African Digital Health Library- University of Ibadan
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Connaissances, attitudes et pratiques du glaucomateux au CHU IOTA
Introduction : Le glaucome est la principale cause de cécité irréversible dans le monde. Les données des enquêtes basées sur la population indiquent que le glaucome est la deuxième cause de cécité. En Afrique, le glaucome représente 15% des causes de la cécité. Sa prévalence est de 4,32%. Au Mali, sa prévalence était estimée à 4,3%.
Méthode : Il s’agissait d’une étude descriptive sur une période de six (4) mois, de mars à juin 2020 portant sur les glaucomateux au CHU IOTA d’un âge supérieur ou égal à 18 ans dont le but était d’évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques du glaucomateux.
Résultats : Nous avons enregistré deux cents cinquante (250) patients tous sous traitement âgés de 21 à 85 ans soit une moyenne d’âge de 55,42 ans et un sex ratio H/F de 1,21. La majorité des patients n’ont pas connu le glaucome avant leur diagnostic dans 65,2%. Les patients n’avaient pas une bonne connaissance dans 32% soit respectivement bas (27,6%) et très bas (4,4%) par contre 68% avaient une bonne connaissance soit respectivement assez bon et bon (25,2%) et très bon dans 17,6%. Seulement 11,6% ont une mauvaise attitude et de pratique dans la prise en charge de leur maladie. Les difficultés énumérés par les patients étaient notamment le prix élevé des médicaments, l’organisation limitée des services d’accueils et l’accès difficile aux spécialistes soit respectivement 79,2%, 86,4% et 60%.
Discussion : L’incidence du glaucome augmente avec l’âge. L’information sanitaire en générale et sur des pathologies spécifiques comme le glaucome est limitée au Mali. Les patients obtiennent le plus souvent l’information lorsqu’ils en sont victimes.
Conclusion : La connaissance de la pathologie dont souffre le malade est essentielle. Cela permettra aux patients d’adopter de bonnes pratiques et d’attitudes relatives à leurs maladies afin de faire une bonne prise en charge
pathologies de la vésicule biliaire et coeliochirurgie au CHU Gabriel Touré
Objectif : Etudier la cholécystectomie sous coelioscopie dans la prise en charge des pathologies vésiculaires dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel TOURE
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive rétro et prospective incluant les patients chez qui nous avons réalisé une cholécystectomie sous coelioscopie pour pathologies de le vésicule biliaire entre novembre 2016 et février 2019 dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel Touré.
Résultats :
Nous avons réalisé 56 cholécystectomies sous coelioscopie soit 42,1% de l’activité de coeliochirurgie et 2,2% de l’activité opératoire de chirurgie générale du service. Le sexe féminin était prédominant (70%) avec un sexe ratio de 0,4.
L’âge moyen était de 45,7 ans, avec un écart-type de 18,1.
L’indication opératoire était la lithiase vésiculaire symptomatique dans 39 cas et la cholécystite aigue lithiasique dans 17 cas.
En per opératoire nous avons trouvé un cas de néo de la vésicule biliaire.
La douleur abdominale était le maitre symptôme.
L’échographie abdominale reste l’examen de référence en raison du cout et de l’accessibilité. Elle a été réalisée dans 52 cas.
La durée moyenne d’intervention était de de 74,1 minutes avec un écart type de 32,5.
La cholécystectomie rétrograde a été réalisée dans 40 cas.
Une conversion en laparotomie était nécessaire dans 6 cas avec une durée moyenne de 88,8 minutes.
Nous avons trouvé un cas de péritonite post opératoire et un cas décès.
En post opératoire la douleur était absente dans 30 cas, faible dans 19 cas et modérée dans 7 cas.
L’ensemble des patients ont témoigné d’une excellente satisfaction vis-à-vis de la cicatrice post opératoire
L’alimentation orale était autorisée 6h à 8h après l’intervention sauf chez ceux ayant subi une conversion en laparotomie
La durée moyenne d’hospitalisation était de 1,9 jours avec un écart type de 0,9.
