Journal of the Canadian Association for Curriculum Studies (JCACS)
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Le nœud lui-même : L'enchevêtrement du multiculturalisme
Multiculturalism has defined Canadian identity, both within and beyond its borders, for fifty years. Supporters laud the policy’s celebration of unity through difference. Critics, meanwhile, argue that this celebration is superficial. Canada’s multiculturalism policy, they say, obscures the workings of power in processes entrenching structural inequalities. Taking a reflexive approach, we—a mixed-race settler immigrant who arrived in Canada as a young child in 1975, and a White settler Canadian born in Halifax in the 1990s—interrogate our experiences and understandings of multiculturalism. Using collaborative autoethnography and found poetry, we examine our affective encounters and engagements with settler multiculturalism. In the process, we tangle with questions of (non)arrival, belonging, migration, branding and identities. Ultimately, we suggest that thinking through the knot and knottiness of multiculturalism can offer a path towards more nuanced and complicated futures.Le multiculturalisme définit l'identité canadienne, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières, depuis cinquante ans. Les partisans de cette politique louent la célébration de l'unité dans la différence. Les critiques, quant à elles, affirment que cette célébration est superficielle. La politique de multiculturalisme du Canada, disent-ils, masque les rouages du pouvoir dans les processus d'enracinement des inégalités structurelles. En adoptant une approche réflexive, nous—une immigrante métisse arrivée au Canada dans son enfance en 1975 et une Canadienne blanche née à Halifax dans les années 1990—interrogeons nos expériences et notre compréhension du multiculturalisme. En utilisant l'auto-ethnographie collaborative et la poésie retrouvée, nous examinons nos rencontres affectives et nos engagements avec le multiculturalisme des colons. Dans ce processus, nous abordons les questions de (non-)arrivée, d'appartenance, de migration, d'étiquette et d'identité. Ultimement, nous suggérons que la réflexion sur le nœud et le caractère noueux du multiculturalisme peut offrir une voie vers un avenir plus nuancé et compliqué
L'illustration des paysages intérieurs
Artwork and exegesis, provided by the artist.Oeuvres d'art et exégèse, donnés par l'artist
Point-Point-Point : Une enquête poétique critique féministe sur le silence dans les réponses des candidats à l'enseignement des récits d'agression sexuelle
This project emerges from a larger feminist study where 23 teacher candidate participants took up reading a trauma text set of sexual assault literature and responded to pedagogy for teaching such narratives with adolescents in Canadian K-12 public schools. This critical feminist poetic inquiry (Faulkner, 2016; 2018a; 2018b; 2020a; 2020b; Ohito & Nyachae, 2018; Prendergast, 2015) represents a significant piece of this project: how breath, pauses, slivers of silence(s), and slow pacing surfaced during teachers candidates’s disclosures of violence while discussing their learning about the pedagogical potential of Tarana Burke’s MeToo movement, centering sexual assault narratives in the English literature classroom, and resisting rape culture(s). Because participants’ testimonies of diverse trauma experiences demanded poetry of witness (Davidson, 2003), poetic inquiry allowed for attendance to these offerings through the composition of visual ‘silence poems’ that re-transcribe the disclosures by capturing nonverbal moments: gaps, pauses, trailings off, etc. With the aim of thinking ahead to how secondary English teachers might cultivate radical classroom communities prepared to cultivate radical solidarity as resistance to patriarchal violence, this paper explores how poetic inquiry might especially offer a significant methodological entrypoint for antirape research.Cet article porte sur l'enquête poétique féministe critique qui faisait part d'une étude féministe plus vaste, dans le cadre de laquelle 23 candidates à l'enseignement ont lu le traumatisme d'une agression sexuelle et ont réagi à la pédagogie vers l’enseignement de tels récits à des adolescents dans des écoles publiques canadiennes. Cette enquête poétique a cherché à comprendre comment le souffle, les pauses, les tranches de silence et le rythme lent sont apparus pendant les révélations de violence des candidats enseignants. Ces révélations sont apparues lors de l'apprentissage et de la discussion du potentiel pédagogique du mouvement #MoiAussi de Tarana Burke, en centrant les récits d'agression sexuelle dans la classe de littérature anglaise et en résistant à la culture du viol. Les témoignages des participantes sur les divers traumatismes qu'elles ont vécus exigeaient une poésie du témoignage. L'enquête poétique s'est intéressée aux témoignages de manière visuelle, sous forme de poèmes de silence. Les poèmes du silence ont retranscrit révélations des participantes pour inclure la capture de moments non verbaux, tels que les écarts, les pauses et les abaissements. Les poèmes comportaient également des parties occultées pour indiquer les moments où le chercheur s'est arrêté et a gardé le silence en tant que témoin. Dans le but de réfléchir à la manière dont les professeurs d'anglais de l'enseignement secondaire pourraient cultiver une solidarité radicale dans les communautés scolaires pour résister à la violence patriarcale, cet article explore la manière dont l'enquête poétique pourrait offrir un point d'entrée méthodologique significatif pour la recherche anti-viol
Signes de vie : Affect, langage et (extra)humanité
