Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires
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Usage et vulnérabilité de la flore de la Forêt Communautaire de Ando-Akpuivé au Togo
This study constitutes a contribution to the sustainable management of the Ando-Akpuivé community forest (FCAA) in the Avé prefecture of Togo. It specifically assessed the importance of the uses of the flora species of the FCAA and their level of vulnerability. The analysis drew on floristic inventory data, along with information on the uses of the plants, the harvested organs, the method of organ collection and the plant stage at which the organ parts were harvested. A total of 65 utilitarian plants were documented out of a total of 188 species present in the vegetation, highlighting the need for further research into the diversity of utilitarian flora in this ecosystem. The importance value index reveals that the most significant species are the introduced species, including Azadirachta indica, Senna siamea, Gliricidia sepium and Mangifera indica. The most prevalent plant families are Fabaceae (24.8%), Rutaceae (14.2%) and Meliaceae (11.0%). The most commonly reported used plant parts are leaves (40.7%), stems (29.4%) and flowers (9.4%), which are used for medicinal purposes, as fuel (23.3%) and food (11.0%). The harvesting methods that have been identified as most common include leaf removal (34.7%), cutting (22.5%) and gathering (20.1%). The study identified 14 highly vulnerable plant species, including Anogeissus leiocarpa, Bridelia ferruginea, Gliricidia sepium, Lonchocarpus sericeus, Nephrolepis biserrata and Senna siamea. It is recommended that greater consideration be given to the preferences of users and to vulnerable species in order to contribute to sustainable resource management in the face of increasing population needs.
Keywords: Plant use, availability, community forestry, TogoLa présente étude est une contribution à la gestion durable de la forêt communautaire de Ando-Akpuivé (FCAA) dans la préfecture l’Avé au Togo. Plus spécifiquement, elle a évalué l’importance d\u27usages et le niveau de vulnérabilité de la flore da la FCAA. L’analyse s’est basée sur les données d’inventaires floristiques, les usages des plantes, les organes prélevés, le mode de collectes des organes et le stade de développements de la plante lors de la récolte des parties d’organes. Au total 65 plantes utilitaires ont été rapportées sur un ensemble de 188 espèces présentes dans la végétation. L’indice de valeur d’importance montre que les espèces les plus importantes sont les espèces introduites dont Azadirachta indica, Senna siamea, Gliricidia sepium et Mangifera indica. Les familles les plus représentées de la flore utilitaire sont les Fabaceae (24,8 %), les Rutaceae (14,2 %) et les Meliaceae (11,0 %). Les feuilles (40,7 %), les tiges (29,4 %) et les fleurs (9,4 %) sont les parties de plantes les plus citées en usages. Ces parties des plantes sont utilisées à des fins médicinales, de bois-énergie (23,3 %) et d’alimentation (11,0 %). Le mode de prélèvement des parties des plantes le plus pratiqué est le défeuillage (34,7 %), suivi de la coupe (22,5 %) et de la cueillette (20,1 %). L’étude a ressorti 14 plantes très vulnérables dont Anogeissus leiocarpa, Bridelia ferruginea, Gliricidia sepium, Lonchocarpus sericeus, Nephrolepis biserrata et Senna siamea. Une meilleure prise en compte des préférences des utilisateurs et des espèces vulnérables contribuerait à une gestion durable des ressources face à l’augmentation des besoins des populations.
Mots clés: Usage des plantes, disponibilité, foresterie communautaire, Tog
Politiques de prophylaxie, d’épidémio-surveillance, de traitement des maladies bovines et des zoonoses en RD Congo de 1960 à 2023
The World Organization for Animal Health (OIE) and the World Food and Agriculture Organization (FAO) affirm in their various reports that animal production and health have a major role to play in food security, in the Economy and in the Public Health of Nations, particularly poor populations. The Veterinary Public Health and Food Safety report (OIE,2016) highlights the importance of veterinary public health in preventing zoonotic diseases and securing products of animal origin, such as meat. Furthermore, it highlights the need for international collaboration between governments, health organizations and scientific institutions to strengthen capacity to respond to emerging threats and prevent health crises. Despite its multiple and varied expectations for livestock, the Democratic Republic of Congo does not have a global, inclusive and coherent policy to address all of these key recommendations from the FAO and the OIE. Veterinary and livestock laws date from the colonial period, before 1960, and have never been revisited, contextualized and formally adopted. In addition, the almost permanent limitation of the financial resources granted, despite the political will and the weakness of the governance of the cattle sector on production, public health and the income of farmers with the consequence of enormous losses. The Private Sector Development Support Program (PADSP) considers that the bovine production and health sector in the Democratic Republic of Congo (DRC) remains characterized by insufficient reliable information, a lack of clear strategic orientations and appropriate instruments for developing the sector and sustainable management of bovine resources.
