Journal of the Canadian Association for Curriculum Studies (JCACS)
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    Les mathématiques adaptées aux facteurs (trans-multi)culturels : (re)créer des espaces de bienveillance

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    In this paper, I relive my experiences of (un)learning, (re)learning and (re)searching mathematics in multiple cultural contexts. I begin by recounting the moments of dilemma that many students encounter in various cultural contexts, which inspired me to weave the threads of (trans-multi)culturally responsive mathematics. I share this story through the narratives, poems and digital postcards that I created in my auto-ethnographical life writing of engaging in (re)learning of and with(in) mathematics. Underlying these efforts and actions is the hope that sharing these may help in creating spaces for inviting (trans-multi)culturally responsive mathematics in contemporary diversity-rich classrooms. Informed by critical and transformational multicultural education perspectives and the insights of key curriculum scholars—Aoki, Pinar, Schwab, Leggo and Noddings—a (trans-multi)culturally responsive mathematics is a calling for teachers to acknowledge mathematics as a human endeavour. It is an initiation to invite student’s lived experiences and multiple ways of knowing in mathematics classrooms with relational caring and loving kindness. Aiming to educate diverse students in a socially-just manner, a (trans-multi)culturally responsive mathematics urges teachers to embrace wholistic teaching that not only focuses on the mind and body, but also strives for educating the heart and spirit. Thus, it is an ethical, intellectual, political and relational inquiry, which critically engages students with mathematics to discover what knowledge is most worth within and beyond the boundaries of classroom(s) and thereby empowers them to co-create mathematics that is living.Dans cet article, je revis mes expériences relatives au fait de (dés)apprendre, de (ré)apprendre et de (re)chercher les mathématiques dans de multiples contextes culturels. Je commence par relater les moments de dilemmes que rencontrent de nombreux élèves dans des contextes culturels variés qui m’ont poussé à me pencher sur les mathématiques adaptées aux facteurs (trans-multi)culturels. Je partage cette histoire à travers les récits, les poèmes, les cartes postales numériques que j’ai créés dans le cadre de l’écriture ethnographique de ma vie en m’engageant dans la (ré)appropriation des mathématiques. Ces efforts et ces actions sont sous-tendus par l'espoir que mon partage puisse aider à créer des espaces pour inviter les mathématiques adaptées aux facteurs (trans-multi)culturels dans les salles de classe contemporaines riches en diversités. S’appuyant sur des perspectives de l’éducation multiculturelle critique et transformatrice et les idées des principaux spécialistes du curriculum—Aoki, Pinar, Schwab, Leggo and Noddings—les mathématiques adaptées aux pratiques (trans-multi)culturelles invitent les enseignants à reconnaître les mathématiques comme une activité humaine. Il s'agit d'une invitation à tenir compte des expériences vécues par les élèves et de leurs multiples modes de connaissance dans les classes de mathématiques, avec une attention relationnelle et de la bienveillance. Dans le but d'éduquer des élèves diversifiés d'une manière socialement juste, les mathématiques (trans-multi)culturelles incitent les enseignants à adopter un enseignement holistique qui ne se concentre pas seulement sur l'esprit et le corps, mais s'efforce également d'éduquer le cœur et l'esprit. Il s'agit donc d'une enquête éthique, intellectuelle, politique et relationnelle, qui engage de manière critique les élèves avec les mathématiques pour découvrir quelles connaissances ont le plus de valeur à l'intérieur et à l'extérieur des limites des salles de classes, et qui leur donne ainsi les moyens de co-créer des mathématiques vivantes

