Canadian Journal of Urban Research
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Getting the job done: Barriers and enablers to municipal climate action in Greater Victoria
Climate action is high on the agenda for many local governments across Canada and yet greenhouse gas emissions do not decline. The literature on policy implementation points to the importance of the working level in understanding the scope for climate action and the types of barriers that professionals face in advancing climate goals. This study contributes to this literature by exploring the barriers and enablers to municipal climate action through focus groups with municipal staff members across Greater Victoria, British Columbia, in the key sectors of buildings and energy, transportation, and solid waste. Six categories of barriers and enablers are identified: funding, staffing, legislation/regulation, governance, information, and politics, with the first categories representing a form of government capacity. Given the overall lack of power in implementing economic and regulatory policies, municipal government officials emphasize the importance of collaboration, data communication, and political leadership in implementing climate action at the local level.L’action climatique figure est importante pour administrations locales partout au Canada, et pourtant les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas. La littérature sur la mise en oeuvre des politiques souligne l’importance du niveau opérationnel pour comprendre la portée de l’action climatique et les types d’obstacles auxquels les professionnelssont confrontés pour faire avancer les objectifs climatiques. Cette étude contribue à cette littérature en explorant les obstacles et les catalyseurs de l’action municipale en faveur du climat par le biais de groupes de discussion réunissant des membres du personnel municipal du Grand Victoria, en Colombie-Britannique, dans les secteurs : des bâtiments et de l’énergie, des transports et des déchets solides. Six catégories d’obstacles et de catalyseurs sont identifiées : le financement, le personnel, la législation/réglementation, la gouvernance, l’information et la politique, les premières catégories représentant une forme de capacité gouvernementale. Compte tenu du manque général de pouvoir dans la mise en oeuvre des politiques économiques et réglementaires, les responsables des gouvernements municipaux soulignent l’importance de la collaboration, de la communication des données et du leadership politique dans la mise en oeuvre de l’action climatique au niveau local
Homelessness and housing insecurity among im/migrants in Canada: A scoping review
While housing insecurity has been a concern for im/migrant households for decades, it is only relatively recent that im/migrant homelessness has emerged as a growing problem. This article presents the results of a scoping review of 52 published Canadian studies on housing insecurity and homelessness among im/migrants. Findings confirm that im/migrant experiences of housing insecurity must be understood intersectionally, with social location, discrimination, health, cultural and family considerations playing into housing outcomes. In terms of homelessness, economic challenges were unsurprisingly paramount, but family dynamics, health crises and language barriers all played important roles. We conclude with a discussion of how recent shifts in migration patterns, particularly the increase in numbers of im/migrants within a context of housing crisis, have brought the risk of im/migrant homelessness to the fore with underscoring the urgent need for further research on the topic.Alors que l’insécurité du logement est une préoccupation pour les ménages im/migrants depuis des décennies, il est relativement récent que l’itinérance des im/migrant.e.s soit devenue un problème croissant. Cet article présente les résultats d’un examen de la portée de 52 études canadiennes publiées sur l’insécurité du logement et l’itinérance chez les im/immigrant.e.s. Les résultats confirment que les expériences d’insécurité du logement des im/immigrant.e.s doivent être comprises de manière intersectionnelle, la situation sociale, la discrimination, la santé, les considérations culturelles et familiales jouant un rôle dans les résultats en matière de logement. En termes de sans-abrisme, les défis économiques étaient sans surprise primordiaux, mais la dynamique familiale, les crises sanitaires et les barrières linguistiques ont toutes joué un rôle important. Nous concluons par une discussion sur la façon dont les changements récents dans les schémas migratoires, en particulier l’augmentation du nombre d’im/migrant.e.s dans un contexte de crise du logement, ont mis au premier plan le risque de sans-abrisme des im/migrant.e.s et soulignent le besoin urgent de recherches plus approfondies sur le sujet
Municipalities’ strategies to implement universal accessibility measures: A scoping review