Keywords: Policies, prophylaxis, epidemiological surveillance, cattle, RDCL’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) et l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) estiment dans leurs différents rapports que la production et la santé animale ont un grand rôle à jouer sur la sécurité alimentaire, sur l’économie et sur la santé publique des nations, particulièrement des populations pauvres. Le rapport Veterinary Public Health and Food Safety (OIE, 2016) souligne l’importance de la santé publique vétérinaire dans la prévention des maladies zoonotiques et dans la sécurisation des produits d’origine animale, comme la viande. En outre, il met en évidence la nécessité de la collaboration internationale entre les gouvernements, les organisations sanitaires et les institutions scientifiques pour renforcer la capacité à répondre aux menaces émergentes et prévenir les crises sanitaires. Malgré ses attentes multiples et variées pour l’élevage, la République Démocratique du Congo ne dispose pas d’une politique globale, inclusive et cohérente, pour aborder toutes ces recommandations capitales de la FAO et de l’OIE. Les lois vétérinaires et de l’élevage datent de la période coloniale, d’avant 1960, et n’ont jamais été revisitées, contextualisées et adoptées formellement. En outre, la limitation quasi permanente des ressources financières octroyées, en dépit de la volonté politique et la faiblesse de la gouvernance du secteur d’élevage bovin sur la production bovine, la santé publique et les revenus des éleveurs avec comme conséquence d\u27énormes pertes. Le Programme d’Appui au Développement du Secteur Privé (PADSP) estime que le secteur de la production et de la santé bovine en République Démocratique du Congo (RDC) reste caractérisé par l’insuffisance d’informations fiables, le manque d’orientations stratégiques claires et d’instruments appropriés de développement du secteur et de gestion durable des ressources bovines.
Mots Clés: Politiques, prophylaxie, épidémio-surveillance, traitement et zoonos
Influence de la culture attelée sur les aptitudes bouchères et la qualité technologique de la viande des bovins Borgou exploités au Nord-Bénin
Physical activity can influence beef quality. This study aimed to evaluate the effect of draft work (plowing) on carcass traits and the technological quality of Borgou cattle meat. To this end, 21 clinically healthy Borgou oxen, 5 years old, grazing under the same agroecological conditions were used, including 10 animals employed in draft work for two years and 11 animals not subjected to draft work. Carcass characteristics and technological parameters of the Longissimus thoracis muscle were measured. The results showed that cattle subjected to draft work generally exhibited better carcass performances. Their average live weight was significantly higher (282 kg) than that of non-draft animals (247 kg). This weight advantage was also observed for hot carcass weight (139 kg versus 120 kg) and slaughtered weight without offal (254 kg versus 220 kg). However, carcass yield (%) and empty body yield (%) were similar between the two groups (49.3% vs. 48.7%). Regarding meat technological quality, the lowest drip loss, cooking loss, and water-holding capacity were recorded in draft animals (3.32%, 34.5%, and 37.8%, respectively, versus 3.73%, 37.6%, and 41.4%). Lightness, red and yellow color indices, chroma, hue, and pH of meat were similar between the two groups.
Keywords: Borgou cattle, draft work, meat quality, BeninL’activité physique peut influencer la qualité de la viande bovine. Cette étude vise à évaluer l’influence de la culture attelée sur les aptitudes bouchères et la qualité technologique de la viande des bovins de race Borgou. Pour ce faire, 21 bœufs de trait Borgou cliniquement sains, âgés de 05 ans, nourris au pâturage naturel dans les mêmes conditions agroécologiques dont 10 ayant été exploités pour la culture attelée pendant deux ans, et 11 non soumis à la culture attelée ont été utilisés pour l’étude. Les caractéristiques de la carcasse et les paramètres technologiques du muscle Longissimus thoracis ont été déterminés. Globalement, les bovins soumis à la culture attelée ont présenté de meilleures performances bouchères que les témoins. En effet, leur poids vif moyen est significativement plus élevé (282 Kg) que celui des animaux non utilisés à la traction (247 Kg). Cette supériorité pondérale a été également observée sur le poids de carcasse chaude (139 Kg contre 120 Kg) et le poids des abats (254 Kg contre 220 Kg). Toutefois, le rendement carcasse (%) et le rendement vide (%) restent similaires entre les deux groupes, 49,3% contre 48,7%. Sur le plan technologique, les plus faibles pertes de jus au ressuyage et à la cuisson et la capacité de rétention d’eau de la viande ont été obtenues chez bovins soumis à la culture attelée, respectivement 3,32%, 34,5% et 37,8% contre 3,73%, 37,6% et 41,4%). La luminance, les indices du rouge et du jaune, la chromaticité, la teinte et le pH de la viandes des animaux des deux lots sont similaires.