    Relational Psychoanalysis at the Heart of Teaching and Learning : Cher Dr. Amour

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    Dr. Lissa D’Amour brings together relational psychoanalysis and developmental theory to offer practitioners of education an opportunity to unify theories of learning into a cohesive “dialectic model of learning and of learning’s refusal” (D’Amour, 2020, p. 142), a unification sorely needed in mathematics education as educators in Alberta feud over ‘back-to-basics’. Dr. D’Amour’s (2020) book, entitled Relational Psychoanalysis at the Heart of Teaching and Learning: How and Why It Matters, attempts to kick-start conversations about the relationships present in classrooms and offers respite from, and an alternative perspective of, the educational behemoth I have become a part of, one that increasingly ignores us humans, the relationships we have and our affective attunement with all that is around us.Dr. Lissa D’Amour réunit la psychanalyse relationnelle et la théorie développementale afin d’offrir aux praticiens de l’éducation une opportunité d’unifier les théories d’apprentissage en un « modèle d’apprentissage dialectique et de refus d’apprentissage » cohérent (D’Amour, 2020, p. 142), une unification extrêmement nécessaire dans l’enseignement des mathématiques comme en Alberta où les éducateurs se battent pour un « retour aux sources ». Le livre de Dr. D’Amour (2020), intitulé Relational Psychoanalysis at the Heart of Teaching and Learning: How and Why It Matters (Psychanalyse relationnelle au cœur de l’enseignement et de l’apprentissage : comment et pourquoi c’est important), tente de susciter des discussions au sujet des relations observées en salles de classe et offre un répit et une autre perspective du géant système éducatif dont je fais désormais partie, qui ignore de plus en plus les êtres humains que nous sommes, les relations que nous entretenons et notre harmonisation affective avec tout ce qui nous entoure

    miyo waskawewin et aokakio’siit : des leçons pour apprendre à bien marcher

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    In Canada's post Truth and Reconciliation classrooms, educators continue to seek ways to begin the challenging work of lifting Indigenous knowledges within their classroom and within the curriculum. Many educators have begun to turn to land-based or place-based learning as a potential solution to this challenging work. This article undertakes a holistic dialogue with educators and offers two words, aokakio’siit, miyo waskawewin, that may serve as pedagogical reminders on how we can walk well both within the classroom and within life. This article brings together professional reflections with Indigenous teachings received from Elders, as a potential way forward in the lifting of Indigenous knowledges within schools and as a way of being in the world.Dans les salles de classe suite au conseil « Truth and Reconciliation » (La Vérité et la réconciliation) du Canada, les éducatrices/teurs continuent à chercher des moyens de commencer le difficile travail de rehausser les connaissances autochtones dans leur classe et dans le curriculum. De nombreux éducateurs ont commencé à se tourner vers l'apprentissage basé sur la terre ou sur le lieu comme solution potentielle à ce travail difficile. Cet article engage un dialogue holistique avec les éducateurs et propose deux mots, « aokakio’siit » et « miyo waskawewin », qui peuvent servir de rappels pédagogiques sur la façon dont nous pouvons bien marcher à la fois en classe et dans la vie. Cet article rassemble des réflexions professionnelles et des enseignements autochtones reçus des aînés, comme moyen potentiel de faire progresser les connaissances autochtones dans les écoles et comme moyen d'être au monde

    Exploration d'une pédagogie basée sur la marche et les arts vers un curriculum antiraciste

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    As language and art educators committed to anti-oppression, we sought to explore how walking and art-making help us reflect, inquire, create, and act, upon new understandings of anti-racist education. Living in three different cities (Edmonton, Vancouver, and Palermo), we collaborated on a walking-based art inquiry for ten weeks in the summer of 2020, combining walking, art-making (photography, painting, mixed-media collage, screenprinting, and poetry), reflecting, and discussing. We were curious to investigate, both individually and collaboratively, what an anti-racist curriculum looks and feels like to us, and what walking and art-making might do in the process of learning and teaching. We situated our project in an arts-based research paradigm (Conrad & Beck, 2015), and we were inspired by Feinberg’s (2016) walking-based pedagogy and Judson’s (2018) walking curriculum. This article presents artistic experiments we created, as well as curricular insights that emerged from our process, for example, that walking and art may serve as dehabituating forces to help us openly feel, question, protest, and reimagine education, from intersecting perspectives of race and language.En tant que pédagogues en langues et en art, nous sommes toutes les trois engagées dans la lutte contre l’oppression. C’est au travers de la marche que nous avons cherché à explorer comment celle-ci combinée à la création artistique contribue à la réflexion, au questionnement et au développement créatif dans le but de développer une riche compréhension de ce qu’est l’éducation antiraciste. Bien que nous vivions dans trois villes différentes (Edmonton, Vancouver, Palermo), nous avons pu collaborer à une enquête artistique basée sur la marche qui a duré dix semaines. L’exploration s’est faite en combinant la marche, la création artistique (photographie, peinture, collage de techniques mixtes, sérigraphie et poésie), la réflexion et la discussion. Nous étions à la recherche de ce à quoi pourrait ressembler un curriculum antiraciste, et le rôle que la marche et l’exploration artistique pourraient avoir dans le processus d’apprentissage et d'enseignement. Nous avons situé notre projet dans un paradigme de recherche basé sur les arts (Conrad et Beck, 2015), et nous nous sommes inspirés de la pédagogie de la marche de Feinberg (2016) et du programme de marche de Judson (2018). Cet article présente nos expériences artistiques, ainsi que nos réflexions curriculaires qui ont émergé de notre processus. Par exemple, nous nous sommes rendu compte que la marche et l’art peuvent mener à la déshabituation pour ainsi nous aider à ressentir autrement, à remettre en question, à protester et à observer l’éducation d’une perspective d'intersectionnalité de langue et de race

