UCLouvain: Open Journal Repository (Université catholique de Louvain)
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Fabrique des risques liés à la sédentarité et promotion du « sport-santé » en France (1960-2022)
The study consists in observing the social dynamics that accompany the rise of concerns about the risks related to the lack of exercise. It analyzes their consequences on the promotion of physical activity for public health purposes, from the 1960s to the present. The aim is to show that public action relating to "sport-health" by highlighting the scientific and ethical justifications that accompany the warnings expressed and the proposals made. "Sport-health" is gradually emerging as a collective solution to the risks associated with sedentariness, gaining importance until its recent inclusion on the political agenda. The analysis reveals three significant time sequences which translate specific declinations of the public problem considered and the dynamics of public actions engaged to remedy it. This situation illustrates the advent of a government of bodies involving individuals and groups in an increasingly participatory and empowering process. It also raises problems of social and territorial inequalities, to which are added tensions relating to the perimeter of professionals' intervention skills.Keywords: risk, sedentary lifestyle, physical inactivity, sport-health, social factory.L’étude proposée consiste à observer les dynamiques sociales qui accompagnent la montée des préoccupations relatives aux risques liées au manque d’exercice en analysant leurs conséquences sur la promotion de l’activité physique à des fins de santé publique, des années 1960 à nos jours. En relevant les justifications scientifiques et éthiques qui accompagnent les alertes exprimées et les propositions faites, il s’agit de montrer que l’action publique relative au « sport-santé » se décline progressivement comme une solution collective aux risques liés à la sédentarité, prenant de l’importance jusqu’à sa mise à l’agenda politique récente. L’analyse révèle trois séquences temporelles significatives qui traduisent des déclinaisons spécifiques du problème public considéré et des dynamiques d’actions publiques engagées pour y remédier. Cette situation illustre l’avènement d’un gouvernement des corps impliquant les individus et les collectifs dans une démarche de plus en plus participative et responsabilisante. Elle soulève également des problèmes d’inégalités sociales et territoriales auxquelles s’ajoutent des tensions relatives au périmètre des compétences d’intervention des professionnels
Quelle structure d’opportunités pour les étudiants adultes ? : Une analyse de l’Enseignement de promotion sociale en Belgique francophone
Historiquement, les finalités de l'éducation des adultes ont oscillé, entre la promotion de l'employabilité et de l'émancipation, ce qui a été largement documenté à l’échelle des textes produits par l’Union européenne. Adossé à de tels travaux, cet article cherche à saisir la structure d’opportunités qu’un dispositif d’éducation pour adultes singulier, l'Enseignement de promotion sociale (EPS) en Belgique francophone, offre aux adultes en situation précaire. L'approche par les capabilités est convoquée pour analyser les textes préparatoires et législatifs relatifs à l’EPS afin d'identifier la structure d’opportunités mise à disposition des apprenants adultes et les conceptions des adultes mobilisées dans ces textes. Ces conceptions sont analysées selon les dimensions anthropologiques proposées par Bonvin et Laruffa (2018) en considérant les individus à la fois comme bénéficiaires (êtres vulnérables), acteurs (êtres capables de contribuer à la société) et juges (êtres capables de prendre des décisions et de s’exprimer concernant ses besoins).
Notre analyse montre que ces textes invitent l’EPS à créer une structure d'opportunités permettant aux adultes apprenants de développer principalement leur employabilité sans toutefois négliger leur émancipation
C.J.U.E., 12 janvier 2023, Migracijos departamentas (Motifs de persécution fondés sur des opinions politiques), C-280/21, EU:C:2023:13: La Cour de justice élargit la définition des « opinions politiques » comme motif de persécution. Ester en justice pour des intérêts patrimoniaux contre des acteurs non étatiques qui instrumentalisent l’appareil répressif peut être un motif d’octroi de la protection internationale
La notion d’« opinions politiques » contenue dans la directive 2011/95 (qualification) en son article 10, § 1, e), et § 2 reprend les tentatives de défendre des intérêts patrimoniaux par des moyens légaux contre des acteurs non étatiques agissant illégalement et ayant des liens avec l’appareil étatique qui sont à même de leur permettre d’instrumentaliser ses moyens répressifs au détriment du candidat réfugié. La Cour de justice précise et élargit donc par cette décision la notion « d’opinions politiques » faisant partie des cinq motifs de persécution dans la Convention de Genève, à la lumière de directive qualification
To drill or not to drill? Towards a holistic approach in teaching English as a foreign language
