Refuge: Canada’s Journal on Refugees / Revue canadienne sur les réfugiés
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The Impact of Policy on Somali Refugee Women in Canada
This paper explores the ways in which government policy and public discourse have operated to enhance and maintain the liminal status of Somali women refugees in Canada, and the ways in which Somali Canadian women have resisted these efforts in order to create meaning and a place for themselves and their families in North America. The policies and practices that obliged many Somali women to wait three to five years to apply for permanent residency status, Eurocentric definitions of the family that constrain family unification strategies, and economic marginalization due to lack of recognition of foreign credentials have had cumulative adverse effects on the health and well-being of Somali women in Canada.L’article se penche, d’une part, sur la manière dont les politiques gouvernementales et le discours public ont contribué à rehausser et à maintenir le statut liminaire des réfugiées somaliennes au Canada et, d’autre part, sur la façon dont les Canadiennes d’origine somalienne s’y sont opposées afin de créer un sens et une place pour elles et leur famille en Amérique du Nord. Plusieurs facteurs ont eu des effets néfastes sur la santé et le bien-être des Somaliennes au Canada : les politiques et les pratiques qui les obligent à attendre de trois à cinq ans pour demander un statut de résidence permanente, les définitions eurocentriques de la famille qui restreignent les stratégies d’unification familiale de même que la marginalisation économique découlant du peu de reconnaissance de la certification étrangère
The Psychological Impact of Extended Temporary Protection
Against the background of the recent international trend of a greater reliance on deterrence measures in managing the flow of asylum seekers, this paper discusses the implementation of the temporary protection visa (TPV) in Australia. It focuses on the psychological impact of the TPV policy on individual asylum seekers and how this unlimited temporary status affects the overall process of settlement. This study is based on personal narratives constructed by individual asylum seekers during one-onone interviews aimed at sketching the mental and psychological manifestations of stressful events in their lives as TPV holders. What is particularly revealing among many of these TPV holders is the fact that their pre-migration traumatic experiences are compounded by a post-migration condition of being in indefinite “temporary” protection. This is further exacerbated by a prevalence of racialized discourses and exclusionary policies advocated by the host government. Past trauma and persecution, combined with present family separation and social exclusion, and further compounded by uncertainty about the future, had resulted in almost chronic states of anxiety and depression among a significant number of TPV holders.Prenant comme toile de fond la récente tendance internationale de se fier aux mesures de dissuasion pour gérer le flux de demandeurs d’asile, l’article discute de la mise en oeuvre du visa de protection temporaire (Temporary Protection Visa – TPV) en Australie. Le propos s’attarde aux répercussions psychologiques des politiques liées au TPV sur les demandeurs d’asile individuels et à la manière dont ce statut temporaire illimité touche l’ensemble du processus d’installation. L’étude se base sur des anecdotes de demandeurs d’asile relatées au cours d’interviews individuelles. Celles-ci visent à jeter un éclairage sur les manifestations mentales et psychologiques à la suite d’événements stressants qu’ils vivent en tant que détenteurs de TPV. Chez de nombreux détenteurs de TPV, il est particulièrement révélateur que les expériences traumatiques pré-migratoires sont aggravées par une condition post-migratoire de protection « temporaire » indéfinie. Cette situation se trouve exacerbée par la prédominance des discours à teneur raciste et par des politiques d’exclusion mises de l’avant par le gouvernement hôte. Les traumatismes et la persécution antérieurs, combinés à la séparation familiale et à l’exclusion sociale actuelles, sans oublier l’incertitude face à l’avenir, ont entraîné des états presque chroniques d’anxiété et de dépression parmi un nombre significatif de détenteurs de TPV
Dilemmas of Diaspora: Partition, Refugees, and the Politics of “Home”
