African Digital Health Library- University of Ibadan
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Aspects épidémio cliniques et étiologiques des neuropathies périphériques en Médecine Interne
Introduction : Notre étude portait sur les neuropathies périphériques au cours des maladies infectieuses, génétiques et métaboliques qui représentent une cause majeure d’invalidité à travers le monde. Elle avait pour objectif d’étudier les neuropathies périphériques dans le service de médecine interne au CHU du Point G. Méthodologie : Nous avons réalisés une étude transversale avec recueil rétrospectif des données qui s’est déroulée du 1er Janvier 2008 au 31 décembre 2018, notre étude s’était déroulée dans le service de Médecine Interne du CHU du Point-G. Résultats : Nos résultats montrent une fréquence 3,2% de patients hospitalisés avec une population ayant un âge moyen de 49,40 ± 15,98 ans et un sex-ratio M/F de 0,87. Le diabète était retrouvé avec un taux de 42,9%, suivi de HTA avec 31,4% du VIH et la dyslipidémie avec 16,2% chacun. . Le déficit moteur représentait 20% des cas de motif de consultation et 4,8% des patients étaient sous ARV avec une prédominance pour le ténovofir. Le mode aigu était retrouvé avec 54,3% avec 76,2% de cas de faiblesse musculaire dont la douleur était le signe sensitif retrouvé dans 86,7%. Conclusion : Notre étude réalisée sur les neuropathies périphériques montre une fréquence de 3,2% relativement basse dans le service de médecine interne. Les causes des NP sont multiples dans notre étude le diabète étant la 1ere cause suivi par le VIH
L’infection urinaire bactérienne chez les enfants de 2 à 15 ans à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou à propos de 71 cas
Notre objectif était d’étudier les aspects épidémiologiques, bactériologiques et cliniques des infections urinaires bactériennes en milieu hospitalier à Ségou.
Nous avons étayé le diagnostic des infections urinaires sur la bactériurie et la leucocyturie.
L’identification des bactéries isolées a été faite sur la base des caractères morphologiques, culturaux et leur sensibilité aux antibiotiques.
Sur 2111 malades ; 71(3,36%) ont eu une infection urinaire bactérienne avec un sexe ratio de 2,38. La prévalence des infections urinaires bactérienne a été plus élevée chez les hospitalisés que chez les consultants externes (40, 3% versus 24,1%), chez le sexe masculin que chez le sexe féminin (70% vs 30%), chez les enfants de 2 à 5 ans. (52 ,1%).
Les principales bactéries causes d’infections urinaires ont été Escherichia coli (54 ,9%), salmonella sp (25,4%), staphylocoque (11,3%), Klebsiella (7,0%), et Proteus (1,4%).
Le Cefotaxime, la ceftazidime, la cefoxitine et la colistine ont été les antibiotiques les plus actives sur Escherichia coli .la cefoxitine, amikacine, et la colistine ont été les molécules les plus actifs sur les Proteus. L’association amoxicilline+ acide clavulanique ; oxacilline ; les aminosides ; la ciprofloxacine ; ont été les antibiotiques les plus actifs sur salmonella sp et les staphylocoques. L’amoxicilline a été l’antibiotique le plus actif sur les klebsiella.
La brûlure mictionnelle, la fièvre, la dysurie ont été les principaux symptômes signalés par les malades.
