Glendon Journal of International Studies (GJIS) / Revue d'études internationales de Glendon
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L’extrême droite au Parlement européen : Que l’expression d’un mécontentement ?
Résumé :L’élection européenne de 2014 a permis à l’extrême droite de se doter d’une plus importante représentation à Strasbourg. Ce nouveau constat a provoqué la panique chez plusieurs, qui y ont vu une montée de l’extrême droite et la fin du projet européen. Toutefois, avec un peu de recul, on peut constater que cette performance électorale était due à bien autre chose qu’un appui massif envers cette tendance politique. L’objectif de cet article est donc de démontrer que la montée des partis d’extrême droite au Parlement européen était un vote protestataire démontrant l’insatisfaction de la population européenne vis-à-vis le projet d’intégration et ses institutions plutôt qu’un réel appui au programme de ces partis.Abstract:After the 2014 European election, the far-right became more prominent in the Parliament. This new reality caused panic among many, who saw a rise of the far-right, and thus the end of the European project. However, in hindsight, we can see that this electoral performance was due to something other than massive support for this political trend. The objective of this article is to demonstrate that the rise of far-right parties in the European Parliament was a protest vote expressing the dissatisfaction of Europeans towards the integration project and its institutions, rather than real support for these parties and their agendas
« Un géant sans bras ni jambes » : Une critique sur la Cour Pénale Internationale
Résumé :Cet essai critique la Cour Pénale Internationale (CPI). Certes, elle a mis à fin l’impunité des crimes internationaux, néanmoins elle reste rongée par la lenteur et l’inefficacité. L’essai identifie les problèmes de la CPI et met leur origine en évidence. En étudiant les racines de la CPI, sa création ainsi que les enjeux de droit international et de politique internationale, on peut identifier les lacunes qu’il convient de combler. J’ai étudié quelques procès du Tribunal Pénal de l’ex-Yougoslavie et de la CPI ainsi que des livres et de nombreux articles sur le droit pénal international et l’histoire de la CPI. Le but de cet essai n’est pas de contester la CPI, son but est de mettre en évidence quelques problèmes, réparables pour certains d’entre eux. On conclut qu’il faut faire beaucoup plus d’études en droit comparatif international et qu’il faut mettre en évidence les enjeux politiques qui entourent la CPI.Abstract:This essay critiques the International Criminal Court (ICC). Although it has brought the impunity of international crimes to an end, the court is wracked with slowness and inefficiency. This essay identifies the ICC’s problems and brings their origins to light. By studying the roots of the ICC, its creation along with the issues of international law and politics, one can identify the gaps that should be filled. I studied several trials of the International Criminal Tribunal of the former Yugoslavia and of the ICC, as well as books and numerous articles about international criminal law and the history of the ICC. The goal of this essay is not to challenge the ICC; the goal is to bring certain problems, some of them reparable, to light. It is concluded that many more international comparative law studies need to be undertaken, and that the political issues that surround the ICC need to be brought to light
The De-Territorialisation of Australia’s Asylum Practices
Abstract:In border theory, borders can be conceived as being two things concurrently: the “discursive landscapes of social power” and “the technical landscapes of control”.1 Borders are “powerful machineries of the state”, as much physical structures on maps as the policy and imagined lines one encounters in daily practice. Asylum seekers encounter both incarnations of the border, in traditional locales and in more fluid spaces. Australia, as a signatory to the 1951 Convention on the Status of Refugees and the accompanying protocol, has certain obligations under international law to provide asylum to those arriving upon its territory seeking such protection. However, since 2001 there have been various incarnations of policies aimed at deterritorialising and strengthening the border, and in turn the technical landscapes of control. These measures have included extending Australia’s reach through regional cooperation frameworks allowing for the detention, processing, or settlement of asylum seekers and refugees in neighbouring countries. These agreements have come in various forms and under various names as per each successive government, but each contain essential elements of de-territorialisation of the nation’s borders and asylum practices. More importantly, each have served as a product