The following paper explores the idea of “refugee diasporas” by focusing on a case study of the Hindu Bengali exodus from East Pakistan (later Bangladesh) following the 1947 British Partition of India. The author begins by problematizing and historicizing definitions of diasporas in general and refugee diasporas in particular and then uses the case study to illustrate the diversity in experiences that different groups that emerged from the Partition encountered. This focus on the lived experiences of flight, resettlement, integration (or lack thereof), and the rebuilding of lives helps to unravel some of the embedded and obscured meanings that terms such as “refugee diaspora” might otherwise contain.L’article explore la notion de « diasporas de réfugiés » qu’il illustre par l’exode d’hindous vers le Bengale depuis l’est du Pakistan (qui deviendra le Bangladesh), à la suite de la partition britannique des Indes de 1947. L’auteur commence par poser la problématique et l’historicité des définitions se rapportant aux diasporas en général et aux diasporas de réfugiés en particulier. Il se sert ensuite du cas cité pour mettre en lumière la variété d’expériences auxquelles ont été soumis les divers groupes issus de la partition. Cette focalisation sur des expériences vécues de déplacement, de réétablissement et d’intégration (ou de leur absence), de même que de reconstruction de vies permet de dénouer quelques-unes des significations implicites ou moins évidentes que des expressions comme « diaspora de réfugiés » pourraient autrement connote
The Threat of Destitution as a Deterrent against Asylum Seeking in the European Union
The problematization of asylum has detrimentally impacted on the provision of support for asylum seekers in host countries. The threat of destitution has become instrumental in restrictive asylum policies and is increasingly used as a deterrent against asylum seeking. The EU experience reveals acute tensions between the EU asylum agenda and the EU Member States’ obligations under international refugee and human rights law. The provision of support for asylum seekers challenges narrow approaches to the realization of socio-economic rights for “others” and to host countries’ duties in that respect. The EU Reception Conditions Directive, which aims to set out standards for the reception of asylum seekers across the Union, exemplifies this predicament. Yet international refugee and human rights law provides a legal framework that establishes minimum standards critical to dignified living for asylum seekers and the protection of the right to seek refugee status in the EU and beyond.La problématique de l’asile a eu des répercussions nuisibles sur la disposition de l’aide aux demandeurs d’asile dans les pays d’accueil. La menace de la misère est devenue une pierre de touche des politiques conjoncturelles sur l’asile et elle sert de plus en plus d’élément dissuasif pour contrer la demande d’asile. L’expérience de l’Union européenne révèle des tensions aiguës entre le programme d’asile de l’UE et les obligations des pays membres de l’UE en regard des droits internationaux des réfugiés et de la personne. La disposition sur l’aide aux demandeurs d’asile remet en question les approches à court terme à l’égard de la mise en oeuvre des droits socio-économiques pour les responsabilités des « étrangers » et des pays hôtes. Les directives sur les conditions d’accueil de l’UE, qui visent à établir des normes pour l’accueil de demandeurs d’asile partout dans l’Union, exemplifient cette difficile situation. Malgré tout, les droits internationaux des réfugiés et de la personne fournissent un cadre qui fixe des normes minimales de conditions de vie décentes pour les demandeurs d’asile et la protection du droit de demander un statut de réfugié dans l’UE et ailleurs
Refugees in Diaspora: From Durable Solutions to Transnational Relations
When people flee conflict or persecution, a common pattern is for most to seek safety in other parts of their country, for a substantial number to look for refuge in a neighbouring country or countries, and for a smaller number to seek asylum in countries further afield, perhaps on other continents. If displacement persists and people consolidate themselves in their territories of refuge, complex relations will develop among these different domains of what we may call the “refugee diaspora”: that is, among those at home, those in neighbouring territories, and those spread further afield. Each of these domains corresponds to some extent to one of the sites associated with the three “durable solutions” that UNHCR is charged with pursuing for refugees: integration in the country of first asylum, resettlement in a third country, or return to the homeland. Taking its cue from the burgeoning literature on diasporas and transnationalism, this paper explores whether the notion of “durable solutions” can be squared with the transnational character of refugees. It offers a simple schema for considering diaspora and transnational relations, and suggests that transnationalism might be considered in itself as an “enduring” if not a “durable” solution to displacement.Lorsque des gens fuient les conflits ou la persécution, l’un des réflexes les plus courants est de chercher la sécurité dans d’autres parties de leur pays. Un nombre important de personnes cherchent plutôt refuge dans le ou les pays avoisinants et un nombre plus restreint cherche asile dans des pays plus éloignés, voire même dans d’autres continents. Si le déplacement persiste et que les personnes s’ancrent dans leurs terres d’accueil, des relations complexes se développent parmi les différents volets de ce que nous pourrions appeler la « diaspora de réfugiés » : ceux qui sont chez eux, ceux des territoires voisins et ceux disséminés plus loin. Chacun de ces volets correspond jusqu’à un certain point à l’un des lieux associés aux trois « solutions durables » que le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCNUR) est responsable d’appliquer : l’intégration des réfugiés dans le pays du premier asile, le réétablissement dans un pays tiers ou le retour au pays d’origine. À partir de l’abondante littérature sur les diasporas et le transnationalisme, l’article pose la question à savoir si la notion de « solutions durables » peut être mise en parallèle avec le caractère transnational des réfugiés. Il offre un schéma pour examiner les relations transnationales et de la diaspora, et suggère que le transnationalisme peut être considéré en soi comme une solution de déplacement « persistante », sinon « durable »
