Historical Studies in Education / Revue d'histoire de l'éducation
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The Way They Were: “Conn Girls” and American Culture in 1959
In the 1950s, American women in general, and female college students in particular, confronted different sets of cultural assumptions, or ideologies, relevant to their aspirations and behaviour. Perhaps the best-known of these was an ideology in which it was assumed that female college students were not interested in their studies and were primarily concerned with nding a husband. An examination of the cohort that entered the Connecticut College for Women in 1959 reveals that some students were indeed concerned with marriage; however, a large minority did not know what they wanted. In addition, many students were keenly interested in their studies, wanted to do well, and aspired to careers. These ndings indicate that rather than forming a homogeneous group, the students at Connecticut College did not t a common 1950s stereotype of female students in American colleges. RÉSUMÉ Dans les années 1950, les femmes américaines et les collégiennes, en particulier, furent confrontées à différentes manières de penser ou idéologies ayant trait à leurs aspirations et à leur conduite. Parmi les plus courantes, un préjugé voulait que les collégiennes n’étaient pas inté- ressées par leurs études, mais plutôt par la recherche d’un mari. Une analyse de la cohorte qui entra au Connecticut College for Women en 1959 révèle que certaines étudiantes étaient, en effet, préoccupées par le mariage ; cependant, une minorité importante ne savait pas ce qu’elle voulait. En outre, plusieurs étudiantes furent vraiment intéressées par leurs études, voulaient réussir et aspiraient à une carrière. Ces résultats indiquent que plutôt que de former un groupe homogène, les élèves du Connecticut College ne répondaient pas au stéréotype des années 1950 concernant les collégiennes américaines.
La formation à l’enseignement dans une communauté enseignante. Les Frères des écoles chrétiennes du Québec 1837–1980
RÉSUMÉ Fondée en France à la n du 17e siècle pour l’instruction des garçons des classes laborieuses vivant en milieu urbain, la communauté des Frères des écoles s’implante au Québec à l’automne 1837 avec l’ouverture d’une première école. Héritière d’une longue tradition pédagogique, elle implante ici l’usage de l’enseignement simultané auquel elle joint quelques pratiques de l’enseignement mutuel déjà pratiqué au Québec. Pour contrer l’absence de toute école normale, elle commence par former ses propres recrues pour ensuite offrir le même service aux professeurs laïcs de même qu’à des communautés de sœurs enseignantes sans tradition dans l’enseignement. À partir du début de la décennie 1920, la communauté adopte les programmes des écoles normales gérées par le Département de l’instruction permettant ainsi aux religieux de se munir des mêmes diplômes d’enseignement que les instituteurs laïcs. En n, les frères se perfectionnent dans les rares structures universitaires dispensant des cours de pédagogie avant de fonder leur propre institut universitaire, l’Institut pédagogique Saint-Georges. Cette étude aborde, dans un premier temps, les structures dans lesquelles s’est enseignée la pédagogie chez les frères des écoles chrétiennes du Québec. La description du cadre dans lequel elle s’est enseignée devrait servir de préliminaire à une analyse du discours sur la pédagogie tel qu’exprimé dans les écrits de la communauté. ABSTRACT Founded in France at the end of the seventeenth century for the education of boys from the urban working-class, the Brothers of the Christian Schools—les frères des écoles chrétiennes—opened their rst school in Québec in the autumn of 1837. Drawing on a long teaching tradition, the order was responsible for introducing the use of simultaneous instruction, which they blended with certain techniques of mutual instruction already being employed in Québec. To make up for the absence of a normal school, the Brothers trained their own instructors; they would later offer the same service to lay educators and those orders of teaching sisters without a tradition of teacher instruction. Beginning in the early 1920s, the order adopted the curriculum used in the normal schools run by the Department of Education, thereby permitting religious educators to obtain the same teaching diplomas as lay instructors. Finally, after studying at the few university institutions that offered courses in pedagogy, the Brothers founded their own, l’Institut pédagogique Saint-Georges. This study examines, first of all, the structures within which the Brothers of the Christian Schools taught educational methods. A description of this organizational framework should serve as an introduction to the discourse on pedagogy as expressed in the writings of the community.
