UCLouvain: Open Journal Repository (Université catholique de Louvain)
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    4552 research outputs found

    Le temps et l’espace de la chaleur: Slowheat.org

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    Looking at the earth from a philosophical point of view

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    Les scientifiques nous alertent au quotidien quant aux déséquilibres des milieux physiques, chimiques et biotiques qui conditionnent, disent-ils, nos vies sur la terre. Les scientifiques alimentent au quotidien l’enchaînement réciproque de la technique et de l’économie dont l’inflation cause les déséquilibres que les scientifiques diagnostiquent. Les scientifiques fourbissent les armes et crient à la catastrophe. D’aucun nous le disent depuis longtemps, qui parfois sont savants : la science ne se pense pas ! Elle exhibe aujourd’hui ses responsabilités et son irresponsabilité sans pudeur, fière à bras ; voilà même qu’avec la sûreté du maître elle nous fournit les modèles d’un développement durable. La science en question, la science « à la question » ? Vous n’y pensez pas ! Qui se risquerait à troubler l’exactitude de la vérité ?Les architectes, par leur pratique de la trace et du tracé, se soucient de l’habiter. Ce souci, rémanent et perforant, rencontre l’évidence « phénoménologique » d’un séjour sur la terre et sous le ciel. Cette évidence est, par force et en droit, première et constante, elle ne souffre aucune distraction dans le champ du « projet » de l’architecte ! Mais est-elle « scientifique » ?Il se fait que les critiques conjointes de la science et de la métaphysique ont causé, dans le pré de la philosophie, une attention pour la Terre en tant qu’elle est l’assise et l’horizon de l’habiter. Cette attention rejoint le souci des architectes.Mais qu’en est-il des rapports qu’entretiennent l’attention des philosophes pour la Terre et les représentations que les scientifiques dressent du « système » terre ?Maria Villela-Petit a contribué à faire l’état de ces interrogations à l’occasion d’une conférence « Looking at the Earth from a Philosophical Point of View » qu’elle nous propose d’éditer sur les pages du laa. Cette conférence fut prononcée le 16 février 2006, dans le cadre du séminaire du Professeur Rowland Stout, à l’University College of Dublin (UCD).Maria Villela-Petit est née à Rio de Janeiro, où elle a fait ses premières études de philosophie à l’Université Catholique de Rio. À Paris, elle étudie sous la direction de Paul Ricœur et soutient une thèse de doctorat sur « L’intersubjectivité et l’être-en-commun dans la philosophie phénoménologique d’Edmund Husserl ». Chercheur émérite du CNRS (Archives Husserl de Paris), elle a aussi enseigné l’Esthétique à l’Institut Catholique de Paris.Elle est l’auteur de nombreux articles sur Husserl, Heidegger, M. Merleau-Ponty, H. Maldiney, Jean Nabert et Paul Ricœur, mais aussi sur Platon et l’art grec, et sur Simone Weil

    Le mur en ses états

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    « Le mur en ses états » sonde en profondeur les conditions de consistance formelle d’un élément typique d’architecture : le mur. Par hypothèse, son actualité tectonique – le fait qu’il soit « porteur » ou supporté par d’autres éléments – est suspendue pour mieux faire place au recueil des valeurs structurales, proprement géométriques, qui conditionnent son type : dimensions remarquables, écarts significatifs, et plus loin proportions chiffrables. Pourtant l’enjeu de ce travail exigeant ne se réduit pas à une pure analyse structurale. Les traits pertinents sont ici relevés pour ce qu’ils manifestent, y tranchant sans jamais l’entamer : le Réel de la matière.« La matière du mur demeure une Énigme qui nous sollicite parce que la matière est l’impossible de la pensée et du langage : elle manifeste le règne de l’indifférence et de l’inconnaissable (l’innommable). La muralité renvoie à l’énigme générale de la matérialité et sans doute aussi à celle de la corporéité : corps de la terre, corps de chair, la question demeure.

    Ce que Lacan n'a pas dit (...): (sur l’architecture) est aussi organisé comme ce qu’il a dit (sur le langage)

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    "Ce que Lacan n'a pas dit (sur l'architecture) est aussi organisé comme ce qu'il a dit (sur le langage)." Tel est le titre de l'article que nous propose Mario Montalbetti. Après avoir déplié et commenté la phrase de Jacques Lacan : "Le sens indique la direction vers laquelle il échoue", Mario Montalbetti mobilise les articulations qu'il a engrangées à l'endroit du mur - élément d'architecture."Pourquoi une psychanalyse se termine-t-elle ?, pourquoi une phrase se termine-t-elle ?,… pourquoi un mur arrête-t-il de se déployer ? Les questions paraissent banales si nous demeurons dans les réponses matérielles : l’analyse se conclut parce que le patient s’ennuie, ou parce qu’il n’a plus d’argent pour payer les séances, ou qu’il tombe malade,… ; la phrase se termine parce que le sujet parlant est fatigué, ou parce qu’il veut changer de place, ou parce qu’il croit avoir dit tout ce qu’il souhaite dire,… ; le mur arrête de s’étendre aux limites du terrain, pour cause d’ajustement du budget des travaux, parce que l’architecte a changé d’avis, ou bien son client,… Mais, au-delà de ces raisons contingentes, pourquoi ces processus s’arrêtent-ils ? Il n’y a pas de raison théorique fiable que l’on puisse revendiquer au-delà de certains compromis avec les faits. (...) Et le compromis de l’architecture serait peut-être : le mur arrête de s’étendre parce que l’on souhaite habiter.

