Refuge: Canada’s Journal on Refugees / Revue canadienne sur les réfugiés
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A Canadian Perspective on the Subjective Component of the Bipartite Test for “Persecution”: Time for Re-evaluation
Canadian decision makers refer so regularly to the bipartite nature of the test for persecution in refugee claims that one rarely gives the matter a second thought. After all, the Supreme Court of Canada in Ward clearly affirmed that a refugee claimant must subjectively fear persecution, and this fear must be well-founded in an objective sense. In this article, the authors focus on the meaning and validity of the subjective aspect of the bipartite test. It is especially appropriate to do so at this time, given the introduction of the term “person in need of protection” in section 97 of the Immigration and Refugee Protection Act, and recent Federal Court decisions holding that the subjective fear is not a requirement in section 97 cases. Looking at the issue of subjective fear from historical, psychological, and legal perspectives, the authors argue: (a) that the drafters of the UN Convention never intended claimants to be “subjectively afraid” in order to qualify for protection; (b) determining an asylum seeker’s state of mind presents a minefield of potential problems for decision makers; and (c) given the new IRPA provisions dealing with persons in need of protection, the question is not whether there is a bipartite test for determining well-founded fear, but whether, indeed, there ought to be such a test.Les décisionnaires Canadiens font si souvent allusion au caractère bipartite du test de la persécution dans les cas de revendications du statut de réfugié que l’on ne s’arrête presque jamais pour reconsidérer la chose. Après tout, n’est-il pas vrai que la Cour suprême du Canada a affirmé très clairement, dans le cas de Ward, qu’un revendicateur doit avoir une crainte subjective de la persécution, et que cette crainte doit être bien-fondée de façon objective? Dans cet article, les auteurs se penchent sur le sens à donner à l’aspect subjectif du test bipartite et à sa validité. Il est tout spécialement pertinent de poser ces questions dans les circonstances présentes, étant donné que le terme « personne à protéger » a été inclus à l’article 97 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, et au vu des décisions récentes de la Cour fédérale déclarant que la peur subjective n’est pas une condition requise dans les cas visés par l’article 97. Examinant la question de la peur subjective du point de vue historique, psychologique et légal, les auteurs soutiennent que : (a) les auteurs de la Convention des Nations Unies n’avaient jamais voulu dire que les revendicateurs devaient « avoir une crainte subjective » pour être qualifiés pour la protection ; (b) essayer de déterminer l’état d’esprit d’un demandeur du droit d’asile est un exercice truffé d’embûches pour les décisionnaires ; et (c) vu les dispositions récentes de la LIPR concernant les personnes ayant un besoin de protection, la vraie question n’est pas de savoir s’il existe un test bipartite pour déterminer la peur bien-fondée, mais plutôt si un tel testdoit existe
Asylum Seekers Living in the Australian Community: A Casework and Reception Approach, Asylum Seeker Project, Hotham Mission, Melbourne
In Australia, asylum seekers either are detained in immigration detention centres or, depending upon their mode of entry into Australia and the status of their application for protection, live in the community, often in a state of abject poverty. Hotham Mission’s Asylum Seeker Project (ASP), a Melbourne-based non-governmental organization (NGO), is unique in Australia in its comprehensive work in housing and supporting asylum seekers in the community, particularly those released from detention. The work of the Asylum Seeker Project illustrates that it is possible, through the application of a comprehensive reception casework system, to adequately support asylum seekers in the community with their welfare needs and to prepare asylum seekers for all immigration outcomes. The Project thus provides a compassionate model of reception support and a viable alternative to immigration detention.En Australie, les demandeurs d’asile sont soit détenus dans des centres de détention de l’immigration, ou, dépendant leur mode d’arrivée en Australie et la situation de leur demande de protection, habitent dans la communauté – souvent dans des conditions de dénuement extrême. Le « Asylum Seeker Project » (‘Projet des demandeurs du droit d’asile’) du Hotham Mission, une organisation non gouvernementale (ONG) basée à Melbourne, est