of, and a catalyst for, stronger and more prominent discursive landscapes of power. Australia’s decisions to re-instate offshore processing in 2012, and to extend this to off-shore settlement in 2013, were taken in spite of significant costs and legal opposition to these practices, and as a result of heightened political rhetoric and political motive. The de-territorialisation of asylum practices has strengthened the “discursive landscapes of power”2 faced by asylum seekers in and around Australia, through increased visibility, criminalisation of asylum seeking, and burden shifting, endangering asylum seekers’ rights.Résumé :Dans la théorie des frontières, les frontières peuvent être conçues comme étant deux choses en même temps: des «paysages discursives du pouvoir social» et «des paysages techniques de contrôle». Les frontières sont tout autant des «mécanismes puissants de l'État», des structures physiques présentes sur les cartes, des politiques et des lignes imaginaires qu’on subit dans la vie quotidienne. Les demandeurs d'asile vivent l’expérience des deux incarnations de la frontière, dans des endroits traditionnels et dans des espaces plus fluides. L’Australie, en tant que signataire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et de son protocole d'accompagnement, a certaines obligations en vertu du droit international afin d'accorder l'asile à ceux et celles qui arrivent sur son territoire et qui demandent une telle protection. Cependant, depuis 2001, il y a diverses politiques visant à deterritorialiser et à renforcer la frontière, tout en changeant son paysage technique de contrôle. Ces mesures incluent des cadres de coopération régionale permettant la détention, le traitement ou le règlement des demandeurs d'asile et des réfugiés par l’Australie dans des pays voisins. Ces accords prennent diverses formes et différents noms, mais ils ont tous en commun certains éléments essentiels de la déterritorialisation des frontières et des pratiques d'asile. De plus, ces accords représentent et renforcent des paysages discursifs de la frontière de plus en plus forts. La décision par l'Australie de rétablir le traitement hors-frontière en 2012, et de l'étendre a été prise en dépit de l'opposition légale et des coûts associés, mais en raison d’une rhétorique et des motivations politiques importantes. La déterritorialisation des pratiques d'asile du cas australien a renforcé les «paysages discursives du pouvoir» rencontrés par les demandeurs d'asile, notamment via une visibilité accrue de la frontière, une criminalisation de la demande d'asile et des délais administratifs mettant en danger les droits des demandeurs d'asile
Export-Processing Zones in the Global Economy: An Alternative Perspective
Abstract:Moving past mainstream assertions that Export-Processing Zones (EPZs) are capable of reducing poverty, that EPZs are beneficial to all: states, economies, people; this essay attempts to understand EPZs from an alternative perspective: that is, EPZs are incapable of poverty reduction. Using a neo-Marxists theoretical framework, I argue that EPZs benefit no entity except the transnational capital class. A neo-Marxist approach provides the scope to examine the structures and relations of power that create and reproduce EPZs within the contemporary global economy.Résumé :Au-delà de la perspective dominante que les zones franches industrielles pour l’exportation sont capables de réduire la pauvreté et qu’elles sont bénéfiques pour tous : états, économies et personnes; cet essai cherche à comprendre ces zones d’une autre perspective, soit que les zones franches industrielles sont incapables de réduire la pauvreté. Utilisant un cadre théorique néo-marxiste, j’affirme que les zones franches ne sont bénéfiques pour aucune autre entité que la classe capitaliste transnationale. Une approche néo-marxiste donne les outils nécessaires pour examiner les structures et les relations du pouvoir qui créent et reproduisent les zones franches au sein de l’économie mondiale contemporaine
Fizzy Sentiments: Coca-Cola and the Global Culture Industry
Abstract:This paper explores how the global culture industry shapes human conduct and values in the context of one of the world’s biggest brands: Coca-Cola. It is organized to answer the following questions: what is Coca-Cola’s public image? Who or what is creating the significance reflected in the product? To what extent is Coca-Cola a cultural sign in the global culture industry? Commodity fetishism allows Coca-Cola to be valued beyond its high-fructose content, and for its intrinsic ideologies. The central argument is that the company’s success is embedded in its manipulation of human needs. The Coca-Cola Company is a successful actor involved in the distribution and intensification of the global culture industry because it is a substitute religion that promotes fetishes, which satisfy