Notre étude montre que le traitement des infections urinaires doit être adapté à l’antibiogramme
Motifs de recours des enfants de 0 à 15 ans au service d’accueil des urgences polyvalentes de l’hôpital du Mali
Ce travail rapporte les résultats d’une étude prospective et longitudinale menée de Janvier à Décembre 2019 dans le service d’accueil des urgences polyvalentes de l’hôpital du Mali. Les critères d’inclusion ont concerné les patients de 0 à 15ans admis au service d'accueil des urgences durant la période d’étude quelques soient les raisons et les modes d’admissions. Le but du travail était d’étudier les différents motifs de recours des enfants au service d’accueil des urgences polyvalentes. Pendant la période, 458 patients ont été recensés. La moyenne d’âge était de 8,46 ans avec une nette prédominance masculine (58 %). Les enfants de 10 à 15 ans étaient les plus touchés (39%). La majorité des enfants était issue de familles de niveau socio-économique bas. 53,9% des enfants étaient admis pendant la journée (entre 08 heures et16 heures). Les traumatismes ont été les principaux motifs recours, soit 83,2% des cas, avec une prédominance des AVP (48,7%). La majorité des lésions accidentelles étaient plaies et écorchures avec 34.8% des cas, suivi des TC (21,2%), des fracture des os longs (14,4%) puis des brulures (7,8%). La plupart des patients sont sorties en moins de 24 heures. Apres les premiers soins, 259 enfants (56,6%) ont été autorisés à rentrer à domicile, 119 enfants (26%) ont été transfère dans un autre service au sein de l’hôpital, 49 patients (10,7%) ont été référé dans un autre hôpital et 8patients soit 1,7% des cas sont sorties contre avis médical. Au cours de cette étude il y a eu au total 24 décès : 18 cas DCA et 6 cas de décès au service des urgences. Ainsi, le taux de mortalité globale a été de 5,2%
Apport de l’OCT dans le diagnostic des maculopathies au CHU IOTA
RESUME :
Introduction : La maculopathie est une altération de la fonction de la macula. Elle se manifeste par une altération de la vision des couleurs puis une baisse d'acuité visuelle bilatérale ou unilatérale. Les maculopathies sont des atteintes les plus fréquentes de la rétine. Elles se rencontrent à tout âge selon la cause. L’évolution vers la cécité fait la gravité de ces pathologies lorsqu’elles ne sont pas diagnostiquées précocement afin d’entreprendre une prise en charge précoce et/ou efficace. Dans les atteintes de la macula, la prévention la plus efficace passe par le dépistage précoce. Diagnostiquer et prendre en charge la maladie à ses débuts, idéalement quand elle est encore asymptomatique, c’est optimisé ses chances de préserver sa vision et donc son autonomie le plus longtemps possible d’où l’intérêt de l’OCT. La tomographie en cohérence optique est une technologie très récente, apparu en 1996. Elle est la deuxième révolution en imagerie du pôle postérieur après l’angiographie rétinienne à la fluorescéine. L’OCT est utilisée principalement en ophtalmologie afin de visualiser l’épaisseur de la rétine au niveau de la macula et de la papille optique.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude prospective descriptive portant sur une durée de 6 mois, allant de Mars 2020 à Août 2020, portant sur les patients, chez qui, une maculopathie a été diagnostiquée au CHU-IOTA d’un âge supérieur ou égal à10 ans et ayant réalisé une tomographie à cohérence optique.
Résultats : Nous avons recruté 67 patients dont l’âge moyen était de 30,4 ans avec des extrêmes de 11 ans et 83 ans ; et une prédominance féminine. L’indication de l’OCT dans les maculopathies était dominée par la DMLA/MLA 19% des cas, les trous maculaires 16,4% des cas, Rétinopathie diabétique/Maculopathie diabétique 16,4% des cas, les uvéites (CRM) 11,9% des cas. L’OCT nous a permis de diagnostiquer avec précision les principales pathologies maculaires qui sont OMD focal sévère 12%, OMD diffus non cystoïde 12%, DMLA exsudative 12%, MLA 7% ; Trou maculaire de grande taille 10%, Trou maculaire lamellaire 4,5% ; ainsi que les CRSC, Atrophie maculaire, MEM/MER, 7% chacune et TVM 6%.
Conclusion : L’avènement de l’OCT dans le domaine spectral a largement contribué à améliorer la qualité des détails observés, laissant moins de place au doute diagnostique.