Mots clés: Bovin Borgou, traction animale, qualité viande, Béni
Prévalence des infestations de tiques sur les zébus Goudali et Bororo au Gabon
The aim of the present study was to identify the species of ticks which infested cattle imported by Gabon from Cameroon, to assess the prevalence of these arthropods on their preferred sites. This study also sought to determine among the imported ticks those which adapt to the Gabonese environment. A total of 156 cattle (Goudali and Bororo) aged between 5 and 6 years were evaluated by this study. The body of these animals was divided into 6 anatomical zones or predilection sites. Amblyomma variegatum (30.4%), Rhipicephalus decoloratus (65.2%), Rhipicephalus lunulatus (1.5%), Rhipicephalus simpsoni (0.6%), Hyalomma trucantum (2.1%) and Hyalomma impeltatum (0.2%) were the tick species identified during this study, the most abundant being Amblyomma variegatum and Rhipicephalus decoloratus. The abdomen was the site most significantly infested by ticks. No correlation existed between the number of tick species and the prevalence of infestations at tick-carrying sites, however there was a strongly positive correlation between the number of ticks and the infestation rates of preferred sites. Of all the species of ticks imported from Cameroon to Gabon, only Hyalomma truncatum and Hyalomma impeltatum are not capable of adapting to the hot and humid environment of Gabon because they usually live in arid and semi-arid zones. Conversely, Rhipicephalus lunulatus, a hygrophilous species but not present in the country, found an ideal living environment compatible to its life cycle.
Keysword : Cattle, Goudali, Bororo, ticks, Prevalence, Infestation, favorite sites, Gabon, Cameroun La présente étude avait pour but d’identifier les espèces de tiques qui infestent les bovins du Cameroun importés par le Gabon, d’évaluer et comparer d’une part les prévalences de ces arthropodes entre les races bovines et d’autre part entre leurs sites de prédilection. Cette étude cherchait également à déterminer parmi les tiques importées celles qui s’adaptaient ou pas à l’environnement gabonais. Au total 156 bovins (Goudali et Bororo) âgés entre 5 et 6 ans avaient été évalués par cette étude. Le corps de ces animaux avait été divisé en 6 zones anatomiques ou sites de prédilection. Amblyomma variegatum (30,4%), Rhipicephalus decoloratus (65,2%), Rhipicephalus lunulatus (1,5%), Rhipicephalus simpsoni (0,6%), Hyalomma trucantum (2,1%) et Hyalomma impeltatum (0,2%) étaient les espèces de tiques identifiées au cours de cette étude, les plus abondantes étant Amblyomma variegatum et Rhipicephalus decoloratus. Les zébus Goudali ont montré un taux d’infestation significativement plus élevé que les zébus Bororo. L’abdomen fut le site le plus significativement infestés par les tiques. Aucune corrélation n’existait entre le nombre d’espèces de tiques et les prévalences des infestations au niveau des sites de portage des tiques, cependant il existait une corrélation fortement positive entre le nombre de tiques et les taux d’infestation des sites de prédilection. De toutes les espèces de tiques importées du Cameroun vers le Gabon, seuls Hyalomma truncatum et Hyalomma impeltatum ne sont pas capables de s’adapter à l’environnement chaud et humide du Gabon parce vivant habituellement en zones arides et semi-arides. A contrario, Rhipicephalus lunulatus, espèce hygrophile mais pas présente dans le pays trouve un milieu idéal de vie compatible avec son cycle de développement.