The history of teaching English can be seen as a pendular swing between extremes. Each time a new approach was introduced, it usually contrasted with the previous one. Essentially, there have been two main approaches in English language teaching: one focusing on the rules and structure of the language (analysis) and the other focusing on using the language in real-life situations (use). Throughout the centuries, we have seen this back-and-forth movement. This paper aims to demonstrate that these opposing views can be merged into a more holistic approach to language teaching.As a case in point, this article explores Audiolingualism and the practice of drilling. In the past, drilling was a central component of Audiolingual methods, often involving repetitive exercises without context. However, recent research indicates that when drills are meaningful and connected to real-life situations, they can serve as the foundation for higher-level thinking skills. The paper discusses different types of drilling and argues that if drill activities are engaging and inventive, they can play a vital role in the modern English language classroom, aligning with current teaching practices.In conclusion, the paper suggests that there is no single best method for teaching foreign languages. Instead, it proposes that classroom activities should be chosen based on their effectiveness in promoting learning
Pratiquer le français par le jeu théâtral : explorer de nouveaux possibles
Cette contribution cherche à mesurer l’apport du jeu théâtral dans l’enseignement et l’apprentissage du français en présentant un dispositif didactique qui a été expérimenté avec deux échantillons d’élèves du secondaire en Tunisie.L’objectif est d’enseigner le français en privilégiant « une attitude active et créative » (Dulibine et Grosjean, 2004) et la mise en place d’un contexte ludique qui stimule à la fois l’apprentissage du savoir dispensé et la vie de la classe. Essentielle dans l’initiation aux langues étrangères, la pratique du jeu mobilise les acteurs de la classe dans la pratique d’un français « contextualisé » (Djedidi, 2002) tout en permettant aux élèves de développer leurs compétences.Il s’agit donc de concevoir le jeu théâtral comme un « outil d’apprentissage » (Ryngaert, 2008) propice à une démarche pédagogique personnalisée. Les résultats sont confrontés à ceux d’autres recherches similaires sur les effets didactiques du genre théâtral ludique menées en contexte tunisien
Management of penetrating arrow injury of the maxillofacial region, case report
An arrow maxillofacial penetrating injury is an unusual traumatic injury sometimes encountered in developing countries. This rare injury has the potential to be dangerous because the arrow is deeply lodged in maxillofacial region crossed by major vessels, and because damage to one of these vessels should always be suspected. Furthermore, removal of a foreign body may result in complications such as massive bleeding or iatrogenic injury to adjacent structure and complications should always be considered in maxillofacial region. We describe a case of a patient who presented with maxillofacial penetrating arrow injury and analyze the problems faced in its management with emphasis on diagnostic imaging, on surgical planning and on careful surgery management. An arrow maxillofacial penetrating injury is an unusual traumatic injury sometimes encountered in developing countries. This rare injury has the potential to be dangerous because the arrow is deeply lodged in maxillofacial region crossed by major vessels, and because damage to one of these vessels should always be suspected. Furthermore, removal of a foreign body may result in complications such as massive bleeding or iatrogenic injury to adjacent structure and complications should always be considered in maxillofacial region. We describe a case of a patient who presented with maxillofacial penetrating arrow injury and analyze the problems faced in its management with emphasis on diagnostic imaging, on surgical planning and on careful surgery management.  
Scholars and Literati at the University of Siena (1246–1800)
This note is a summary description of the set of scholars and literati who taught at the University of Siena from its inception in 1246 to 1800
Scholars and Literati at the University of Vilnius (1578–1800)
This note is a summary description of the set of scholars and literati who taught at the University of Vilnius from its inception in 1578 to 1800. For more detailed information about these individuals, please visit the comprehensive database available at https://shiny-lidam.sipr.ucl.ac.be/scholars/
Solitary median maxillary central incisor syndrome: cone beam computed tomography illustrated review
The solitary median maxillary central incisor syndrome (SMMCI) is a rare autosomal dominant genetic syndrome characterized by the presence of a single central incisor positioned along the midline in both primary and permanent dentition. It is often associated with the holoprosencephaly spectrum, a group of brain and facial malformations. The etiopathogenesis of SMMCI is believed to involve embryonic developmental defects occurring between the 35th and 38th day of gestation, primarily affecting midline facial structures. Several genetic factors, including mutations in the Sonic Hedgehog gene on chromosome 7 and other genetic variants, have been implicated in SMMCI development. Diagnosis is typically made through clinical examination, prenatal ultrasound, and postnatal dental evaluation. Management of SMMCI requires a multidisciplinary approach involving pediatricians, otolaryngologists, neuro-pediatricians, and genetic counselors. Dental interventions may include extraction and space maintenance, orthodontic treatment, prosthodontic options, or esthetic considerations. Further research is needed to understand better the underlying mechanisms and genetic factors associated