Refuge: Canada’s Journal on Refugees / Revue canadienne sur les réfugiés
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Recent Developments in United Nations Policy on Housing and Property Restitution for Refugee Return
This article reviews recent developments at the United Nations on housing and property restitution for the return of refugees and Internally Displaced Persons (IDPS). In August 1998 the UN Sub-Commission on the Promotion and Protection of Human Rights took an innovative step towards facilitating the voluntary return of refugees and IDPS with the adoption of UN Security Council Resolution 1998/26. A descriptive analysis of that resolution and the subsequent developments at the United Nations are presented. Further, the article advocates and solicits support for continued United Nations developments in this regard.Cet article passe en revue les développements récents aux Nations Unies sur la question du logement et de la restitution de propriétés en ce qui concerne les réfugiés et les déplacés internes (DI). Au mois d’août 1998, la Sous-commission des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme a adopté la résolution 1998/26 — une initiative toute à fait nouvelle pour faciliter le retour volontaire de réfugiés et de déplacés internes. Sont proposés ici une analyse descriptive de cette résolution ainsi que les développements qui ont eu lieu par la suite aux Nations Unies. En plus, l’article préconise — et lance un appel en ce sens — qu’il y ait des progrès continuels aux Nations Unies à cet égard
Return to the Nation: The Organizational Challenges Confronted by Guatemalan Refugee Women
This article focuses on the challenges faced by organized Guatemalan refugee women on return from exile in Mexico. It seems that exile provided a temporary space in which women could organize and assert their rights as women, and this space was closed down upon return to the nation. Part of the explanation can be found in conflicts over power, in particular within the return communities. It is argued that the nature of international community intervention in the camps in Mexico, and throughout the return process, may have contributed to the current community conflicts. The article highlights the new organizational strategies being created by returnee women to effectively participate at the community and national levels, and respond to the needs of their bases within the rapidly changing post–peace accord era. An initiative to create a space for dialogue and negotiation among the women’s organizations is examined.Cet article met l’accent sur les défis auxquels les femmes réfugiées guatémaltèques, qui se sont organisées pendant l’exil au Mexique, ont à faire face lors de leur retour au pays. Il semblerait que l’exil ait procuré un espace temporaire permettant aux femmes de s’organiser et d’affirmer leurs droits en tant que femmes et que cet espace de liberté se soit refermé lorsqu’elles sont retournées au pays. Cet état de chose peut s’expliquer, dans une certaine mesure, comme étant une lutte de pouvoir, spécialement à l’intérieur des communautés de retour. Il est suggéré que la nature de l’intervention de la communauté internationale dans les camps au Mexique et tout au long du processus de retour, pourrait avoir contribué à ces conflits communautaires actuels. L’article souligne les nouvelles stratégies organisationnelles que les femmes de retour mettent en place, dans la période de flux qui a suivi l’accord de paix, afin d’avoir une participation effective au niveau de leurs communautés et au niveau national et de pouvoir répondre aux besoins de leurs bases. L’article examine aussi une initiative visant à créer un forum où les
Learning from Rohingya Refugee Repatriation to Myanmar
The author examines the role of the United Nations and the international community in establishing criteria for the return of Rohingya refugees to Myanmar from Bangladesh. This study highlights the importance of the international community in establishing standards and supporting the return, even in cases where the national governments involved (Myanmar and Bangladesh) have never signed the un Convention on the Status of Refugees. The author concludes that the repatriation of Rohingya refugees from Bangladesh has been relatively successful, and that the pattern seen in this return could be usefully replicated in order to bring about the voluntary repatriation of other refugee groups to Myanmar.L’auteur examine le rôle joué par les Nations Unies et la communauté internationale dans l’élaboration de critères pour le retour de réfugiés Rohingya du Bangladesh vers le Myanmar. L’étude souligne le poids considérable dont pèse la communauté internationale lorsqu’il est question d’établir des critères et de soutenir le processus de retour, et cela, même dans des cas où les gouvernements concernés (le Myanmar et le Bangladesh) n’ont jamais signé la Convention des Nations Unies sur le statut des réfugiés. L’auteur conclut que cette opération de rapatriement de réfugiés Rohingya du Bangladesh s’est relativement bien passée et que la tendance observée dans ce retour pourrait être utilement reproduite afin d’obtenir le rapatriement volontaire d’autres groupes de réfugiés vers le Myanmar
Revitalizing International Protection: The UNHCR's Global Consultations