worldview mythical values such as inclusiveness and peace. Through a structuralist theoretical framework, this study concludes that Coca-Cola’s consumption involves the absorption of symbols, mythologies, and fetishes fixated in the brand’s image for universality, which ultimately harbour sentiments that are easily worshipped like many religions are in the world.Résumé :Cet essai explore comment l’industrie de la culture globale façonne la conduite et les valeurs humaines dans le contexte d’une des plus grandes marques mondiales : Coca-Cola. Il répond aux questions suivantes : Quelle est l’image publique de Coca-Cola ? Qui ou quoi crée l’importance reflétée dans ce produit ? Dans quelle mesure est-ce que Coca-Cola est un signe culturel dans l’industrie de la culture globale ? Le fétichisme de la marchandise permet à Coca-Cola d’être valorisé au-delà de sa teneur en fructose et de ses idéologies intrinsèques. L’argument principal est que le succès de la compagnie est intégré dans leur manipulation des besoins humains. La compagnie Coca-Cola est un acteur accompli, impliqué dans la distribution et l’intensification de l’industrie de la culture globale parce que c’est une substitution de religion qui fait promotion des fétiches, qui donnent satisfaction aux valeurs mythologiques mondiales telles que l’inclusion et la paix. Au moyen d’un cadre théorique structuraliste, cette étude conclut que la consommation de Coca-Cola entraîne l’absorption de symboles, mythologies et fétiches fixés à même l’image de la marque d’universalité, ce qui, ultimement, entretient des sentiments qui sont facilement vénérés comme plusieurs religions le sont autour du monde
Editorial Team 2014-15 / Équipe éditoriale 2014-15
List of the Glendon Journal of International Studies (GJIS) 2014-15 editorial team members.Liste des membres de l'équipe éditoriale 2014-2015 de la Revue des Études internationales de Glendon (REIG)
Refugee and Asylum Seekers in Canada: Barriers to Health Care Services
Abstract:This paper will examine prevalent barriers to health care services faced by refugees and asylum seekers in Canada, a country that promises universal health care to all. Through applying the anti-oppressive (social work) theory, it becomes evident that health care disparities are a pressing issue for oppressed groups like refugees and asylum seekers in Canada. This analysis will be examined in the first and second section. In the third section of the paper, several recommendations will be made to ensure that the Canadian government and all key actors eliminate oppressive policies on the basis of immigration status in order to have high quality and accessible health care for all refugees and asylum seekers.Résumé :Cet essai examinera les obstacles fréquents à l’accès des réfugiés et demandeurs d’asile aux services de santé dans le contexte canadien, soit dans un pays qui promet des soins de santé universels pour tous. En appliquant la théorie anti-oppressive (travail social), il devient évident que les disparités dans les soins de santé sont une question pressante pour des groupes opprimés comme les réfugiés et les demandeurs d’asile au Canada. Cette analyse est examinée dans la première et la deuxième sections. La troisième section de l’essai contient plusieurs recommandations afin de garantir que le gouvernement canadien et tous les acteurs clés éliminent les politiques oppressives sur la base du statut d’immigrant et ce, afin d’avoir des soins de santé accessibles et de haute qualité pour tous les réfugiés et les demandeurs d’asile
The Power of the Word: Discourse, Collective Resistance, and the EZLN as the Radical ‘Other’
Departing from the foco theory of revolution that swept Latin America since the 1960s, the Zapatista Army of National Liberation (EZLN) represents a turning point in ideological currents marked by the region’s new social movements. Combining ski masks with poetry, Marxism with Christianity, and pan-indigenousness with anti-neoliberal globalization, the EZLN, through an eclectic fusion of discursive pillars, has metamorphosed over time into a group capable of representing all things to all people. Since their official declaration of war ‘against the Mexican state’ on January 1, 1994, the EZLN has witnessed an evolution in their discourse, shifting greater weight and focus onto becoming an organization that can increasingly relate to—and connect with—the world’s oppressed. Accordingly, this paper will attempt to illustrate how the discourse of the EZLN has evolved from focusing on synthesizing pan-indigenousness and class struggle to becoming a more pluralistic expression against neoliberal globalization. This paper will seek to accomplish this by drawing on the evolution of their language and symbols within their political and economic climate, dividing neo-Zapatismo into two main periods—namely 1994-2005, and 2006 