UCLouvain: Open Journal Repository (Université catholique de Louvain)
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Décloisonner pour apprendre vraiment
Les deux articles qui composent ce quatrième numéro du volume 2 de cette revue sont issus du colloque QPES – La Rochelle 2021, « (S’)engager et pouvoir (d’)agir » organisé en ligne en janvier 2022. Ces deux retours d’expériences partagent une même ambition : celle de décloisonner l’apprentissage à travers des dispositifs de formation engageants, mais sous des formes différentes. Dans un cas, il s’agit d’une collaboration interdisciplinaire avec des partenaires socio-économiques ; dans l’autre, d’un accompagnement qualifié en faveur de publics en situation de handicap.À première vue, tout semble opposer ces deux initiatives. Pourtant, elles racontent la même histoire : celle d’un enseignement supérieur qui franchit des frontières pour rendre les apprentissages plus justes et plus pertinents. Ici, des étudiant·es s’engagent auprès de publics vulnérables et découvrent, par l’expérience réfléchie, les compétences et la posture que réclame une société inclusive. Là, des cohortes croisent leurs cultures professionnelles autour de problèmes réels, apprennent à négocier un langage commun et à coopérer sans renoncer à l’exigence de chaque métier
S’engager en faveur de l’inclusion : tutorat auprès de jeunes en situation de handicap, une action solidaire et pédagogique
Afin de soutenir les jeunes en situation de handicap dans leur parcours d’études, CentraleSupélec propose depuis l’année académique 2014-2015 une action de tutorat. Sur base de volontariat, les étudiants de l’École ont la possibilité de suivre une formation au rôle de tuteur puis d’intervenir auprès de jeunes en situation de handicap. Il s’agit d’une action solidaire et pédagogique. Depuis son commencement, 97 tuteurs ont pu être formés et 118 tutorés (collégiens, lycéens ou étudiants) ont pu être accompagnés individuellement ou collectivement. Cette communication vise à présenter le dispositif, à mieux comprendre qui sont les étudiants qui se portent volontaires, quelles sont leurs motivations à s’engager et quels sont les bénéfices qu’ils perçoivent à l’issue de ce dispositif. Les données ont été collectées à partir de journaux de bord et de rapports rédigés par les tuteurs des 7 dernières années. Bien que leurs profils soient très variés, la volonté de venir en aide et d’être utile semble être la motivation première des étudiants à rejoindre ce dispositif. La majorité des tuteurs rapportent une expérience porteuse de sens, une évolution du regard sur le handicap et ont le sentiment d’avoir développé des compétences transversales. Ce dispositif semble ainsi participer à une société plus inclusive
C.C.E., 3 avril 2025, n° 324 548: Éloignement d’un parent du territoire, entre intérêt de l’enfant et de l’État : rappel de la supériorité du premier
Un ressortissant albanais introduit deux demandes de titre de séjour en qualité d’ascendant de ses trois enfants mineurs belges. L’Office des étrangers refuse ces demandes en se basant sur les différentes condamnations pénales prononcées à l’encontre du requérant. Dans cet arrêt, le Conseil du contentieux des étrangers annule ces deux décisions de l’Office des étrangers, estimant que celui-ci n’a pas tenu compte de certains éléments. Il rappelle qu’être ensemble représente un élément fondamental de la vie familiale et qu’en vertu de l’intérêt supérieur de l’enfant, les relations entre l’enfant et ses parents doivent être protégées. Il estime également qu’une simple mise en balance des intérêts en présence ne suffit pas. Il rappelle l’obligation de prendre en compte l’intérêt supérieur de l’enfant dans toutes les décisions qui le concernent, directement ou indirectement
Focus 34 - mars 2025: La mesure «zéro coti» déçoit
Ce vendredi 28 mars, des chercheurs de l’UGent et de l’UCLouvain présentent les résultats d’une étude sur les effets de la mesure «zéro coti» sur les entreprises, l’emploi et l’économie. Cette mesure populaire – mais aussi coûteuse – consiste en une réduction permanente du coût salarial du premier salarié embauché. À la lumière de son coût budgétaire élevé et des résultats mitigés qu’elle engendre, les chercheurs plaident pour sa suppression pure et simple, ou sa limitation à un nombre restreint de trimestres.
Le gouvernement fédéral a décidé, en 2016, d’exonérer les nouveaux employeurs de cotisations patronales à l’ONSS lors de l’embauche d’un premier salarié, et ce, pour une durée illimitée et quel que soit le niveau du salaire brut. Cette exonération est toujours en vigueur aujourd’hui, bien que, depuis 2024, le montant maximal de la subvention soit plafonné à 3.100 euros par trimestre.
Côté positif, l’étude confirme que la mesure «zéro coti» a effectivement encouragé les entreprises à embaucher un premier employé : fin 2019, le nombre d’entreprises comptant un salarié unique était de 7% supérieur à celui d’un scénario sans exonération.
