Refuge: Canada’s Journal on Refugees / Revue canadienne sur les réfugiés
Not a member yet
1737 research outputs found
Sort by
Thamotharem and Guideline 7 of the IRB: Rethinking the Scope of the Fettering of Discretion Doctrine
The author examines Guideline 7 – Concerning Preparation and Conduct of a Hearing in the Refugee Protection Division of the Immigration and Refugee Board. She critiques the use of the fettering of discretion doctrine when it is applied to procedural guidelines. She argues that it is based on a false ontology about the nature of rules and guidelines. She also critiques the use of the fettering of independence doctrine when applied to procedural guidelines aimed at enhancing the expediency, rather than consistency, of decision making. Her main argument is that Guideline 7 does not impede, per se, the ability of RPD members to decide according to their own conscience and opinion.L’auteure examine la Directive 7 – Concernant la préparation et la conduite d’audience devant la Division de la protection des réfugiés. Elle critique l’usage de la doctrine
de l’entrave à la discrétion lorsqu’elle est appliquée à des directives procédurales. Elle argumente qu’elle est basée sur une fausse ontologie sur la nature des règles et des directives. Elle critique aussi l’usage de la doctrine de l’entrave à l’indépendance lorsqu’elle est appliquée à des directives procédurales qui ont pour fonction d’accroître la célérité, plutôt que la cohérence, du processus décisionnel. Son principal argument est que la Directive 7 n’aff ecte pas, en soi, la capacité des membres du tribunal de décider selon leur conscience et opinion
The Many Faces of "Prima Facie": Group-Based Evidence in Refugee Status Determination
The majority of the world’s refugees have secured a legal status without resort to an individual examination of their claims. The practice of “group” determination, particularly in Africa, is interesting in several aspects, not least in that it allows a real-time assessment of a need for international protection. While these positive aspects should not be lost as many jurisdictions in the developing world are equipping themselves with individual asylum procedures, it is equally important to clarify, and hopefully to harmonize, the procedural and evidentiary standards applicable to group determination. How presumptions operate—including their rebuttal or removal—is a question worth examining, and not only with regard to refugee status determination (RSD) in mass influx situations. Legal presumptions and other evidentiary shortcuts have also been introduced into individual RSD procedures in industrialized states. These include mechanisms that are highly problematic from a protection point of view, such as the “safe country of origin” presumption of a “manifestly unfounded” claim. However, administrative bodies and courts have also, from time to time, used some form of prima facie admission of evidence in order to lighten the burden of asylum applicants, while speeding up the RSD process. Furthermore, this article argues that extralegal presumptions, based on implicit value judgments about national or subnational groups, almost invariably colour the interviewing and decision-making processes in individual cases. This finding makes it all the more necessary: to (i) to re-assess the significance of “risk-group affiliation” as an element of the refugee definition; and (ii) formally recognize the role of evidentiary shortcuts in RSD, and recommend appropriate standards for their operation.La majorité des réfugiés du monde ont obtenu un statut légal sans examen individuel de leurs revendications. La pratique de la détermination collective de la qualité de réfugié, particulièrement en Afrique, est intéressante par plusieurs aspects, non des moindres étant qu’elle permet une évaluation « en temps réel » du besoin de la protection internationale. Bien qu’il soit important de ne pas perdre de vue ces aspects positifs — alors que beaucoup de juridictions dans les pays en voie de développement adoptent des procédures de détermination du droit d’asile au niveau individuel — il est également important d’éclaircir, et aussi peut-être d’harmoniser, les normes en matière de procédures et en matière d’élément de preuve applicables à la détermination collective. Comment fonctionnent les présomptions — y compris leur réfutation — est une question qui vaut la peine d’être étudiée de plus près, et cela pas seulement dans le contexte de la Détermination du statut de réfugié (DSR) dans des situations de mouvement collectif. La présomption légale et les raccourcis en matière de règles de preuve ont aussi été introduits dans des procédures de DSR individuel dans les pays industrialisés. Parmi, on retrouve certains mécanismes qui posent problème d’un point de vue de la protection, tel la présomption de « revendication manifestement non fondée » dans des cas de « pays sans risque ». D’autre part, des entités administratives et des tribunaux ont aussi, de temps à autre, fait usage d’une forme quelconque d’admission de preuve prima facie dans le but d’alléger le fardeau des demandeurs d’asile tout en donnant un coup d’accélération au processus de DSR. En outre, cet article fait valoir que les présomptions extrajudiciaires fondées sur des jugements de valeur implicites concernant des groupes nationaux et sous-nationaux, exercent presque à tout coup un eff et pervers sur les processu
In the Space between Employees and Clients: The Impact of Organizational Context on a Refugee Program in Sierra Leone