    Nous avons besoin d'un nouveau récit : marcher et l'imagination wâhkôhtowin

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    Inspired and guided by the nêhiyaw (Cree) wisdom concept of wâhkôhtowin, this paper frames walking as a life practice that can teach kinship relationality and help reconceptualize Indigenous-Canadian relations on more ethical terms. I argue that Indigenous-Canadian relations today continue to be heavily influenced by colonial teachings that emphasize relationship denial. A significant curricular and pedagogical challenge faced by educators in Canada today is how to facilitate the emergence of a new story that can repair inherited colonial divides and give good guidance on how Indigenous peoples and Canadians can live together differently. In my experience, the emergence of a new story can be facilitated through the life practice of walking.Inspiré et guidé par le concept de sagesse nêhiyaw (Cree) du wâhkôhtowin, cet article présente la marche comme une pratique de la vie qui peut enseigner la relation de parenté et aider à reconceptualiser les relations entre les autochtones et le Canada sur des termes plus éthiques. Je soutiens qu'aujourd'hui, les relations entre les Autochtones et les Canadiens continuent d'être fortement influencées par les enseignements coloniaux qui mettent l'accent sur le déni des relations. Un défi scolaire et pédagogique important auquel font face les éducatrices/teurs au Canada aujourd'hui est de savoir comment faciliter l'émergence d'une nouveau récit qui peut réparer les fractures coloniales héritées et donner de bonnes indications sur la façon dont les peuples autochtones et les Canadiens peuvent vivre ensemble différemment. D'après mon expérience, l'émergence d'une nouvelle histoire peut être facilitée par la pratique de la vie en marchant

    Le curriculum (in)efficace : un aperçu de la manière dont l’Éducation canadienne a toujours (dé)servi les élèves réfugiés noirs

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    For at least a century, educators have sought to define what education should look like, its purposes, content and approach, and how it could be delivered in the most efficient way. However, when looking at some of the most pre-eminent approaches in the history of curriculum studies, it is possible to observe how each of those “efficient” methods have not been able to welcome the uniqueness of Black refugee students. Despite claims of “diversity celebration”, when educators do not challenge and resist White structures and assumptions, even the most “efficient” curriculum falls short of being responsive to the Other, serving, rather, as another disguise to racism, which has long structured Canadian education. I argue that rather than an efficient ready-made set of rules, education must be conceptualized as an act of unconditional openness to the unknown Other, however uncomfortable and “inefficient” that may sound.Depuis au moins un siècle, les éducateurs ont cherché à définir à quoi devrait ressembler l'éducation, ses objectifs, son contenu et son approche, et comment elle pourrait être dispensée de la manière la plus efficace. Cependant, en examinant certaines des approches les plus prééminentes de l'histoire des programmes d'études, il est possible d'observer comment chacune de ces méthodes « efficaces » n'a pas été en mesure d'accueillir véritablement le caractère unique des étudiants réfugiés noirs. Malgré les affirmations de « célébration de la diversité », lorsque les éducateurs ne remettent pas en question et ne résistent pas aux structures et hypothèses Blanches, même le programme le plus efficace ne répond pas à l'Autre, mais sert plutôt de déguisement au racisme qui a longtemps structuré l'éducation canadienne. Je soutiens qu'au lieu d'un ensemble de règles toutes faites et efficaces, l'éducation doit être conceptualisée comme un acte d'ouverture inconditionnelle à l'Autre inconnu, aussi inconfortable et « inefficace » que cela puisse paraître