Mots clés: Bovins, Goudali, Bororo, Prévalence, tique, Infestation, site of prédilection, Gabon, Camerou
Influence du moment de semis sur le rendement de l’arachide en culture intercalaire avec le maïs
An experiment was conducted in a site located in the Commune of Lac Ndumba of Sud Ubangi Province in DR Congo, with the objective of determining, in the practice of the "Peanut–Maize" intercropping system, the optimal sowing moment for each species to achieve peanut satisfactory yields. To achieve this, the experimental design was a randomized complete block with three replications and five treatments derived from different sowing times in the intercropping system: Simultaneous sowing of maize and peanuts (T1), Sowing peanuts two weeks after maize (T2), Sowing maize two weeks after peanuts (T3), Sowing peanuts four weeks after maize (T4) and Sowing maize four weeks after peanuts (T5). Based on peanut pod yield, the results of these treatments ranked is descending order were: T5 (704.7 kg/ha), T1 (637.7 kg/ha), T3 (513.3 kg/ha), T2 (447.3 kg/ha) and T4 (285.7 kg/ha). These results indicate that peanut pod yield is strongly influenced by its sowing time in the maize-peanut intercropping system and the maximum yield being achieved when maize is sown 4 weeks after peanut (T5). Conversely, yield is significantly reduced when peanut is sown 4 weeks after maize (T4). Thus, since the farmers\u27 goal is to achieve satisfactory yields, the optimal strategy in the study area is to sow peanut earlier than or simultaneously with maize to maximize its yield.
Keywords: Peanut, pods, Maize, Intercropping, Yield Une expérimentation a été menée dans la Commune de Lac Ndumba, Province du Sud Ubangi en RD Congo dans l’objectif de préciser, dans la pratique de l’association culturale «Arachide – Maïs», le moment opportun de décalage de semis de l’une ou l’autre espèce en vue de l’obtention d’un rendement satisfaisant de l’arachide. Pour y parvenir, Le dispositif expérimental a été en blocs randomisés complets comprenant trois répétitions et cinq traitements, issus de différents décalages de semis dans l’association à savoir: (T1) Semis du maïs et de l’arachide en même temps, (T2) Semis décalé de l’arachide de deux semaines après celui du maïs, (T3) Semis décalé du maïs de deux semaines après celui de l’arachide, (T4) Semis décalé de l’arachide quatre semaines après celui du maïs et (T5) Semis décalé du maïs quatre semaines après celui de l’arachide. Les résultats obtenus sur les rendements en gousses de l’arachide se classent en ordre décroissant comme suit: T5 (704,7 kg/ha), T1 (637,7 kg/ha), T3 (513,3 kg/ha), T2 (447,3 kg/ha) et T4 (285,7 kg/ha). Ces résultats indiquent que le rendement en gousses de l’arachide est fortement influencé par le moment de son semis dans l’association avec le maïs et le maximum étant obtenu lorsque le maïs est semé 4 semaines après l’arachide (T5). À l’inverse, le rendement est fortement réduit lorsque l’arachide est semée 4 semaines après le maïs (T4). Ainsi, l’objectif des agriculteurs étant d’obtenir un rendement satisfaisant, la stratégie optimale dans la zone d’étude est de semer l’arachide en avance ou en même temps que le maïs pour maximiser son rendement.
Mots clés: Arachide, Gousse, Maïs, Association, Rendemen
Étude socio-économique, physico-chimique et microbiologique des pulpes de tamarin (Tamarindus indica) vendues à Adjamé et à Boundiali (Côte d’Ivoire)
In Côte d\u27Ivoire, knowledge about different types of marketed tamarind remains inadequate. The aim of the present study was to determine the socio-economic, physico-chemical and microbiological characteristics of the different types of tamarind pulp sold on the markets, with the aim of enhancing their value. A marketing survey was carried out in the communes of Adjamé and Boundiali. This was followed by physico-chemical and microbiological analyses of 360 tamarind samples. The survey showed that 76.7% of respondents market two types of tamarind pulp: brown tamarind and black tamarind. The purchase price varies between 300 and 350 FCFA.kg-1 and the selling price between 500 and 550 FCFA.kg-1. The protein, lipid and total sugar contents of brown tamarinds are higher than those of black tamarinds. The loads of aerobic mesophilic germs and lactic acid bacteria are higher in black tamarinds than in brown tamarinds. Salmonella was absent from all samples. Both types of tamarind are not very susceptible to microbial contamination. The presence of lactic acid bacteria and high levels of macromolecules made these products ideal for human consumption.
