Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
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“A spectacular incident …had somehow eluded my attention”: The Impact of Cyril Levitt and William Shaffir’s book, The Riot at Christie Pits (1987)
The year 2017 marks three decades since the 1987 publication of The Riot at Christie Pits. The book chronicles the events of August 16, 1933, when Toronto experienced one of the most violent riots in Canadian history: young Jewish men retaliated after Nazi sympathizers unfurled a swastika flag at a neighbourhood baseball game. Despite the brutality of the riot, however, it would be 54 years until scholars Cyril Levitt and William Shaffir would document the event. Why did scholars ignore it for so long? Neither Canada, Toronto, nor Jews were invested in rehashing such a dreadful incident. Since the appearance of The Riot at Christie Pits, however, attention to the riot has increased, and its legacy has been viewed in a more positive light.L’année 2017 marque le trentième anniversaire de la parution de The Riot at Christie Pits, ouvrage qui fait la chronique des évènements du 16 août 1933, jour où la ville de Toronto fut le théâtre de l’une des plus violentes émeutes de l’histoire canadienne. De jeunes Juifs avaient agi en représailles contre des sympathisants nazis qui avaient déployé un drapeau portant la swastika lors d’une partie de base-ball dans ce quartier. Bien que cette émeute eût été particulièrement brutale, il fallut néanmoins attendre 54 ans pour que les chercheurs Cyril Levitt et William Shaffir documentent cet évènement. Pourquoi celui-ci a-t-il été si longtemps délaissé par les historiens ? Ni le Canada, ni la ville de Toronto, ni les Juifs ne cherchèrent à se pencher de nouveau sur un si terrible incident. Cependant, depuis la parution de The Riot at Christie Pits, cette émeute a davantage attiré l’attention, et ses retombées sont dorénavant vues sous un jour plus positif
Louise Alphonsine Nantel, journaliste au tournant du XXe siècle
La journaliste Louise Alphonsine Nantel (1884-1965) a rédigé de nombreuses chroniques dans L’Avenir du Nord, Le Canada, Le Pays et La Patrie signées Andrée Claudel, Mireille, Lou Sorriaux ou L. A. Nantel. Le présent article se penche sur ses premiers écrits, de 1904 à 1914. Née à Saint-Jérôme, Louise Alphonsine déménage à Montréal à 19 ans puis s’installe à Paris en 1911, d’où elle poursuit sa collaboration aux journaux montréalais. On lui doit des portraits saisissants de la vie urbaine, et, si elle publie bon nombre de chroniques qu’on peut qualifier de mondaines, elle demeure critique envers la frivolité et l’hypocrisie de la bourgeoisie. Femme moderne et émancipée, elle appartient au mouvement progressiste; elle soutient les revendications féministes ainsi que la participation des femmes à la vie publique et plaide pour une bibliothèque publique et l’appui du gouvernement à l’éducation. Elle épouse le commissaire de police parisien Julien Sorriaux. En 1930, le couple s’établit à Saint-Tropez, où la journaliste meurt en 1966. En 1947, elle publie un roman autobiographique sur son enfance dans les Laurentides.Journalist Louise Alphonsine Nantel (1884–1965) published many columns in L’Avenir du Nord, Le Canada, Le Pays and La Patrie under the names of Andrée Claudel, Mireille, Lou Sorriaux and L.A. Nantel. This article examines her early work (1904–1914). Born in Saint-Jérôme, Louise Alphonsine moved to Montreal at the age of 19 and then settled in Paris in 1911, from where she continued collaborating with Montreal newspapers. She is the author of vivid portraits of urban life, and while she published a large number of “social columns,” she remained critical of the bourgeoisie’s frivolity and hypocrisy. A modern and emancipated woman, she belonged to the progressive movement: she supported feminist demands as well as the participation of women in public life, and advocated for a public library and the government’s support of education. She married a Parisian chief of police Julien Sorriaux. In 1930, the couple moved to Saint-Tropez where the journalist passed away in 1966. In 1947, she published an autobiographical novel about her childhood in the Laurentides.La journaliste Louise Alphonsine Nantel (1884-1965) a rédigé de nombreuses chroniques dans L’Avenir du Nord, Le Canada, Le Pays et La Patrie signées Andrée Claudel, Mireille, Lou Sorriaux ou L. A. Nantel. Le présent article se penche sur ses premiers écrits, de 1904 à 1914. Née à Saint-Jérôme, Louise Alphonsine déménage à Montréal à 19 ans puis s’installe à Paris en 1911, d’où elle poursuit sa collaboration aux journaux montréalais. On lui doit des portraits saisissants de la vie urbaine, et, si elle publie bon nombre de chroniques qu’on peut qualifier de mondaines, elle demeure critique envers la frivolité et l’hypocrisie de la bourgeoisie. Femme moderne et émancipée, elle appartient au mouvement progressiste; elle soutient les revendications féministes ainsi que la participation des femmes à la vie publique et plaide pour une bibliothèque publique et l’appui du gouvernement à l’éducation. Elle épouse le commissaire de police parisien Julien Sorriaux. En 1930, le couple s’établit à Saint-Tropez, où la journaliste meurt en 1966. En 1947, elle publie un roman autobiographique sur son enfance dans les Laurentides.Journalist Louise Alphonsine Nantel (1884–1965) published many columns in L’Avenir du Nord, Le Canada, Le Pays and La Patrie under the names of Andrée Claudel, Mireille, Lou Sorriaux and L.A. Nantel. This article examines her early work (1904–1914). Born in Saint-Jérôme, Louise Alphonsine moved to Montreal at the age of 19 and then settled in Paris in 1911, from where she continued collaborating with Montreal newspapers. She is the author of vivid portraits of urban life, and while she published a large number of “social columns,” she remained critical of the bourgeoisie’s frivolity and hypocrisy. A modern and emancipated woman, she belonged to the progressive movement: she supported feminist demands as well as the participation of women in public life, and advocated for a public library and the government’s support of education. She married a Parisian chief of police Julien Sorriaux. In 1930, the couple moved to Saint-Tropez where the journalist passed away in 1966. In 1947, she published an autobiographical novel about her childhood in the Laurentides