Historical Studies in Education / Revue d'histoire de l'éducation
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From Territory to Human Resources: A History of Colonial Adult Education in the Central Arctic
This article narrates the history of state-organized adult education in the Central Arctic (Kitikmeot region) from the 1950s through the early 1990s. Prior to 1960, little formal adult education was delivered in the region, as relationships between Inuit and Euro-Canadians centred on the exchange of fox furs for external products. In the 1960s and 1970s, adult programs focused on housing, education, literacy, and home management, teaching groups of Inuit how to live in the permanent settlements that had recently been constructed by the federal government. In the 1980s, adult programs focused on employment preparation and life skills, moulding individual Inuit into employable citizens. This article addresses an important silence in existing scholarship regarding Canadian educational history, and sheds light upon the evolving priorities of Euro-Canadian colonizers in the Arctic; whether for purposes of territorial sovereignty or human resource development, adult education served as an important medium for the communication of colonial messages.RésuméCet article raconte l’histoire de l’éducation aux adultes organisée par l’État dans l’Arctique central (région de Kitikmeot), depuis les années 1950 jusqu’au début des années 1990. Avant 1960, peu de programmes d’éducation aux adultes étaient offerts dans la région, puisque les relations entre Inuits et Euro-Canadiens étaient alors centrées sur l’échange de fourrures de renard contre des produits venant de l’extérieur. Dans les années 1960 et 1970, les programmes pour adultes se sont concentrés sur le logement, l’éducation, l’alphabétisation et l’économie familiale, enseignant aux Inuits comment vivre dans les établissements permanents récemment construits par le gouvernement fédéral. Dans les années 1980, les programmes pour adultes se sont concentrés sur la préparation à l’emploi et les compétences de la vie quotidienne, façonnant les individus Inuits en citoyens aptes à l’emploi. Cet article comble un manque important dans la littérature sur l’histoire de l’éducation canadienne, et met en lumière l’évolution des priorités des colonisateurs Euro-Canadiens dans l’Arctique. Que ce soit à des fins de souveraineté territoriale ou de développement des ressources humaines, l’éducation aux adultes a servi comme un important moyen de communication des messages coloniaux.
Gaining Nationhood: A Comparative Analysis of Images Found in Ontario and Quebec History Textbooks, 1920 to 1948
The centenary of the beginning of the First World War has seen renewed global attention to the war. A proliferation of scholarly works, commemorative public events, documentaries, and museum exhibits dedicated to the war ensured that the participating nations reaffirmed messages of service and sacrifice. The global response provides some insight into how nations crafted the memory of the war and the links made between remembrance and national identity. The Canadian War Museum, along with various state commemorations, encased the events of the war within narratives of heroism and sacrifice, most recently with the celebratory focus on the Battle of Vimy Ridge. This renewed interest in the war inspired this study, which explores how the war was portrayed in Ontario and Quebec history textbooks in the immediate post-war decades. This project argues that an analysis of both the textual narratives and the visual culture portrayed in history textbooks helps us better understand messages of nationhood in Canada. Through an examination of history textbooks that were approved in Ontario and Quebec between 1920 and 1948, we seek to uncover what the Ontario Department of Education, the Catholic church, and publishers felt were important for students in schools to remember about Canada’s participation in the war.RésuméLe centenaire du début de la Première Guerre mondiale a contribué à renouveler l’intérêt du public pour la Grande Guerre. On observe alors une prolifération des ouvrages académiques, des événements commémoratifs publics, des documentaires et des expositions muséales qui y sont dédiés et dont le but est de réaffirmer le message de service et de sacrifice des États qui y ont pris part. Ces ouvrages et événements donnent un aperçu de comment les nations construisent leur mémoire de la guerre ainsi que des liens tissés entre le devoir de mémoire et l’identité nationale. Le Musée canadien de la guerre, ainsi que plusieurs commémorations gouvernementales, synthétisent les événements de la Grande Guerre dans un récit d’héroïsme et de sacrifice. Un exemple récent de cela est l’intérêt porté à la bataille de la crête de Vimy. Cet intérêt renouvelé envers la Grande Guerre a inspiré cette étude qui explore comment celle-ci a été représentée dans les manuels scolaires de l’Ontario et du Québec dans les décennies suivants la fin de la Première Guerre mondiale. Ce projet propose qu’une analyse des manuels centrés sur les récits textuels et de la culture visuelle aide à mieux comprendre les messages associés à la construction de la nation canadienne. À partir d’un examen des manuels scolaires approuvés pour l’Ontario et ceux disponibles pour le Québec entre les années 1920 et 1948, nous cherchons à découvrir ce que le Département de l’Éducation de l’Ontario, l’Église Catholique et les maisons d’éditions considéraient comme étant importants à ce souvenir à propos de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale.
