Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
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Welland Ontario’s Springfield Plan: Post-War Canadian Citizenship Training, American Style?
After World War II, minority activists and their Anglo-Canadian allies convinced the Ontario Ministry of Education to bring the Springfield Plan to Welland, Ontario, as a pilot project to combat racist and religious prejudice through the public school system. Pioneered in Springfield, Massachusetts, the Plan taught children the importance of tolerance by stressing that minority groups had made important contributions to the local community, the nation, and the world beyond. In Welland, however, the Plan only lasted for a few years because many influential Canadians failed to recognize the pervasiveness of discrimination, while non- British immigrants tended to see new industrial unions as better vehicles for claiming their rights. In addition, the Plan was unsuited to the understanding of Canada as a “bi-racial” country founded by the English and French.Après la Deuxième Guerre mondiale, des militants issus des minorités et leurs alliés anglo-canadiens convainquirent le ministère de l’Éducation de l’Ontario d’introduire le Plan de Springfield à Welland (Ontario), à titre de projet pilote destiné à combattre le racisme et les préjugés religieux par l’intermédiaire du réseau d’écoles publiques. Lancé à Springfield (Massachusetts), celui-ci enseignait aux enfants l’importance de la tolérance en soulignant que les groupes minoritaires avaient apporté d’importantes contributions à la collectivité locale, au pays et au monde extérieur. À Welland, toutefois, le Plan ne dura que quelques années parce que bon nombre de Canadiens influents refusèrent de reconnaître l’omniprésence de la discrimination et que, de leur côté, les immigrants non britanniques eurent tendance à voir les nouveaux syndicats industriels comme de meilleurs outils pour faire valoir leurs droits. De plus, le Plan n’était pas conçu pour faire comprendre le Canada comme étant un pays « biracial », fondé par les Anglais et les Français.
Pepin, Guilhem, Françoise Laine et Frédéric Boutoulle (dir.) – Routiers et mercenaires pendant la guerre de Cent ans.
“Due Attention Has Been Paid to All Rules”: Women, Tavern Licences, and Social Regulation in Montreal, 1840-1860
Taverns and inns were centres of neighbourhood life, places for travellers seeking meals, drink, and accommodation and commercial and domestic spaces where keepers and their families earned a living and that they called home. Women figured largely in public houses as patrons, servants, family members, and publicans in their own right. The article focuses on a sample of 90 female publicans who held tavern licences from 1840 to 1860, arguing that keeping these establishments afforded them distinct levels of economic independence and power. It considers broadly those characteristics that constituted ideal female keepers in mid-nineteenth-century Montreal and how they maintained a respectable status precisely at a moment when alcohol consumption and associated licensed and unlicensed commercial sites were coming increasing under scrutiny by temperance advocates, authorities of the criminal justice system, and elites. To retain their licences, female keepers had to negotiate the landmines of respectability by following licensing regulations, maintaining a reputable demeanour, and regulating the public house’s culture and clientele. Les tavernes et les auberges étaient des lieux où la vie de quartier battait son plein, des endroits où les voyageurs trouvaient à manger, à boire et à se loger, des aires commerciales et domestiques où les tenanciers et leur famille gagnaient leur vie et qu’ils considéraient comme leur chez eux. Les femmes étaient très présentes dans ces établissements, soit comme clientes, servantes, membres de la famille ou patronnes de plein droit. L’article porte sur un échantillon de 90 tenancières qui détenaient un permis de taverne de 1840 à 1860. Le fait qu’elles tenaient ces établissements leur procurait des niveaux d’indépendance et de pouvoir économiques appréciables, selon l’auteure. Celle-ci se penche en gros sur les caractéristiques qui en faisaient des tenancières idéales dans la Montréal du milieu du XIX e siècle et sur la façon dont elles préservaient leur respectabilité, précisément à un moment où la consommation d’alcool et les établissements commerciaux – avec ou sans permis – où elle avait lieu étaient de plus en plus surveillés de près par les apôtres de la tempérance, les autorités du système de justice criminelle et les élites. Pour conserver leur permis et préserver leur respectabilité, les tenancières devaient donc observer la réglementation sur les permis, conserver leur bonne réputation et régir la culture et la clientèle de l’établissement