This paper uses a case-study approach to describe how organizational characteristics may influence program outcomes in humanitarian aid situations. Organizational structure and human resource management are discussed as organizational factors that influence the vulnerabilities of clients and employees. Interview and archival data from a program on reintegrating refugee and internally displaced women and girl survivors of sexual violence in Sierra Leone and observations based on the author’s experience with the organization provides a relevant basis for isolating the firm as an important context within which refugee programs are embedded.Cet article utilise une approche d’étude de cas pour décrire comment les caractéristiques organisationnelles peuvent influencer les résultats de programmes dans dessituations d’aide humanitaire. La structure organisationnelle et la gestion des ressources humaines sont examinées en tant que facteurs organisationnels ayant unimpact sur les vulnérabilités des clients et des employés. Des informations provenant d’entrevues, ainsi que desdonnées de documents d’archives, le tout faisant partied’un programme du Sierra Leone pour la réintégrationde femmes réfugiées et déplacées à l’intérieur des frontières et de filles rescapées de violences sexuelles, ajoutées auxobservations issues de l’expérience de l’auteure au sein del’organisation, fournissent un fondement pertinent pourdésigner l’organisation comme contexte important oùsont ancrés des programmes pour réfugiés
Internal Exile: Effects on Families and Communities
Military regimes throughout Latin America used a variety of tactics to instill terror in the population. In the case of Chile, the military dictatorship used torture, assassination, disappearance, exile and relegación, or internal exile, in its quest to weaken social movements and control social and economic processes. This article will discuss the effects of relegación on the families and communities that the relegados left behind, drawing on human rights literature and interviews of persons in the Santiago shantytown of La Pincoya.Les régimes militaires partout en Amérique latine ont employé toute une variété de tactiques pour semer la terreurau sein de la population. Dans le cas du Chili, la dictature militaire eut recours à la torture, l’assassinat, la disparition, l’exil et le “relegación”, ou exil interne, dans ses efforts pour affaiblir les mouvements sociaux et contrôler les processus sociaux et économiques. Cet article discutera des effets du “relegación” sur les familles et les communautés que les “relegados” laissèrent derrière eux, en se basant sur la littérature traitant des droits de l’homme et sur des entrevues avec des gens du bidonville de La Pincoya à Santiago
An Evaluation of South Africa's Application of the OAU Refugee Definition
This paper undertakes an analysis of South Africa’s application of the OAU Convention’s expanded refugee definition. It finds that in the first stage of South Africa’s refugee status determination process, government officials tasked with individually determining refugee status seemingly make use of the OAU Convention’s refugee definition and basic country of origin information in a unique form of prima facie refugee determination. In this regard, improved training of officials is essential in order to ensure that the appropriate level of protection to all asylum seekers is afforded in terms of the definition. At the South African Refugee Appeal Board level, however, due to the in-depth nature of the decisions rendered, the OAU refugee definition is more correctly, yet cautiously, utilized to provide protection to persons fleeing indiscriminate widespread disruption of public order or generalized violence. This research is the first of its kind to analyze select decisions of the South African Refugee Appeal Board.Cet article entreprend une analyse sur la façon dont la définition élargie de réfugié proposée par la Convention de l’OUA est appliquée par l’Afrique du Sud. Il conclut qu’au premier stade de la procédure Sud africaine de détermination du statut de réfugié, les responsables gouvernementaux chargés de la détermination du statut de réfugié au niveau individuel semblent utiliser la défi nition de réfugié contenue dans la Convention de l’OUA ainsi que l’information de base sur le pays d’origine pour faire une détermination prima facie, unique en son genre, du statut de réfugié. À cetégard, il est impératif que les responsables gouvernementaux reçoivent une meilleure formation afi n d’assurer un niveau de protection approprié à tous les réfugiés en ce qu’il s’agit de la défi nition. Cependant, au niveau du South African Refugee Appeal Board (la Commission d’appel des réfugiés de l’Afrique du Sud), vu la nature approfondie des décisions rendues, la défi nition de réfugié de l’OUA est plus correctement — mais aussi prudemment — utilisée pour fournir une protection aux personnes qui fuient des perturbations étendues et indiscriminées de l’ordre public, ou la violence généralisée. Cette étude est la première en son genre à analyser des décisions sélectionnées du South African Refugee Appeal Board (la Commission d’appel des réfugiés de l’Afrique du Sud)
Do No Harm: Challenges in Organizing Psychosocial Support to Displaced People in Emergency Settings