with SMCI, which will contribute to improved diagnosis and management of this syndrome.The solitary median maxillary central incisor syndrome (SMMCI) is a rare autosomal dominant genetic syndrome characterized by the presence of a single central incisor positioned along the midline in both primary and permanent dentition. It is often associated with the holoprosencephaly spectrum, a group of brain and facial malformations. The etiopathogenesis of SMMCI is believed to involve embryonic developmental defects occurring between the 35th and 38th day of gestation, primarily affecting midline facial structures. Several genetic factors, including mutations in the Sonic Hedgehog gene on chromosome 7 and other genetic variants, have been implicated in SMMCI development. Diagnosis is typically made through clinical examination, prenatal ultrasound, and postnatal dental evaluation. Management of SMMCI requires a multidisciplinary approach involving pediatricians, otolaryngologists, neuro-pediatricians, and genetic counselors. Dental interventions may include extraction and space maintenance, orthodontic treatment, prosthodontic options, or esthetic considerations. Further research is needed to understand better the underlying mechanisms and genetic factors associated with SMCI, which will contribute to improved diagnosis and management of this syndrome
Numéro 183 - Mars 2024: Soutenabilité sociale des pensions : compenser une pénibilité et longévité inégale
Un enjeu fondamental de notre système de pension consiste à garantir aux retraités un niveau de vie adéquat dans un contexte où le vieillissement de la population nous oblige à reporter toujours plus loin les âges d’accès à la pension. Comment encourager les gens à travailler plus longtemps sans pénaliser ceux qui ne le peuvent pas, dans un contexte où le nombre de personnes en maladie-invalidité ne cesse d’augmenter ? Réduire la pension pour ceux qui quittent prématurément le marché du travail est injuste puisque ce sont souvent les travailleurs à faible revenu et qualification qui sont concernés. Récompenser par un bonus ceux qui peuvent continuer jusqu’à l’âge de la pension, comme proposé dans la réforme de juillet 2023, est aussi injuste pour ceux qui ne peuvent pas travailler jusqu’à cet âge. C’est d’autant plus injuste que ces personnes peu qualifiées qui quittent le marché du travail plus tôt ont, en moyenne, commencé leur carrière plus tôt, sont moins riches, sont en moins bonne santé, et ont une espérance de vie plus courte. Concrètement, 1/4 des personnes du 1er quintile de revenu (qui représente les 20% de la population ayant le revenu le plus faible) décèdent avant 65 ans contre 1/20 des personnes du 5e quintile (qui représente les 20% de la population ayant le revenu le plus élevé).
La pénibilité du travail est d’autant plus cruciale que la réforme des pensions a reculé progressivement l'âge de la pension à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2030 avec la volonté d’introduire une exception pour les personnes qui effectuent un métier pénible. Cette adaptation ne s’est pas concrétisée, et nous avons aujourd’hui une demande pour ramener l’âge de la pension à 65 ans selon la rhétorique bien connue : “à 67 ans tous les métiers sont pénibles”. Ce retour en arrière est aussi excessif car nous vivons en moyenne toutes et tous plus longtemps.
Dans son avis complémentaire de mars 2015, le Conseil Académique des Pensions suggérait un âge flexible de pension : “celui qui a un métier pénible doit, grâce à la flexibilité générale dans le système, avoir la possibilité de prendre sa pension plus tôt que ceux qui n’ont pas exercé de métier pénible, avec un montant de pension qui soit malgré tout comparable”. Notre proposition va dans ce sens.
Notre argument est que les métiers sont effectivement de pénibilité variable et que les métiers pénibles sont plus souvent concentrés chez les personnes moins qualifiées avec un faible salaire. Ces personnes commencent à travailler plus tôt et sont plus vite “usées” par le travail (fatigue physique, stress et insécurité). Elles devraient raisonnablement pouvoir prendre leur pension plus tôt sans perte de pension.
Nous proposons donc un mécanisme concret qui permet de réaliser une double correction: (i) permettre à ceux qui ont commencé leur carrière plus tôt de partir plus tôt et (ii) permettre à ceux qui exercent un métier “pénible” de faire une carrière plus courte.
Concernant la définition des métiers pénibles, notre approche consiste à octroyer une enveloppe budgétaire fixe pour financer la pénibilité qui soit décroissante avec le quintile (niveau) de salaire et à laisser ensuite les partenaires sociaux décider de la distribution de cette enveloppe fixe au sein de chaque quintile de salaire.
Nous chiffrons le coût budgétaire de notre compensation en fonction de l’enveloppe et de sa répartition que nous finançons par un ajustement des pensions les plus élevées. Le système est donc “auto-porté”. Un résultat surprenant de notre analyse est que la prise en compte de la pénibilité des carrières, limitée aux travailleurs à bas salaires, n’impose pas un fardeau insurmontable pour les travailleurs mieux rémunérés. À titre d’illustration, notre scénario de référence implique une perte de pension de l’ordre de 1% pour le 4e quintile et de 4,7% pour le 5e quintile tout en accordant respectivement 3, 2 et 1 années d’anticipation aux 1er, 2e et 3e quintile de salaire.
Le simulateur « Pension et Pénibilité » de Laurent Collot et Jean Hindriks est disponible ici : simulateu