An accessible built environment is an important catalyst of participation. However, people living with disabilities face daily barriers to in their built environment. Many stakeholders are involved in the implementation of accessible built environment for all, such as municipalities. The implementation of such universal accessibility measures is therefore complex for municipal employees. Integration of such measures into regular activities requires individual (employees) and organizational (municipalities) change. Different implementation strategies are helpful to guide municipalities in the creation of tools and to facilitate the operationalization and implementation of the measures. The aim was to explore what are the implementation strategies used by municipalities to implement universal accessibility measures. To answer this question, (1) identified the different strategies used by municipalities in implementing universal accessibility measures, (2) explored the perceived influence of these strategies, and (3) identified facilitators and barriers to the use of the different strategies to implement universal accessibility measures. We conducted a scoping review following the PRISMA-SR guidelines. We analyzed the data according to the type of strategy and to the Consolidated Framework for Implementation Research (CFIR). Of 1328 articles identified by the search strategy, six studies met the inclusion criteria. The strategies were identified as dissemination, process, integration, or capacity-building strategy. Involvement of all stakeholders was the most frequently mentioned facilitator, while lack of awareness was the most reported barrier. The results show that there is no consensus on which implementation strategies are appropriate and effective to use in this context. Also, there are no measures of effectiveness of pre-post design of these strategies. This shows that implementation strategies in municipal context regarding universal accessibility are still in an exploratory phase. However, it is possible to make links with the different implementation domains of the CFIR. We also observed that the identification of facilitators and obstacles to implementation is important to identify needs and to better plan the different stages of implementation.Un environnement bâti accessible est un important catalyseur de participation. Cependant, les personnes handicapées sont confrontées à des obstacles quotidiens dans leur environnement bâti. De nombreux acteurs sont impliqués dans la mise en oeuvre d’un environnement bâti accessible à tous, tel que les municipalités. La mise en oeuvre de telles mesures d’accessibilité universelle est donc complexe pour les employés municipaux. L’intégration de telles mesures dans les activités régulières nécessite des changements individuels (employés) et organisationnels (municipalités). Différentes stratégies de mise en oeuvre sont utiles pour guider les municipalités dans la création d’outils et pour faciliter l’opérationnalisation et la mise en oeuvre des mesures. L’objectif était d’explorer les stratégies de mise en oeuvre utilisées par les municipalités pour mettre en oeuvre des mesures d’accessibilité universelle. A cette fin, l’ont, (1) a identifié les différentes stratégies utilisées par les municipalités pour mettre en oeuvre des mesures d’accessibilité universelle, (2) exploré l’influence perçue de ces stratégies et (3) identifié les facilitateurs et les obstacles à l’utilisation des différentes stratégies de mise en oeuvre de l’accessibilité universelle des mesures d’accessibilité. Nous avons mené une étude de cadrage conformément aux lignes directrices PRISMA-SR. Nous avons analysé les données selon le type de stratégie et selon le Consolidated Framework for Implementation Research (CFIR). Des 1 328 articles identifiés par la stratégie de recherche, six études répondaient aux critères d’inclusion. Les stratégies ont été identifiées comme étant une stratégie de diffusion, de processus, d’intégration ou de renforcement des capacités. La participation de toutes les parties prenantes était le facilitateur le plus fréquemment mentionné, tandis que le manque de sensibilisation était l’obstacle le plus signalé. Les résultats montrent qu’il n’y a pas de consensus sur les stratégies de mise en oeuvre appropriées et efficaces à utiliser dans ce contexte. De plus, il n’existe aucune mesure de l’efficacité de la conception pré-post design de ces stratégies. Cela montre que les stratégies de mise en oeuvre dans le contexte municipal en matière d’accessibilité universelle sont encore en phase exploratoire. Il est cependant possible de faire des liens avec les différents domaines de mise en oeuvre du CFIR. Nous avons également observé que l’identification des facilitateurs et des obstacles à la mise en oeuvre est importante pour identifier les besoins et mieux planifier les différentes étapes de mise en oeuvre
Exploring park crowding across a metropolitan region using a GIS-based observational methodology: The case of six Greater Montreal parks
Understanding how park configurations and equipment impact the ways people use parks can help create more appropriate park design in function of users’ needs. Research on parks in Canada tends to ignore how to empirically evaluate park crowding. In this paper, we put forward a GIS-based observational method to examine the notion of crowding in different types of parks. This methodological approach is applied to six Greater Montreal parks located in urban core and suburban neighborhoods that have different levels of accessibility. Our bivariate and visual analyses point to some determinants of park crowding, i.e., accessibility indicators (proximity and hectares per person), urban services near the parks (e.g., daycares), and park equipment. We show sports facilities attract all visitors, but a low presence of adolescents and seniors is observed in all parks. Urban