Combiné à l’examen clinique, à l’ophtalmoscopie directe et indirecte, à l’angiographie à la fluorescéine et aux différents tests visuels, l’OCT est un moyen diagnostique puissant pour une variété de pathologies maculaires
Les hémorragies digestives chez l’enfant dans le Département de pédiatrie du CHU GT
L’étude que nous avons réalisé avait pour objectif d’étudier les aspects épidémio-cliniques et évolutifs des hémorragies digestives chez les enfants de 1 mois à 15 ans hospitalisés à la pédiatrie du CHU GT. Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive à collecte prospective allant du 1 Janvier 2018 au 31 Décembre 2018. Au total 26 cas d’HD ont été hospitalisés, soit une fréquence de 0,58%. Nous avons noté une prédominance masculine (58%). La tranche d’âge de 1 mois à 2 ans était la plus représentée avec 50% des cas. La majorité des patients venaient de l’intérieur du pays. Dans 15,4% des, il existait une notion de prise médicamenteuse. La moitié de nos malades ont été admise avant 06h après le début de l’HD. La rectorragie isolée était le mode d’extériorisation le plus fréquent avec 46% des cas et l’HD était de faible abondance chez 65,8%. Les HDH étaient prédominantes avec 54%. Les vomissements et la douleur abdominale étaient les signes associés digestifs les plus fréquents avec respectivement 46,2% et 42,30% des cas tant disque la pâleur cutanéomuqueuse (50%) et la fièvre (34,6%) ont été les plus retrouvés comme signes associés extra-digestifs. Les étiologies étaient dominées par la CIVD et les IIA, qui sont exceptionnels dans la plupart des autres études. L’étiologie était inconnue dans 19% des cas. L’endoscopie était réalisée chez seulement 26,9% des patients et cela le plus souvent après 72h (72%). Les résultats de l’endoscopie étaient : normales (43%), ulcère bulbaire (14%), oesophagite (29%), et MICI (14%). La majorité de nos malades ont été transfusés et ont reçu une antibiothérapie dans 91,8% des cas et souvent non justifier. La guérison était de 69% avec une mortalité de 19%
Appendicite aiguë au CSRéf de Ouéléssébougou
But : Analyser les résultats de la prise en charge chirurgicale de l'appendicite aiguë. Méthodologie : il s'agissait d'une étude rétro-prospective allant de janvier 2019 à décembre 2019 au CSRéf de Ouéléssébougou. Résultats : Au cours de cette période nous avons opéré 83 malades pour appendicite aiguë dont 65 hommes et 18 femmes soit un sexe ratio de 3,61. L'âge moyen était 25,61 avec des extrêmes de 3 et 68 ans. La douleur de la fosse iliaque droite a été le principal motif de consultation. Les signes physiques étaient dominés par la positivité du signe de Blumberg, la défense de la fosse iliaque droite, le signe de Rovsing, le Psoïtis dans et la douleur à droite dans le cul de sac de Douglas. Cet examen physique a permis de poser le diagnostic dans la majorité des cas. Devant certains cas douteux, nous avons demandé une échographie abdominale. L'anesthésie générale était la technique d’anesthésie utilisée. L'appendicectomie classique avec enfouissement par Mac Burney a été la technique la plus utilisée. Les suites opératoires ont été simple dans 96,4%. Conclusion : l'appendicite reste l'urgence chirurgicale la plus fréquente en milieu communautaire. La précocité du diagnostic et la rapidité de la prise en charge sont gages d'améliorations du pronostic. Le traitement est essentiellement chirurgical
Plantes médicinales dans la prise en charge des infections urinaires
L’infection urinaire constitue une préoccupation importante de santé publique. Les plantes médicinales constituent une source de nouvelles molécules à activité antimicrobienne économiquement accessibles pour faire face à l’apparition de phénomènes de résistance des germes aux molécules chimiques. Le présent travail a pour objectif d’étudier Cassytha filiformis, Gomphrena celosioides et Nymphaea lotus, utilisées en médecine traditionnelle dans la prise en charge des infections urinaires au Mali.
Les constituants chimiques et anti-radicalaires ont été caractérisés par les réactions de caractérisation en tube et par la CCM. L’activité antibactérienne des extraits a été évaluée par la méthode de diffusion sur disque.
Le criblage phytochimique a révélé la présence de composés polyphénoliques (tanins), d’oses et holosides, de mucilages et des saponosides dans les parties aériennes de Cassytha filiformis et de Gomphrena celosioides, dans les feuilles et rhizomes de Nymphaea lotus.
L’infusé de la partie aérienne de Cassytha filiformis a inhibé la souche clinique de Escherichia coli (24 mm de diamètre d’inhibition) et la souche clinique sauvage de Klebsiella pneumoniae (19 mm de diamètre d’inhibition).
Les résultats de cette étude et ceux de la littérature pourraient justifier l’utilisation traditionnelle de ces plantes ; notamment l’infusé de la partie aérienne de Cassytha filiformis dans la prise en charge des infections urinaires
Evaluation du recours aux soins des adhérents à l’assurance maladie obligatoire au CHU BSS Kati.