La durée moyenne de reprise des activités est de 8,3 jours avec un écart type de 3,9
Devenir des victimes secourues et transportées par le service de la protection civile
Objectif : Etudier le devenir des victimes secourues et transportées par le service de la protection civile au CHU Gabriel Touré.
Patients et méthodes : Nous avons mené une étude prospective descriptive qui s’est déroulée de Janvier 2020 à juin 2020 au niveau des centres de secours de la protection civile et du CHU Gabriel Touré.
Résultats : Au total il s’agissait de 170 hommes et 30 femmes, d’âge moyen de 31,63 ans.
Les Sapeurs-Pompiers ont transporté 34% des victimes admises au SAU.
L’unité de secours de Dravela a réalisé 63 % de sorties.
L’alerte venait de la police dans 49 %.
Un seul VSAB suffisait dans 98,5 % cas pour l’évacuation des victimes. Un motocycliste était impliqué dans plus de 55% des accidents.
Le délai moyen pour arriver au lieu de l’accident était de 13,26 minutes.
L’évacuation des victimes a duré en moyenne 18,95 minutes.
96% des victimes étaient identifiées. PCI était observée chez 42 % des victimes.
Un IPT ≥ 4 a été noté chez 55% des victimes.
La CCMU3 a été notée dans 49,5% cas.
Les traumatismes crâniens, 30,5% le polytraumatisme associé ou non à une fracture, 24% ont été les diagnostics les plus observés.
Le SAU 34,5%, la neurochirurgie 28,5% et la traumatologie 19% ont été les services les plus sollicités.
Le traitement Médico-chirurgical a été utilisé dans 71% des cas.
L’évolution a été favorable dans 91% de cas
62,5 % de nos victimes sont sorties sans séquelles et les séquelles ont été dominées par les plaies persistantes, les boiteries et les céphalées.
Conclusion :
La création d’un système d’organisation et de coordination des urgences ‘‘régulation médicale’’, l’amélioration des infrastructures routières et le respect du code de la route pourraient améliorer la qualité de la prise en charge des victimes
Facteurs étiologique de l’endocardite infectieuse chez les enfants de 1 mois à 15ans hospitalisés dans le département de pédiatrie du CHU-GT.
Résumé :
L’endocardite chez l’enfant est une pathologie rare et grave dont la mortalité reste élever. Il agissait d’une étude transversale et descriptive. Les analyses des données ont étés fait à l’aide des logiciels Microsoft Word 2016, Excel 2016 et Epi info (version 7). L’âge moyen dans notre étude était de 11mois et un sexe ratio G/F de 1,35. Dans notre étude 87,9% des patients étaient des cardiopathies congénitales, 12,1% était des cardiopathies rhumatismales. La CIV était la cardiopathie congénitale la plus rencontré (21,2%). La fièvre et le souffle cardiaque ont été rencontrés chez tous nos malades. La végétation a été détectée à l’échographie dans 9,1%. Les hémocultures étaient positives dans 9cas, le staphylococcus et le streptococcus ont été les germes les plus rencontré. Un syndrome inflammatoire a été observé chez tous les patients (100%) La mortalité dans notre étude était de 45,45%. Selon les critères de DUKE modifiés, endocardites certaines représentait 9,1%, et endocardites possibles représentait 18,2%. 72,7% étaient exclu selon le critère de DUKE modifiés.