unique en son genre en Australie, du fait de ses services complets visant à loger et à soutenir les demandeurs d’asile dans la communauté, tout spécialement ceux qui sont relâchés des centres de détention. Le travail accompli par le « Asylum Seekers Project » démontre qu’il est possible – en utilisant un système complet d’accueil individualisé – d’assister de façon effective les demandeurs d’asile vivant dans la communauté avec leurs besoins sociaux et de préparer les demandeurs d’asile à faire face à toutes les éventualités possibles à leurs demandes d’immigration. Ce faisant, le Projet fournit un modèle de ce qui peut être accompli en matière de soutien à l’accueil et une alternative viable à la détention
Globalization, Security, Paradox: Towards a Refugee Biopolitics
How can we think, imagine, and make authoritative claims about contemporary refugee politics? I believe this question must precede investigations into struggles/movements advocating rights and political voice for refugees. It is important to come to terms with the changing terrain of refugee politics, in order to (re)conceptualize it and provide some idea of how/where such struggles might be fought. Focusing on the colliding commitments to globalization and security, particularly since September 11, 2001, I argue that “paradox” is a core element of refugee politics. To some extent, this has been rehearsed elsewhere, and I point to the highlights in the existing literature. I suggest that an approach sensitive to Foucault’s account of governmentality and biopolitics is particularly helpful, stressing the diffuse networks of power in refugee politics among private and public actors, the increasing role of “biotechnology,” and some (re)solution to the globalization – domestic security paradox, leading to what I call the “biopoliticization of refugee politics.” Examined here are the politics of asylum and refugee movements in the UK. In particular, the 2002 government White Paper on immigration and asylum – Secure Borders, Safe Haven – provides an example of the changing terrain of contemporary (post-September 11) refugee (bio)politics.Comment pouvons-nous arriver à penser, à formuler et à adopter des positions qui fassent autorité sur les politiques du droit d’asile aujourd’hui? Je suis d’opinion que cette question doit précéder tout examen des luttes et des mouvements qui militent pour des droits et une voix au chapitre (politique) pour les réfugiés. Il est important d’être bien au fait du paysage changeant des enjeux politiques entourant le droit d’asile, afin de pouvoir le re-conceptualiser et fournir une idée de comment et où de telles luttes doivent être menées. Me concentrant sur les objectifs opposés de la globalisation et de la sécurité, tout spécialement après le 11 septembre, je propose que le « paradoxe » est un élément clé de la politique sur le droit d’asile. Dans une certaine mesure, cela a déjà été décrit ailleurs, et je souligne donc les passages importants dans la littérature existante. Je suggère qu’une approche qui serait ouverte à la thèse de Foucault sur la « gouvernementalité » et la bio-politique est particulièrement utile, soulignant le réseau de pouvoir diffuse qui existe dans les enjeux politiques autour du droit d’asile parmi les protagonistes dans les secteurs privés et publics, le rôle grandissant de la bio technologie et quelques solutions du paradoxe globalisation et sécurité intérieure, et menant à ce que j’appelle la « bio-politisation des enjeux politiques du droit d’asile ». Nous examinons ici la politique du droit d’asile et les mouvements de défense des réfugiés en Grande Bretagne. Le livre blanc de 2002 sur l’immigration et le droit d’asile, intitulé « Secure Borders, Safe Haven » (‘Frontières sécurisées, havre de paix’), illustre bien les changements qui s’opèrent dans le paysage de la (bio) politique contemporaine (post 11 septembre) sur le droit d’asile
Promoting Protection: Multilateral Efforts to Enhance Refugee Protection and the Search for Durable Solutions