This article explains why the UN High Commissioner for Refugees is convening Global Consultations on “revitalizing the international protection regime.” These consultations, which will take place throughout 2001 and probably beyond, will involve state parties to the 1951 Convention relating to the Status of Refugees and its 1967 protocol, as well as non-signatory states, non-governmental groups, academics, and practitioners of refugee law. The consultations are intended to result in a reaffirmation of the 1951 Convention, and in consensus on some of the more complex interpretative aspects of that instrument. They should show the way on thorny problems faced by states in dealing with refugee and migration challenges today.Cet article explique pourquoi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés organise actuellement des Consultations globales pour « revitaliser le régime international de protection des réfugiés ». Ces consultations, qui se tiendront tout au long de l’année 2001, et probablement bien au-delà, réuniront des états signataires de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de son Protocole de 1967, ainsi que des états non-signataires, des organisations non-gouvernementales, des universitaires et des membres de la profession légale opérant dans le domaine du droit d’asile. Ces consultations ont pour but de réaffirmer la Convention de 1951 et de dégager un consensus d’opinions sur quelques-uns des aspects interprétatifs les plus complexes de cet instrument. Elles devraient indiquer la voie à suivre sur plusieurs questions épineuses auxquelles les états ont à faire face aujourd’hui lorsqu’ils confrontent les défis dans le domaine du droit d’asile et de la migration
South Asia and the Creation of the International Refugee Regime
This paper traces the initial interaction of the states of South Asia with the formalized international refugee regime, as embodied within the Office of the UNHCR. It explores the debates surrounding the creation of the Office and the 1951 Refugee Convention, and attempts to analyze the disillusionment felt by India and Pakistan with the outcome of these deliberations. Both these states arrived at the United Nations in this period with the burden of hosting up to 14 million Partition refugees weighing heavily on their inexperienced shoulders. Expecting that any international regime created for the relief of refugees would take into account this vast refugee crisis, India and Pakistan were disappointed to realize that cold war politics largely dictated the eventual outcome of the content of the Convention and the mandate of the UNHCR. Fifty years later, neither state has acceded to the 1951 Refugee Convention, preferring to interact with UNHCR on a strictly ad hoc basis. This paper argues that many reasons for the hesitancy with which these states approach UNHCR can be traced to their initial understanding of the mandate of the Office.Cet article retrace l’interaction initiale des états de l’Asie du sud avec un régime international de droits des réfugiés formalisé, comme incorporé dans le Haut Commissariat. Il explore les débats qui ont entouré la création de cette institution ainsi que la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, et tente d’analyser les désenchantements de l’Inde et du Pakistan avec les résultats de ces délibérations. Ces deux états sont arrivés aux Nations Unies pendant cette période là, portant sur leurs épaules sans expérience le lourd fardeau de l’hébergement de près de 14 millions de réfugiés de la Partition. S’attendant à ce qu’un régime international crée tout spécialement pour s’occuper du bien-être des réfugiés prendrait tout naturellement en compte cette immense crise de réfugiés, l’Inde et le Pakistan furent déçus de réaliser que ce furent les impératifs politiques de la guerre froide qui déterminèrent les résultats finals pour ce qui est du contenu de la Convention et aussi bien que du mandat du HCR. Cinquante ans plus tard, ces deux états n’ont toujours pas accédé à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, préférant interagir avec le HCR au cas par cas. L’article soutient que beaucoup des raisons expliquant les hésitations de ces deux états envers le HCR peuvent être retracées à leur compréhension initiale du mandat du Haut Commissariat
Human Trafficking: Canadian Government Policy and Practice
A recent study undertaken by the authors (Oxman-Martinez and Martinez 2000) examined the Canadian government’s response to the traffic of human beings. Information from twenty-one government and NGO informants and a thorough review of state agency policies and international conventions revealed that trafficking and refugee movements have many links. The question raised by the Metropolis Project—Is clandestine entry to Canada a crime or a new form of migration?—is important, given that trafficking may be the only option available to legitimate refugees waiting to escape dangerous or oppressive situations. Rather than seeking to ease the migration of refugees or addressing the structural causes of trafficking or its social implications, however, Canada’s response is focused on the prevention of “irregular movements” (through immigration and border control) and prosecution of the few traffickers successfully apprehended. Preliminary evidence suggests that border control will fail to adequately address the exploitation of women, children, and men—often refugees— within our frontiers. The temporarily defunct Bill C-31 (with its measures to control the borders and restrict immigration) threatens the rights of refugees while doing little to prevent human trafficking, protect its victims, or prosecute those who profit from trafficking.Une étude récente faite par les auteurs (Oxman-Martinez et Martinez 2000) s’est penchée sur la réaction du gouvernement canadien au trafic de personnes. Des informations reçues de 21 informateurs se trouvant au gouvernement et dans des ong, ainsi qu’un réexamen en profondeur des politiques suivies par les agences gouvernementales et des conventions internationales ont révélé qu’il existait des liens multiples entre le flot de réfugiés et le trafic de personnes. La question posée par le Projet Metropolis, c.à-d. « L’entrée clandestine au Canada est-elle un crime ou une nouvelle forme de migration ? » est importante, étant donné que le trafic est possiblement l’une des seules options dont disposent les réfugiés légitimes désirant fuir des situations dangereuses ou abusives. Cependant, au lieu d’essayer d’atténuer le flot de réfugiés ou de s’attaquer aux causes structurelles du trafic ou à ses implications sociales, la réaction du Canada est consacrée à empêcher les « déplacements irréguliers » (contrôle de l’immigration et contrôle aux frontières), et la poursuite en justice des rares trafiquants qu’on arrive à appréhender. Des indications préliminaires suggèrent que le contrôle aux frontières ne parviendra pas à s’attaquer de façon satisfaisante au problème que constitue l’exploitation, à l’intérieur même de nos frontières, de femmes, d’enfants et d’hommes qui sont souvent des réfugiés. Le projet de loi c-31 — temporairement défunt — avec ses mesures pour contrôler nos frontières et limiter l’immigration, menace les droits des réfugiés, sans pour autant faire beaucoup pour empêcher le trafic humain, protéger ses victimes ou traduire en justice ceux qui en profitent