    Différence sexuelle et genre vernaculaire: La maison contre les terrains vagues du marché

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    "Différence sexuelle et genre vernaculaire - La maison contre les terrains vagues du marché " qui fait partie du vaste ouvrage de Luc Richir : "Donner, recevoir, rendre - L'erreur de Cook - Anthropologie du délire occidental". Vaste ouvrage, à entendre littéralement, parce qu'il entreprend une reprise - par le fond et jusqu'au comble - des appareils théologique, philosophique, anthropologique, psychanalytique qui visent l'être parlant et que l'occident nourrit au plus fin de ses consciences. Le noyau de l'ouvrage consiste en la prise au plus grand sérieux de l'échange symbolique que Marcel Mauss avait introduit en son temps sur la scène sociologique. Au plus grand sérieux, cela veut dire : comme une structure anthropique dont les conjonctures ne peuvent se départir, sinon à s'exposer à de funestes retours.   "Contrairement au signifiant — définit comme élément discret, unité différentielle par rapport à d’autres signifiants —, le symbole comporte en soi sa propre déchirure. Il est fragmentaire, dirait Blanchot. Ce qu’il emporte dans sa fêlure, c’est la part de l’Autre qui lui manque pour être complet. Il fait appel à ce qui pourrait le compléter — mais cette part viendrait-elle s’adjoindre à sa moitié qu’il perdait sa vertu de symbole. Car ce que le symbole symbolise, c’est ce qui lui fait défaut pour être complet. Cette part existerait-elle que le lien n’aurait aucune nécessité, pas plus que la parole qui scelle un pacte. Le symbole est la négation de l’autosuffisance. Sans être ni l’un ni l’autre (donateur ou donataire), il incarne leur altérité en tant que rien ne peut la réduire à un être, à un état, pouvoir ou propriété. Il représente l’Autre, " autrement qu’être ". Le symbole c’est la page qu’on déchire, le bout de bois qu’on brise. Son essence, c’est le profil de la coupure, et non l’adaptation de deux moitiés de manière à former une complétude originelle. C’est parce que le symbole abrite cette cassure qu’il possède la vertu, non d’en appeler au complément censé le réparer, le clore dans la sphère de l’être, mais à l’Autre blessure. Le symbole appelle, non la réparation, mais la cassure qui l’a constitué en part manquante d’une moitié qu’il appelle — qu’il désire — pour se déclarer en part avide de l’Autre susceptible de s’adjoindre à lui.

    On intervals: Comments on a definition by Badiou

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    Le 15 avril 2019, la cathédrale Notre Dame de Paris prend feu ! L’incendie provoque, on le sait, un énorme émoi proportionnel à la charge des mémoires qui habitent l’édifice : le christianisme, les maîtres bâtisseurs du gothique, la Nation hypostasiée, la littérature et d’autres. Le président Macron et les très grandes fortunes de France tentent de transformer la catastrophe en effet d’aubaine et d’y capter quelques fragments de la hauteur morale qui leur manque. Le 26 avril, 11 jours plus tard, Alain Badiou donne une conférence à l’Université de Louvain. Il revient sur l’incendie et analyse patiemment les multiples échos et effets de ce qu’il nomme un « accident architectural ». Il conclut sa conférence en énonçant abruptement, au titre de définition : “L’Architecture devrait être … comme une espèce d’intervalle violent entre le Réel et le Symbolique.” Le 20 février 2020, 10 mois plus tard, Mario Montalbetti donne une conférence à l’Université de Louvain qui s’arrime à la déclaration d’Alain Badiou qu’il commente à partir de ses propres positions, celle de poète et celle de linguiste. Mario Montalbetti est linguiste, poète et essayiste. Docteur en linguistique (MIT, avec Noam Chomsky), il est professeur principal au Departamento de Humanidades de la Pontificia Universidad Catolica del Peru (PUCP). Il est membre fondateur de la revue Hueso Humero. Ses œuvres poétiques ont été réunies dans Lejos de mi decirles (Aldus, 2013). Il a publié également lacan arquitectura, avec Jean Stillemans (PUCP, 2009), Cualquier hombre es une isla (Fondo de Cultura Economica, 2014), El mas crudo invierno (Fondo de Cultura Economica, 2016), Cajas (Colecion Decir Arquitectura, PUCP, 2017), Epiciclos, avec Marc Belderbos ( Colecion Decir Arquitectura, PUCP, 2018), Notas para un seminario sobre Foucault (Fondo de Cultura Economica, 2018), El pensiamento del poema(Marginalia Editores, 2019). Les pages du laa ont publié en 2009 « Ce que Lacan n’a pas dit (sur l’architecture) est aussi organisé comme ce qu’il a dit (sur le langage) »

    La notion de linéaments chez Alberti: Tracés graphiques ou traits mentaux ?