core parks offer less passive activity infrastructure but have more diverse uses and crowding than suburban parks.Comprendre comment la configuration et l’équipement des parcs influencent les utilisateurs peut aider à créer des parcs mieux adaptés à leurs besoins. La recherche sur les parcs au Canada tend à ignorer la façon d’évaluer empiriquementl’achandalage dans les parcs. Dans cet article, nous proposons une méthode d’observation basée sur le SIG pour examiner la notion d’achandalage dans différents types de parcs. Cette approche méthodologique est appliquée à six parcs du Grand Montréal localisés dans des quartiers centraux et suburbains ayant différents niveaux d’accessibilité. Nos analyses bivariées et visuelles mettent en évidence certains déterminants de l’achandalage dans les parcs, à savoir les indicateurs d’accessibilité (hectares par personne), les services urbains à proximité des parcs (par exemple, les garderies)et les équipements dans les parcs. Nous montrons que les installations sportives attirent tous les visiteurs, mais qu’une faible présence d’adolescents et de personnes âgées est observée dans tous les parcs. Les parcs des quartiers centraux offrent moins d’infrastructures d’activités passives, mais ils ont des usages plus diversifiés et une achalandage plus importante que les parcs de banlieue
Le rôle des municipalités dans le développement et l’épanouissement des minorités francophones
This study examines the role of municipalities in the development and vitality of Francophone minority communities.The municipality can be of particular importance to Francophones in minority settings given the growing role of municipalities in cultural, recreational and socio-economic areas, as well as the fact that local government is the only level of government where Francophones outside Quebec may form the majority or represent a significant demographic weight. This paper reports on the main findings of a survey of municipalities across the country with a Francophone population of 6% or more or member of a Francophone or bilingual association. The results focus on practices, as well as some of the factors explaining them, around the themes of Francophone weight and power, language status, languages of communication, languages of service and Francophone spaces, and public recognition.Cette étude examine le rôle des municipalités dans le développement et l’épanouissement des communautés francophonesen situation minoritaire. La municipalité peut avoir une importance particulière pour les francophones en milieux minoritaires étant donné le rôle croissant des municipalités dans les domaines culturels, récréatifs et socioéconomiques, ainsi que le fait que le gouvernement local est le seul palier du gouvernement où les francophones hors Québec peuvent former la majorité ou représenter un poids démographique important. Ce texte rend compte des principaux constats d’un sondage mené auprès de municipalités d’un bout à l’autre du pays comptant 6 % ou plus de francophones ou étant membre d’une association francophone ou bilingue. Les résultats portent sur les pratiques, ainsi que certains facteurs les expliquant, autour des thèmes du poids des francophones et du pouvoir, les statuts linguistiques, les langues de communication, les langues de services et les espaces francophones et la reconnaissance publique
Une analyse médiatique de l’accueil des nouvelles mobilités à Montréal : De Communauto aux Trottinettes
Urban mobility has evolved rapidly in recent years with the diversification of mobility innovations. Our analysis focuses on the reception, expressed through early media coverage, of shared and self-service mobility services in Montreal.Using seven case studies (Communauto, Bixi, Auto-mobile, Car2Go, electric Bixi and bicycles (Jump) and self-service scooters without anchoring (Lime and Bird)), we seek to understand how the press depicts these innovations. For each case, a three-year time window starting one year before its introduction is identified. Three major daily newspapers in Montreal are used to form our corpus of articles (n=179), published between 1997 and 2021. This analysis also informs the dynamics of integration of an innovation in the sociotechnical sector of daily mobility.Three periods emerge from the coverage. 1) An initial and largely descriptive treatment of innovations on a case-by-case basis, precedes 2) a comparative treatment of cases, which echoes a political vision in favor of the complementarity of transport modes, despite integration complexities. The positive perceptions of the new modes give way to 3) a more critical approach to emerging dockless systems that, while being part of the same movement, produce a variety of distinct issues. The local origin of an innovation and the motorized nature of the innovation seem to positively influence its reception and its integration into the city.Le visage de la mobilité urbaine a évolué rapidement dans les dernières années dans un contexte de diversification des innovations en mobilité. Notre analyse s’intéresse à l’accueil, exprimé au travers de la couverture médiatique, des services de mobilité partagée et en libre-service à Montréal.Au travers de sept cas d’études (Communauto, Bixi, Auto-mobile, Car2Go, Bixi électrique et les vélos (Jump) et trottinettes en libre-service sans ancrage (Lime et Bird)), nous cherchons à comprendre comment la presse dépeint ces innovations. Pour chaque cas, une fenêtre temporelle de trois ans, commençant un an avant son introduction, est identifiée. Trois quotidiens majeurs à Montréal servent à former notre corpus d’articles (n=179), tous publié entre 1997 et 2021. Cette analyse renseigne aussi les dynamiques d’intégrations d’une innovation au secteur sociotechnique de la mobilité quotidienne.Trois périodes ressortent de la couverture. 