Psychosocial assistance in emergencies plays an important role in alleviating suffering and promoting well-being, but it is often a source of unintended harm. A prerequisite for ethically appropriate support is awareness of how psychosocial programs may cause harm. This paper underscores the importance of attending to issues of coordination, dependency, politicization of aid, assessment, short-term assistance, imposition of outsider approaches, protection, and impact evaluation. With regard to each of these issues, it suggests practical steps that may be taken to reduce harm and maximize the humanitarian value of psychosocial assistance.L’assistance psychosociale dans des situations d’urgences joue un rôle important dans le soulagement de la souffrance et la promotion du bien-être ; mais, souvent, elle est la source de préjudices non intentionnels. Une connaissance de la façon dont les programmes psychosociaux peuvent causer des préjudices est un préalable pour un support éthiquement convenable. Cet article souligne l’importance de la prise en considération des problèmes liés à la coordination, la dépendance, la politisation de
l’aide, l’évaluation, l’assistance à court terme, l’imposition des approches par des personnes extérieures, la protection, et l’évaluation de l’impact. Il suggère des mesures pratiques qui peuvent être prises par rapport à chacun de ces problèmes pour réduire les préjudices et optimiser la valeur humanitaire de l’assistance psychosociale.L’assistance psychosociale dans des situations d’urgences joue un rôle important dans le soulagement de la souffrance et la promotion du bien-être ; mais, souvent, elle est la source de préjudices non intentionnels. Une connaissance de la façon dont les programmes psychosociaux peuvent causer des préjudices est un préalable pour un support éthiquement convenable. Cet article souligne l’importance de la prise en considération des problèmes liés à la coordination, la dépendance, la politisation de l’aide, l’évaluation, l’assistance à court terme, l’imposition des
approches par des personnes extérieures, la protection, et l’évaluation de l’impact. Il suggère des mesures pratiques qui peuvent être prises par rapport à chacun de ces problèmes
pour réduire les préjudices et optimiser la valeur humanitaire de l’assistance psychosociale
Refugee Status Determination in Brazil: A Tripartite Enterprise
Refugee Status Determination (RSD) in Brazil is nowadays a tripartite enterprise, involving UNHCR, the Brazilian government, and civil society. This tripartite character, and especially the participation of the civil society is an impressive feature of RSD in Brazil. It thus seems to be a practice that should be analyzed to see if indeed it can be regarded as a “best practice.” In light of this, the paper aims to verify whether or not there are lessons to be learned from RSD in Brazil with a view to improve best practices of RSD in general.Le régime de détermination du statut de réfugié (DSR) au Brésil est couramment un arrangement tripartite, engageant le HCR, le gouvernement brésilien et la société civile. Ce caractère tripartite, tout particulièrement la participation de la société civile, semble être le point saillant de la DSR au Brésil. Par conséquent, c’est là une façon de faire les choses qui mérite d’être examiné de plus près afi n de vérifi er si on peut vraiment la considérer comme une « pratique exemplaire ». Au vu de ce qui précède, cet article vise à vérifi er s’il y a des leçons à tirer de la DSR au Brésil, et cela dans le but d’améliorer les pratiques exemplaires de la DSR en général
Abandoning Refugees? An Analysis of the Legal Framework Governing Non-compliant Claimants in Canada
The refugee status determination (RSD) process in Canada, like the RSD processes of other states, currently rejects one in fifteen refugee claims based upon the non-compliance of refugee claimants with the rules of the process. Most commonly this is due to a claimant’s failure to provide requested information or his or her failure to attend a scheduled hearing. These “abandonment” decisions result in the expedited removal of claimants without access to further review. Despite the drastic consequences of such decisions, the framework within which they are made neither has been comprehensively outlined nor has its application been catalogued, which is the aim of this paper. It argues that while the formal provisions of the domestic framework are both
inconsistent with international law and in excess of the delegated authority through which it is constructed, the Court’s application of the framework has been generous to refugee claimants.Le processus de détermination du statut de réfugié (DSR) au Canada, tout comme les processus de DSR d’autres états, rejette actuellement une revendication du statut de réfugié sur quinze, basé sur le non-respect des règlements du processus par les demandeurs du statut de réfugié. Le plus souvent, la raison est qu’un demandeur n’a pas soumis les informations demandées, ou ne s’est pas présenté à une audience régulière. Ces décisions pour « abandon » donnent lieu à un processus accéléré de renvoi des demandeurs sans accès supplémentaire à un réexamen. Malgré les conséquences drastiques de telles décisions, le cadre dans lequel elles sont faites n’a pas été suffi samment élaboré dans tous ses détails, ni leur application cataloguée, ce qui est l’objectif de cet article
Building the Infrastructure for the Observance of Refugee Rights in the Global South