Keywords: Tamarind pulp, marketing, physico-chemical characteristics, microbiological characteristics, Côte d’IvoireEn Côte d’Ivoire, les connaissances sur les différents types de tamarin commercialisés restent insuffisantes. L’objectif du présent travail était de connaître les caractéristiques socio-économiques, physico-chimiques et microbiologiques des différents types de pulpes de tamarin commercialisés sur les marchés pour une meilleure valorisation. Une enquête de commercialisation a donc été réalisée dans les communes d’Adjamé et de Boundiali. Ensuite, 360 échantillons de tamarin ont fait l’objet d’analyses physico-chimiques et microbiologiques. L’enquête a montré que 76,7 % des enquêtés commercialisent deux types de pulpes de tamarin à savoir le tamarin brun et le tamarin noir. Le prix d’achat varie de 300 à 350 FCFA.kg-1 et le prix de vente est compris entre 500 et 550 FCFA.kg-1. Les teneurs en protéines, lipides et sucres totaux des tamarins bruns sont plus élevées que celles des tamarins noirs. Les charges en germes aérobies mésophiles et bactéries lactiques sont plus élevées dans les tamarins noirs que dans les tamarins bruns. Il a été noté l’absence de Salmonella dans tous les échantillons. Les deux types de tamarin sont peu sujets des contaminations microbiennes. La présence de bactéries lactiques et de teneurs élevées en macromolécules favoriserait la valorisation de ces produits dans l’alimentation humaine.
Mots clés: Pulpe de tamarin, commercialisation, physico-chimie, microbiologie, Côte d’Ivoir
Avancées récentes dans les méthodes de diagnostic du syndrome métabolique équin
Equine Metabolic Syndrome (EMS) is a multifactorial endocrine disorder characterized by insulin dysregulation, regional adiposity, and an increased risk of endocrinopathic laminitis. Early and accurate diagnosis is essential to prevent severe complications. This critical review presents the main advances from 2020 to 2025 in static and dynamic testing, as well as biomarkers for EMS, including innovations such as glycemic pellets and emerging approaches based on protein biomarkers, the metabolome, and genetic signatures. An updated algorithm for clinical and laboratory screening is proposed, integrating these new data. These developments pave the way for precision equine medicine, particularly relevant for field veterinarians and low-resource settings.
Keywords: Equine metabolic syndrome, diagnosis, insulin resistance, biomarkers, oral glucose testLe syndrome métabolique équin (SME) est une affection endocrinienne multifactorielle associée à l’insulinodysrégulation, à l’adiposité régionale et à un risque accru de fourbure endocrinopathique. Un diagnostic précoce et précis est essentiel pour prévenir les complications graves. Cette revue critique présente les principales avancées de 2020 à 2025 en matière de tests statiques, dynamiques et de biomarqueurs du SME, les innovations telles que les pellets glycémiques, ainsi que les approches émergentes fondées sur les biomarqueurs protéiques, le métabolome et les signatures génétiques. Un algorithme actualisé de dépistage clinique et biologique est proposé, intégrant ces nouvelles données. Ces avancées ouvrent la voie à une médecine équine de précision, particulièrement pertinente pour les vétérinaires de terrain et les zones à faibles ressources.
Mots clés: Syndrome métabolique équin, diagnostic, insulino-résistance, biomarqueurs, test oral au glucos
Evaluation des coûts-bénéfices du semis direct des céréales et modélisation économétrique des déterminants de son adoption dans le Saïs et la Chaouia
This study, conducted in collaboration with the UM6P–Al Moutmir initiative (OCP-Group), assessed the economic and agronomic performance of direct seeding compared to conventional seeding for the main cereal crops (soft wheat, durum wheat, barley) in the Saïs and Chaouia regions of Morocco during the 2022/2023 growing season. The analysis is based on a survey conducted in May 2024 among 120 cereal farms. The results show that direct seeding leads to an average improvement in yields (+6.6 quintals/ha), a reduction in seed consumption (–58 kg/ha), and a decrease in production costs (–20.3% in Saïs; –11.1% in Chaouia). Net margins have increased significantly (+169% in Saïs; +55.5% in Chaouia). Moreover, direct seeding reduces mechanization requirements (–25.4% in Saïs; –21.0% in Chaouia) and labor time (–8.3 h/ha and –6.0 h/ha, respectively). However, this technique results in higher herbicide costs (+77.7% in Saïs; +48.0% in Chaouia) and fertilization costs (+14.5% in Saïs; +46.1% in Chaouia). The econometric analysis highlights the influence of several determining factors on farmers\u27 adoption of direct seeding. Each additional level of training of the farmers surveyed is associated with a 6.4% increase in the probability of adoption, highlighting the central role of training in the adoption of innovations. Similarly, farmers who are members of a professional organization have a 27.5% higher probability of adoption than those who are not affiliated, illustrating the importance of collective networks in the dissemination of soil conservation practices. Furthermore, the length of time they have been exposed to the technique is a significant factor: each additional five years since learning about direct seeding increases the probability of adoption by 17.1%. Finally, access to agricultural extension plays a decisive role, as farmers who benefit from this service have a 26.3% higher probability of adoption than those who do not. In conclusion, no-till seeding constitutes an economically profitable and technically viable alternative, despite certain additional costs, and its adoption depends heavily on socioeconomic and institutional factors.
