Canadian Journal of Higher Education / La Revue canadienne d’enseignement supérieur
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Exploring Safe Spaces in On-Campus Residences: Perspectives of Black and Racialized Students Through Auto-Photography
Understanding the experiences of Black and racialized students in on-campus residences is crucial, yet remains underexplored within Canadian higher education. This study employs auto-photography and photo-elicitation interview methods to examine the experiences of Black and racialized first-year students at the University of Waterloo, and to explore how on-campus residences can foster safe and inclusive spaces. Twenty participants contributed 234 photographs and 446 pages of interview transcripts. Thematic analysis revealed five overarching themes: The Intersection of Nature and Social Connections, The Importance of Connection in Creating a Sense of Belonging, Sense of Space and its Role in Well-Being and Academic Engagement, Equitable Living Spaces, and Covert Isolation. Findings highlight the role of safe spaces in promoting inclusion, well-being, and academic engagement, offering actionable insights for the University of Waterloo. This research contributes to the advancement of Equity, Diversity, and Inclusion (EDI) policies and practices within Canadian higher education on-campus living environments.Il est essentiel de comprendre les expériences des étudiantes et étudiants noirs et racisés dans les résidences universitaires, un sujet encore peu exploré dans le contexte de l’enseignement supérieur canadien. Cette étude a recours à l’auto-photographie et aux entrevues par photo-élicitation pour examiner les expériences d’étudiantes et d’étudiants noirs et racisés en première année à l’Université de Waterloo, et pour explorer comment les résidences universitaires peuvent offrir des espaces sûrs et inclusifs. Vingt participantes et participants ont fourni 234 photographies et 446 pages de transcriptions d’entrevues. L’analyse thématique a fait ressortir cinq thèmes principaux : l’intersection entre la nature et les liens sociaux; l’importance des liens pour créer un sentiment d’appartenance; la perception de l’espace et son impact sur le bien-être et l’engagement dans les études; des milieux de vie équitables; et l’isolement dissimulé. Les résultats mettent en lumière le rôle des espaces sûrs dans la promotion de l’inclusion, du bien-être et de l’engagement dans les études, et offrent des pistes concrètes pour l’Université de Waterloo. Cette recherche contribue à l’avancement des politiques et pratiques en matière d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) dans les résidences universitaires canadiennes.Mots-clés : Espaces sécuritaires, équité, diversité, inclusion, EDI, Canada, Ontario
Perceptions of Intimate Student–Professor Relationships
Previous research indicates that university students generally disapprove of intimate student–professor relationships (ISPRs), largely due to power imbalances. Further, students may lose faith in their academic abilities and abandon their studies following sexual overture from a professor. The present research used two studies to explore undergraduate student perceptions of ISPRs. Study 1 employed a 2 (Gender of the Initiator: Male or Female) by 2 (Status of the Initiator: Professor or Student) between-groups vignette design. Study 2 employed the same design as Study 1, adding a third variable—the quality of a reference letter (Overly Positive or Negative) provided by the professor for the student in the relationship. Both studies included sexism as a covariate. Participants were asked to rate four dependent variables: the degree of sexual harassment, power imbalance, impacts on others, and the appropriateness of consequences. In Study 1, participants in the Professor as Initiator conditions rated sexual harassment, power imbalance, and impacts to others more severely, regardless of gender. In Study 2, participants in the Overly Positive Letter conditions rated the power imbalance more severely, regardless of gender or status. Adding the reference letter component in Study 2 resulted in participants rating all four dependent variables more severely than those in Study 1, as predicted.La recherche a montré que les étudiants universitaires désapprouvent généralement les relations intimes entre professeurs et étudiants (RIPE), en grande partie en raison des déséquilibres de pouvoir. De plus, les étudiants peuvent perdre confiance en leurs capacités académiques et abandonner leurs études à la suite d’une avance sexuelle de la part d’un professeur. La présente recherche utilise deux études pour explorer les perceptions des étudiants de premier cycle à l’égard des RIPE. L’étude 1 a employé un plan factoriel intergroupes 2 (sexe de l’initiateur : homme ou femme) × 2 (statut de l’initiateur : professeur ou étudiant). L’étude 2 a utilisé le même plan que l’étude 1, tout en ajoutant une troisième variable—la qualité d’une lettre de recommandation (excessivement positive ou négative) fournie par le professeur à l’étudiant impliqué dans la relation. Les deux études ont inclus le sexisme comme covariable. Les participants devaient évaluer le degré de harcèlement sexuel, le déséquilibre de pouvoir, l’impact sur autrui et la pertinence des conséquences. Dans l’étude 1, les participants assignés à la condition « professeur comme initiateur » ont évalué le harcèlement sexuel, le déséquilibre de pouvoir et les impacts sur autrui comme plus sévères, indépendamment du sexe ou du statut. Dans l’étude 2, les participants dans la condition « lettre positive » ont évalué le déséquilibre de pouvoir comme plus sévère, indépendamment du sexe ou du statut. Comme prévu, l’ajout de la lettre de recommandation dans l’étude 2 a conduit les participants à évaluer les quatre variables dépendantes de manière plus sévère que dans l’étude 1