Many commentators have expressed concern about the state of the international refugee regime, including perceived deficiencies in how States have addressed issues related to access to asylum and the differentiated quality of protection offered among countries. Importantly, however, the last three years have seen a concerted effort by the international community to reinvigorate debate over practical approaches to refugee protection and the need to identify solutions for refugees in protracted refugee situations. This process has resulted in a frank exchange of views among a broad range of States, NGOs, and academics about the challenges and opportunities presented by refugee and other population flows. It has led to a reaffirmation of the centrality of the 1951 Convention relating to the Status of Refugees and its 1967 Protocol, and a recognition that the development of new tools, strategies, and mechanisms is warranted if the international community is going to respond effectively to contemporary population movements. Canada has been at the forefront in these international discussions, promoting an agenda aimed at securing more holistic responses to refugee protection and using creative approaches to resolve outstanding refugee caseloads. A key challenge will be to sustain the momentum and focus on practical efforts geared towards securing the ultimate goal of refugee protection – finding durable solutions.Bon nombre d’observateurs ont exprimé des préoccupations sur l’état actuel du régime internationale de protection des réfugiés, y compris les manquements perçues dans la manière dont des états ont abordé les questions relatives à l’accès au droit d’asile et les différences qui existent de pays en pays dans la protection offerte. Ce qui importe, cependant, c’est qu’au cours des trois dernières années, la communauté internationale a fait un effort concerté pour relancer des débats dans le but de trouver des approches concrètes visant à assurer la protection des réfugiés et des solutions pour des situations de réfugiés de longue durée. Cette procédure a permis des échanges de vue très francs entre un grand nombre de gouvernements, d’ONG et d’universitaires sur les défis et les occasions que présentent les mouvements de réfugiés et d’autres personnes. Cela a amené une réaffirmation du rôle central que doivent jouer la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés ainsi que son protocole de 1967, et la reconnaissance du fait qu’il est impératif de développer des outils, des stratégies et des mécanismes nouveaux si la communauté internationale veut répondre efficacement aux flots de populations contemporains. Le Canada a joué un rôle de premier plan dans ces discussions internationales, promouvant un agenda visant l’adoption de stratégies plus holistiques pour la protection de réfugiés et faisant usage d’approches imaginatives pour résoudre les problèmes de réfugiés. Le grand défi reste de pouvoir conserver cette grande impulsion et de se concentrer sur des efforts pratiques pour atteindre le but ultime de la protection des réfugiés, c.-à-d. trouver des solutions durable
A Remaining Hope for Durable Solutions: Local Integration of Refugees and Their Hosts in the Case of Uganda
The protracted nature of conflicts in countries of the global South means that return to home countries for many refugees is increasingly delayed. At the same time, global terrorism and concerns about security have slowed processes of resettlement in countries of the North. Local integration to host communities in countries of first asylum may be a remaining option. This paper explores possibilities for revival of local integration as a durable solution. The authors situate the study within the framework of protracted refugee situations globally and, specifically, within the existing local settlement structure and the Self Reliance Strategy (SRS) in Uganda. Benefits to refugee-hosting communities are analyzed through two case studies: local integration through commerce and through primary education. The paper concludes by exploring ways in which stakeholders, including refugees, UNHCR, and donor governments can work together to promote shared and simultaneous development in refugee and national communities, specifically in conceptualizing the durable solution of local integration within the context of a national framework for development.Le fait que les conflits dans l’hémisphère Sud se prolongent interminablement signifie que pour beaucoup de réfugiés le retour dans leur pays d’origine est de plus en plus retardé. En même temps, le terrorisme global et les craintes sécuritaires ont considérablement ralenti les procédures de réinstallation dans les pays de l’hémisphère Nord. Dans ces conditions, il semblerait que l’intégration des réfugiés dans les communautés hôtes dans les premiers pays d’asile pourrait être la seule solution possible. Cet article examine donc les possibilités de raviver l’intégration locale comme solution durable. Les auteurs placent leur étude dans le cadre des situations de réfugiés qui se prolongent, et, plus particulièrement en référence à la structure locale de réinstallation qui existe déjà en Ouganda, ainsi que leur ‘Self Reliance Strategy’ (SRS) (« stratégie autocentré »). Les avantages dont bénéficient les communautés accueillant les réfugiés sont analysés à travers deux études de cas : l’intégration locale à travers le commerce et l’intégration à travers l’éducation primaire. L’article conclut en examinant les manières par lesquelles les parties prenantes, y compris les réfugiés, l’UNHCR et les gouvernements donateurs, peuvent travailler de concert pour promouvoir le développement parallèle et simultané à la fois dans les communautés de réfugiés et dans les communautés nationales – plus spécifiquement, en conceptualisant la solution durable de l’intégration locale dans le contexte d’un plan national de développement