Keywords: No-till seeding, Production costs, Net margins, Adoption determinants, Climate change, Saïs, Chaouia, MoroccoCette étude, menée en collaboration avec l’initiative UM6P–Al Moutmir (OCP-Group), a évalué les performances économiques et agronomiques du semis direct comparé au semis conventionnel pour les principales cultures céréalières (blé tendre, blé dur, orge) dans les zones du Saïs et de la Chaouia au Maroc, durant la campagne agricole 2022/2023. L’analyse repose sur une enquête menée en mai 2024 auprès de 120 exploitations agricoles céréalières. Les résultats montrent que le semis direct induit une amélioration moyenne des rendements (+ 6,6 qx/ha), une réduction de la consommation de semences (–58 kg/ha) et une baisse des coûts de production (–20,3 % au Saïs; –11,1 % en Chaouia). Les marges nettes progressent significativement (+169 % au Saïs; +55,5 % en Chaouia). Par ailleurs, le semis direct réduit les besoins en mécanisation (–25,4 % au Saïs; –21,0 % en Chaouia) et le temps de travail (–8,3 h/ha et –6,0 h/ha, respectivement). Toutefois, cette technique entraîne une hausse des coûts en herbicides (+77,7 % au Saïs; +48,0 % en Chaouia) et en fertilisation (+14,5 % au Saïs; +46,1 % en Chaouia). L’analyse économétrique met en évidence l’influence de plusieurs facteurs déterminants sur l’adoption du semis direct par les agriculteurs. Chaque niveau supplémentaire de formation des agriculteurs enquêtés est associé à une augmentation de 6,4 % de la probabilité d’adoption, soulignant le rôle central de la formation dans l’appropriation des innovations. De même, les agriculteurs membres d’une organisation professionnelle présentent une probabilité d’adoption supérieure de 27,5 % par rapport à ceux qui ne sont pas affiliés, ce qui illustre l’importance des réseaux collectifs dans la diffusion des pratiques de conservation des sols. Par ailleurs, l’ancienneté de l’exposition à la technique constitue un facteur significatif: chaque période supplémentaire de cinq ans, depuis la découverte du semis direct, accroît la probabilité d’adoption de 17,1 %. Enfin, l’accès au conseil agricole joue un rôle déterminant, puisque les agriculteurs bénéficiant de ce service enregistrent une probabilité d’adoption supérieure de 26,3 % par rapport à ceux qui en sont dépourvus. En conclusion, le semis direct constitue une alternative économiquement rentable et techniquement viable, malgré certains frais supplémentaires, et son adoption dépend fortement des facteurs socio-économiques et institutionnels.
Mots clés: Semis direct, Coûts de production, Marges nettes, Déterminants d’adoption, Changement climatique, Saïs, Chaouia, Maro
Effet de la mue induite sur les performances des poules pondeuses Lohmann Brown
The feed withdrawal method is the most popular and effective method of molt induction and was used in this study. The objective of this study was to compare the production performance of a batch of commercial Lohmann Brown laying hens, batch "MUL" with a reference batch of the Lohmann Brown strain, batch "REF". For this study, 120,000 cage-reared Lohmann Brown laying hens were monitored. Monitoring of zootechnical performance began from the beginning of the laying cycle, at 18 weeks of age, up to 92 weeks of age. From week 69 after molt induction, hens in the "MUL" batch reached a peak laying of 89.0% compared to 79.2% in the "REF" batch at the same week of age. The cumulative number of eggs produced at the end of the cycle, at 92 weeks of age, by the "MOLTING" flock was significantly higher than that of the "REF" flock. Indeed, a positive difference of 191,544 eggs in favor of the "MOLTING" flock was observed. Throughout the hen\u27s cycle, the average egg weight of the "REF" flock was greater than that of the "MOLTING" flock. After the "MOLTING" flock\u27s feed restriction, the hens\u27 weight decreased by 487 g, or 24.0% of their pre-molting weight.
