1,721,064 research outputs found

    Des sources de l'association trait-environnement entre les communautés végétales : comprendre la dépendance sur le contexte de la contribution de la variation intraspécifique

    No full text
    Un des défis les plus pressants offerts aux écologistes des communautés actuellement consiste à prédire la réponse des assemblages d'espèces au changement environnemental global. Les études départageant la contribution de la variation observée à l'intérieur des espèces et entre les espèces à la variation fonctionnelle observée entre les communautés le long de gradients environnementaux spatiaux sont particulièrement utiles à cette fin. Elles permettent en effet d'évaluer la part que l'adaptation locale et la plasticité phénotypique (variation intraspécifique), en plus du renouvellement en espèces (variation interspécifique), pourraient jouer dans la médiation des changements environnementaux par les communautés végétales. Ce mémoire vise à évaluer la contribution de la variation intraspécifique au renouvellement en traits entre des communautés végétales le long d'un flanc de montagne, ainsi que les contextes environnementaux et écologiques dans lesquels une plus grande ou plus faible contribution de cette variation intraspécifique pourrait être attendue. Pour ce faire, j’ai quantifié la variation dans trois traits fonctionnels distincts (phénologie florale, surface foliaire spécifique et hauteur) entre, et à l'intérieur de 51 espèces végétales herbacées de sous-bois distribuées entre des communautés couvrant une transition de la forêt de feuillus à la forêt boréale (Parc national du Mont-Mégantic, Qc). Je présente également un nouveau cadre conceptuel établissant des hypothèses et prédictions sur les contextes environnementaux et écologiques pouvant déterminer la magnitude de la contribution de la variation intraspécifique à l'association trait-environnement entre les communautés végétales, que je teste à l'aide de ce jeu de données. Je rapporte que l'importance relative de la variation intraspécifique au renouvellement fonctionnel entre les communautés est dépendante de l'axe environnemental considéré, étant la plus forte le long d'axes non-climatiques, soit l'ouverture de la canopée et l'acidité du sol. Cette contribution est également déterminée de façon importante par la structure des réponses des espèces au gradient, en particulier par la direction et la magnitude de la variation intraspécifique dans l'espèce la plus abondante, la cohérence dans la direction de la réponse fonctionnelle des espèces à la variation environnementale et les patrons d'association trait-abondance à l'intérieur des espèces. Mon étude souligne l'importance de considérer les patrons sous-jacents à la contribution de la variation intraspécifique dans l'évaluation des sources de l'association trait-environnement entre les communautés végétales et propose des bases empiriques fortes pour améliorer les prédictions des réponses phénologique et végétative des communautés au changement environnemental global

    Mesures d'adaptation à la fonte des glaciers dans les Andes et dans l'Hindou Kouch-Himalaya

