Historical Studies in Education / Revue d'histoire de l'éducation
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Samira El Atia, dir., L’éducation supérieure et la dualité linguistique dans l’Ouest canadien. Défis et réalités
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David Aubin, L’élite sous la mitraille. Les normaliens, les mathématiques et la Grande Guerre 1900 –1925
Theodore Michael Christou, Progressive Rhetoric and Curriculum: Contested Visions of Public Education in Interwar Ontario
Historical Pageantry and Progressive Pedagogy at Canada’s 1927 Diamond Jubilee Celebration
Historians have argued that Canada’s Diamond Jubilee of Confederation in 1927 represents one of the federal government’s most sustained and successful attempts at nation building in the interwar period. In this mass outpouring of patriotic celebration, schools in particular played an important role in producing commemorative events, but also in constructing an engaging and accessible historical narrative for public consumption. At the heart of these events was the staging of hundreds of historical pageants, including many performances produced by teachers and students. This article examines how progressive pedagogies, such as active and play-based learning, came to be aligned with nation-building initiatives in widely produced historical pageants. Furthermore, it examines two published historical pageant scripts performed in Ontario’s schools to reveal the dominant themes of the historical narratives being promoted in relation to Indigenous-settler relations, gender, and national identity.Les historiens conviennent généralement du fait que le Jubilé de diamants de la Confédération, en 1927, constitue, de la part du gouvernement fédéral, l’une des tentatives de l’entre-deux- guerres les plus durables et les plus fructueuses d’édification de la nation. Lors de cet important mouvement de célébration patriotique, les écoles, plus spécifiquement, ont joué un rôle déterminant non seulement dans la production d’événements commémoratifs, mais aussi dans l’élaboration d’un récit historique destiné au grand public. Au centre de ces événements se trouvaient notamment de fameuses reconstitutions historiques dont certaines mises en scène et produites par les enseignant.e.s et leurs élèves. Cet article étudie la façon dont, à travers ces reconstitutions historiques largement produites, ces pratiques pédagogiques innovantes se sont alignées sur les efforts de construction d’une nation alors déployés. En outre, il analyse deux publications de reconstitutions historiques scénarisées jouées dans les écoles de l’Ontario afin de mettre en lumière les thèmes dominants, reliés à la nature des relations entre Autochtones et colons, au genre et à l’identité nationale, des récits historiques alors mis de l’avant
Raymond B. Blake and Matthew Hayday, eds., Celebrating Canada, Volume 2: Commemorations, Anniversaries, and National Symbols
A Middle-class Farming Family Negotiates “the Rural School Problem” in Interwar Australia
Rural schooling was a site of educational and social tensions, and the one-room government school was viewed as pedagogically traditional in interwar Australia. Given this context, this article explores the decision-making and educational practices of a white middle-class family in 1930s Western Australia. Former kindergarten teacher Marjorie Caw, her husband, Alf, and their two children lived on a sheep-wheat farm ten kilometres from a one-room school. Convinced that private rather than government schools were progressive, Marjorie supplied the children with their elementary education at home, sometimes resorting to correspondence lessons from the Western Australian education department, and sent them to urban private boarding schools for secondary education. The article canvasses dilemmas this created for her as a teacher and mother and argues that the Caw children’s experiences demonstrated a more complex and less dichotomous situation regarding “the rural school problem” and progressive education in the interwar years than is typically recognized in the literature.
Résumé
Dans l’Australie de l’entre-deux-guerres, l’enseignement en milieu rural était marqué par des tensions éducatives et sociales, alors que les écoles publiques d’une seule pièce étaient considérées comme une tradition pédagogique. Dans ce contexte, cet article explore les choix et les pratiques en matière d’éducation d’une famille blanche de la classe moyenne dans l’Australie-Occidentale des années 1930. Ancienne éducatrice à la maternelle, Marjorie Caw, son mari Alf et leurs deux enfants vivaient sur une ferme alliant la culture du blé et l’élevage des brebis à dix kilomètres d’une école d’une pièce. Convaincue que les écoles privées étaient plus progressistes que les écoles publiques, Marjorie fournissait aux enfants une éducation élémentaire à la maison, recourant parfois aux cours par correspondance du département de l’éducation de l’Australie-Occidentale, et les envoyait recevoir leur éducation secondaire dans des pensionnats privés urbains. L’article aborde les dilemmes que ces décisions ont engendrés pour elle en tant qu’enseignante et mère, et démontre que l’éducation des enfants de Majorie Caw a été vécue dans un contexte plus complexe que le suggère la dichotomie entre le « problème de l’école rurale » et l’éducation progressiste dans l’entre-deux-guerres