Keywords: Molting, laying hen, Lohmann Brown, eggsLa méthode du retrait d\u27aliments est la méthode d\u27induction de la mue la plus populaire et la plus efficace, elle a été utilisée dans cette étude. L’objectif de cette étude est de comparer les performances de production d’un lot des poules pondeuses commerciales de souches Lohmann Brown lot «MUE» avec un lot de référence de la souche Lohmann Brown lot «REF». Pour cette étude, 120.000 poules pondeuses de souche Lohmann Brown, élevées en cage, ont été suivies. Le suivi des performances zootechniques a commencé dès le début du cycle de ponte, à 18 semaines d’âge jusqu’à l’âge de 92 semaines. À partir de la semaine 69 après l’induction de la mue, les poules du lot «MUE» ont atteint un pic de ponte de 89,0 % contre 79,2% du lot «REF» à la même semaine d’âge. Le nombre cumulé d’œufs produits en fin de cycle, à l’âge de 92 semaines par le lot «MUE» a été significativement supérieur à celui du lot «REF». En effet, un écart positif en faveur du lot «MUE» de 191.544 œufs a été observé. Tout au long du cycle des poules, le poids moyen des œufs du lot «REF» était plus grand que celui du lot «MUE». Après la restriction alimentaire du lot «MUE», le poids des poules a baissé de 487 g, soit 24,0 % du poids avant la mue.
Mots clés: Mue, poule pondeuse, Lohmann Brown, œuf
Caractéristiques physico-chimiques et phytotoxicité des composts à base des coques de cacao
Composting cocoa shells is a sustainable solution for managing agricultural waste and producing organic soil improvers. This study assessed the physicochemical characteristics and toxicity of five different types of compost (C1, C2, C3, C4, and C5) made from cocoa shells and other organic waste (animal manure, rice bran, and panicum). After 8 months of composting, physicochemical analyses showed that the composts produced were mature and stable. They have adequate levels of fertilizing elements (nitrogen, phosphorus, potassium), a C/N ratio of between 15.4 and 21.7, and a basic pH, which testifies to their ability to improve soil fertility, particularly in acid soils. Germination tests (phytotoxicity) were carried out on several crops (maize, tomato, lettuce) to assess the impact of composts on plant growth. The results showed that 25% and 50% compost doses gave the best germination rates (between 60% and 90%), confirming their non-toxicity. However, higher doses (75% to 100%) resulted in a significant reduction in germination rates (30% to 40%), indicating potential toxicity. These results suggest that cocoa shell composts, used in moderate doses, are a quality organic amendment for agriculture.
Keywords: Cocoa shells, composting, waste recovery, physico-chemical analysis, phytotoxicity, soil fertilityLa valorisation des coques de cacao par compostage représente une solution durable pour la gestion des déchets agricoles et la production d’amendements organiques. Cette étude vise à évaluer les caractéristiques physico-chimiques et la phytotoxicité de cinq types de composts issus de coques de cacao et d’autres déchets organiques. Après une période de 8 mois de compostage, les analyses physico-chimiques ont montré que les composts produits sont matures et stables. Ils présentent des teneurs adéquates en éléments fertilisants, un rapport C/N compris entre 15,4 et 21,7, ainsi qu’un pH basique, ce qui témoigne de leur capacité à améliorer la fertilité des sols, notamment ceux à caractère acide. Des tests de phytotoxicité ont été réalisés sur des cultures pour évaluer l’impact des composts sur la croissance des plantes. Les résultats ont montré que les doses de 25% et 50% de compost ont permis d’obtenir les meilleurs taux de germination (entre 60% et 90%), confirmant leur non-toxicité. En revanche, les doses de 75% et 100% ont entraîné une réduction significative des taux de germination (30% à 40%), indiquant une toxicité potentielle. Ces résultats suggèrent que les composts de coques de cacao, utilisés à des doses modérées, constituent un amendement organique performant pour l’agriculture.
Mots-clés: Coques de cacao, compostage, valorisation des déchets, analyse physico-chimique, phytotoxicité, fertilité des sol