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    Si les textes s’éclairent à lumière indirecte de leur contexte et de leur intertexte, le sens propre de leur message n’est saisissable que dans le réseau des paraphrases et des périphrases qu’ils énoncent eux-mêmes ; les textes s’auto-expliquent. Imen Helali interroge la signification du vocable linéaments dans le De re aedificatoria. Prolongeant les discussions terminologiques qu’a suscitées l’usage de ce mot par Alberti, elle propose une lecture systématique et croisée de deux passages du premier livre et du prologue. Produisant des échos loin dans le texte du traité, elle fait entendre la nature à la fois mentale et formelle des linéaments et réfute la thèse de Susan Lang selon laquelle il s’agirait de « plans de sol », d’une représentation graphique des édifices projetés sur un plan horizontal. Confrontant sa lecture à celles des nombreux spécialistes qui se sont penchés sur la question, Imen Helali déplace les lignes d’interprétation du texte d’Alberti et produit quelques avancées notables dans la théorie de l’architecture. Imen Helali est architecte, diplômée par l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU) de l’Université de Carthage (Tunisie) et détentrice d’un Master de Recherche en Architecture. Depuis 2019, elle conduit une thèse de doctorat sur le thème des limites à l’ENAU et au Département de Langues et Littératures françaises et romanes de l’Université de Liège (Belgique)

    Professionnalisation et processus réflexif dans le nouveau diplôme proposé par les IUT : le Bachelor Universitaire de Technologie.

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    Since 2019, teachers of the Technological University Institutes have to design and implement a new diploma, the Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) structured around the competency-based approach (APC). The aim is to organize training to make the students develop their skills in acting, in articulation with the teachings, when immersed in Learning and Evaluation Situations (SAE). The production of "marks" illustrates the different stages of these situations. This “marks” find its place and coherence in the portfolio approach. These new pedagogical practices are mainly based on reflective processes that should allow students to gradually become actors of their training. Through the study of the "traces" (writings) produced in two SAEs belonging to different specialties, this article aims at identifying the determinants of this process and its stakes for learners in initial training.Depuis 2019, les enseignants des Instituts Universitaires de Technologie (IUT) doivent concevoir et mettre en œuvre un nouveau diplôme, le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) structuré autour de l’Approche par Compétences (APC). Il s’agit d’organiser la formation pour que les étudiants, en articulation avec les enseignements, développent leurs compétences dans l’action, grâce à leur immersion dans des Situations d’Apprentissage et d’Évaluation (SAÉ). La production de « traces » ponctue les différentes étapes de ces situations, traces qui trouvent une place et une cohérence au niveau de la démarche du portfolio. Ces nouvelles pratiques pédagogiques prennent majoritairement appui sur un processus réflexif qui doit permettre aux étudiants de devenir peu à peu acteurs de leur formation. L’article vise, à travers l’étude de traces produites dans deux SAÉ relevant de spécialités différentes, à identifier quels sont les déterminants de ce processus et ses enjeux pour des apprenants en formation initiale

    Iris Brey, Juliet Drouar (dir.) – La culture de l’inceste

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    Recensé : Iris Brey, Juliet Drouar (dir.), La culture de l’inceste, Paris, Seuil, 2022, 208 p.Recensé : Iris Brey, Juliet Drouar (dir.), La culture de l’inceste, Paris, Seuil, 2022, 208 p

    Une étude exploratoire sur le rôle de l’intelligence émotionnelle dans un dispositif d’accompagnement de primo-entrant·es à l’université

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    Faciliter la transition lycée-université est devenu un enjeu majeur des universités, comme en témoignent les nombreux travaux sur le sujet. Si nombre de dispositifs d’accompagnement dans la transition lycée-université ont été mis en place, on constate cependant qu’une partie des étudiant⸱es en échec conservent des pratiques d’études peu propices à la réussite dans un contexte universitaire. Le rôle des émotions dans la capacité à s’adapter et dans la réussite académique est mis en évidence dans différents travaux. Notre étude explore le lien entre trait émotionnel des primo-entrant·es, mesuré par un extrait du questionnaire TEIQue, et appropriation des éléments abordés dans un dispositif d’accompagnement. Il semble que, d’une part, il soit possible de distinguer des groupes de primo-entrant·es selon leur niveau de trait émotionnel et, d’autre part, que ces groupes se distinguent par la façon dont ils s’emparent des éléments abordés dans un dispositif d’accompagnement qui vise à les faire réfléchir sur leurs pratiques d’étude

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