    Full text link
    On assiste depuis plusieurs années à un recul des glaciers dans les hautes montagnes du monde accéléré par les changements climatiques. Dans certains de ces lieux reculés, des peuples habitent à proximité des glaciers et leur mode de vie se retrouve affecté par la situation. La cordillère des Andes en Amérique du Sud et les chaînes de montagnes Himalaya et Hindou Kouch en Asie du Sud-Est et Asie centrale abritent chacune une grande diversité de cultures et d’écosystèmes qui dépendent de la cryosphère. Au fil du temps, ces communautés ont développé une panoplie d’initiatives pour s’adapter aux conditions changeantes de leur environnement. Cependant, devant l’importance des changements observés récemment, un besoin se manifeste de trouver de nouvelles idées et d’améliorer les stratégies d’adaptation. Dans ce sens, les régions des Andes et de l’Hindou Kouch-Himalaya gagneraient à s’inspirer l’une l’autre à partir de leurs expériences respectives. Cet essai a pour objectif de contribuer au partage des leçons apprises dans chaque région en mettant en lumière des mesures d’adaptation qui présentent des caractéristiques avantageuses. D’abord, les chaînes de montagnes à l’étude sont décrites à partir du concept de socioécosystème qui souligne les interactions entre des composantes physiques, environnementales et humaines. Ensuite, la réponse de ces systèmes au recul des glaciers est détaillée dans le but d’entamer la réflexion sur les possibilités qu’ont les communautés locales de réduire les dommages subis et de saisir de nouvelles opportunités. Enfin, une évaluation superficielle d’un ensemble d’initiatives d’adaptation mises en place dans les deux régions est réalisée. À la suite de cet exercice, un tableau rassemble des mesures prometteuses desquelles les intervenants des Andes et de l’Hindou Kouch-Himalaya pourront s’inspirer dans la conception de projets et de stratégies d’adaptation. Un des motifs qui ressort de l’évaluation des mesures est le grand potentiel qu’offre l’approche de l’adaptation fondée sur les écosystèmes pour augmenter la résilience des communautés des montagnes. Ce cadre se base sur des principes qui assurent que les mesures soient conçues pour et par la population ciblée. L’essai fait aussi valoir l’utilité de réaliser des études de vulnérabilité pour bien cerner le besoin des communautés en amont d’un projet. De même, on remarque que dans les deux régions, des systèmes traditionnels de gestion des ressources naturelles déjà en place présentent plusieurs éléments qui les rapprochent du développement durable. L’essai conclut qu’une réactualisation de ces modes d’organisation à travers des interventions participatives pourrait être une avenue profitable pour les habitants des Andes et de l’Hindou Kouch-Himalaya. En solidifiant ces structures, la distribution équitable des retombées est favorisée et des initiatives innovantes peuvent émerger

    Causes and consequences of deer browsing on Trillium erectum along an elevational gredient

    No full text
    Plusieurs recherches prévoient que les espèces migreront vers des altitudes ou latitudes plus élevées afin de suivre l’environnement auquel elles sont adaptées. Ces études négligent souvent de prendre en compte les facteurs non-climatiques, comme l’herbivorie, qui peuvent avoir le potentiel de ralentir ou même d’empêcher la migration des espèces. En 2016, il a été observé par Rivest et Vellend (2018) que Trillium erectum est brouté à hauteur de 60% à haute élévation contre 10% à basse élévation, ce qui pourrait avoir des impacts négatifs sur le taux de croissance de la population à la limite de sa distribution élévationnelle. Lors de la présente étude, nous avons étudié le patron d’herbivorie des trilles sur deux années, et mesuré le taux de croissance des plantes entre les deux années de croissance. Nous n’avons pas trouvé le patron élévationnel de l’herbivorie, contrairement à l’étude de Rivest et Vellend (2018), mais plutôt une grande variabilité interannuelle du patron de broutage. Il y a impact négatif du broutage sur le taux de croissance. Nous pensons que, bien que le broutage n’ait probablement pas d’impact sur la limite de distribution de T. erectum au mont Mégantic, plusieurs années de broutage intense auront un impact négatif sur la croissance de la population en général. Cette étude met l’accent sur la variabilité des interactions biotiques et sur l’importance de récolter plusieurs années de données.Abstract: Models of ecological responses to climate warming predict the migration of species towards higher latitudes or elevation. However, these models often neglect non-climatic factors, such as herbivory, that have the potential to slow down or even prevent geographic range expansion. A previous study in Mont Mégantic National Park (Québec) found that in one year (2016) Trillium erectum was browsed by white-tailed deer at a rate of ~60% at high elevation compared to <10% at low elevation, with a strong potential for negative impacts on T. erectum population growth rates at the upper elevational limit of the species’ distribution. Here we report patterns of herbivory and deer visitation at the same site over two years (2017-18), and also estimates of relative growth rates for browsed vs. unbrowsed plants across the elevational gradient. Contrary to the earlier study, we did not find a significant trend of herbivory with elevation. There was nonetheless a strong negative impact of browsing on relative growth rates, but the magnitude of this effect did not vary with elevation. Surprisingly, we found higher relative growth rates, on average, at high vs. low elevation. Our results do not support the hypothesis that herbivory is limiting the range of T. erectum at high elevation, but herbivory could have negative impact on populations in general if the browsing rate stays high. This study highlights the presence high spatial and temporal variability in the strength of biotic interactions and the importance of multi- year studies

