jewish university students. Among non-Jewish Canadians, the correlation between attitudes toward Jews and attitudes toward Israel is positive, statistically significant, and at the low end of moderate. This means that, although some critics of Israel have negative attitudes toward Jews, most do not. Exceptions include Muslims, who tend to score relatively high on negative attitudes toward Jews and Israel; and people who identify as hard right, supporters of the Conservative and People’s Parties, and Canadians over the age of sixty-four, who tend to score relatively low on negative attitudes toward Jews and Israel. On the whole, Canadian Jews have experienced a reduction in their emotional attachment to Israel because of the Israel-Hamas war and the rightward drift of Israeli government policy. The trends just listed are derived from a survey conducted between 1 and 28 February 2024. The survey was based on four broadly representative independent samples of Canadian residents: 1,121 non-Jewish adults, 1,010 non-Jewish university students, 312 Muslim adults, and 414 Jewish adults, for a total of 2,857 respondents. In addition to providing an analysis of the survey results for the educated non-specialist public, this report seeks to place its findings in social context and in the context of prior survey research on attitudes toward Jews and Israel.La plupart des Juif.ve.s canadien.ne.s ne se sent pas en sécurité et partage le sentiment d’être des victimes. Ils et elles perçoivent une montée des attitudes négatives à l’égard des personnes juives au cours des derniers mois et années. La plupart doutent que la situation puisse s’améliorer, notamment en raison de la multiplication des déclarations et des actions extrémistes anti-israéliennes au cours de ces derniers mois. Le soutien à l’existence d’un État juif en Israël étant un élément central de leur identité, la plupart des Juif.ve.s considère ces déclarations et actions comme une menace pour leur existence en tant que personnes juives.Une large partie de la population canadienne non juive n’a aucune attitude négative à l’égard des Juif.ve.s. Cependant, les étudiant.e.s universitaires non-juif.ve.s, les Québécois.e.s et surtout les Canadien.ne.s musulman.e.s ont tendance à avoir des attitudes nettement plus négatives envers les Juif.ve.s par rapport à la population non juive dans son ensemble.Les attitudes des Canadien.ne.s non juif.ve.s envers Israël ont tendance à être nettement plus négatives que leurs attitudes envers les Juif.ve.s. Les groupes ayant les attitudes les plus négatives envers Israël sont, dans l’ordre, les Musulmans, les partisansnon-juifs du Nouveau Parti démocratique, du Parti Vert et du Bloc québécois, ainsi que les étudiant.e.s universitaires non juif.ve.s.Parmi les Canadien.ne.s non juif.ve.s, la corrélation entre les attitudes envers les Juif.v.es et les attitudes envers Israël est positive, statistiquement significative et se situe dans la partie inférieure de la fourchette dite modérée. Cela signifie que, même si certaines personnes qui sont critiques à l’égard d’Israël ont des attitudes négatives à l’égard des Juif.ve.s, la plupart n’en ont pas. Les exceptions incluent les Musulman.e.s, qui ont tendance à afficher des attitudes négatives relativement élevés envers les Juif. ve.s et Israël ; les gens qui s’identifient comme étant d’extrême droite, tels que les partisans des partis conservateurs et populaires ; et les Canadien.ne.s âgés de plus de soixante-quatre ans, qui ont tendance à afficher des scores relativement faibles entermes d’attitudes négatives envers les Juifs et Israël.Dans l’ensemble, l’attachement émotionnel des Juif.ve.s canadien.ne.s à l’égard d’Israël a diminué en raison de la guerre entre Israël et le Hamas et de la dérive vers la droite du gouvernement israélien.Les tendances énoncées ci-dessus proviennent d’une enquête menée entre le 1er et le 28 février 2024. L’enquête est basée sur quatre échantillons indépendants qui sont largement représentatifs de la population canadienne dans son ensemble : 1 121adultes non juifs, 1 010 étudiant.e.s universitaires non juifs, 312 adultes musulmans et Canadian Jewish Studies / Études juives canadiennes, vol. 37, 2024 19 414 adultes juifs, pour un total de 2 857 répondant.e.s. En plus de fournir une analyse des résultats de l’enquête à l’intention d’un public non spécialisé, ce rapport cherche à situer ses résultats dans le contexte social courant ainsi que par rapport aux enquêtes antérieures sur les attitudes envers les Juif.v.es et Israël

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    Foreword

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    Introduction de la rédaction invitée

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    Joshua, King David, and the Flying Nun: Doodles and Reader Annotations in Post-Holocaust Yiddish Primers for Children

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    Students in Yiddish supplementary schools used texts produced by educators steeped in a diaspora nationalist pedagogy that reflected the ideological coupling of Yiddish and Yiddishkeit: the Yiddish language informed one’s sense of Jewishness. By the 1960s, doodles students left in their schoolbooks challenged this coupling of language and identity. Though it is generally supposed that Yiddish primers ultimately tell us more about the aspirations of adults than they do about the experiences of children, reading these texts together reveals that children evolved their own relationship between Yiddish and Jewishness that was far more subtle than what they encountered in their textbooks. Postwar primers emphasize maintaining the Yiddish language on American soil, to the exclusion of the external culture; children’s doodles argue that more important than preserving the language was locating Yiddishkeit in the culture around them.Les élèves des écoles supplémentaires yiddish utilisaient des textes produits par des éducateurs imprégnés d’une pédagogie diasporique nationaliste qui reflétait le couplage idéologique entre yiddish et yiddishkeit : la langue yiddish informait le sentiment de judéité de chacun. Dans les années 1960, les gribouillages laissés par les élèves dans leurs manuels scolaires remettaient en question ce couplage entre langue et identité. Bien qu’il soit généralement admis que les manuels yiddish nous en disent plus sur les aspirations des adultes que sur les expériences des enfants, la lecture conjointe de ces textes révèle que les enfants ont développé une relation au yiddish et à la judéité, bien plus subtile que celle enseignée dans les manuels. Les manuels d’après-guerre mettent l’accent sur le maintien de la langue yiddish sur le sol nord-américain, tout en excluant la culture extérieure; les gribouillis des enfants affirment au contraire l’importance de situer le yiddishkeit dans la culture qui les entoure

    Front Matter

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    Jewish Continuity and the Canadian Census

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    Some researchers view acculturation—the assimilation of a minority culture into a dominant culture—as a force that undermines the continuity of Jewish communities. Other researchers view acculturation as an adaptive mechanism that permits Jewish communities to survive and flourish in modern environments. This paper examines what national counts of Canadian Jews can tell us about these competing interpretations of the effect of acculturation. It focuses on Canada’s 2011 and 2021 national population counts in an effort to decipher whether they point to continuity or decline. The paper finds that both processes are reflected in recent census data, with continuity the predominant outcome.Certaines recherches considèrent l’acculturation - l’assimilation d’une culture minoritaire dans une culture dominante - comme une force qui sape la continuité des communautés juives. D’autres considérent considèrent l’acculturation comme un mécanisme adaptatif qui permet aux communautés juives de survivre et de s’épanouir dans des environnements modernes. Cette contribution examine ce que les données sur la population juive canadienne peuvent nous dire sur ces interprétations contradictoires de l’effet de l’acculturation. Elle se concentre sur les données du recensement national du Canada en 2011 et 2021 dans le but de déchiffrer si elles indiquent une continuité ou un déclin. L’article constate que si les deux processus émergent, la continuité demeure néanmoins le résultat prédominant

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