Le diagnostic reste difficile et passe par le score de DUCK et la pris en charge nécessite une collaboration multidisciplinaire
Morbidité et Mortalité dans le service de pédiatrie de l’Hôpital Sominé Dolo de Mopti
Notre étude est une enquête prospective qui s’est déroulée dans le service de pédiatrie de l’Hôpital Sominé Dolo de Mopti de janvier à décembre 2018 sur 1130 enfants âgés de 1 mois à 15 ans hospitalisés dans le service. Les objectifs de l’étude étaient de : Déterminer les caractéristiques sociodémographiques de la population cible hospitalisée en pédiatrie de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti ; Déterminer la prévalence des principales pathologies rencontrées en hospitalisation pédiatrique de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti ; Déterminer le taux de Mortalité en pédiatrie de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti en 2018 ; Etablir les taux de létalité des principales pathologies prises en charge en hospitalisation. Le taux de mortalité était de 12,7%. Parmi les hospitalisations les enfants de moins de 60 mois étaient les plus nombreux (61,7%) et leur taux de mortalité était le plus élevé (68,8%). Le sex ratio était de 1,53. 60% des patients n’étaient pas référés par d’autres structures de santé. La majorité des hospitalisations se faisait entre août et décembre. Les pathologies les plus rencontrées étaient : le paludisme (66%), la malnutrition (6,6%), les IRA (5,5%), et la diarrhée (5%). Les différentes causes de décès étaient : le paludisme (61,8%), les diarrhées (7,6%), les IRA (7,6%), et la malnutrition (4,9%). Les affections les plus létales étaient : septicémie (75%), méningite (37,5%), rétrovirose (30,8%), tétanos (25%)
Orientation des patients au Service d’Accueil des Urgences du CHU Gabriel TOURE.
L’encombrement des services d’urgence est un phénomène de plus en plus fréquent depuis ces dernières années. Cette surcharge n’est pas seulement due à la forte augmentation des passages mais surtout à un défaut d’orientation en aval des urgences. Dans notre étude prospective qui avait pour but d’évaluer le processus d’orientation des patients et d’identifier les motifs de retard rencontrés, nous avons montré que l’engorgement est très largement relié au temps de séjour aux urgences prolongé, lié à un manque de lit en aval, à l’attente des examens complémentaires et des produits. Une réelle difficulté subsiste aussi pour les personnes âgées qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenant polyvalent. Le taux de transferts bas vers les services adaptés a démontré leur capacité réduite tant sur le plan matériel ou humain. Il faut aussi noter que les lits d’hospitalisation aigues au service d’accueil des urgences ne sont pas adéquatement utilisés dans la plus part des cas. Les box de consultation devenus des salles d’hospitalisation et les UHCD sont parfois remplis plusieurs jours par des patients en attente de lit d’hospitalisation, alors que leur rôle initial est d’assurer une prise en charge pendant moins de 24h après le traitement au service d’urgence. La neuro chirurgie était le service le plus sollicité du fait des patients traumatisés que nous recevons
Etiologies de la cytolyse hépatique au service d’hépato-gastro-entérologie du CHU Gabriel Touré
Il s’agissait d’une étude transversale d’Avril 2019 à Mars 2020 qui
s’est déroulée dans le service d’Hépato Gastro entérologie de l’hôpital Gabriel
Touré. 199/2800 patients ont été colligés répondant à nos critères d’inclusion
avec une fréquence de 7,1% chez les patients du service d’HGE du CHU GT.
L’âge moyen était de 44,06 ans ±16,4ans, le sex-ratio était de 1,73.
Les signes cliniques les plus retrouvés étaient l’ictère, ascite, hépatomégalie,
l’asthénie et l’anorexie.
A la biologie on notait une hypertransaminasémie chronique avec élévation
modérée de l’ALAT dans 77,9% et une élévation importante dans 15,5% de cas
pour l’ALAT.
L’AgHbs était positif chez 80 patients (40,2%) et l’AC anti VHC chez 18
patients (9%).
L’échographie abdominale a été l’examen morphologique de première intention
et l’hépatomégalie seule ou associée à une splénomégalie était l’anomalie la plus
retrouvée.
Les principales causes d’une cytolyse aiguë étaient les hépatites virales B, les
obstructions des voies biliaires, les hépatites médicamenteuses et le paludisme tandis que la cytolyse chronique était principalement due à la cirrhose et au
CHC
Dissection anatomique de l’artère fémorale au laboratoire d’anatomie de Bamako
But : Etudier l’artère fémorale par dissection anatomique au niveau du trigone fémoral.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude prospective réalisée au laboratoire d’anatomie de la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie de Bamako au cours d’une période allant du 26 juillet 2018 au 12 janvier 2020.
