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    La comunidad ideal ... Translated from English

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    The Desirable Community

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    The Effects of Mindfulness on Self-Rumination, Self-Reflection, and Depressive Symptoms: A Research Proposal

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    The investigation of mindfulness has increased significantly over the past decade regarding its efficacy as a clinical tool, particularly in the treatment of depression. Mindfulness is often conceptualized as a mental state characterized by present-moment, non-judgmental attention and awareness. Past researchers have suggested that mindfulness is linked to reduction of self-rumination (i.e. maladaptive self-focused attention to one’s self-worth) through promotion of concrete focus and inhibition of automatic elaboration of intrusive thoughts. Moreover, mindfulness also promotes low-level construal thinking (i.e. concrete thinking) which competes against high-level construal thinking (i.e. abstract thinking). Researchers have proposed that self-rumination involves high-level construal of the self and others, which could increase the likelihood of experiencing negative moods. On the other hand, mindfulness may potentially promote self-reflection (i.e. adaptive self-focused attention to the self) while inhibiting self-rumination. The purpose of this paper is to propose a research idea that will explore the relationship between mindfulness, self-rumination, self-reflection, and depressive symptoms (i.e., low mood, anhedonia or ability to feel pleasure, and changes in sleep). The findings of the proposed research may have significant implications for treatment of depressive symptoms and for promotion of positive outcomes such as mitigation of self-rumination and enhancement of self-reflective processes through potential effects of mindfulness

    Ciencia y vida cotidiana

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    Représentations fin-de-siècle de l’homme du Nord dans La Terre de glace (1883) de Jules Leclercq

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    L’œuvre prolixe du voyageur belge Jules-Joseph Leclercq (1848-1928), aujourd’hui peu connue et étudiée, offre néanmoins une perspective intéressante sur les modalités de mise en discours de l’Ailleurs et de l’Autre au tournant du XIXe et du XXe siècle. En envisageant le cas particulier de son récit de voyage en Islande, l’on entend à la fois faire redécouvrir au public cet auteur, et l’inscrire dans l’histoire des représentations d’un pays et de ses habitants, entrés en littérature à l’âge romantique. Notre hypothèse est la suivante : le récit de voyage de Leclercq, qui se donne pour but de transmettre la réalité objective de l’Islande et des Islandais, se confronte à une tradition littéraire multiple (barbare du Nord construit par les tenants de la théorie des climats et les passeurs romantiques des sagas islandaises ; avatar du bon sauvage américain ou tahitien ; étonnant autochtone, qui désoriente, frustre, déçoit, surprend le voyageur), et se fait le kaléidoscope des représentations stéréotypées de l’homme du Nord, entre adhésion et prise de distance. En cela, Leclercq est à la fois l’héritier d’une littérature de voyage séculaire indépassable, et l’artisan d’une réflexion critique sur l’expérience viatique, qui annonce les voies futures de l’écriture du voyage, entre mise en question du pittoresque exotique et approche ethnographique

    Avant-propos

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    « Tout est bon dans le phoque » : réimaginer l’ailleurs contemporain avec Jean Echenoz

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    Cet article s\u27intéresse à la manière dont le roman Je m\u27en vais (1999), de l\u27auteur français Jean Echenoz, interroge l\u27indifférence contemporaine envers un ailleurs devenu plus accessible et l\u27écart toujours significatif entre sa réalité et ses représentations. En s\u27attachant aux procédés fictionnels qui soulignent et dénoncent à la fois la simplification du lointain (en l\u27occurrence, le Nord canadien), il présente la façon dont l\u27œuvre crée un « effet de romanesque » qui aménage une place pour un véritable exotisme. On constate que le roman s\u27attache au malaise du sujet contemporain et à sa manière « vectorielle » de voyager, qu\u27on peut opposer au voyage indirect, dont la lecture est le modèle littéraire par excellence

