Canadian Journal of Higher Education / La Revue canadienne d’enseignement supérieur
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    Using a sample of women natural sciences and engineering (NSE) faculty members from 13 Canadian universities, we investigated the impact of women academic leaders on women professors’ perceptions of gender bias. Logistic regression analyses indicated that professors who perceived more workplace gender bias were more likely to feel that they needed to work harder to be seen as legitimate scholars than those who perceived less gender bias. However, professors who perceived that women were better represented amongst their faculty/college and university leadership were significantly less likely to feel that they needed to work harder for legitimacy than those who perceived greater gender bias in leadership. These results suggest that addressing gendered university hierarchies may moderate the impact of gender bias on women in NSE units.Notre étude porte sur l’influence des femmes en position de leadership en milieu universitaire sur la perception des préjugés sexistes chez les professeures. L’échantillon étudié comporte des femmes du corps professoral en sciences naturelles et en génie (SNG) parmi 13 universités canadiennes. Des analyses fondées sur des régressions logistiques montrent que les professeures qui perçoivent davantage de préjugés sexistes en milieu de travail sentent qu’elles doivent travailler plus fort pour se sentir légitimes, comparativement à celles qui perçoivent moins ces mêmes préjugés. Toutefois, si le corps professoral et la direction comptent des femmes, les professeures ressentent beaucoup moins l’obligation de travailler plus fort pour se sentir légitimes, comparativement à celles qui perçoivent plus de préjugés au sein de la direction. Les résultats donnent à penser qu’une réflexion sur la hiérarchie genrée en milieu universitaire pourrait atténuer les effets des préjugés sexistes sur les femmes en SNG

    Book review of "Learning-Centred Leadership in Higher Education: Sustainable Approaches to the Challenges and Responsibilities"

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    Fixed Trajectories: Race, Schooling, and Graduation from a Southern Ontario University

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    According to Statistics Canada, during this decade (2019–2028) about 75% of new jobs will require a post-secondary education (Government of Canada, 2017). This study explores a unique dataset that follows students (n = 11,417) from a large urban school district to a local university in Southern Ontario. Using both descriptive statistics and a binary logistic regression and a framework of categorical inequality (Domina et al., 2017), we examine the academic trajectories of students—particularly of Black students. Findings show that, compared to their peers, neither high school nor university programs provide Black students with the kinds of educational experiences needed for university graduation and academic success that wouldenable them to realize their fullest social and economic potentials.Selon Statistique Canada, au cours de la présente décennie (2019-2028), environ soixante-quinze pour cent des nouveaux emplois nécessiteront une formation postsecondaire (Gouvernement du Canada, 2017). Cette étude explore un ensemble de données unique qui suit les étudiants (n = 11 417 étudiants) d’un grand district scolaire urbain jusqu’à une université locale du sud de l’Ontario. En utilisant à la fois des statistiques descriptives et une régression logistique binaire et un cadre d’inégalité catégorielle (Domina et al., 2017), nous examinons le parcours éducatif des étudiants, en particulier des étudiants noirs. Les résultats démontrent que, par rapport à leurs pairs, ni les programmes d’études secondaires ni ceux du niveau universitaire n’offrent aux étudiants noirs les types d’expériences éducatives nécessaires à l’obtention d’un diplôme universitaireet à la réussite scolaire qui leur permettraient de réaliser pleinement leur potentiel social et économique

    “A question of self-interest”: A brief history of 50 years of international student policy in Canada