1) Un traitement initial largement descriptif des innovations au cas par cas, précède à 2) un traitement comparatif des cas, qui fait écho à une vision politique en faveur de la complémentarité des modes, malgré certaines complexités d’intégration. Les perceptions positives des nouveaux modes font place à 3) une approche plus critique aux véhicules sans ancrage s’inscrivant pourtant dans la même mouvance, mais produisant un lot d’enjeux distincts. L’origine québécoise d’une innovation et la nature motorisée de l’innovation semblent avoir une influence positive sur sa réception et son intégration à la ville
Imagining the urban other: Place, abjection, and public views of risk
This paper examines the relationship between individual feelings of aversion, fear, and disgust of city spaces and broader systems of cognitive urban zoning. We analyze interviews conducted in four distinct urban areas of Ottawa, Canada, working with an open-ended method to learn about how urban individuals understand the concept of “risk.” We identify fear of crime as a central risk perceived by the respondents and observe how they construct boundaries between themselves and perceived “risky” zones, occurrences, and bodies. Drawing from Kristeva’s theory of abjection, we trace a semiotic system of Othering in the respondents’ narratives, examining the symbolic cleansing that occurs when respondents attempt to differentiate themselves from what they perceive as encroaching Otherness. With focus on claims about four distinct neighbourhoods, we argue that risk in the city is configured through physical and imaginative mobilities, through which inhabitants construct boundaries and attempts to cleanse or purify “risky” spaces. We conclude that the sense of abjection and/or the experience of aversion is a way that fear is mapped onto cities. This research shows how city spaces are zoned through fear-based semiotic systems. We also raise questions about the relationship between these semiotic systems and actual tangible threats in these spaces.et les systèmes de zonage urbain cognitif. Nous analysons des entretiens menés dans quatre zones urbaines distinctesd’Ottawa (Canada) en utilisant une méthodologie ouverte pour enquêter sur la façon dont les citadins comprennentle concept de « risque ». Nous identifions la peur du crime comme un risque central perçu par les répondants et observons comment ils établissent des périmètres entre eux et les zones, évènement et corps perçus comme « à risque ». En nous inspirant de la théorie de l’abjection de Kristeva, nous retraçons un système sémiotique d’altérité dans les récits des répondants, examinant le ‘nettoyage symbolique’ qui se produit lorsque les répondants tentent de se différencier de ce qu’ils perçoivent comme une altérité envahissante. En nous concentrant sur les revendications concernant quatre quartiers distincts, nous soutenons que le risque dans la ville est configuré à travers des mobilités physiques et imaginatives, à traves lesquelles les habitants construisent des périmètres et tentent de nettoyer ou de purifier des espaces « à risque ». Nous concluons que le sentiment d’abjection et/ou l’expérience de l’aversion est une façon dont la peur est cartographiée sur les villes. Cette recherche montre comment les espaces urbains sont zonés à travers des systèmes sémiotiques fondés sur la peur. Nous soulevons également des questions sur la relation entre ces systèmes sémiotiques et les menaces tangibles réelles dans ces espaces
Examining the prevalence of chronic homelessness among single adults according to national definitions in Canada
This article examines the prevalence of chronic homelessness when applying definitions used in Canada to a sample of homeless and vulnerably housed single adults enrolled in a multi-city longitudinal study. The federal government’s current definition, Reaching Home, identified the highest proportion of homeless single adults (31 percent; 95% CI = 27.2 – 34.1) as “chronically homeless.” Our findings suggest that the federal definitions of chronic homelessness, which are based on both shelter stays and periods of homelessness outside the shelter system, are double the size of this sub-population when compared to definitions based on shelter stays alone. Participants who were male, identified as Indigenous, and reported problematic drug use, were more likely to be chronically homeless for definitions based on any-kind of homelessness. The findings highlight the importance of counting unsheltered and hidden homelessness to estimate the number of single adults who are chronically homeless.Cet article examine la prévalence de l’itinérance chronique lors de l’application de définitions utilisées au Canada à un échantillon d’adultes célibataires sans abri et logés de façon vulnérable, inscrits dans une étude longitudinale multi-villes. La définition actuelle du gouvernement fédéral, Reaching Home, a identifié la plus grande proportion d’adultes célibataires sans abri (31 pour cent ; 95 % CI = 27,2 - 34,1) comme «sans abri chronique». Nos résultats suggèrent que les définitions de l’itinérance chronique, qui sont basées à la fois sur les séjours en refuge et les périodes d’itinérance en dehors du système de refuge, représentent le double de la taille de cette sous-population par rapport aux définitions basées uniquement sur les séjours en refuge. Les participants qui étaient de sexe masculin, s’identifiaient comme indigènes et déclaraient avoir fait un usage problématique de drogues, étaient plus susceptibles d’être associés à l’itinérance chronique pour les définitions basées sur tout type d’itinérance. Les résultats soulignent l’importance de compter l’itinérance non abritée et cachée pour estimer le nombre d’adultes célibataires qui sont chroniquement sans abri