François-Olivier Dorais, Un historien dans la cité : Gaétan Gervais et l’Ontario français
George Buri, Between Education and Catastrophe: The Battle over Public Schooling in Postwar Manitoba
E. Lisa Panayotidis and Paul Stortz eds., Women in Higher Education, 1850–1970: International Perspectives
“Unlike their Playmates of Civilization, the Indian Children’s Recreation must be Cultivated and Developed”:The Administration of Physical Education at Pelican Lake Indian Residential School, 1926–1944
ABSTRACT A large body of literature about the residential school system has helped to promote a national awareness and discourse on the issue, but relatively little is known about physical education within that system. This article traces the administrative intent and implementation of physical education—namely sport, exercise, and recreation—at Pelican Lake Indian Residential School from 1926 to 1944. The concept of “citizenship education” was used to focus this study on the ways in which school administrators sought to civilize the students by developing par- ticular ideals of citizenship. Administrators attempted to use physical education as a means to impart character traits, such as self-discipline and good sportspersonship, along with the desire to promote “civilized” ideas about healthy activity. Seemingly trivial elements of residential school life, such as ball games or running races, were part of a broader Indian policy vision that sought the cultural, and, ultimately, the political, assimilation of Indigenous peoples.RÉSUMÉ Plusieurs études sur les pensionnats autochtones ont contribué au développement d’une conscience et d’un discours national sur cette question, mais on connait toutefois relativement peu de chose au sujet de l’éducation physique dans le système. Cet article examine l’intention administrative et la mise en place de l’éducation physique—à savoir le sport, l’exercice et les loisirs — au pensionnat indien de Pelican Lake entre 1926 et 1944. Le concept « d’éducation à la citoyenneté » a été utilisé afin de centrer cette étude sur la façon dont les administrateurs du pensionnat ont cherché à civiliser les élèves en développant des modèles particuliers de citoyenneté. Les administrateurs ont cherché à utiliser l’éducation physique comme un moyen de transmettre des traits de caractère, tels que l’autodiscipline et l’esprit sportif, ainsi que le désir de promouvoir des idées « civilisées » sur les saines habitudes. Ainsi, des éléments de la vie au pensionnat en apparence sans importance, tels que les parties de ballon ou les courses, ont fait partie d’une vision plus large de la politique indienne visant l’assimilation culturelle, puis éventuellement, l’assimilation politique des peuples autochtones
James Bartlett Edmonson and the Mid-Twentieth-Century Crusade against For-Profit Colleges: An Episode of Ignorance-Making in the United States
The nineteen-fifties—a decade of civil rights litigation, Cold War intrigue, and red scare McCarthyism—was also a period racked with controversies over for-profit colleges and universities (FPCUs) in the United States. This paper explores the work of James Bartlett Edmonson and his circle of mid-twentieth-century FPCU critics. Edmonson, a School of Education dean at the University of Michigan during the nineteen-fifties, became one of the most prominent voices against what he described as “shysters” and “sheepskinners” in proprietary higher education. His work exposing FPCU fraud, corruption, and predatory schemes at the national level won him allies at the National Education Association and the Federal Trade Commission. It also created powerful enemies among independent college associations, home study groups, and religiously affiliated institutions. This paper contributes to the literature by engaging with an underdeveloped episode in higher education history and by locating this case study within the emerging field of ignorance studies. Sources for this study were drawn from the James B. Edmonson Papers, Bentley Historical Library, University of Michigan; Research Division Collection, National Education Association, Gelman Library, George Washington University; and published primary source documents in state and national periodicals. RésuméLes années 1950 – une décennie de litiges en matière de droits civils, d’intrigue de la Guerre froide, et de « peur rouge » maccarthyste – ont aussi été une période marquée par les controverses sur les collèges et les universités à but lucratif (FPCU) aux États-Unis. Cet article explore le travail de James Bartlett Edmonson et son cercle de critiques des FPCU au milieu du 20e siècle. Doyen de l’École d’éducation de l’Université du Michigan dans les années 1950, Edmonson est devenu l’une des voix les plus importantes contre ce qu’il qualifiait de « shysters » et de « sheepskinners » dans l’éducation supérieure à but lucratif. Son travail révélant la fraude, la corruption et les procédés prédateurs des FPCU au niveau fédéral lui a permis de trouver des alliés au sein de la National Education Association et de la Federal Trade Commission. Il s’est également fait des ennemis puissants parmi les associations de collèges indépendants, les groupes d’éducation à domicile, et les établissements d’affiliation religieuse. Cet article contribue à la littérature en abordant un épisode méconnu de l’histoire de l’éducation supérieure et en situant cette étude de cas dans le champ émergeant des études de l’ignorance. Les sources de cette étude sont tirées des James B. Edmonson Papers de la Bentley Historical Library à l’Université du Michigan; de la Research Division Collection, National Education Association, de la Gelman Library à l’Université George Washington; de même que de sources primaires publiées dans des périodiques nationaux ou d’États fédérés