Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
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The Depression Housing Crisis: Which Owners and Investors Hurt Most?
During the Great Depression, many tens of thousands of owners and investors in residential property were devastated by mortgage defaults. Because contemporaries and historians have shown little interest in these people, we have little idea who they were. The only way to address this question is through an examination of local sources. Using land titles, property assessment records, city directories, and newspaper accounts, this case study of Hamilton, Ontario, provides a plausible, occasionally surprising, picture. The borrowers most likely to lose their property were those with high ratio mortgages, landlords (as opposed to homeowners), and surprisingly, those who owned the more expensive properties. Plenty of workers were affected, because they were numerous, and a high proportion owned homes. So, too, were many married women, widows, and spinsters, as both borrowers and lenders. Proportionately, those owners and investors most likely to experience losses were white-collar workers, the self-employed, and widows, while spinsters fared relatively well.Pendant la Grande Dépression, plusieurs dizaines de milliers de propriétaires et d’investisseurs dans le secteur de l’immobilier résidentiel ont été dévastés par des défauts de paiement de prêts hypothécaires. Comme les chercheurs et historiens contemporains se sont peu intéressés à ces personnes, il est difficile de savoir qui elles étaient. Seul l’examen des sources locales peut permettre de répondre à cette question. À partir des titres fonciers, des registres d’évaluation des propriétés, des annuaires de la ville et des articles de journaux, cette étude de cas de la ville de Hamilton, en Ontario, peint un portrait tantôt plausible, tantôt surprenant. Les emprunteurs les plus susceptibles de perdre leur propriété étaient ceux qui avaient des hypothèques à ratio élevé, c’est-à-dire les logeurs (par opposition aux titulaires d’une maison) et, étonnamment, ceux qui possédaient les propriétés les plus dispendieuses. Beaucoup de travailleurs ont été touchés, parce qu’ils étaient nombreux et parce qu’une forte proportion d’entre eux étaient propriétaires de maisons. Il en va de même pour de nombreuses femmes mariées, veuves et célibataires, à la fois en tant qu’emprunteuses et en tant que prêteuses. Proportionnellement, les propriétaires et les investisseurs les plus susceptibles de subir des pertes étaient les cols blancs, les travailleurs indépendants et les veuves, alors que les femmes célibataires s’en sortaient relativement bien
Hammett, Jessica – Creating the People’s War: Civil Defence Communities in Second World War Britain.
“We want action now”: Indigenous Spirituality, Prison Activism, and Social Movement Mobilization
In mid-March 1983, two Indigenous men began a spiritual fast at Kent prison near Agassiz, British Columbia, protesting the prison’s unwillingness to provide access to significant spiritual items. Soon, other outside communities including legal teams, Indigenous women’s organizations, prison justice advocates, feminists, and anarchists got involved as well. Using the Kent incident in 1983 as a launch point, this article considers how and why Indigenous spirituality became such a significant factor in shaping prison activism in these years. We suggest that Indigenous spirituality had the power to draw together and focus a wide range of political activism rooted in both Indigenous and non-Indigenous communities. What happened at Kent was a continuation of social movement activism that stretched back to the 1960s. Understanding those connections not only explains why the events took place at Kent as they did, but also helps to bring into focus a wider cast of characters who were involved in furthering activism around Indigenous spirituality.À la mi-mars 1983, deux hommes autochtones ont entamé un jeûne spirituel à la prison de Kent, située près d’Agassiz en Colombie-Britannique, en guise de protestation contre le refus de la prison de leur donner accès à des objets importants liés à leur spiritualité. Rapidement, des communautés externes, y compris des équipes juridiques, des organismes de femmes autochtones, des défenseurs de la justice carcérale, des féministes et des anarchistes se sont également mobilisés. En utilisant l’incident de Kent en 1983 comme un catalyseur, cet article examine comment et pourquoi la spiritualité des Autochtones est devenue un facteur si déterminant de l’activisme carcéral au cours de ces années. Nous soutenons qu’elle avait la capacité de rassembler et de canaliser un large éventail d’activismes politiques issus des communautés autochtones et non autochtones. Les événements survenus à Kent s’inscrivent ainsi dans la continuité de l’activisme lié aux mouvements sociaux qui remontent aux années 1960. Une meilleure compréhension de ces liens permet non seulement d’expliquer le déroulement des événements à Kent, mais aussi de jeter un éclairage sur l’ensemble des personnages qui ont participé à la promotion de l’activisme en faveur de la spiritualité autochtone
Pinning down Pan-Africanism: Exploring the Definition(s), Utility, and Durability of an Ideology and the Movements It Engendered
Deutsch, Sarah – Making a Modern U.S. West: The Contested Terrain of a Region and Its Borders, 1898–1940.