onward. Methodologically, this paper will seek to assess the growth of the evolution of their discourse against a backdrop of historical events within Mexico in order to pinpoint overall trends. Transcending traditional notions of revolution and collective resistance, the EZLN’s model enriches international studies, as their popularity as global icons demonstrates the transnationalization of struggle, wherein local plights are increasingly viewed as part of a greater global struggl —connected to a world marked by unprecedented integration.En partant de la théorie foco de révolution qui secoua l’Amérique latine depuis les années 60, l’Armée zapatiste de liberté nationale (EZLN) représente un tournant décisif des courants idéologiques marqués par les nouveaux mouvements sociaux de la région. Combinant les masques de ski avec la poésie, le marxisme avec le christianisme et le pan-indigénisme avec la mondialisation anti-néo-libérale, l’EZLN, à travers une fusion éclectique des piliers discursifs, a métamorphosé, avec le temps, en groupe capable de représenter toute chose à tous. Depuis leur déclaration de guerre officielle “contre l’état mexicain” le 1 janvier 1994, l’EZLN a connu une évolution dans leur discours, plaçant plus d’importance et d’attention en devenant une organisation qui peut, de plus en plus, se rapporter et se connecter avec les opprimés du monde. Par conséquent, cet essai tente de illustrer comment le discours du EZLN a évolué d’une concentration sur la synthétisation du pan-indigénisme et la lutte des classes à devenir une expression plus pluraliste contre la mondialisation néo-libérale. Cet essai cherche à accomplir ceci en prélevant l’évolution de leur langue et leurs symboles au sein de leur climat politique et économique, divisant le neo-Zapatismo en deux périodes majeurs : c’est à-dire 1994 à 2005 et de 2006 à nos jours. Méthodologiquement, cet essai cherche à évaluer la croissance de l’évolution de leur discours contre un contexte d’événements historiques au sein du Mexique afin d’identifier des tendances générales. Transcendant les notions traditionnelles de révolution et de résistance collective, le modèle EZLN enrichit les études internationales, comme leur popularité iconique globale démontre la transnationalisation de la lutte puisque la détresse locale est considérée de plus en plus comme une part d’une lutte globale plus grande—liée dans un monde marqué par l’intégration sans précédent
Editorial Team 2014-15 / Équipe éditoriale 2014-15
List of the Glendon Journal of International Studies (GJIS) 2014-15 editorial team members.Liste des membres de l'équipe éditoriale 2014-2015 de la Revue des Études internationales de Glendon (REIG).
Human Security, State Security and the Charter of the United Nations
Although the latter half of the twentieth century has seen a push towards a more human centered idea of security, some commentators have argued that many segments of international law are nonetheless firmly rooted in the traditional, state-centric approach. This essay will examine the premier piece of international legislation, the Charter of the United Nations, and inquire as to whether it is able to reconcile these two distinct conceptions of security. It will open by discussing the evolution of the security paradigm, contrasting human and state-security. It will subsequently shift into an analysis of the principles of security embedded in the opening two chapters of the UN Charter, and argue that there is in fact a basis on which to protect human security – one which does not conflict with the fundamental principles of state security. A survey of the role of the United Nations Security Council will ensue, and before concluding, the essay will briefly examine the case of East Timor – an excellent example of UN-sponsored enforcement of human security.Bien que la seconde moitié du vingtième siècle ait vu une conception de sécurité de plus en plus concentrée sur les personnes, certains commentateurs ont fait valoir que plusieurs segments du droit international sont néanmoins fermement ancrés dans l’approche classique centrée sur l’état. Cet essai examine la législation internationale, la Charte des Nations Unies, et demande s’il est possible de concilier ces deux conceptions distinctes de la sécurité. L’essai commence en discutant de l’évolution du paradigme de sécurité en contrastant la conception humaine et la conception étatique. Il contient ensuite une analyse des principes de sécurité incorporés dans les deux premiers chapitres de la Charte des Nations Unies. Il fait valoir qu’il existe un fondement pour la protection de la sécurité des personnes qui ne s’oppose pas aux principes fondamentaux de sécurité d'un état. Une enquête sur le rôle du Conseil de sécurité des Nations Unies précède l’examen du cas du Timor oriental ; un exemple excellent de l’application de la sécurité humaine de l’ONU