Fragmented and aiming toward provocation rather than elucidation, this article shares excerpts from the ongoing conversation between two scholars in education. The authors frame their conversation as response to the tensions raised by Monica Prendergast between the discourses of the ontological turn and the humanistically rooted field of poetic inquiry. Through engagement with posthumanisms, the affective turn, Indigenous refusal and Achille Mbembe’s writing on necropolitics, the authors suggest possible avenues of change for poetic inquiry given the tumultuous nature of the current moment. They conclude with the suggestion that resistance through language may be a necessary component of staying human amid the chaos of these times.Fragmenté et visant la provocation plutôt que l'élucidation, cet article présente des extraits de la conversation en cours entre deux chercheurs en éducation. Les auteurs établissent leur conversation comme une réponse aux tensions soulevées par Monica Prendergast entre les discours du tournant ontologique et le champ de recherche poétique d'origine humaniste. En s'engageant dans le posthumanisme, le tournant affectif, le refus autochtone et les écrits d'Achille Mbembe sur la nécropolitique, les auteurs suggèrent des voies prometteuses de changement pour l'enquête poétique étant donné la nature tumultueuse de notre époque. Ils concluent en suggérant que la résistance par le langage peut être une composante nécessaire pour rester humain dans ces temps de chaos
L'empilage ar-boréal
Artwork and exegesis, provided by the artist.Oeuvres d'art et exégèse, donnés par l'artiste
Marcher : une participation tranquille en place
We reflect on experiences we have had working, living and walking alongside our students. We interpret these experiences to reveal the silences at play as we walk stories into being together and attune ourselves to the places we both create and inhabit. We ground our exploration of the connection between walking and curriculum in life writing and literary métissage (Hasebe-Ludt et al., 2009). Throughout, we draw inspiration from Abram (1996) to explore the notion of walking as quiet participation, which we characterize as a bodily attunement toward each other and the more-than-human world, and we point to its possibilities for how we work and live alongside one another.Nous réfléchissons aux expériences que nous avons vécues en travaillant, en vivant et en marchant aux côtés de nos étudiants. Nous interprétons ces expériences pour révéler les silences en jeu alors que nous marchons des histoires ensemble et nous nous adaptons aux lieux que nous créons et habitons. Nous fondons notre exploration du lien entre la marche et le curriculum dans l'écriture de la vie et le métissage littéraire (Hasebe-Ludt et al., 2009). Tout au long, nous nous inspirons d'Abram (1996) pour explorer la notion de marche en tant que participation silencieuse, que nous caractérisons comme une harmonisation corporelle les uns envers les autres et le monde plus qu'humain, et nous signalons ses possibilités pour la façon dont nous travaillons et vivent côte à côte
Un programme de marche : apprendre du risque et de la connexion
The act of walking has been described as “an exquisitely coordinated and elegant falling forward and catching oneself” (Kabat-Zinn, 2013, p. 125). Each step that we take is a physical risk in which we surrender our bodies into space, and only when our feet (re)connect with the earth do we find stability and are able to move forward. I propose that risk and connection are critical elements of a walking curriculum within an environmental education course for teacher candidates. The concept of risk is explored, and I describe a variety of course activities that involve taking physical, emotional or professional risks. The concept of connection is also examined with a particular focus on humans as integral to the natural world; and again, I describe course activities that provide opportunities for teacher candidates to experience connections to the natural world and to each other. Environment as the third teacher is explored, and lastly I reflect on my position as the instructor who facilitates learning opportunities for the teacher candidates in our course.L'acte de marcher a été décrit comme « une chute en avant merveilleusement coordonnée et élégante et se rattraper » (Kabat-Zinn, 2013, p. 125). Chaque pas que nous faisons est un risque physique dans lequel nous abandonnons notre corps dans l'espace, et ce n'est que lorsque nos pieds se (re)connectent à la terre que nous trouvons la stabilité et sommes capables d'avancer. Je propose que le risque et la connexion sont des éléments essentiels d'un programme de marche dans le cadre d'un cours d'éducation à l'environnement pour les candidats enseignants. Le concept de risque est exploré et je décris une variété d'activités de cours qui impliquent la prise de risques physiques, émotionnels ou professionnels. Le concept de connexion est également examiné avec un accent particulier aux humains en tant que partie intégrante du monde naturel; et encore une fois, je décris des activités du cours qui offrent aux candidats enseignants la possibilité d’expérimenter des liens avec le monde naturel et entre eux. L'environnement en tant que troisième enseignant est exploré, et enfin je réfléchis à ma position en tant qu'instructeur qui facilite les opportunités d'apprentissage pour les candidats enseignants dans notre cours
Maintenant a toujours été le moment
