Canadian Jewish Studies / Études juives canadiennes
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    It’s the Real Thing: The Enduring Legacy of the North and Coca-Cola in the Kokotow family

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    La double vie du policier ex-hassid dans 160 rue Saint-Viateur Ouest de Magali Sauves

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    The relationship between Quebecers and Hasidim is portrayed through the investigation of policeman Mathis Blautstein, a homoseuxual ex-Hasid, into the murder of a pesticide inventor, leading to the murder of a young Jewish pianist from Berlin who was smuggled to Montreal in 1940 through the complicity of a Quebec notary. From Montreal to Berlin, the investigation reconstituted the filiations and remedies the shortcoming of history.Les rapports entre Québécois et Hassidim sont représentés à travers l’enquête du policier Mathis Blaustein, ex-hassid homosexuel, sur le meurtre d’un inventeur de pesticides, menant à l’assassinat d’une jeune pianiste juive berlinoise arrivée clandestinement à Montréal en 1941 grâce à la complicité d’un notaire québécois. De Montréal à Berlin, l’enquête reconstitue les filiations et remédie aux manquements de l’Histoire

    A Poet in Our Midst: Esther Shumiatcher and her Family Circle in Calgary Jewish Cultural Life

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    Leib Malach’s Montreal Travelogue, 1930

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    In mid-1930, the Yiddish novelist, playwright, poet, journalist, and world traveller Leib Malach visited Montreal to attend the dedication of a new home for the Jewish Public Library. He then sent the Buenos Aires Yiddish daily Di Prese a three-part travelogue devoted to: Social, cultural, and linguistic conditions in Montreal and the Province of Quebec; the Jewish School Question in Montreal; and Yiddish culture in Montreal. By making implicit comparisons between the two deeply Catholic, but very different societies of Argentina and Quebec, Malach’s travelogue held up a mirror to his intended readership in South America. Quebec’s proximity to the United States and Canada’s status as a British Dominion suggested one point of contrast with Argentina. The long-festering Jewish School Question crystallized the colliding issues of religious confession, public policy, and provincial and internal Jewish community politics in Quebec, which lacked obvious parallels in Argentina. Descriptions of the Yiddish cultural milieu of Montreal offered oblique comparisons with conditions prevailing in the larger Yiddish-speaking community of Buenos Aires. This essay thus attempts to situate Malach’s Montreal travelogue within the frameworks of Canadian and Latin American Jewish Studies, along with transnational Yiddish Studies.En 1930, le romancier, dramaturge, poète, journaliste et globe-trotter yiddish LeibMalach s’est rendu à Montréal pour assister à l’inauguration de la nouvelle bibliothèque publique juive. Il a ensuite envoyé au quotidien yiddish Di Prese de Buenos Aires un récit de voyage en trois parties consacrées aux conditions sociales, culturelles et linguistiques à Montréal et dans la province de Québec, à la question des écoles juives à Montréal, et à la culture yiddish à Montréal. En établissant des comparaisons implicites entre les deux sociétés profondément catholiques, mais très différentes, de l’Argentine et du Québec, le carnet de voyage de Malach tendait un miroir à ses lecteurs d’Amérique du Sud. La proximité du Québec avec les ÉtatsUnis et le statut du Canada en tant que dominion britannique suggèrent un point de contraste avec l’Argentine. La question de l’éducation juive, qui perdure depuis longtemps, cristallise les enjeux de la confession religieuse, de la politique publique et de la politique provinciale et interne de la communauté juive au Québec, qui n’ont pas de parallèles évidents en Argentine. Les descriptions du milieu culturel yiddish de Montréal offraient des comparaisons indirectes avec les conditions prévalant dans la grande communauté yiddishophone de Buenos Aires. Cet essai tente donc de situer le récit de voyage de Malach à Montréal dans le cadre des études juives canadiennes et latino-américaines, ainsi que des études yiddish transnationales

    Jumol-Julia Edéry’s Wedding in Early 20th Century Morocco

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    Responding to Settler Colonialism in the Community Archive: Jewish Approaches to Reconciliation