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    This article offers a periodization of the history of international student policy in Canada since 1970. It draws on archival sources at seven public post-secondary institutions in British Columbia and Ontario, as well as governmental discussion in both provinces and at the Federal level, and scholarly writing about international students within the Canadian Journal of Higher Education to construct this history. Four key periods are identified: the emergence of differential fee policies in the 1970s; an era of institutional recruitment efforts in the 1980s and 1990s; a period of active government recruitment in the 2000s; and an era of bifurcating priorities as governments expanded their recruitment efforts but scholars began to question the international student project in Canada. The article shows changes in international student policy over the past half-century, but also reveals continuities, most notably a sustained emphasis on serving Canada’s perceived national interests.Cet article propose une périodisation de l’histoire des politiques relatives aux étudiants étrangers au Canada depuis 1970. Il s’appuie pour ce faire sur les archives de sept établissements d’enseignement postsecondaire publics de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, sur les discussions gouvernementales dans les deux provinces et au fédéral, ainsi que sur les articles savants de la Revue canadienne d’enseignement supérieur portant sur les étudiants étrangers. Quatre périodes clés ressortent : l’émergence des politiques de frais différentiels dans les années 1970; une phase d’efforts de recrutement au sein des établissements dans les années 1980 et 1990; une phase de recrutement actif de la part du gouvernement dans les années 2000; et une bifurcation des priorités lorsque les gouvernements ont intensifié leurs efforts de recrutement et que les chercheurs se sont mis à remettre en question le projet relatif aux étudiants étrangers au Canada. Cet article pointe des changements dans les politiques relatives aux étudiants étrangers au cours du dernier demi-siècle, mais il révèle aussi des éléments de continuité, notamment dans l’accent mis sur le fait de servir ce qui est perçu comme les intérêts nationaux du Canada

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    Les acquis de la formation doctorale: perceptions des compétences développées

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    A number of studies point to particular challenges that some PhD graduates face in the labour market outside of academia. One of the main reasons for these difficulties is said to be a lack of knowledge or inadequacy of what doctoral graduates have acquired in terms of the skills sought by employers. However, apart from statistical data, there is little work that tells us about the perceptions that the various groups and individuals involved have of these skills. This article makes a contribution in this direction. It is based on the results of a sequential mixed methods study. The first stage consisted of a qualitative study using semi-structured interviews of 85 employed PhD graduates and 21 organizational leaders. The results of this study, whose data were processed using the Alceste method, were used to design a 45-item scale on the skills of doctoral graduates. This scale was measured in two questionnaire surveys completed by 2,139 employed doctoral graduates and 215 organizational leaders. Descriptive analyses comparing standardized averages (Cohen's d) highlight points of convergence that show that doctoral training could be an asset for the development of future skills, especially those that are difficult to automate: complexity management, creativity, critical thinking.Plusieurs travaux soulignent des difficultés particulières auxquelles certains titulaires d’un doctorat sont confrontés sur le marché du travail en dehors du milieu universitaire. Une des principales raisons de ces difficultés serait la méconnaissance ou l’inadéquation des acquis de la formation doctorale en ce qui concerne les compétences recherchées par les organisations. Or, en dehors de données statistiques, peu de travaux nous renseignent sur les perceptions que les différents acteurs ont de ces compétences. Cet article apporte une contribution dans ce sens. Il est basé sur les résultats d’une recherche mixte à devis séquentiel. La première étape a consisté en une étude qualitative par entretiens semi-directifs réalisés auprès de 85diplômés du doctorat en emploi et 21 responsables d’organisations. Les résultats de cette étude, dont les données ont été traitées par la méthode Alceste, ont servi à la conception d’une échelle de 45 items sur les compétences des titulaires d’un doctorat. Cette échelle a été mesurée lors de deux enquêtes par questionnaire auxquelles ont répondu 2139 diplômés du doctorat en emploi et 215 responsables d’organisations. Des analyses descriptives de comparaison de moyennes standardisées (d de Cohen) mettent en évidence des points de convergence qui montrent que la formation doctorale pourrait constituer un atout pour le développement des compétences du futur, notamment celles difficiles à automatiser : la gestion de la complexité, la créativité, l’esprit critique

    Achieving academic promotion: The role of work environment, role conflict, and life balance