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

    Full text link
    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Dynamiques temporelles des communautés végétales forestières en réponse aux changements globaux. Approche comparative entre bryophytes et trachéophytes via l’écologie historique

    Full text link
    Depuis environ deux siècles les activités humaines modernes ont profondément modifié les conditions environnementales sur la surface de la Terre. De nombreuses études ont mis en évidence une réponse de la végétation face à ces changements. Cependant, il persiste plusieurs incompréhensions. Premièrement, les réponses des communautés varient fortement entre les études, et les mécanismes responsables de cette variation sont encore mal connus. Deuxièmement, malgré leur importance écologique, les bryophytes restent largement sous étudiées dans les études temporelles, limitant notre compréhension de leur dynamique temporelle. Ce doctorat a pour objectif d’apporter des éléments de réponses à ces deux points. Les trois projets de recherche gravitent autour de la grande question : quels sont les effets des changements environnementaux sur la biodiversité? Les hypothèses que j’ai développées se construisent autour de ces deux grandes questions (i) Quels sont les effets des dépositions et du réchauffement de la température sur la végétation forestière? (ii) Il y a-t-il une différence de sensibilité entre bryophytes et trachéophytes face aux changements environnementaux? Le chapitre 2 teste l’hypothèse que les bryophytes sont plus sensibles que les plantes vasculaires face aux dépositions atmosphériques et au réchauffement de la température dans une région industrielle du nord-ouest de la France. Le chapitre 3 teste les mécanismes de réponse de la végétation forestière le long d’un gradient de réchauffement climatique dans l’est du Canada. Enfin, le chapitre 4 est une approche mixe entre les deux premiers chapitres, il teste la réponse des plantes vasculaires et des bryophytes face à différentes intensités de réchauffement de la température sur des gradients altitudinaux dans l’est de la province de Québec. Dans les trois chapitres, j’ai utilisé les méthodes de l’écologie historique. Après un long travail d’archive, j’ai rééchantillonné des relevés botaniques faits dans les années 1970. La sélection des sites à rééchantillonner suit un protocole finement détaillé afin de minimiser tous effets confondants. Les résultats des trois chapitres mettent en évidence le lien direct entre réponse de végétation et changements environnementaux. Premièrement, les bryophytes sont plus sensibles aux dépositions atmosphériques que les plantes vasculaires (chapitre 2). Secondement, les changements temporels de la végétation vasculaire sont plus grands dans les zones ou le réchauffement climatique fut le plus fort (chapitre 3). Dernièrement, face au réchauffement climatique, les réponses des bryophytes et plantes vasculaires diffèrent selon la propriété de la communauté qui est étudiée (chapitre 4). Les trois chapitres, montrent un changement systématique de la composition des communautés, sans pour autant de changement de la richesse spécifique. Ce doctorat fournit trois exemples de la force des méthodes historiques dans la compréhension des mécanismes de réponse de la végétation face aux changements globaux. Mes travaux supportent l’importance d’analyser la dynamique de la végétation avec une vision holistique. La compréhension des mécanismes liés à la dynamique temporelle de la végétation doit passer par l’étude de plusieurs groupes taxonomiques, avec différentes propriétés des communautés sur plusieurs échelles spatiales.For at least the past two centuries, human activities have caused strong environmental changes in the biosphere. Many studies have shown responses of vegetation to global changes. However, many unknowns remain. First, most explicitly temporal studies have been conducted at a single site with a common intensity of environmental changes and historical land-use legacies. Results are highly variable among studies, and we have a very limited understanding of mechanisms underlying this variation. Second, despite the major contribution of bryophytes to ecosystem functioning, very few temporal studies have focused on bryophytes. This Ph.D. contributes to filling these two knowledge gaps. The overarching question for the three research projects presented here is: what is the impact of environmental change on biodiversity? We built a set of hypotheses around two main questions: (i) What is the effect of environmental changes on forest vegetation? (ii) Which taxon, bryophytes or vascular plants, is most sensitive to global changes? Chapter 2 tests the hypothesis that bryophytes are more sensitive than vascular plants to the combination of atmospheric deposition and warming in an industrial region in north-eastern France. Chapter 3 tests the hypothesis that forest vegetation changes have been greatest in regions with the strongest warming trends along a continental gradient in eastern Canada. The last chapter combines the two first approaches, quantifying temporal changes in bryophyte and vascular plant communities in sites with different warming intensities along elevational gradients in eastern Canada. To answer to these questions, I used an historical ecological approach by resurveying botanical plots initially surveyed in the 1970s. Plot selection followed a reproducible and detailed procedure to minimize confounding factors. Our results show a direct effect of global changes on forest vegetation. First, bryophytes appear more sensitive to atmospheric deposition than vascular plants (Chapter 2). Second, temporal changes in vascular plant communities were stronger in areas where warming has been greatest (Chapter 3). Third, in response to warming, changes in bryophyte and vascular plant communities show idiosyncratic differences, depending on the community property under study (Chapter 4). Results of the three chapters clearly show systematic changes in community composition, that are not necessarily accompanied by changes in local diversity. In sum, we provide empirical evidence that historical ecology is a powerful method to disentangling mechanisms of vegetation response to global changes. Only a holistic approach based on different biodiversity components, different spatial scales and wide variety of community properties permit an understanding of the complexity of temporal dynamics of vegetation

