Canadian Jewish Studies / Études juives canadiennes
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Review: Pierre Anctil and Richard Menkis, eds., In a "Land of Hope": Documents on the Canadian Jewish Experience, vol. 1, 1627-1923
Review: Fraidie Martz and Andrew Wilson, A Fiery Soul: The Life and Theatrical Times of John Hirsch
Review: Robert Brym and Randal F. Schnoor (eds.), The Ever-Dying People? Canada’s Jews in Comparative Perspective
Visible, Indigenous, and Gender Minorities among Canadian Jews, 2021
This paper focuses on Canadian Jewish minorities that have attracted little scholarly attention. It does so mainly by reviewing data from the 2021 Canadian census on Jews who identify as members of visible, Indigenous, and gender minorities. This discussion points to several areas in need of further academic research, and concludes by claiming that, ironically, understudied Canadian Jewish minorities (including but not restricted to those discussed here) may form a majority of Canada’s Jewish population, making their inclusion in community affairs a necessity for the continued social cohesion of the country’s Jewish community.Cet article porte sur les minorités juives canadiennes qui ont peu attiré l’attention de la recherche. Pour ce faire, elle examine les données du recensement canadien de 2021 sur les Juif.ve.s qui s’identifient comme membres de minorités visibles, de minorités de genre et autochtones. Cette discussion indique plusieurs sujets nécessitant des recherches universitaires plus approfondies et conclut en affirmant que, ironiquement, les minorités juives canadiennes moins étudiées (y compris celles discutées ici, mais sans s’y limiter) peuvent former la majorité de la population juive du Canada. Ceci rend leur inclusion dans les affaires communautaires une nécessité pour la cohésion sociale continue de la communauté juive du pays
A “Ghoulish Jamboree”: The Not-So-Jewish Jewish Funeral of Mob Boss Bessie Starkman
Bessie Starkman (1890-1930), along with her lover Rocco Perri, was one of the most notorious crime bosses in 1920s Canada. When unknown thugs murdered the forty-year-old at her Hamilton, Ontario home, Canada’s underworld lost one of its most powerful figures, and according to one writer “the only Jewish woman who ever commanded an Italian mob.” Focused on the couple’s criminality and Starkman’s 1930 murder, scholars have generally sidestepped exploration of her Jewish identity and background. Indeed, in 2005, author Robin Rowland declared simply that when the wife and mother ran off with the Italian Catholic Perri, she “abandoned her husband, children, and Jewish faith”; almost every subsequent source on Starkman has quoted or paraphrased this assertion. The notion that Bessie Starkman “deserted the Jewish faith,” however, requires greater scrutiny, especially as the concept of religious abandonment had consequences regarding funerary ritual and interment. Unlike other works that describe Starkman’s extravagant funeral to emphasize her celebrity, Perri’s husbandly devotion, or the occasion’s cultural/religious pluralism, this article examines Starkman’s funeral and burial specifically through a Jewish lens and highlights the cultural and religious tension that surrounded these rites. Thanks largely to Perri, there were two major features that conformed to Jewish custom, notably the rabbi officiant and Starkman’s burial in Hamilton’s Orthodox Jewish cemetery. But the simple Jewish funeral that prioritized the dignity, privacy, and purity of the body clashed with Perri’s explicit desire for a spectacle, one marked by crowds, adulation, and opulence. Ultimately, Starkman’s public funeral, as one observer noted, became a “ghoulish jamboree.”Bessie Starkman (1889-1930), avec son amant Rocco Perri, était l’un des chefs du crime les plus notoires du Canada des années 1920. Lorsque des inconnus ont assassiné la quadragénaire à son domicile de Hamilton, en Ontario, le crime organisé canadien a perdu l’une de ses figures les plus puissantes et, selon un auteur, « la seule femme juive à avoir jamais commandé un groupe mafieux italien ». En s’attardant sur ce couple criminel et sur le meurtre de Starkman en 1930, les chercheur.e.s ont généralement évité la prise en compte de son identité et de ses origines juives. En effet, en 2005, l’auteur Robin Rowland déclare simplement que lorsque l’épouse et mère s’est enfuie avec le catholique italien Perri, elle « a abandonné son mari, ses enfants et sa foi juive » et presque toutes les sources ultérieures sur Starkman ont cité ou paraphrasé cette affirmation. L’idée selon laquelle Bessie Starkman « a abandonné la foi juive » mérite cependant un examen plus approfondi, d’autant plus que le concept d’abandon religieux a eu des conséquences en matière de rituels funéraires et d’inhumation. Contrairement à d’autres ouvrages qui décrivent les funérailles extravagantes de Starkman pour souligner sa célébrité, le dévouement conjugal de Perri ou le pluralisme culturel/religieux de l’évènement, cet article examine les funérailles et l’enterrement de Starkman à travers une lentille juive et met en évidence les tensions culturelles/religieuses qui en découlent. C’est notamment en grande partie grâce à Perri que deux éléments majeurs étaient conformes à la coutume juive, notamment la présence du rabbin pour officier la cérémonie et l’enterrement de Starkman au cimetière juif orthodoxe de Hamilton. Mais la simplicité des funérailles juives, qui privilégient la dignité, l’intimité et la pureté du corps se heurtaient au désir explicite de Perri d’un spectacle marqué par la foule, l’adulation et l’opulence. En fin de compte, les funérailles publiques de Starkman, comme l’a noté un observateur, sont devenues un « jamboree macabre »
Outside the Colony: Jewish Farmers on the Prairies
Jews who immigrated to the Canadian prairies before 1914 mostly gravitated to urban areas. Those who chose to farm usually located in Jewish agricultural colonies where a full Jewish life was possible. A minority voluntarily settled in small farming communities among non-Jews. Jewish merchants in prairie towns also became involved in agriculture both as farmers and as agricultural traders and dealers. Few Jews chose to settle on homesteads where they were isolated from Jewish social and religious life. In the interwar period, attempts to circumvent restrictions placed on Jewish immigration led Jewish philanthropic agencies to place Jewish refugee immigrants on scattered farms, often isolated from Jewish communities. Although economically unsuccessful the strategy achieved its humanitarian objectives.Les Juif.ve.s qui ont immigré dans les Prairies canadiennes avant 1914 se sont principalement tournés vers les zones urbaines. Celles et ceux qui choisissaient d’exercer une activité agricole se trouvaient généralement dans des colonies agricoles juives où une vie juive était possible. Une minorité s’est volontairement installée dans de petites communautés agricoles parmi des personnes non-juives. Les marchands juifs des villes des Prairies se sont également impliqués dans l’agriculture, à la fois en tant qu’agriculteurs et en tant que commerçants et marchands de produits agricoles. Peu de Juif.v.es ont choisi de s’installer dans des fermes où ils étaient isolés de la vie sociale et religieuse juive. Dans l’entre-deux-guerres, les tentatives visant à contourner les restrictions imposées à l’immigration juive ont conduit les agences philanthropiques juives à placer des réfugiés juifs dans des fermes dispersées, souvent isolées des communautés juives. Même si elle a échoué sur le plan économique, la stratégie a atteint ses objectifs humanitaires