Résultats : Lors de cette étude, l’artère fémorale a été disséquée 50 fois chez 25 sujets cadavériques (19 hommes et 6 femmes). La bifurcation était le mode de terminaison le plus fréquent de l’artère fémorale commune (34%). La trifurcation était la variation la plus fréquente au niveau du mode de terminaison de l’artère fémorale commune (30%). Le site d’origine le plus fréquent de l’artère profonde de la cuisse était postéro-latéral (52%). Il était postérieur dans 16%, postéro-médial dans 6%, médial dans 2 cas (4%) et latéral dans 1 cas. Le nombre des branches collatérales de l’artère profonde de la cuisse était situé entre 2 et 4 dans 68%. L’artère fémorale superficielle a donné naissance à des branches collatérales dans 72%. Le mode de naissance de naissance des artères circonflexes fémorales le plus fréquemment observé a été la provenance des artères circonflexes fémorales latérale et médiale de l’artère profonde de la cuisse. Il existait une seule artère pudendale externe dans 60% ; dans 38%, il existait deux artères pudendales externes ; et dans 2 cas, trois artères pudendales externes étaient présentes.
Conclusion : Les variations anatomiques de l’artères fémorale sont fréquentes et importantes à connaitre par les chirurgiens pour éviter de la léser lors des interventions chirurgicales et par les radiologues pour éviter une possible erreur de diagnostic
Connaissances, attitudes et pratiques des agents de sante sur la pharmacogénétique au Mali (Bamako)
Les données concernant les connaissances, les attitudes et pratiques des agents de santé sur la pharmacogénétique, ne sont pas disponibles pour la population malienne. Nous avons effectué cette étude pour une meilleure implémentation de la pharmacogénétique en explorant ces paramètres. Il s’agissait d’une étude descriptive transversale portant sur une série de 156 fiches dont 77 feuilles des pharmaciens-médecins et 79 feuilles des faisant fonction d’interne en pharmacie-médecine. L’enquête a concerné les CHU du Point G, du Gabriel Touré et l’hôpital Mère-enfant sur la période allant de mars 2019 à août 2019. Au niveau des FFI, Il ressort que 41,8% étaient au courant de l’existence de la pharmacogénétique avant d’avoir le questionnaire; 72,2% savaient aussi que le test génétique se fait sur le matériel génétique (ADN par exemple) et peu d’étudiants 3,8% avaient déjà effectué un test pharmacogénétique.
Au niveau des médecins et pharmaciens, il a été noté que 2,6% ont suivi une formation liée aux tests pharmacogénétiques, 3,9% ont appliqué des tests pharmacogénétiques pour le choix, la posologie et la surveillance d’un traitement médicamenteux chez un patient dans l’exercice de leur fonction; 77,9% sont d’accord que la pharmacogénétique joue un rôle important dans l’individualisation de la réponse aux médicaments et ainsi 54,5% des docteurs sont aussi d’accord que la pharmacogénétique joue un rôle important dans l’identification des interactions médicamenteuses
Itinéraire et délai de diagnostic de la tuberculose pulmonaire à bactériologie positive à Bamako, Mali
Notre étude était prospective, elle portait sur l’itinéraire et délai de diagnostic de la tuberculose pulmonaire a bactériologie positive Au terme de notre étude, le problème lié à l’agent de sante était le plus retrouvé parmi les problèmes liés au retard de diagnostic avec 78,2% des cas, le sexe masculin prédominait avec 81,43%, la tranche d’âge la plus touchée était de 31- 40 ans avec 35,4%, le secteur informel était le plus concerné avec 53,9%, les patients avec une situation financière peu aisés étaient 66,4%. La plupart des malades résidaient à Bamako. La prévalence de l’infection HIV /SIDA était de 8,57%, la toux et l’anorexie étaient les symptômes les plus retrouves avec 100%. Le délai moyen patient était de 58 jours ± 19 jours avec des extrêmes de 15 et 120 jours. Le délai moyen agent de santé était de 57 jours ± 21 jours avec des extrêmes de 15 et 120 jours. Le délai moyen total était de 114 jours ± 23 jours avec des extrêmes de 60 et 210 jours. Le retard diagnostic avait trois conséquences essentielles : l’aggravation de la maladie qui pourrait conduire au décès, la dissémination du germe dans l’entourage familial et professionnel du malade et des séquelles graves posant des problèmes de prise en charge