    Écologie des communautés par spectroscopie d&apos;imagerie : l&apos;organisation et le fonctionnement des communautés d&apos;arbres dans le sud-est du Québec

    No full text
    Tree communities are fundamental determinant of forests ecosystems, providing critical ecosystem services depending on their taxonomic and functional properties. Quantifying community properties simultaneously at fine resolutions and across large geographic areas is challenging, field studies have limited coverage and satellite technology is too coarse to detect species-specific changes. Imaging spectroscopy, a passive optical remote sensing technology, is a potential solution. Plants interact with light in ways that create spectral signatures (spectra), which can be quantified using imaging spectroscopy. Spectra are determined by the reflectance properties of foliar and canopy functional traits, which influence how communities respond to environmental change and how they effect ecosystem functioning. Moreover, since species have evolved different trait values, spectra should vary between species. There is growing interest applying spectra directly to assess community properties, working under the assumption that spectra are integrated measures of plant phenotypes. However, uncertainty remains in the efficacy of this approach. This thesis applies this emerging technology to study tree communities along a temperate-to-boreal gradient in southeastern Québec, Canada. I report that community properties derived from spectra are tightly associated with taxonomic and functional properties derived from field data and demonstrate that conclusions on environmental drivers of communities are consistent for both remotely sensed and field data. This provides the basis for applying imaging spectroscopy in novel ways that will help advance our understanding of the organization and functioning of tree communities. Using imaging spectroscopy, I examined the scale-dependency of processes structuring tree communities across a range of spatial scales that exceed possibilities using field data. While long theorized, the results are an empirical demonstration that environmental effects are stronger when communities are quantified using larger plots. Then, I examined the ability to estimate soil organic carbon (SOC), an important ecosystem service, using spectral data. Against expectations, SOC were either equivalently or more weakly related to spectral metrics than to conventional functional metrics of tree composition. This thesis answers the call for a wider application of imaging spectroscopy, extending its application beyond testing the ability to assess plant community properties and applying it to advance our understanding of fundamental ecological questions.Les espèces d&apos;arbres formant la canopée d’une forêt sont des éléments fondamentaux pour déterminer la structure et la fonctionnalité des écosystèmes forestiers. Savoir qu&apos;un environnement est boisé n’est pas suffisant, car les différentes communautés d&apos;arbres constituant la canopée ont des effets divers en fonction de leurs propriétés taxonomiques et fonctionnelles. L’imagerie spectrale, une technologie de télédétection optique passive, est sur le point de révolutionner les façons d&apos;évaluer de la biodiversité végétale - permettant de quantifier à fine résolution spatiale et sur de vastes zones géographiques les propriétaires des communautés de plantes. Les plantes produisent leur signature spectrale (c’est-à-dire leur spectre) en interagissant avec la lumière du soleil sur l&apos;ensemble du spectre électromagnétique. Les spectres des plantes peuvent être quantifiés à l&apos;aide de spectromètres montés sur des plates-formes aéroportées. Les spectres sont déterminés par les propriétés de réflectance des traits fonctionnels du feuillage et de la canopée, qui influencent la manière dont les communautés réagissent à l&apos;environnement et dont elles affectent le fonctionnement de l&apos;écosystème. En outre, comme les espèces ont évolué vers des traits spécifiques, les signatures spectrales devraient varier d&apos;une espèce à l&apos;autre. En supposant que les spectres sont des mesures intégrées des phénotypes des plantes, il y a un intérêt croissant à une utilisation directe des spectres afin d’évaluer les propriétés des communautés ; toutefois, l&apos;efficacité de cette approche reste incertaine. Des cartes des propriétés des communautés fourniraient non seulement d&apos;importantes bases de référence pour surveiller les effets futurs du changement climatique, mais constitueraient aussi un outil potentiellement