    Le roller sur le passé : une déconstruction d'un espace urbain sociohistorique

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    Positioning rollerblading as a form of walking, I critically reflect on my experience rollerblading to work in downtown Toronto. I never questioned whose land these roads were covering, what it meant that I could read all of the street names, nor my feelings of unconditional belonging as a Mixed-Race, White-passing, English-literate man. In this paper, I argue that everyday elements of the cityscape (re)shaped a racist sociohistorical geography and my place within it. I employ as a framework Hall’s (1980) concept of articulation, Stanley’s (2011) understanding of racisms as exclusions and Puwar’s (2004) concept of somatic dissonance. Through this lens, I deconstruct how my act of rollerblading exemplified the banality of the sociohistorical city space and unknowingly enacted the dominance of Whiteness.Considérer le roller comme une forme de marche, je réfléchis de manière critique à mon expérience du roller pour travailler au centre-ville de Toronto. Je ne me suis jamais demandé à qui appartenaient la terre sous ces routes, ce que cela signifiait que je pouvais lire tous les noms de rues, ni mes sentiments d'appartenance inconditionnelle en tant qu'homme de race mixte, qui passait pour un blanc et alphabétisé anglais. Dans cet article, je soutiens que des éléments quotidiens du paysage urbain ont (re) façonné une géographie sociohistorique raciste et ma place en son sein. J'emploie comme cadre le concept d'articulation de Hall (1980), la compréhension de Stanley (2011) des racismes comme exclusions et le concept de Puwar (2004) de la dissonance somatique. À travers cette lentille, je déconstruis comment mon acte de roller a illustré la banalité de l'espace sociohistorique de la ville et a incarné sans le savoir la domination de la blancheur

    Marcher comme harmonie : être avec/dans la nature en tant que « currere »

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    Being physically and spiritually attuned to the world around us forms the loom on which we weave our curricular understandings. Here, we strive to find the extraordinary in the ordinary and make room for a poetic way of attending to the lived curriculum. More than a way of doing research, we regard this way of being as a deep and disciplined presence with/in the world we inhabit. Through our own individual practices of walking the earth, our physicality explores the relationships between flesh and stone, and rain and tears, and the immediacy of the poetic takes form. Our walking practices open up the space not only to mindfulness, but bodyfulness, where the present moment has the capacity for the infinite. This type of active contemplation invites us into an expansive place where we can consider the very nature of education and its potential to foster or impede holistic teaching, learning, living, and being. Through writing together, we lift ourselves and each other out of the metaphorical and literal containment of our current contexts and find an invitation to walk and write into wonder.Être physiquement et spirituellement en phase avec le monde qui nous entoure constitue le métier sur lequel nous tissons nos compréhensions curriculaires. Ici, nous nous efforçons de trouver l'extraordinaire dans l'ordinaire et de faire place à une manière poétique d'assister au curriculum vécu. Plus qu'une manière de faire de la recherche, nous considérons cette manière d'être comme une présence profonde et disciplinée avec / dans le monde où nous vivons. À travers nos propres pratiques individuelles de marcher sur la terre, notre physicalité explore les relations entre le chair et la pierre, et la pluie et les larmes, et l'immédiateté de la poétique prend forme. Nos pratiques de marche ouvrent l'espace non seulement à la pleine conscience, mais aussi au corps, où le moment présent a la capacité de l'infini. Ce type de contemplation active nous invite dans un lieu expansif où nous pouvons considérer la nature même de l'éducation et son potentiel pour favoriser ou empêcher l'enseignement, l'apprentissage, la vie et l'être holistiques. En écrivant ensemble, nous nous élevons et nous sortons les uns les autres du confinement métaphorique et littéral de nos contextes actuels et trouvons une invitation à marcher et à écrire dans l'émerveillement

    Offrir une éducation de guérison par l’écriture et l’art : une résidence en atelier à Paris