Refugees in the Global South face many serious violations of their rights. Several major host states have failed to ratify both the Refugee Convention and the 1967 Protocol. However, even among those states that have ratified one or both, few have enacted the domestic legislation to implement the provisions, and no state in the South has made a serious effort to bring domestic law in other subjects—immigration, health, labour, education—into harmony with the rights of refugees and their international commitments. This article presents a multi-faceted proposal, a guide to building a new global infrastructure for the protection of refugees. An important precursor is the rapid expansion in the teaching and studying of refugee law. Today’s students of refugee issues are tomorrow’s researchers, lawyers, and scholars, all of which are desperately needed to help refugees navigate the process of status determination and resettlement, to advocate more generally for the rights of refugees, and to monitor states’ compliance with international obligations. Also, human rights NGOs need to embrace the fact that refugees are human beings, and refugee rights are human rights. Furthermore, advocacy groups, legal aid organizations, and other NGOs need to understand that advocacy, legal assistance, and research must go hand in hand: the provision of legal assistance to individual refugees not only makes the use of their life stories for research and advocacy more ethical, it improves the quality of the research and advocacy as well. Perhaps most importantly, all the groups working with refugees throughout the South must communicate with and assist each other. In an effort to facilitate this crucial networking and communication, sixteen refugee advocacy and legal aid NGOs from the South attended a five-day workshop in Nairobi in January 2007. The group decided to form the Southern Refugee Legal Aid Network, and to produce a charter for membership. I have been acting as the group’s moderator informally since that time. In the coming months, SRLAN will attach itself to Fahamu, an advocacy NGO that publishes Africa’s largest circulation magazine and has a proven track record of facilitating emerging advocacy networks. Fahamu will do fearless advocacy, often too dangerous for individual NGOs, and the SRLAN will facilitate the communication and co-operation necessary to begin the construction of the new global infrastructure for the protection of refugees. Working together, as a network of organizations throughout the South, we truly can transform this broken and unjust system.Les réfugiés se trouvant dans le Sud global sont confrontés à de nombreuses violations graves de leurs droits. Plusieurs états hôtes importants refusent toujours de ratifi er la Convention de 1951 et le Protocole de 1967. Cependant, même parmi les états qui ont ratifi é l’un de ces instruments ou les deux, très peu ont adopté la législation interne qui permettrait de mettre en oeuvre leurs dispositions, et pas un seul état du Sud n’a fait un réel eff ort afi n d’harmoniser leur lois internes dans d’autres domaines — immigration, santé, travail, éducation — avec les droits des réfugiés et leurs propres engagements internationaux. Cet article met de l’avant une proposition comportant plusieurs facettes — en quelque sorte un guide sur comment bâtir une nouvelle infrastructure globale pour la protection des réfugiés. Une importante condition de départ serait l’expansion rapide de l’enseignement et de l’étude du droit des réfugiés. Les étudiants d’aujourd’hui sont les chercheurs, les avocats et les universitaires de demain — tous des gens qui manquent désespérément pour aider les réfugiés à naviguer le processus de détermination du statut et de l’établissement, pour défendre et promouvoir plus généralement les droits des réfugiés, et pour surveiller de près le respect par les états de leurs obligations internationales. De plus, les ONG s’occupant des droits de la personne
doivent accepter le fait que les droits des réfugiés sont des droits de la personne. En outre, les groupes de revendications, les organisations d’aide juridique et d’autres ONG doivent réaliser que défense des droits, aide juridique et recherche doivent travailler de concert : lorsque l’aide juridique est fournie aux réfugiés à titre individuel, cela a pour eff et non seulement de rendre plus conforme à l’éthique l’usage de leurs expériences pour la recherche et la promotion des droits, mais cela améliore la qualité de cette recherche et promotion des droits. Mais, le plus important peut être, c’est que tous le groupes travaillant avec les réfugiés à travers tout le Sud doivent communiquer entre eux et s’entraider. Dans le but de faciliter l’émergence de ce réseautage et de cette communication, seize ONG du Sud, oeuvrant dans le domaine de la défense des droits des réfugiés et de l’aide juridique, ont participé pendant cinq jours à un atelier de travail qui s’est tenu à Nairobi au mois de janvier 2007. Le
groupe a décidé de former le Southern Refugee Legal Aid Network (« Réseau du Sud d’aide juridique aux réfugiés »), et de préparer une charte pour les membres. Depuis lors, j’ai toué, de façon informelle, le rôle de modérateur du groupe. Dans les prochains mois, le SRLAN va se rattacher à Fahamu, une ONG de promotion et de défense des droits qui publie le magazine à plus fort tirage de tout l’Afrique et qui a de solides antécédents dans sa capacité de faciliter l’épanouissement de réseaux émergents de promotion et de défense des droits. Fahamu va organiser audacieusement la défense des droits, entreprise souvent trop dangereuse pour les ONG individuelles, tandis que le SRLAN va faciliter la coopération et la communication nécessaires pour commencer à construire la nouvelle infrastructure globale pour la protection des réfugiés. Travaillant de concert en tant que réseau d’organisations du Sud, nous pouvons transformer réellement ce système brisé et injuste