Navigating the Student Affairs Landscape: An Autoethnographic Exploration of the Student Affairs Profession from Canadian Perspectives
This autoethnographic study examines the evolving professional landscape of student affairs in Canada through the lived experiences of five scholar-practitioners. Drawing on reflective narratives and thematic analysis, the study explores three central themes: unplanned career entry into student affairs, the expanding and complex demands placed on practitioners, and the dynamic construction of professional identity. Framed by the job demands-resources model and social ecological systems theory, this research reveals how intersecting personal, institutional, and systemic forces may shape the careers and commitments of student affairs professionals. Findings highlight tensions between credentialism and experiential knowledge, the emotional toll of equity work, and the precarity of institutional belonging. This article offers a nuanced understanding of the student affairs profession and calls for more inclusive, relational, and critically reflexive approaches to professional development, institutional policy, and workforce sustainability. It contributes to emerging discourses on practitioner well-being, professionalization, and systemic transformation in higher education.Cette étude autoethnographique examine l’évolution du paysage professionnel des affaires étudiantes au Canada à travers les expériences vécues de cinq universitaires-praticiens. S’appuyant sur des récits réflexifs et une analyse thématique, l’étude explore trois thèmes centraux : l’entrée non planifiée dans le domaine des affaires étudiantes, les exigences croissantes et complexes imposées aux praticiens, ainsi que la construction dynamique de l’identité professionnelle. Ancrée dans le modèle des exigences et des ressources professionnelles (Job Demands-Resources Model) et la théorie des systèmes socio-écologiques (Social Ecological Systems Theory), cette recherche met en lumière la manière dont les forces personnelles, institutionnelles et systémiques s’entrecroisent pour façonner les carrières et les engagements des professionnels des affaires étudiantes. Les résultats mettent en évidence les tensions entre la diplômanie (credentialism) et le savoir expérientiel, la charge émotionnelle du travail en matière d’équité, et la précarité du sentiment d’appartenance institutionnelle. Cet article propose une compréhension nuancée de la profession des affaires étudiantes et appelle à des approches plus inclusives, relationnelles, réflexives et critiques en matière de développement professionnel, de politiques institutionnelles et de pérennité de la main-d’œuvre. Il contribue aux discours émergents sur le bien-être des praticiens, la professionnalisation et la transformation systémique dans l’enseignement supérieur
Canadian University Students’ Experiences of Addiction Recovery: A Pilot Study
Addiction is a critical concern on Canadian post-secondary campuses, yet recovery remains largely overlooked. Guided by a recovery capital framework, this pilot survey explored the recovery characteristics, supports, and barriers among 101 Canadian university students (average age 24.5). Participants reflected diversity across gender (men 49.5%, women 39.6%, minoritized 10.9%), sexual orientation (LGBTQIA2S+ 46.5%), and race/ethnicity (racially minoritized 45.5%). Recovery pathways were primarily abstinence-based (59.4%), followed by non-abstinence approaches (25.7%) and those unsure (9.9%). Students reported recovering from alcohol (44.6%), cannabis (26.7%), self-harm (24.8%), nicotine (23.8%), and eating issues (21.8%). The most useful supports were individual therapy (52.5%), media (35.6%), and peer groups (33.7%). Barriers included fear of losing coping mechanisms (63.4%) and minimizing problem severity (48.5%). Most students viewed campus as recovery-threatening (68.3%) and called for more supports, particularly substance-free residence housing (74.3%) and better access to services (29.7%). Findings underscore the need for recovery-inclusive strategies in Canadian higher education.Des recherches se sont penchées sur la consommation de substances psychoactives chez les étudiants des établissements postsecondaires au Canada, mais le rétablissement en matière de dépendance demeure largement négligé. S’appuyant sur le cadre du capital de rétablissement, cette enquête pilote a examiné les caractéristiques, les soutiens et les obstacles au rétablissement de 101 étudiants universitaires canadiens (âge moyen de 24,5 ans). Les participants représentaient une diversité de genres (hommes : 49,5 %, femmes : 39,6 %, genres minoritaires : 10,9 %), d’orientations sexuelles (LGBTQIA2S+ : 46,5 %) et d’appartenances raciales ou ethniques (groupes racisés : 45,5 %). Les étudiants ont indiqué se rétablir de troubles liés à l’alcool (44,6 %), au cannabis (26,7 %), à l’automutilation (24,8 %), à la nicotine (23,8 %) et à l’alimentation (21,8 %). Les trajectoires de rétablissement comprenaient l’abstinence (59,4 %) et la réduction des méfaits (25,7 %). Les soutiens jugés les plus utiles étaient la thérapie individuelle (52,5 %), les médias (35,6 %) et les groupes de pairs (33,7 %). Les principaux obstacles comprenaient la peur de perdre des mécanismes d’adaptation (63,4 %) et la minimisation de la gravité du problème (48,5 %). La majorité des étudiants percevaient le campus comme une menace pour leur rétablissement (68,3 %) et ont exprimé le besoin de plus de soutiens, notamment de logements sans drogues et alcool (74,3 %) et d’un meilleur accès aux services existants (29,7 %). Ces résultats mettent en évidence la nécessité de développer des stratégies de santé et de bien-être qui incluent le rétablissement au sein des établissements postsecondaires canadiens