important pour l&apos;examen des processus écologiques dans l&apos;espace. Cette thèse utilise cette technologie émergente à l&apos;étude des communautés d&apos;arbres le long d&apos;un gradient tempéré-boréal dans le sud-est du Québec, au Canada. Dans le chapitre 2, j&apos;ai étudié si les spectres peuvent être utilisés directement pour quantifier la composition et la diversité des communautés d&apos;arbres. Pour ce faire, j&apos;ai relié des données spectrales acquises par des spectromètres aéroportés à des parcelles de terrain géolocalisées avec précision et j’ai examiné les relations des propriétés des communautés d&apos;arbres entre leurs expressions spectrales et leurs expressions sur le terrain (c&apos;est-à-dire taxonomiques et fonctionnelles). J&apos;ai constaté que le degré d&apos;association était très variable et dépendait du choix de la méthode ou de la métrique utilisée pour quantifier les propriétés de la communauté. En utilisant les propriétés des communautés spectrales et celles des communautés de terrain les plus étroitement associées, je démontre que les conclusions sur les facteurs environnementaux de la composition et de la diversité sont cohérentes entre les données spectrales et les données de terrain. Cela permet d&apos;appliquer la spectroscopie à de nouvelles méthodes qui contribueront à faire progresser notre compréhension de l&apos;organisation des communautés d’arbres et de leur fonctionnement. Dans le chapitre 3, j&apos;ai examiné la dépendance d&apos;échelle des processus d&apos;assemblage des communautés structurant la composition des arbres, quantifiés à l&apos;aide des données spectrales, à travers une gamme d&apos;échelles qu&apos;il serait impossible d&apos;échantillonner à l&apos;aide de méthodes terrain. J&apos;ai échantillonné les données spectrales à partir de plusieurs grains (taille de la parcelle) et d’étendues environnementales (couverture du gradient d&apos;altitude) et j&apos;ai réparti la variance de la composition spectrale entre les prédicteurs environnementaux et spatiaux afin de déduire l&apos;importance relative des processus d&apos;assemblage à différentes échelles spatiales. Je démontre une forte dépendance d&apos;échelle sur la variance de la composition spectrale attribuée aux prédicteurs environnementaux par rapport aux prédicteurs spatiaux. Bien que théorisée depuis longtemps, les résultats démontrent empiriquement que la sélection environnementale est de plus en plus importante par rapport à la dérive écologique dans l’organisation des communautés lorsqu&apos;elle est observée à des résolutions spatiales plus grossières. Cette étude démontre que la spectroscopie peut contribuer à une écologie des communautés multi-échelle. Dans le chapitre 4, j&apos;ai examiné la possibilité d&apos;estimer directement à partir de données spectrales la concentration et la réserve de carbone organique du sol (Soil Organic Carbon [SOC]). Le SOC est une propriété du sol pour laquelle un besoin critique d&apos;estimations spatialement explicites existe. Plus précisément, au lieu d’utiliser des expressions issues du terrain, je me concentre sur les avantages potentiels d&apos;utiliser des expressions spectrales de la composition des arbres pour estimer leurs propriétés de l’écosystème : la capacité d&apos;incorporer davantage de caractéristiques végétales et la capacité de mettre à l’échelle les relations à travers des environnements entiers. Contre toute attente, par rapport aux mesures des traits fonctionnels, les propriétés du SOC étaient soit équivalentes, soit plus faiblement liées aux mesures spectrales de la composition des arbres. Cela démontre que l’ajout d&apos;informations phénotypiques additionnelles n&apos;augmente pas nécessairement la capacité à estimer les propriétés de l&apos;écosystème et peut même masquer des aspects importants des fonctions des plantes. L&apos;ajout de variables abiotiques n&apos;a pas amélioré la capacité à estimer les propriétés du SOC de la couverture forestière, mais l’améliore pour la couche minérale. Mes résultats suggèrent que la capacité à prédire les propriétés des écosystèmes à partir des spectres dépend de la force des liens mécanistes entre les traits des plantes qui déterminent les spectres des plantes et la propriété de l&apos;écosystème à l&apos;étude. Dans l’ensemble, ma thèse fait la démonstration de l’importance d’une utilisation accrue des données d’imagerie spectrales, pour aller au-delà d’une validation des propriétés d’une communauté de plantes et en les employant pour approfondir nos connaissances fondamentales des modèles et processus écologiques

