Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
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Stanley, Heather – Sex and the Married Girl: Heterosexual Marriage and the Body in Postwar Canada.
Dutil, Patrice, ed. – Statesmen, Strategists, and Diplomats: Canada’s Prime Ministers and the Making of Foreign Policy.
Watson, Andrew – Making Muskoka: Tourism, Rural Identity, and Sustainability, 1870–1920.
From “Criminal Citizens” to “Traitors”: The Last of the Kurdish Bandits in Modern Turkey, 1950–1970
The mass banditry that emerged in Turkey’s Kurdish regions between 1950 and 1970 was labelled a “national problem” in state discourse. Banditry and bandits were thus an integral part of the Turkish nation-state building process and the politico-moral economy of the region. Turkish state policies with regard to banditry, after the transformation of bandits from “criminal citizens” into “traitors” in state discourse, culminated in massive military operations to disarm and suppress the peoples of these regions. This last period of Kurdish banditry, the result of the destabilization of traditional Kurdish society, was a source of political contention between the state elite and Kurdish communities.Le banditisme de masse qui a émergé dans les régions kurdes de la Turquie entre 1950 et 1970 a été qualifié de « problème national » dans le discours de l’État. Par conséquent, ce phénomène et les bandits faisaient partie intégrante du processus de construction de l’État-nation turc et de l’économie politico-morale de la région. Les politiques de l’État en matière de brigandage, après avoir fait passer les bandits du statut de « citoyens criminels » à celui de « traîtres » dans son discours, ont culminé avec des opérations militaires de grande envergure visant à désarmer et à opprimer les populations de ces régions. Cette dernière période de brigandage, résultat de la déstabilisation de la société kurde traditionnelle, a été une source de contentieux politique entre l’élite étatique et les communautés kurdes
Bordering a War: Transnational Volunteers to the American Civil War from the Eastern Townships
Transnational volunteering during the Civil War by soldiers born in British North America (BNA) continues to intrigue Canadians. Nonetheless, distinguishing between those who crossed the border to enlist and the many BNA-born soldiers already living in the United States has proven difficult. With a new database of volunteers who left the Eastern Townships to enlist in Vermont, this article assesses three propositions drawn from historians’ work. It refutes the idea that transnational volunteers were primarily mercenary, enlisting late when bounties were high. It partially confirms the proposition that enlistment was an immigration strategy. The third proposition that transnational volunteering was a borderland practice of those with close ties of family or religious practice to the United States holds for these border crossers.L’enrôlement des volontaires transnationaux en provenance de l’Amérique du Nord britannique (ANB) pendant la guerre de Sécession américaine suscite toujours l’intérêt des Canadiens. Néanmoins, il s’avère difficile de faire la distinction entre ceux qui ont traversé la frontière pour s’engager et les nombreux soldats nés en ANB qui vivaient déjà aux États-Unis. À partir d’une nouvelle base de données sur les volontaires qui ont quitté les Cantons-de-l’Est pour s’enrôler au Vermont, cet article évalue trois propositions tirées de travaux antérieurs réalisés par des historiens. Il réfute l’idée que les engagés volontaires transnationaux étaient principalement des mercenaires, arrivant tardivement lorsque les primes étaient élevées. L’analyse confirme en partie la proposition selon laquelle l’engagement était une stratégie d’émigration. La troisième proposition, à savoir que le volontariat transnational était une pratique frontalière de ceux qui avaient des liens familiaux ou religieux étroits avec les États-Unis, est valable pour ces volontaires transnationaux