Towards a Common European Asylum System: Asylum, Human Rights, and European Values
The turn of the millennium has been met with a considerable amount of work in the area of refugee protection, culminating in the UNHCR’s Agenda for Protection and Convention Plus initiatives. In addition, in 1999 the European Union embarked on a five-year program to develop a Common European Asylum System as mandated by the Treaty of Amsterdam. Work done by the European Commission sought to incorporate asylum into broader issues of immigration, border security, and foreign relations. As a result, entitlements were generally limited to those that have been mandated by applicable international, European, or domestic law. Some exceptions were further reduced at the political level. Functional values of bureaucratic efficiency and pragmatic political considerations converged to create the lowest common denominator. On the other hand, voices in civil society were raised to protest this approach, advocating that normative values that underpin international human rights law should serve as the interpretative context. In light of this debate, this may be an appropriate time for the international community to revisit the question of status for those not described in the Geneva Convention.Le tournant du millénaire a vu beaucoup de travail accompli dans le domaine de la protection des droits des réfugiés, débouchant sur les initiatives de l’UNHCR, Agenda pour la protection et Convention Plus. En plus, en 1999, l’Union Européenne a lancé un programme étalé sur cinq ans et visant à développer un système européen commun sur le droit d’asile comme mandaté par le Traité d’Amsterdam. Le travail déjà accompli par la Commission Européenne visait à inscrire le droit d’asile dans les questions plus larges de l’immigration, de la sécurité aux frontières et des relations extérieures. Par conséquent, les critères d’admissibilité furent généralement limités à ceux déjà mandatés par les lois internationales, européennes ou domestiques applicables. Certaines exceptions subirent une réduction supplémentaire quand ils arrivèrent au niveau politique. Les valeurs fonctionnelles de l’efficacité bureaucratique se sont donc alliées à des considérations politiques pragmatiques pour produire le plus petit dénominateur commun. D’autre part, des voix se sont élevées dans la société civile pour protester contre cette approche, arguant que les normes qui sous-tendent le droit international en matière de droits de la personne devraient servir de cadre interprétatif. À la lumière de ces débats, il se peut que ce soit le moment opportun pour la communauté internationale de revoir le statut de ceux qui ne sont pas décrits dans la Convention de Genève
Unraveling the Right of Return
The notion of Return in many ways epitomizes the Israeli-Palestinian conflict. The Palestinian Right of Return, one embodiment of this notion, has constituted a hurdle in the parties’ attempts to reach a sustainable agreement. Rather than regard the conflict as of zero-sum nature, this paper assumes that Palestinians and Israelis, in their negotiations on the Right of Return and other issues, do not hear each other, and in fact are seldom speaking the same language even when it seems they are discussing the same issue. It examines the ways in which Israelis and Palestinians understand the issue of Return, and suggests a number of factors that influence their different understandings – as well as what each is able to hear from the other. A sustainable agreement would have to take these factors into account in its formulation and in the way in which it is delivered to both peoples.La notion de Droit au retour incarne le conflit israélo-palestinien de plusieurs manières. Le Droit au retour des Palestiniens est l’une des incarnations de cette notion, et il s’est révélé être un obstacle dans la recherche d’un accord durable entre les deux parties. Plutôt que de considérer le conflit comme étant de nature « jeu à somme nulle », cet article propose la thèse que dans leurs négociations sur le Droit au retour et sur d’autres questions, Palestiniens et Israéliens n’entendent pas vraiment ce qu’ils se disent l’un l’autre. En fait, ils parlent rarement le même langage même lorsqu’ils semblent discuter de la même question. L’article examine la manière divergente dont Palestiniens et Israéliens comprennent la question du Retour, et propose comme explication un certain nombre de facteurs qui pèse aussi bien sur leur compréhension divergente que ce qu’ils arrivent à entendre les uns des autres. Tout accord durable devra prendre ces facteurs en ligne de compte, aussi bien dans sa formulation que dans la façon dont il sera présenté aux deux peuples