Il a s’agit d’une étude transversale descriptive par échantillonnage aléatoire simple, portée sur 81 patients adhérents à l’assurance maladie obligatoire au CHU BSS Kati. Elle visait l’évaluation du recours aux soins des adhérents à l’assurance maladie obligatoire au CHU BSS Kati, vu l’instauration récente de ce type de couverture maladie au Mali.
Il s’est avéré que la qualité de l’accueil et des consultations était un acquis du point de vue des patients, malgré la longue attente qui a été signalée par une grande partie des patients (46.9%).
Les adhérents ont été satisfaits de leur prise en charge générale au CHU BSS Kati et de l’assurance maladie obligatoire. Cependant des propositions d’améliorations ont été faites, portant surtout sur l’amélioration de la qualité de l’accueil au niveau des caisses et la réduction des procédures.
Les dépenses moyennes en santé étaient toutes inférieures aux moyennes nationales, cependant, il s’est posé un problème d’indisponibilité de certaines spécialités médicamenteuses et analyses, non prises en compte par l’assurance maladie et l’indisponibilité de la plupart des prescriptions au niveau de la pharmacie hospitalière.
Pour la majorité des patients, l’assurance maladie leur a permis d’avoir un accès facile aux soins (91.4%) et aux médicaments (87.7%), ce qui a été réconforté par la proportion importante des adhérents de notre échantillon ayant eu au moins trois recours aux soins en six mois (71.6%)
La majorité des adhérents a eu un bon comportement face à la maladie, qui est le recours à l’hôpital en première intention. Cependant on a noté une proportion conséquente d’automédication en premier recours (21%), lié en général à son caractère moins contraignant. Une réduction des procédures et une sensibilisation des patients sur les biens faits du recours rapide à l’hôpital seraient donc nécessaires pour lever les barrières à l’accès aux soins
Étude des aspects épidemio-cliniques de la drépanocytose chez l’enfant à l’HNF-Ségou
Maladie héréditaire, la drépanocytose constitue au Mali un problème de santé publique. Très peu d’études ont étés réalisées sur la drépanocytose chez l’enfant à Ségou. Ce travail a été fait dans le but d’étudier les aspects épidemio-cliniques de la drépanocytose chez l’enfant à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou. Il s’agissait d’une étude transversale descriptive qui s’est déroulée de janvier 2019 à février 2020 réalisée au sein de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou. Nous avons inclus une population de 105 patients constituée de 46 filles (43,80%) et 59 garçons (56,20%) d’âge moyen égal à 53,64 mois± 4 ans, 97patients étaient homozygote SS (92,38%) ; 6 étaient doubles hétérozygotes SC (5,71%) ; 2 étaient S béta thalassémiques (1,90%) dont 1 S béta zéro et S béta plus thalassémiques, la douleur ostéo-articulaire a été le motif de consultation le plus fréquent avec 70,48% des cas, la pâleur et l’hépatomégalie étaient les signes les plus retrouvé
Valeur diagnostique des auto-anticorps dans les maladies auto-immunes systémiques en néphrologie au CHU du Point G.
Résumé : Malgré leur faible prévalence, les MAI représentent la troisième cause de morbidité
dans les pays développés. Les investigations immunologiques en néphrologie constituent un
problème clinique courant devant un patient présentant soit des manifestations rénales soit des
signes extra-rénaux. Le but de cette étude était de faire la situation des explorations
immunologiques en néphrologie au Mali.
Il s’agissait d’une étude rétrospective, prospective et descriptive réalisée du 31 août 2017 au 30
septembre 2020 ayant porté sur 82 patients.
Dans notre étude, la protéinurie était minime chez 37% des malades, la créatininémie était > à
150 μmol/l chez 86,5% et l’hématurie était l’anomalie du sédiment urinaire la plus fréquente. Les
anticorps anti-nucléaires ont été les plus fréquents soit 88,16%, suivit des facteurs rhumatoïdes
soit 24,24%.
Parmi les anticorps antinucléaires, les anticorps anti-DNA prédominaient. Le lupus érythémateux
systémique a constitué 69,1% des maladies auto-immunes systémiques suivi de la polyarthrite
rhumatoïde avec 16,11%.
Le syndrome néphrotique et la glomérulonéphrite chronique ont été les principaux diagnostics
retenus.
La ponction biopsie rénale réalisée chez 8 patients à objectivée une GEM et une GNMP chez 3
patients, une hyalinose segmentaire et focale, des lésions de néphrite interstitielle et des lésions
vasculaires chez 1 patient