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    Fifty-two faculty at two Canadian universities were interviewed about the impact of work environment, role conflict, and worklife balance on career-related experiences and decisions to apply for promotion to full professor. Faculty described conflicts between their academic responsibilities of teaching, research, and service (including limited time for research despite long work weeks) as well as work-life imbalance. These issues were often gendered; women took slightly longer to achieve the rank of associate professor, accepted tasks of lower reward value, held decreased expectations for promotion, and experienced workplace conflict and bullying more than their male counterparts. Even so, faculty identified colleagues as a valuable career support. Our data lead us to theorize that the decision to apply for academic promotion is informed by a cost-benefit analysis, early career experiences, conformity with academic norms that over-emphasize research productivity, as well as access to career-advancing resources (especially time for research). We recommend that the gendered nature of the academic reward system be re-imagined to promote equality, and provide suggestions as to how to do so.On a interviewé cinquante-deux professeurs d’université sur l’impact de l’environnement de travail, des conflits de rôle, et de la conciliation travail-vie personnelle sur les expériences professionnelles et sur la décision de demander la promotion au statut de professeur titulaire. Les répondants se sont exprimés sur la difficulté de concilier leurs responsabilités d’enseignement, de recherche et de travail administratif (y compris le temps limité à consacrer à la recherche malgré de longues semaines de travail) aussi bien que sur le déséquilibre entre travail et vie personnelle. Ces problèmes avaient souvent un aspect genré : les femmes prennent un peu plus de temps pour arriver au rang de professeure agrégée, acceptent des tâchesjugées de moindre valeur, et ont des attentes plus faibles en ce qui concerne la promotion, tout en étant confrontées à des conflits et à de l’intimidation en milieu du travail. Toutefois, les répondants ont souligné le soutien précieux des collègues. Nos données nous amènent à émettre l’hypothèse que toute décision de demander une promotion serait informée par une analyse coûts-avantages, par les expériences vécues en début de carrière, par la conformité à des normes universitaires qui accordent une importance démesurée à la productivité en recherche, et par l’accès à des ressources pour l’avancement de carrière (dont surtout du temps pour faire de la recherche). Nous recommandons que le caractère sexospécifique du système de récompense universitaire soit repensé afin de promouvoir l’égalité, et nous proposons des méthodes pour ce faire

    What matters more? What matters less? Changes in the transition to post-secondary between two Toronto high-school cohorts

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    Using data from two Toronto student cohorts that entered high school five years apart, this study uses descriptive and multivariate techniques to examine short-term change in the predictors of four possible pathways after high school: confirming a place in university, confirming a place in college, applying but no admittance, or not applying at all. From a comparative cohort perspective, the analysis considers various overlapping ascriptive and school experience factors that contribute to unequal transitions—from race, gender, and immigration background to early achievement, attendance, and suspensions. Even across a short time period, there is change in transition patterns. The results highlight that a comparative cohort approach provides insight into how the transition to post-secondary education in an urban environment changes even over relatively short periods of time.À partir des données de deux cohortes d’élèves de Toronto ayant commencé l’école secondaire avec cinq ans d’intervalle, cette étude utilise les techniques descriptives et multivariables afin d’examiner le changement à court terme dans les prédicteurs de quatre parcours potentiels après le secondaire : une place confirmée dans une université, une place confirmée dans un collège, une candidature déposée mais sans admission ou aucune candidature déposée. Dans une perspective de comparaison des cohortes, l’analyse prend en compte divers facteurs scolaires et autres qui se chevauchent et contribuent à des transitions inégales : de la race, du genre et des origines migratoires à la réussite précoce, en passant par l’assiduité et les renvois. On observe des changements dans les modèles de transition même sur une courte période. Les résultats démontrent qu’une approche comparative des cohortes permet de mieux comprendre comment la transition vers l’enseignement postsecondaire dans un environnement urbain évolue, même sur des périodes relativement courtes