Beginning from the assumption that we must learn to wonder as we wander, our writing here aims to advance theory and practice as they relate to walking. We understand walking as both an intentional physical activity and a curricular understanding of traversing with and through landscapes of topical relations in attunement with the Earth. We assume that insights gained through such attunement are accessed through deep consciousness of and presence with and, as such, we take up attunement in a variety of ways: spiritual (belonging in nature); intellectual (learning about relationships); physical (affecting the body); emotional (exploring love of nature); and imaginative (learning through creative engagement). Through critical, qualitative, creative, and arts-integrated approaches, we engage the praxis of living and being in relation.Partant de l'hypothèse qu’il nous faut apprendre à nous émerveiller en flânant, notre écriture vise ici à faire progresser la théorie et la pratique en ce qui concerne la marche. Nous comprenons la marche à la fois comme une activité physique intentionnelle et comme une compréhension curriculaire de la traversée avec et à travers des paysages de relations d'actualité en harmonie avec la Terre. Nous supposons que les idées acquises grâce à une telle harmonisation sont accessibles par une conscience profonde et une présence avec et, en tant que tel, nous adoptons l'harmonisation de diverses manières : à la spirituelle (soit l’appartenance à la nature); à l’intellectuel (soit l’apprentissage des relations); à la physique (affectant le corps); à l’émotionnel (par explorer l'amour de la nature); et l’imaginatif (l’apprentissage par l'engagement créatif). À travers des approches critiques, qualitatives, créatives et intégrées aux arts, nous engageons la praxis de vivre et d'être en relation
Marcher doucement dans la brousse : apprendre à la terre dans un programme écologique
In this piece, we conceptualize walking in the bush as an act of ecological apprenticing. Even after many years of learning/teaching, we also attune to the limits of our knowledge, seeing ourselves as continually evolving in our practice of nurturing more ethical and responsible apprenticeship relations, both out in the bush and in the classroom. Together, we write about places in the bush that are sacred to us, places around the Nicola Valley and the Nehalliston in the interior of British Columbia. We undertake a holistic and relational dialogue, grounded in life writing and literary métissage (Erika Hasebe-Ludt, Cynthia Chambers & Carl Leggo, 2009). We interpret the work of an ecological curriculum through four interrelated concepts of apprenticing: 1) as a sustained and lifelong, imperfect and unfinished practice; 2) as learning/teaching through sensory heartful attunement; 3) as teaching/learning through wonder; and 4) as a gift which creates relationships and obligations (“bound by legal agreement”). Drawing on Vern’s lifelong pedagogical work of “walking in the bush” and Jodi’s poem entitled “Huckleberry Prayer,” we undertake an intergenerational dialogue around an ecological curriculum as an act of apprenticing to the Earth.Dans cette pièce, nous conceptualisons la marche dans la brousse comme un acte d'apprentissage écologique. Même après de nombreuses années d'apprentissage/ d'enseignement, nous nous adaptons également aux limites de nos connaissances, nous voyant évoluer continuellement dans notre pratique d'entretenir des relations d'apprentissage plus éthiques et responsables, à la fois en brousse et en classe. Ensemble, nous écrivons des endroits dans la brousse qui sont sacrés pour nous, des endroits autour de la vallée de Nicola et du Nehalliston à l'intérieur de la Colombie-Britannique. Nous entreprenons un dialogue holistique et relationnel, fondé sur l'écriture de la vie et le métissage littéraire (Erika Hasebe-Ludt, Cynthia Chambers & Carl Leggo, 2009). Nous interprétons l’oeuvre d'un programme écologique à travers quatre concepts interdépendants de l'apprentissage : 1) comme une pratique soutenue et permanente, imparfaite et inachevée; 2) comme l’apprentissage/l’enseignement par l'harmonisation sensorielle du cœur; 3) comme l’enseignement/l’apprentissage par l’émerveillement; et 4) comme cadeau qui crée des relations et des obligations (« lié par un accord juridique »). En nous inspirant du travail pédagogique de Vern de « marcher dans la brousse » et du poème de Jodi qui s’intitule « Huckleberry Prayer », nous entreprenons un dialogue intergénérationnel autour d’un programme écologique comme acte d’apprentissage de la Terre
Les Passerelles vers de nouveaux apprentissages : marcher vers la vision (de nouveau) d’un stage international
We engage in a creative exploration of the ways in which a walk provided us with insights into how we might enhance the curriculum for a teacher education international practicum in Italy. Drawing from a currere framework, we shifted to mindful walking, and we tell our story in three parts that represent the various stages of our mindful engagement: intention; attention; and attitude. Walking in this way provided the impetus for us to re-examine the curriculum of the international practicum. We argue that mindful walking has the potential to increase observation skills and open up ways to develop deeper cultural connections in an international practicum. We consider what those connections could do to enhance the practicum and our teacher candidates’ experience.Nous nous engageons dans une exploration créative de la manière dont une marche nous a permis de mieux comprendre comment nous pourrions améliorer le programme d'un stage international de formation des enseignant(e)s en Italie. En nous inspirant d'un cadre «currere», nous sommes passés à la marche attentive et nous racontons notre histoire en trois parties qui représentent les différentes étapes de notre engagement conscient : l'intention; l’attention; et l'attitude. Marcher de cette façon nous a incité à réexaminer le programme du stage international. Nous soutenons que la marche consciente a le potentiel d'augmenter les compétences d'observation et d'ouvrir des moyens de développer des liens culturels plus profonds dans un stage international. Nous réfléchissons à ce que ces liens pourraient faire pour améliorer le stage et l’expérience de nos candidats enseignants. et l’expérience de nos candidats enseignants