Diaspora of Islamic Cultures: Continuity and Change
This paper, drawing upon an ongoing research project funded by Canada’s Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC) and the Ford Foundation, introduces the main ideas and themes that inform the study of changing gender and family relations among four displaced communities of Islamic cultures (Iranian, Afghan, Palestinian, and Pakistani). For members of each group, three sets of “circumstances” are analyzed – an individual’s experience in the home and host country, together with an examination of socio-economic conditions and policies in the host. In addition to these social and economic factors, in particular, it will focus on the ways in which social class, gender, and religious commitments affect an individual’s experience when they move. It is argued that gender significantly impacts new migrants’ experience and how they feel about their “home” country. One of our main hypotheses is that under pressures of a rapid, often difficult, social and cultural transformation, changing gender dynamics in the new country can lead to a new understanding among partners – or, alternatively, to heightened tension, with severely damaging effects, particularly for women and children. Culturally, when family understandings collapse, this process may be accompanied by an effort to find religious justification for gender inequality. Then, a connection can be seen between difficulties in the new country, the efforts of conservative men to reclaim the dominance they once enjoyed in their countries of origin, and give it a religious justification. Hence, the revival, in the diaspora, of conservative Islamic practice and belief.Inspiré d’un projet de recherche toujours en cours – projet financé conjointement par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, CRSH, et la Fondation Ford – cet article présente les thèmes majeurs et les idées principales sous-jacents à cette étude sur les changements qui s’opèrent dans les relations entre membres des deux sexes ainsi qu’au sein de la structure familiale pour quatre groupes de déplacés de culture islamique – les communautés iranienne, afghane, palestinienne et pakistanaise. Trois ensembles de « circonstances » sont analysés pour les membres de chaque communauté : l’expérience personnelle d’un individu dans son pays d’origine et dans le pays hôte, ainsi qu’une analyse des conditions socio-économiques et des politiques en cours dans le pays hôte. En plus de ces facteurs sociaux et économiques, seront aussi examinés de plus près les façons dont l’appartenance à une classe sociale, le fait d’être un homme ou une femme et le degré d’attachement à la religion influent sur l’expérience d’un individu lorsqu’il émigre. L’auteure soutient que l’appartenance à un genre ou à un autre – la sexospécificité - influe de façon notable sur l’expérience vécue par les nouveaux migrants et sur leur sentiment envers leur ‘patrie’. L’une des principales hypothèses est que, sous la pression des transformations sociales et culturelles qui s’opèrent rapidement – et souvent difficilement – les changements dans la dynamique des relations entre les deux sexes dans le nouveau pays peuvent amener une nouvelle compréhension entre les partenaires – ou, au contraire, contribuer à des relations interpersonnelles plus tendues, avec des effets dommageables tout particulièrement pour les femmes et les enfants. Dans un contexte culturel, lorsque l’harmonie familiale se désintègre, ce processus peut s’accompagner d’efforts pour essayer de trouver des justifications religieuses à l’inégalité entre les genres. On peut donc établir un lien entre les difficultés vécues dans le nouveau pays et les efforts déployés par les hommes conservateurs pour essayer de retrouver leur position dominante qu’ils occupaient dans leur pays d’origine, tout en lui donnant une justification religieuse. Ceci explique la renaissance à l’intérieur de la diaspora, de pratiques et de croyances islamiques conservatrices