    Temporal change over four decades in forest vegetation along an altitudinal gradient: Effects of climate warming

    No full text
    Depuis les 100 dernières années, la température de la Terre a fortement augmenté en raison des changements climatiques. Par exemple, le sud du Québec a connu des anomalies d’environ +1,2 °C depuis 1970. Or, deux conséquences possibles d’une telle augmentation de température sont (i) le déplacement des distributions géographiques des espèces vers des latitudes ou altitudes plus froides, et (2) une modification des communautés favorisant les espèces adaptées au chaud. À l’été 2012, l’inventaire floristique effectué par Gilles Marcotte et Miroslav Grandtner en 1970 a été reproduit dans le Parc du Mont-Mégantic. Ce site d’étude se distingue par un fort gradient altitudinal et une transition abrupte entre la forêt de feuillus et la forêt boréale, ce qui en fait un site propice à l’étude des questions reliées au climat. Ainsi, 48 parcelles de 0,1 et 0,2 acres (~400 et 800 m2) ont été inventoriées à 42 ans d’intervalle sur l’ensemble du parc. Ce mémoire vise donc à déterminer s’il y a eu des changements dans les communautés végétales du Mont-Mégantic, et si oui, si ces changements vont dans la direction prédite par le réchauffement climatique. Les résultats suggèrent un effet visible du réchauffement climatique puisque les espèces se sont en moyenne déplacées vers le sommet de façon notable, toutes strates confondues (8,5 ± 1,6 m par décennie). De plus, cette augmentation de l’altitude moyenne des espèces est cohérente avec une augmentation des Community Temperature Indices (CTI) et des Community Moisture Indices (CMI) des parcelles (0,2 ± 0,1 °C et -0,13 ± 0,05 unités arbitraires d’humidité, respectivement, en 42 ans), suggérant une représentation légèrement accrue des espèces adaptées au chaud et au sec. Ces résultats sont cohérents avec le réchauffement régional observé, puisque celui-ci peut réduire la disponibilité de l’eau. Par contre, un rôle potentiel du changement de régime de lumière a été mis en évidence, particulièrement pour les herbacées, qui sembleraient affectées par une ouverture accrue de la canopée par rapport à 1970. Finalement, considérant que la variation spatiale des CTI est équivalente au gradiant adiabatique de température (-0,55 °C/100 m d’altitude), nos résultats indiquent que les espèces végétales du Mont-Mégantic subissent probablement un retard les empêchant de se déplacer de manière à suivre l’augmentation de température observée. Les conclusions de ce mémoire soulignent que le réchauffement climatique peut mener à des changements visibles dans les communautés végétales, et ce, même lorsque ces communautés sont relativement bien protégées