Voix d’enfants canadiens et racisme catholique : l’Œuvre de la Sainte-Enfance au XXe siècle
The Holy Childhood Association (a Pontifical Mission Society) achieved tremendous success with Canadian Catholic children from the 1920s to the 1960s. Through this missionary involvement, the children were taught to trust their ability to redeem the childhood of distant youth. The Holy Childhood Association transformed faraway children into possessions, commodities, games, and personifications at the disposal of the geographical and emotional imaginations of young French Canadians. It did so by drawing on pedagogical techniques and past transnational practices of racialized performances. How then can we trace the history of French-Canadian children’s participation in this work through an analysis of their own voices? By studying a corpus of 803 letters sent by children, we dissect how the Holy Childhood Association punctuated the daily lives of young French Canadians and what racial and gendered representations it offered them.L’Œuvre de la Sainte-Enfance connut un succès gigantesque auprès des enfants catholiques canadiens entre les années 1920 et 1960. À travers cette implication missionnaire, les enfants ont été formés à croire en leur capacité de rédemption de l’enfance éloignée. La Sainte-Enfance transformait les enfants lointains en possession, commodités, jeux et personnification à la disposition de l’imagination géographique et émotive des jeunes Canadiens français et Canadiennes françaises. Elle le faisait en s’appuyant sur des techniques pédagogiques et des pratiques antérieures et transnationales de performances racialisées. Comment peut-on donc faire l’histoire de la participation des enfants canadiens-français à cette œuvre en analysant leur propre voix ? Par l’étude d’un corpus de 803 lettres envoyées par des enfants, nous disséquons comment l’Œuvre de la Sainte-Enfance rythmait le quotidien des jeunes Canadiens français et Canadiennes françaises et quel univers de représentations raciales et genrées elle leur offrait
Mercer, Keith – Rough Justice: Policing, Crime, and the Origins of the Newfoundland Constabulary, 1729–1871.
Poor Relief and “Cheap Labour”: Pauper Apprenticeship and Auctions in Early Nineteenth-Century Nova Scotia
As urban communities increasingly turned to state-funded, centralized institutions to assist poor residents, rural townships like Cornwallis, Nova Scotia, continued to focus most of their poor relief on the household. Well into the nineteenth century, these townships sought to relieve poverty by indenturing poor children as apprentices, annually boarding poor adults as servants, and auctioning the labour of children and adults to the lowest bidder at town meetings. These practices were in the interest of paternalistic benevolence and order. Yet, the witness of the people affected by that system of rural poor relief (and of contemporary critics) is that their bonds limited their choices, exploited them as “cheap labour,” and, in many cases, further marginalized communities that were already labouring under racist attitudes and the legacies of slavery. Poor relief was one form of “low law” that reinforced unequal social and labour relations.Alors que les communautés urbaines se tournaient de plus en plus vers des institutions centralisées et financées par l’État pour venir en aide aux résidents pauvres, les cantons ruraux comme Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, continuaient de concentrer la majeure partie de leur assistance aux pauvres sur le ménage. Pendant une bonne partie du XIXe siècle, ces cantons ont tâché de soulager la pauvreté en engageant des enfants pauvres comme apprentis, en plaçant tous les ans des adultes défavorisés en pension en tant que domestiques et en vendant aux enchères le travail des enfants et des adultes au plus bas soumissionnaire lors des assemblées municipales. Ces pratiques relevaient d’un souci de bienveillance paternaliste et d’ordre. Pourtant, les témoignages des personnes touchées par ce système d’aide aux pauvres en milieu rural (et des critiques contemporains) indiquent que leurs obligations limitaient leurs choix, les exploitaient comme de la « main-d’œuvre bon marché » et, dans de nombreux cas, marginalisaient encore davantage les communautés qui étaient déjà en proie à des attitudes racistes et aux séquelles de l’esclavage. Le secours aux pauvres constituait ainsi une forme de « loi basse » qui consolidait des rapports sociaux et de travail inégaux