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    We are two Canadian arts-based educational researchers who collaborated during a studio residency in Paris, France, during May 2015, for ten days. Our residency curriculum included study of feminist poet-thinker Hélène Cixous, taking walks in Paris locales, viewing women’s art, and engaging arts-based inquiry methods such as journaling, life writing and creative embodied practices, as a way to pay attention to and document our daily experiences. We practiced what we call companion pedagogy, with a feminist focus on mothering and gifting relations. We find that arts-based, restorative practices strengthen our wellbeing and resiliency as educators, and also support our desire for a more nurturing, mothering humanity to come forward for gifting a healing education. Healing education begs the question of how to address the resiliency of educators over time through what are increasingly challenging and depleting conditions of institutional cultures and economies. We thus offer creative practices such as studio residencies for collective care and gifting that can nurture a restorative pacing of life, while supporting the resiliency of educators to gift their energies towards creative curriculum visioning and enacting of social change.Nous sommes deux chercheurs canadiens en éducation, spécialistes des Arts qui avons collaboré lors d’une résidence en studio de 10 jours à Paris, en France, en mai 2015. Notre programme de résidence traitait de l’étude de la penseuse et poétesse féministe Hélène Cixous, ainsi que de ballades dans les avenues parisiennes, de la contemplation de l’art de femmes, en se servant de méthodes d’enquête artistiques comme la journalisation, la biographie et des pratiques incarnées créatives, comme moyen de prêter attention et de documenter nos expériences quotidiennes. Nous avons pratiqué ce que nous appelons la pédagogie d’accompagnement, avec un angle féministe sur les relations maternelles et de don. Nous avons constaté que les pratiques restauratrices basées sur les arts, renforcent le bien-être et la résilience en tant qu’éducateurs, et confirment également notre souci pour une humanité plus maternelle et nourricière afin d’obtenir une éducation par la guérison. L’éducation par la guérison soulève la question de savoir comment aborder la résilience des éducateurs au fil du temps dans les conditions de plus en plus difficiles et épuisantes des cultures et des économies institutionnelles. Nous offrons ainsi des pratiques créatives comme les résidences en studio pour une prise en charge et des dons collectifs pouvant contribuer à un rythme restaurateur de vie en appuyant la résilience des éducateurs à orienter leurs énergies vers des programmes créatifs de vision et de mise en œuvre du changement social

    Effondrement des tours : une lettre à l’enseignant de mon enfant

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    Using the epistolary genre, this editorial is embedded in a fictional letter written to a teacher. The discussion is spurred by a teacher writing a mark in bold felt pen directly on a student’s drawing of the Eiffel Tower. This reflexive inquiry laments the deep wounding of the joy of learning by metrics, measurements and efficiency, while registering the imperative to change this path. Using the metaphor of the “tower” to theorize current damaging curricular practices, this editorial questions how, amidst the uncontrol and fear in a global pandemic, the challenging truths of unmarked graves, devastating climate disasters, global food insecurity, among other sufferings, teachers can imagine hope-inspired, healing-centred pedagogies and ”assertive mutuality . . . [through] co-action, interconnection . . . [and] the capacity to act and implement as opposed to the ability to control others” (Kreisberg, 1992, p. 86). The task of recognizing, naming and dismantling towers—in essence, leaving one’s home, and building new relational frames, while the world is falling—requires extraordinary hope, as shown in the articles in this issue.Utilisant le genre épistolaire, cet éditorial se trouve intégré dans une lettre fictive adressée à un enseignant. La discussion est déclenchée par un enseignant après avoir apposé une note au feutre gras directement sur la reproduction de la tour Eiffel d’un élève. Cette enquête réflexive déplore la détérioration de la joie d’apprendre par la mesure et le rendement, tout en affirmant l’impératif de changer cette voie. En utilisant la métaphore de la « tour » pour théoriser des pratiques curriculaires actuellement dommageables, cet éditorial interroge la manière dont, au milieu de l’incontrôlable et de la peur suscité par une pandémie mondiale, de vérités difficiles des tombes anonymes, des désastres climatiques dévastateurs, de l’insécurité alimentaire mondiale, entre autres souffrances, les enseignants peuvent imaginer des pédagogies inspirées de l’espoir, centrées sur la guérison et une « mutualité affirmée par l’action commune, l'interconnexion et la capacité d'agir et de mettre en œuvre, par opposition à la capacité de contrôler les autres » (Kreisberg, 1992, p. 86; traduction libre). La tâche de reconnaître, de nommer et de démanteler les tours—c’est-à-dire de quitter sa maison et de construire de nouveaux cadres relationnels, alors que le monde s'écroule—exige un espoir extraordinaire, comme le montrent les articles de cette édition

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