    Temporal change over four decades in forest vegetation along an altitudinal gradient: Effects of climate warming

    No full text
    Depuis les 100 dernières années, la température de la Terre a fortement augmenté en raison des changements climatiques. Par exemple, le sud du Québec a connu des anomalies d’environ +1,2 °C depuis 1970. Or, deux conséquences possibles d’une telle augmentation de température sont (i) le déplacement des distributions géographiques des espèces vers des latitudes ou altitudes plus froides, et (2) une modification des communautés favorisant les espèces adaptées au chaud. À l’été 2012, l’inventaire floristique effectué par Gilles Marcotte et Miroslav Grandtner en 1970 a été reproduit dans le Parc du Mont-Mégantic. Ce site d’étude se distingue par un fort gradient altitudinal et une transition abrupte entre la forêt de feuillus et la forêt boréale, ce qui en fait un site propice à l’étude des questions reliées au climat. Ainsi, 48 parcelles de 0,1 et 0,2 acres (~400 et 800 m2) ont été inventoriées à 42 ans d’intervalle sur l’ensemble du parc. Ce mémoire vise donc à déterminer s’il y a eu des changements dans les communautés végétales du Mont-Mégantic, et si oui, si ces changements vont dans la direction prédite par le réchauffement climatique. Les résultats suggèrent un effet visible du réchauffement climatique puisque les espèces se sont en moyenne déplacées vers le sommet de façon notable, toutes strates confondues (8,5 ± 1,6 m par décennie). De plus, cette augmentation de l’altitude moyenne des espèces est cohérente avec une augmentation des Community Temperature Indices (CTI) et des Community Moisture Indices (CMI) des parcelles (0,2 ± 0,1 °C et -0,13 ± 0,05 unités arbitraires d’humidité, respectivement, en 42 ans), suggérant une représentation légèrement accrue des espèces adaptées au chaud et au sec. Ces résultats sont cohérents avec le réchauffement régional observé, puisque celui-ci peut réduire la disponibilité de l’eau. Par contre, un rôle potentiel du changement de régime de lumière a été mis en évidence, particulièrement pour les herbacées, qui sembleraient affectées par une ouverture accrue de la canopée par rapport à 1970. Finalement, considérant que la variation spatiale des CTI est équivalente au gradiant adiabatique de température (-0,55 °C/100 m d’altitude), nos résultats indiquent que les espèces végétales du Mont-Mégantic subissent probablement un retard les empêchant de se déplacer de manière à suivre l’augmentation de température observée. Les conclusions de ce mémoire soulignent que le réchauffement climatique peut mener à des changements visibles dans les communautés végétales, et ce, même lorsque ces communautés sont relativement bien protégées

    Variations on the Author

    Full text link
    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
    corecore