    Sessional Contract Faculty, Unionization, and Academic Freedom

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    This article explores the relationship between unionization and academic freedom protections for sessional faculty in Ontario universities. Specifically, we compare university policies and contract provisions with a view to determining whether unionized sessionals hired on a per-course basis have stronger academic freedom protections than their non-union counterparts. We then explore whether particular kinds of bargaining unit structures are more conducive to achieving stronger academic freedom provisions. Finally, we consider whether academic freedom can be exercised effectively by sessionals, whether unionized or not. We conclude that unionization does help to produce stronger academic freedom protections for sessionalfaculty and that faculty association bargaining unit structures are most likely to help deliver this outcome. We further conclude that academic freedom is difficult to exercise for sessional faculty, regardless of union status, but that unionization offers greater protections for sessionals facing repercussions as a result of asserting their academic freedom.Cet article explore la relation entre la syndicalisation et la protection de la liberté académique pour les chargés de cours des universités de l’Ontario. Plus précisément, nous comparons les politiques universitaires et les dispositions contractuelles afin de déterminer si les chargés de cours syndiqués bénéficient d’une meilleure protection de leur liberté académique que leurs homologues non syndiqués. Nous examinons ensuite si certaines structures d’unités de négociation sont plus propices à la mise en place de dispositions favorisant la liberté académique. Finalement, nous examinons si la liberté académiquepeut être exercée efficacement par les chargés de cours, syndiqués ou non. Nous concluons que la syndicalisation aide à la création de mesures de protection de la liberté académique pour les chargés de cours et que les associations de professeurs, comme structures d’unités de négociation, sont les plus susceptibles de contribuer à atteindre ce résultat. En outre, nous concluons que la liberté académique est difficile à exercer pour les chargés de cours, quel que soit leur statut syndical, mais que la syndicalisation leur offre une plus grande protection lorsqu’ils subissent des répercussions en raison de l’affirmation deleur liberté académique

    De la prise en charge à la décolonisation : un regard rétrospectif sur cinq décennies d’éducation postsecondaire autochtone au Québec (anglais & français)

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    In the early days soon after the release of the landmark policy paper Indian Control of Indian Education (1972), postsecondary studies among Indigenous people in Quebec were still new and relatively unknown. Against a backdrop of Indigenous communities starting to take ownership of their own services, the demand for postsecondary Indigenous graduates began to increase significantly, resulting in the development of tailored programs and services: the Amerindianization program led by UQAC in 1971 and the founding of Manitou College in 1973, for example, stand out as two major milestones. The distinctive linguistic reality of Quebec moreover soon became apparent, adding to the initial bilingual dimension (moving from an  Indigenous language to an non-Indigenous one) the duality of a francophone and anglophone education system rooted in colonial history. Drawing on a review of literature on postsecondary Indigenous education in Quebec from 1972 to 2021, our analysis in the present article is framed around the changes that took place over these past five decades in programs and services provided by postsecondary institutions. Also discussed are issues involving Indigenous student paths marked by identity, systemic racism and discrimination. We note that in spite of sustained efforts by an increasing number of institutions, Indigenouspeople still face enduring barriers. We conclude with some thoughts on the university and the CEGEP as postsecondary institutions, their development model and their role in decolonizing and democratizing education.À l’aube de la parution de la Maîtrise indienne de l’éducation indienne (1972), la poursuite d’études postsecondaires chez les Autochtones du Québec demeurait un phénomène encore récent et méconnu. Dans le contexte de prise en charge par les communautés autochtones de leurs propres services, la demande en diplômés autochtones postsecondaires s’est nettement accrue et a donné lieu à des programmes et services destinés spécifiquement aux Autochtones. On pense notamment au projet d’« amérindianisation » de l’éducation à l’UQAC en 1971, et à la création du Collège Manitou, en 1973, commetournants. La spécificité linguistique québécoise s’est d’ailleurs tôt fait sentir, ajoutant à la dimension bilingue initiale (avec le passage d’une langue autochtone à une langue allochtone) celle propre à la dualité linguistique francophone et anglophone d’un système d’enseignement issu de l’histoire coloniale.Cet article s’appuie sur une recension des écrits concernant l’éducation postsecondaire autochtone au Québec de 1972 à 2021. Nous articulons notre analyse autour des changements qui se sont opérés au fil des dernières décennies concernant les programmes destinés aux Autochtones, les services offerts par les établissements, ainsi que les enjeux impliquant les parcours des étudiants autour de l’identité autochtone, du racisme systémique et de la discrimination. Nous constatons qu’en dépit des efforts soutenus d’un nombre croissant d’établissements, les Autochtones connaissent des entraves à la poursuite d’études postsecondaires encore bien présentes. Nous concluons avec une réflexion sur l’université et le cégep comme institutions, leur modèle de développement et leur rôle dans la décolonisation de l’éducation et la démocratisation scolaire

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