Benevolent State, Law-Breaking Smugglers, and Deportable and Expendable Women: An Analysis of the Canadian State’s Strategy to Address Trafficking in Women
The Canadian state undertook a major restructuring of the immigration and refugee program in the 1990s, committing itself to creating a new immigration act as part of this process. Trafficking is one major issue that the new act would concern itself with. In this paper I make the case that the state’s proposals for addressing trafficking enable the state to posit itself as responsible for protecting “Canadians” while carefully avoiding any responsibility for the well-being of women who are trafficked; demonize smugglers as the cause of trafficking; and override the concerns and interests of women who are trafficked by making deportation the only “solution” to their presence in Canada. Consequently, these proposals will further penalize the women, while protecting the interests of the Canadian men, women, and employers who profit and benefit from their exploitation. Further, while this approach does nothing to address the root causes of trafficking, the state’s enthusiasm for increasing trade liberalization will only exacerbate these very causes.L’État canadien a entrepris une vaste opération de restructuration du programme d’immigration et du droit d’asile dans les années 90, promettant de créer, comme partie intégrante de ce processus, une nouvelle loi sur l’immigration. Le trafic de personnes est l’une des grosses questions visées par la nouvelle loi. Dans le présent article, je soutiens que les propositions de l’état pour s’attaquer au trafic de personnes permettent à l’état : • De poser comme fait acquis qu’il a la responsabilité de protéger « les Canadiens » tout en évitant toute responsabilité pour le bien-être des femmes trafiquées ; • De diaboliser les passeurs comme étant la cause du trafic ; • De passer outre les préoccupations et les intérêts des femmes trafiquées en proposant la déportation comme seule « solution » à leur présence au Canada. Par conséquent, ces propositions vont pénaliser encore plus ces femmes tout en protégeant les intérêts des Canadiens, des Canadiennes et des employeurs qui tirent profit de leur exploitation. Il faut aussi ajouter qu’alors que cette approche ne fait rien pour s’attaquer aux causes du trafic illicite de migrants, l’enthousiasme de l’état pour étendre encore plus la libéralisation des échanges commerciaux ne fera qu’exacerber ces même causes
Migration, Refugees, and Racism in South Africa
The paper looks at South Africa’s complex history and policies of racism, social separation and control and the impact that this has had on the nature of migration and refugee policy. The paper argues that this legacy has resulted in policy and implementation that is highly racialized, coupled with a society expressing growing levels of xenophobia. Some causes and manifestations of xenophobia in South Africa are explored. It further examines how actions of police and civil servants can mirror the sentiments of the general public, further disadvantaging refugees and migrants. The outcomes of the WCAR are discussed with acknowledgment of the positive gains made for refugees and asylum seekers. The implications for implementation are debated in light of the attacks on the USA. In conclusion, a number of recommendations are made including the need for ongoing public awareness strategies, the value of the WCAR Declarations as lobbying tools, a pragmatic and democratic policy process and the need to highlight development concerns in approaches to address these issues.Cet article examine l’histoire complexe de l’Afrique du Sud et ses politiques racistes et ségrégationnistes et l’impacte que cela a eu sur la politique sur l’immigration et les réfugiés. L’article soutient que ce lourd patrimoine a donné naissance à une politique et une pratique fortement imprégnées par des considérations de race ainsi qu’une société qui fait montre de niveaux croissants de xénophobie. Sont ensuite explorées certaines causes et certaines manifestations de la xénophobie en Afrique du Sud. Puis, l’article se penche sur la manière dont les actes des forces policières et des fonctionnaires de l’état peut refléter les sentiments du grand public, préjudiciant ainsi davantage les réfugiés et les immigrants. Les résultats de la CMCR (« Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ») sont examinés et les gains obtenus en faveur des réfugiés et des demandeurs d’asile sont salués. Les implications pour l’exécution (du programme d’actions) sont discutées à la lumière des attaques contre les États Unis. Pour conclure, l’article propose un certain nombre de recommandations, dont la nécessité de mettre en place des stratégies pour garder l’opinion publique bien informée, la valeur des Déclarations de la CMCR en tant qu’outils pour le lobbying, un processus démocratique et pragmatique pour développer des lignes directrices politiques et la nécessité de mettre en valeur les enjeux touchant le développement à l’intérieur des solutions proposées pour résoudre ces problèmes