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    This article explores how Canadian Jewish community archives are responding to and engaging with reconciliation. Reconciliation, which entered national public discourse largely through the activities of the Truth and Reconciliation Commission of Canada (TRC), is a process that restores or repairs relationships between settler society and Indigenous peoples. Based on a survey of nine archives, I identify how Jewish organizations are responding to the TRC, critically engaging with Canada’s ongoing history of settler colonialism, and building relationships with Indigenous nations. Canadian Jewish archives do this in various ways: Formal statements of reconciliation; presenting history in a way that includes Indigenous peoples and illuminates settler colonialism; acknowledging Indigenous peoples, lands, and treaties; programming that builds relationships or facilitates dialogue; and decolonizing or Indigenizing projects related to archival collections. I demonstrate that Canadian Jewish archives have begun to engage with reconciliation in substantial ways, although many of these responses are still nascent. Furthermore, the majority of these practices focus on educating Jewish audiences rather than building relationships with Indigenous communities, thus signalling the need for more collaborative approaches. Approaching reconciliation in a way that is rooted in the history and experiences of a particular settler group, rather than the premise of state supremacy, may be a productive way to avoid the colonial politics of recognition and facilitate social change in the place now called Canada.Cet article explore la façon dont les archives de la communauté juive canadienne réagissent et s’engagent à faire avancer la réconciliation avec les peuples autochtones. La réconciliation, qui est entrée dans le discours public en grande partie grâce aux activités de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVR), est un processus qui rétablit ou répare les relations entre la société issue du colonialisme et les peuples autochtones. À partir d’une enquête menée auprès de neuf archives, j’identifie comment les organisations juives réagissent à la CVR, s’engagent de manière critique dans l’histoire du colonialisme de peuplement au Canada et établissent des relations avec les nations autochtones. Les archives juives canadiennes s’y prennent de diverses manières : déclarations officielles de réconciliation; présentation de l›histoire de manière à inclure les peuples autochtones et à mettre en lumière le colonialisme de peuplement ; reconnaissance des peuples, des terres et des traités autochtones ; programmes visant à établir des relations ou à faciliter le dialogue ; et projets de décolonisation ou « d’autochtonisation » liés aux collections d’archives. Je démontre que les archives juives canadiennes ont commencé à s’engager dans la réconciliation de manière substantielle, bien que beaucoup de ces réponses soient encore naissantes. En outre, la majorité de ces pratiques sont axées sur l’éducation des publics juifs plutôt que sur l’établissement de relations avec les communautés autochtones, ce qui souligne la nécessité d’adopter des approches plus collaboratives. Aborder la réconciliation en s’appuyant sur l’histoire et les expériences d’un groupe de colons particulier, plutôt que sur la prémisse de la suprématie de l’État, peut être une façon productive d’éviter la politique coloniale de la reconnaissance et de faciliter le changement social dans ce pays qu’on appelle maintenant le Canada.&nbsp

    La défense de l’idéal sioniste au Canada, point de rencontre entre Juifs et chrétiens 1939–1947

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    In the early 1940s, the Canadian Jewish Zionist organizations, whose activities were essentially focused on the Jewish community and fundraising for Jewish settlement in Palestine, decided to reorient their strategy and establish a real public relations policy. The priority was to find support among the Canadian population so that parliamentarians and the Canadian government would put pressure on London to end the migration restrictions on persecuted European Jews to Palestine. Canadian Jewish Zionists found singular support among a few English-speaking Christian compatriots whose familiarity with the biblical stories nurtured a certain sympathy for their cause. Two organizations made up of “non-Jewish Zionists” were created to channel their support: the Canadian Palestine Committee and the Christian Council for Palestine. The study of their archives highlights the moral and political arguments put forward by those designated as “Christian Zionists”. The antagonistic portraits of the Jew and the Arab that are revealed in their speeches betray both their imperialist projections and the paradoxical absence of a true dialogue between Jews and Christians in Canada.Au début des années 1940, les organisations sionistes juives canadiennes dont les activités sont essentiellement tournées vers la communauté juive et la récolte de fonds en faveur d’une implantation juive en Palestine, décident de réorienter leur stratégie et d’établir une véritable politique de relations publiques. La priorité est alors de trouver un appui au sein de la population canadienne afin que les parlementaires et le gouvernement canadien fassent pression sur Londres pour mettre fin aux restrictions migratoires à l’égard des Juifs d’Europe persécutés en direction de la Palestine. Les sionistes juifs canadiens trouveront un soutien singulier parmi quelques compatriotes chrétiens anglophones dont la familiarité avec les récits bibliques nourrit une certaine sympathie à l’égard de leur cause. De la volonté de canaliser leur soutien naitront deux organisations composées de « sionistes non juifs » : le Canadian Palestine Committee et le Christian Council for Palestine. L’étude de leurs archives met en lumière l’argumentaire moral et politique mis en avant par ceux qui sont désignés comme des « sionistes chrétiens ». Les portraits antagonistes du Juif et de l’Arabe qui se dévoilent à travers leurs discours trahissent aussi bien leurs projections impérialistes que l’absence paradoxale d’un véritable dialogue entre Juifs et chrétiens au Canada

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