Côté négatif, l’étude souligne que cette exonération n’a eu aucun effet sur le nombre d’entreprises employant plus d’un salarié. De plus, les entreprises ayant embauché un premier salarié grâce à la mesure «zéro coti» se révèlent moins performantes que celles qui auraient recruté sans cette aide. Ces entreprises emploient en effet moins de travailleurs et génèrent moins de valeur ajoutée. En d’autres termes, si cette mesure a conduit à une augmentation du nombre d’entreprises, celles-ci restent le plus souvent limitées à un seul employé et sont moins performantes.
Une mesure populaire mais coûteuse
En 2023, en moyenne, 55.162 équivalents temps plein ont été subventionnés chaque trimestre, soit un coût brut annuel de 488 millions d’euros. La subvention s’élève donc à environ 2.200 euros par trimestre et par employé à temps plein. À politique inchangée, ce coût continuera d’augmenter dans les années à venir car le nombre d’employeurs engageant un premier salarié continuera de progresser.
Le gouvernement De Wever souhaite abaisser davantage le montant maximal de la subvention : un plafond de réduction des cotisations patronales de 2.000 euros par trimestre a été annoncé dans l’accord de gouvernement. Pour les chercheurs, il s’agit d’un pas dans la bonne direction, mais ils plaident pour une restriction encore plus marquée.
Ainsi, compte tenu de ses effets positifs limités et de son coût budgétaire élevé, ils recommandent soit de supprimer totalement cette réduction, soit de la limiter à un nombre restreint de trimestres (par exemple, jusqu’à deux ans après la première embauche). Les fonds ainsi libérés pourraient alors être partiellement réinvestis pour soutenir plus efficacement les entreprises en phase de démarrage
Multiplication des intervenants dans la rénovation: Défis et bonnes pratiques pour une mise en œuvre de qualité
La rénovation des bâtiments implique une grande diversité de thématiques et d’acteurs, chacun ayant des compétences et des responsabilités spécifiques. Cette multiplicité d'intervenants peut engendrer des problèmes de coordination, des incompatibilités techniques et des défaillances dans la qualité de mise en œuvre. Cet article examine les principaux défis liés à cette complexité organisationnelle et propose des bonnes pratiques visant à optimiser la qualité et l'efficacité des travaux de rénovation
Philologie et grivoiserie à l'égyptienne : les termes bn.t / bn (ou bnbn) / bnn
How musical iconography can help lexicology.Comment l’iconographie musicale peut venir en aide à la lexicologie
Scholars and Literati at the University of Åbo (Turku) (1640–1800)
This note is a summary description of the set of scholars and literati who taught at the University of Åbo from its earliest days to 1800
Cour d’appel des États-Unis, Cruz Galicia c. Garland, No. 23-1910, 2024WL3249628 (1st Cir., 1 July 2024): La Cour d’appel des États-Unis pour le Premier Circuit établit un précédent défavorable en matière d’asile lié aux changements climatiques
L’arrêt Cruz Galicia c. Garland, rendu le 1er juillet 2024 par la Cour d’appel des États-Unis pour le Premier Circuit, confirme le rejet d’une demande d’asile formulée par un ressortissant guatémaltèque, fondée sur les conditions de pauvreté induites par les changements climatiques. Le requérant soutenait que sa famille appartenait au groupe social particulier des réfugiés climatiques et invoquait l’inaction de son gouvernement face à l’insécurité alimentaire. La Cour a néanmoins validé les décisions du juge de l’immigration et du Board of Immigration Appeals, estimant que ce groupe ne remplissait pas les critères de reconnaissance juridique ni de distinction sociale au Guatemala. Elle a, en outre, estimé que la pauvreté et la malnutrition ne sauraient être assimilées à une persécution ciblée. Cet arrêt illustre les limites du cadre juridique américain de l’asile face aux déplacements climatiques. En dépit des avancées portées par certains instruments internationaux, l’absence de réforme de la Convention de Genève de 1951 et la position restrictive des États-Unis constituent des freins majeurs à la reconnaissance des réfugiés climatiques
Cour eur. D.H., 16 janvier 2025, A.C. c. France, req. n° 15457/20 : Garanties procédurales dans le cadre de l’évaluation de l’âge d’un MENA : la Cour demande aux États de passer du minimal au suffisant et approprié
L’arrêt commenté apporte une évolution dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme en matière d’évaluation de l’âge d’un MENA. Désormais, les États ne doivent plus se contenter de consacrer, dans leur droit national, des garanties procédurales minimales en faveur de MENA dont l’âge est soumis à une évaluation. Ils doivent veiller à ce que ces garanties procédurales soient suffisantes et appropriées
Perfection and Providence
I argue in two ways that perfect being theology does not imply any theory of providence. I argue in particular that it does not imply Molinism or its negation, and that our confidence in it should be independent of our confidence in open theism