    Ailleurs, au Mexique : topographie géopoétique d’Ourania de J.-M.G. Le Clézio

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    Cet article examine la représentation de l’ailleurs à partir d’une perspective géopoétique et propose une analyse topographique du roman Ourania de J.M.G. Le Clézio. L’ailleurs n’y est pas pensé en termes d’énonciation ou à partir du genre viatique, comme cela se fait souvent, mais bien à partir des rapports entre littérature et géographie. La curiosité du narrateur, un géographe français parti faire des relevés pédologiques au Mexique, n’a d’égale que sa propension à passer d’un monde à un autre monde : du réel à l’imaginaire, de la terre au ciel en passant par un village utopique, « fait de songes ». Son discours, quant à lui, a pour effet d’inscrire le personnage dans la lignée des géographes et des aventuriers ayant la « passion du monde ». Pour connaître son parcours, en grande partie occulté, il est nécessaire de se pencher au-delà des frontières du récit et de s’intéresser à la carte et à l’itinéraire présentés en annexe. Ainsi, se met en place un exercice de topographie romanesque, qui met en évidence les échos entre toponymes, hydronymes, patronymes et prénoms. Un chassé-croisé marqué par l’intensification du rapport entre le lieu et l’écriture, par l’entremêlement du géographique et du linguistique

    L’utopie au XVIIIe siècle : côtoiements du politique, dynamiques de l’ailleurs, questionnements et dépassements des modèles utopiques classiques

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    Les recherches sur l\u27utopie à l\u27âge classique et au XVIIIe siècle doivent éviter toute projection des connotations ultérieures du terme utopie (critique marxiste de l\u27utopie, exaltation libertaire, assimilation de l\u27utopie aux totalitarismes du XXe siècle). Ce type de projection a notamment permis de considérer à tort l\u27œuvre de droit politique de Jean-Jacques Rousseau comme utopique. L\u27utopie hante certes la pensée de Rousseau mais Jean-Jacques en souligne surtout le caractère précaire et inévitablement éphémère. Les utopies du XVIIIe siècle sont en fait formellement très diverses même si la prégnance du texte source, l\u27Utopia de Thomas More et de son schéma narratif reste forte. La caractérisation de l\u27ailleurs semble en fait le seul dénominateur commun de ces voyages imaginaires, romans, songes, pièces de théâtre et, exceptionnellement, traités théoriques. Les interférences de ces textes avec les discours politiques contemporains sont certes également présentes mais ces textes utopiques tendent surtout à mettre en scène une étrangeté aux politiques connues en abordant des sujets différents et en développant des thématiques résolument autres. C\u27est une véritable dynamique de l\u27ailleurs qui se développe ainsi dans l\u27utopie au fil du XVIIIe siècle tandis qu’intervient une tendance croissante au passage à l\u27uchronie. De plus en plus disséminées dans les œuvres romanesques les plus diverses, les utopies tendent en outre à présenter leur propre mise en cause, leur procès et leur éclatement à l\u27initiative de sujets libres qui ne peuvent accepter la totalisation et les contraintes inhérentes à la cité utopique

    Les anecdotes du suttisme- image d’une altérité féminine ambiguë

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    Quand on parle de l’image de l’Inde ou de l’Indien dans les récits de voyage vers les Indes orientales, on avance souvent cette hypothèse qu’en dépit des progrès des connaissances, la persistance de l’imaginaire définit à toutes les périodes de l’histoire les relations entre l’Inde et le monde occidental. L’Inde n’a donc jamais été découverte comme l’a été l’Amérique par Christophe Colomb en 1492. C’est un pays qui, comme l’affirme Catherine Weinberger-Thomas, a été construit et reconstruit « par le processus de la mémorisation de certains stéréotypes ». Une de ces pratiques qui ne cessait d’étonner le public européen et que l’on qualifiait d’« horribles spectacles » ou encore de « coutume barbare » est celle de l’immolation des veuves hindoues sur le bûcher de leurs maris. Certains chercheurs, comme Pompa Banerjee, pensent que les voyageurs utilisent les récits anecdotiques sur ce rite comme tremplin pour promouvoir leurs idées sur une altérité religieuse barbare. Dans cet article nous remettons en cause cette affirmation en examinant le cas spécifique des voyageurs français aux Indes orientales aux XVIIe et XVIIIe siècles. En analysant les récits anecdotiques, nous démontrerons que cette pratique met plutôt en scène un discours sur une altérité féminine fracturée, ce qui est largement symptomatique de l’image ambiguë de la femme occidentale et orientale durant l’Ancien Régime

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