Des intérieurs sociaux dans l’ombre des gratte-ciels : (co)habitation d’étudiants internationaux au centre-ville de Montréal
This paper examines the socialization of international students through their residential environment during their stay in Montréal. It provides a contextualization of the spatial and social environment in the dense and relatively heterogeneous downtown area of Quebec’s metropolis. It then delves more deeply into the (co)housing conditions of international students through an exploration of the qualities and dynamics of three types of accommodation : traditional university residences (RUT), private residences for internationally mobile individuals (RPI) and traditional private rental housing (LPT). On the basis of a mixed method study using a combination of statistical sources and in-depth interviews, the socio-political conditions and relationships of international students are empirically documented. Supporting the academic literature, we show that their residential conditions and practices tend to generate limited spatial and social experiences that challenge the socializing qualities of their vertically ascending residential habitats. The findings open up the reflection on the design of social interiors that take on the characteristics of “refuge”, “haven” or even fragmentation.Cet article s'intéresse à la socialisation, par le milieu de vie résidentiel, des étudiants en mobilité internationale durant leur séjour à Montréal. Il contextualise le cadre spatial et social des milieux de vie résidentiels dans le centre-ville dense et plus ou moins hétérogène de la métropole québécoise avant d’aborder plus en profondeur les conditions de (co)habitation des étudiants internationaux à travers l’exploration des qualités et des dynamiques de trois types résidentiels : les résidences universitaires traditionnelles (RUT), les résidences privées qui s’adressent à un public en mobilité internationale (RPI) et les logements locatifs privés traditionnels (LPT). Sur la base d’une enquête mixte combinant sources statistiques et entretiens approfondis, les conditions et relations socio-spatiales des étudiants internationaux sont restituées empiriquement. Corroborant la littérature académique, nous montrons que leurs conditions et leurs pratiques résidentielles ont tendance à générer des expériences spatiales et sociales limitées qui remettent en question les qualités socialisantes de leurs habitats résidentiels qui se verticalisent. Les constats ouvrent ce faisant la réflexion sur l’aménagement des intérieurs sociaux épousant les traits du « refuge », du « havre » ou encore de la fragmentation
The two Torontos: Young people navigating the core-inner suburb socio-spatial divide
In 2014 Toronto was named ‘Youthful City of the Year’ by the global Youthful Cities initiative. The ranking was supposed to be indicative of Toronto’s progressiveness and as a place where youth are equipped to thrive. Toronto also ranked number one for diversity. Much of Toronto’s celebrated diversity exists in the inner suburbs of the city. The homogenous framing of Toronto as captured by the Youthful Cities initiative neglects the lived realities of young people who live on the fringes of the city. This is heightened in a context of increasing socio-economic inequalities that is spatially concentrated. In this paper I examine how divergences in the city are spatially produced and navigated by young people that live both symbolically and geographically on the fringes. I argue that Toronto is differentiated along lines of race and socio-economic status that is reified through the socio-spatial division between the core of the city and the inner suburbs.En l’an 2014, Toronto a fut nommé « Ville jeune de l’année » par l’initiative mondiale Youthful Cities. Le classementétait censé être révélateur de la progressivité de Toronto et comme un endroit où les jeunes sont équipés pour s’épanouir. Toronto s’est également classée numéro un pour la diversité. Une grande partie de la célèbre diversité de Toronto existe dans les banlieues intérieures de la ville. Le cadrage homogène de Toronto tel que capturé par l’initiativede Youthful Cities néglige les réalités vécues des jeunes qui vivent en marge de la ville. Celle-ci sont accentuées dans un contexte d’inégalités socio-économiques croissantes et concentrées spatialement. Cet article explore comment les divergences dans la ville sont spatialement produites et naviguées par des jeunes qui vivent à la fois symboliquement et géographiquement en marge. L’auteur soutient que Toronto est différenciée selon des critères de race et de statut socio-économique entre le coeur de la ville et les banlieues intérieures