Classrooms for Consumer Society: Practical Education and Secondary School Reform in Post-Second World War Canada
ABSTRACTYoung people’s intersecting roles as students, workers, and shoppers have received little attention from historians, who have focused on young people as either students or workers. This paper begins to examine these roles by analyzing the efforts of the Canadian Education Association to define and promote practical education in the late 1940s. The Canadian Research Committee on Practical Education solicited industry and business perspectives and surveyed students that were leaving school before graduation. The committee’s work and the discussion it generated reveal a desire to make secondary schools more profitable and palatable for Canadian teenagers. Educators and industry leaders wanted the post-war high school to serve all young Canadians by catering to their interests, keeping them in school, and preparing them to be both workers and consumers upon graduation.RÉSUMÉLes jeunes comme groupe peuvent se définir selon trois caractéristiques : élèves, travailleurs et consommateurs. Cette façon de concevoir la jeunesse n’a reçu que peu d’attention de la part des historiens. Ces derniers ont étudié les jeunes soit comme élèves ou soit comme travailleurs. Cet article s’intéresse à ces trois caractéristiques en s’intéressant aux actions entreprises par l’Association canadienne d’éducation. L’auteure analyse les efforts de cette dernière pour définir et promouvoir les arts et métiers en éducation à la fin des années 1940. Le Comité de recherche canadien sur l’éducation pratique a sollicité l’aide des industries et des maisons d’affaires pour recenser les élèves qui quittaient l’école avant la fin de leurs études. Le travail du comité et les discussions qui s’ensuivirent ont révélé le besoin de rendre les écoles secondaires plus utiles et plus attirantes pour les adolescents canadiens. Les éducateurs et les chefs d’entreprises souhaitaient que l’école secondaire d’après-guerre soit utile aux jeunes Canadiens ; ils désiraient susciter leurs intérêts, les garder à l’école et les préparer à devenir des travailleurs et des consommateurs une fois leurs études terminées
Turning the Inside Out: Presuppositions of Alberta Educational Leaders Promoting Progressive Reform, c. 1920 – 1950.
ABSTRACTAlberta’s educational leaders appeared to be taking united collective action in promoting progressive programs and pedagogy, c. 1920 to 1950. However, there were deep differences in their presuppositions about human nature and the relationship among human beings that shaped their ways of thinking about what students needed to know and how students learned. Utilizing a methodology advocated by R. G. Collingwood, this study reveals these differing presuppositions and argues that three predominant and conflicting ways of thinking among Alberta’s educationists—that is, conservative, liberal, and collectivist—had an invisible but significant impact on their educational reform efforts.RÉSUMÉEntre 1920 et 1950, des spécialistes en éducation albertains ont semblé prendre une action collective en faveur de programmes et d’une pédagogie progressistes. Cependant, de profondes différences dans leurs présuppositions sur la nature humaine et sur les relations entre les individus ont façonné leur conception quant aux connaissances à acquérir et sur la manière dont les élèves apprennent. Cette étude qui s’appuie sur la méthodologie préconisée par de R. G. Collingwood expose ces différentes présuppositions et met en évidence, parmi les spécialistes en éducation, l’existence de trois systèmes d’idées prédominants et conflictuels. Sans être apparentes, les idéologies conservatrice, libérale ou collectiviste ont eu malgré tout un impact sur les réformes envisagées
Benjamin Tromly, Making the Soviet Intelligentsia: Universities and Intellectual Life under Stalin and Khrushchev
Joëlle Droux et Rita Hofstetter, Globalisation des mondes de l’éducation. Circulations, connexions, réfractions, XIXe–XXe siècles
The Imagined Space of Academic Life: Leacock, Callaghan, and English-Canadian Campus Fiction in Canada, 1914-1948
ABSTRACTSince the earliest establishment of universities in Canada, campuses have been the backdrop against which students, professors, administrators, and staff negotiated an important part of their daily lives. Through interpretive and contextual historical understandings, members of the public and the university community visually and discursively constructed the campus but they were in turn also intensely shaped by it. This article examines two seminal fictional accounts that depict the historical Canadian university campus: chapter 3 of Stephen Leacock’s Arcadian Adventures with the Idle Rich (1914) and Morley Callaghan’s The Varsity Story (1948). As part of a broader genre of campus fiction, these works focus on the symbolic cultural meanings and experiences that were ascribed to the natural and built environment of the university. These books were narrated through fictional actors and imbue the geography and space of the campus and one’s lived experiences with moral significance, a tapestry on which historical academic and intellectual worlds unfolded.RÉSUMÉDepuis la création des universités au Canada, les campus ont fait l’objet de négociations par les étudiants, les professeurs, les administrateurs et le personnel administratif pour l’amélioration d’une partie importante de leurs conditions de vie au quotidien. À travers le temps et grâce à des ententes et à des échanges mutuels, la population en général et la communauté universitaire ont d’une manière régulière ou sporadique façonné les campus, mais en retour en ont été fortement influencées. Cet article analyse deux créations littéraires renommées qui ont décrit l’histoire des campus universitaires canadiens. La première se trouve dans le chapitre trois de l’œuvre de Stephen Leacock, Arcadian Adventures with the Idle Rich (1914) et l’autre provient du livre de Marley Callaghan intitulé The Varsity Story (1948). Ces textes font partie d’un genre plus vaste qui englobe les fictions universitaires et mettent l’accent sur les significations culturelles symboliques et les expériences attribuées à l’environnement naturel et construit de l’université. Des personnages fictifs relatent ces histoires dans le décor géographique et spatial des campus où ils vivent des expériences ayant une implication morale. Un tableau dans lequel se déploient les univers académiques et intellectuels