Transferring Cultural Knowledge and Skills: Afghan Teachers for Afghan Students in Montreal
This article describes the experiences and perceptions of a small group of Afghan women teachers who have set up a small community school for Afghan children in Montreal. It situates the work that they are doing in the context of knowledge transfer and of social capital building in a diasporic context and discusses this heritage education program in relation to transnational processes of living and learning in multiple sites. The women, who were all teachers in Afghanistan, experienced conflict and a political situation which ultimately forced them to leave their homes; as immigrants to Canada they experience the multiple challenges of individual and family integration. However, as volunteer community teachers, they have strong ideas about the work they do and a strong sense of purpose to it; they use their own professional understandings and skills to transmit the cultural knowledge and language skills which they believe are important for young Afghan Canadians and their families in Montreal.L’article décrit les expériences et les perceptions d’un petit groupe d’enseignantes afghanes qui a mis sur pied une petite école communautaire pour les enfants afghans à Montréal. Il situe le travail qu’elles font dans le cadre du transfert de connaissances et de l’investissement social, dans le contexte de la diaspora, et met ce programme d’éducation sur le patrimoine en rapport avec les processus transnationaux de vie et d’apprentissage dans des endroits variés. Les enseignantes, oeuvrant toutes en Afghanistan, vivent des conflits et une situation politique qui finit par les forcer à quitter leur patrie. En tant qu’immigrantes au Canada, elles font face à de nombreux défis relativement à l’intégration individuelle et familiale. Toutefois, comme enseignantes communautaires bénévoles, elles ont une opinion définie sur le travail qu’elles font et visent des buts bien précis. Elles se servent de leurs propres connaissances et compétences professionnelles pour transmettre le savoir culturel et les habiletés langagières qu’elles jugent nécessaires aux jeunes Canadians afghans et à leur famille à Montréal
The Triad of Transnationalism, Legal Recognition, and Local Community: Shaping Political Space for the Burmese Refugees in Japan
Refugee participation in transnational acts – from advocating for regime change in home countries to strengthening modes of safe passage for friends and family to host countries – is only as effective as the ability of refugees to organize, collaborate with one another, and develop strong communication links between communities in the home and host countries. While many assume that legal status improves the ability of refugees to engage in political transformation, research on the Burmese refugees living in Japan reveals that the application and provision of legal status can have the opposite effect, weakening fragile community structures, stemming advocacy efforts, and discouraging communication between divided political and ethnic groups. I argue that transnational acts form a three-way relationship with legal recognition and local community, and that, because of conflictual relationships among local refugee communities, refugees from Burma with higher degrees of legal recognition in Japan do not necessarily expand transnational space.La participation des réfugiés aux lois transnationales – depuis leur plaidoyer en faveur d’un changement de régime dans les pays d’origine au renforcement des modes de passage sécuritaire pour les amis et la famille vers les pays hôtes – est aussi efficace que leur capacité à organiser, à collaborer entre eux et à établir des liens étroits de communication entre les pays d’origine et d’accueil. Bien qu’il soit admis que la situation juridique améliore la capacité des réfugiés à envisager une transformation politique, des recherches menées auprès des réfugiés birmans qui résident au Japon révèlent que l’application et la disposition de la situation juridique peut avoir l’effet inverse et fragiliser les structures communautaires, interrompre les tentatives de plaidoyer et décourager la communication entre les groupes politiques et ethniques déjà divisés. L’article défend la thèse que les lois transnationales forment une relation à trois avec la reconnaissance juridique et la communauté locale et que, à cause de relations conflictuelles parmi les communautés locales de réfugiés, les réfugiés de Birmanie dotés d’un fort taux de reconnaissance juridique au Japon n’élargissent pas nécessairement l’espace transnational