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    Habiter en HLM : quel avantage monétaire et quel impact sur les conditions de logement ?

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    International audienceCet article mobilise l'enquête Logement de 2006 pour chiffrer l'avantage en nature que représente l'occupation d'un logement social et l'usage qu'en font les ménages qui en bénéficient. Il s'appuie sur une comparaison entre la situation effective de ces ménages et la situation hypothétique qui aurait été la leur s'ils avaient dû rester dans le parc privé. L'avantage monétaire mensuel lié à l'occupation d'une habitation à loyer modéré (HLM) correspond à la différence entre le loyer demandé par le bailleur social et la valeur de ce logement dans le parc locatif privé à l'entrée dans les lieux. En 2006, cette subvention s'élevait en moyenne à 261 euros. Les caractéristiques des logements occupés sont différentes de celles des logements que les mêmes ménages auraient occupé dans le parc privé. Ils sont plus grands (+ 2,5 mètres carrés) mais situés dans des quartiers plus pauvres. En outre, les locataires sociaux occupent moins fréquemment des maisons (- 15,4 points de pourcentage). Toutes caractéristiques confondues, l'accès au parc HLM se traduit par une augmentation de 34 euros de la valeur locative mensuelle du logement occupé. Il y a donc 227 euros d'écart avec le montant de la subvention, au profit du niveau de vie hors logement. Ils permettent d'augmenter l'épargne et la consommation d'autres biens. On relève par ailleurs que l'occupation d'une HLM n'entraîne pas de surconsommation de logement : la valeur du logement social alloué par attribution administrative ne diffère pas significativement de celle qu'aurait choisi le ménage s'il avait pu répartir à sa guise l'avantage lié à l'occupation d'une HLM entre logement et consommation d'autres biens. Les résultats obtenus sont amplifiés pour les locataires sociaux de la région parisienne, où la subvention implicite mensuelle atteignait en moyenne 394 euros. Ils confirment également que les logements sociaux ne bénéficient pas qu'aux ménages les plus modestes

    Habiter en HLM : quel avantage monétaire et quel impact sur les conditions de logement ?

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    Cet article mobilise l’enquête Logement de 2006 pour chiffrer l’avantage en nature que représente l’occupation d’un logement social et l’usage qu’en font les ménages qui en bénéficient. Il s’appuie sur une comparaison entre la situation effective de ces ménages et la situation hypothétique qui aurait été la leur s’ils avaient dû rester dans le parc privé. L’avantage monétaire mensuel lié à l’occupation d’une habitation à loyer modéré (HLM) correspond à la différence entre le loyer demandé par le bailleur social et la valeur de ce logement dans le parc locatif privé à l’entrée dans les lieux. En 2006, cette subvention s’élevait en moyenne à 261 euros. Les caractéristiques des logements occupés sont différentes de celles des logements que les mêmes ménages auraient occupé dans le parc privé. Ils sont plus grands (+ 2,5 mètres carrés) mais situés dans des quartiers plus pauvres. En outre, les locataires sociaux occupent moins fréquemment des maisons (- 15,4 points de pourcentage). Toutes caractéristiques confondues, l’accès au parc HLM se traduit par une augmentation de 34 euros de la valeur locative mensuelle du logement occupé. Il y a donc 227 euros d’écart avec le montant de la subvention, au profit du niveau de vie hors logement. Ils permettent d’augmenter l’épargne et la consommation d’autres biens. On relève par ailleurs que l’occupation d’une HLM n’entraîne pas de surconsommation de logement : la valeur du logement social alloué par attribution administrative ne diffère pas significativement de celle qu’aurait choisi le ménage s’il avait pu répartir à sa guise l’avantage lié à l’occupation d’une HLM entre logement et consommation d’autres biens. Les résultats obtenus sont amplifiés pour les locataires sociaux de la région parisienne, où la subvention implicite mensuelle atteignait en moyenne 394 euros. Ils confirment également que les logements sociaux ne bénéficient pas qu’aux ménages les plus modestes.Trevien Corentin. Habiter en HLM : quel avantage monétaire et quel impact sur les conditions de logement ?. In: Economie et statistique, n°471, 2014. La mobilité professionnelle des apprentis - Habiter en HLM : quel avantage monétaire et quel impact sur les conditions de logement ? - L'impact de la participation aux pôles de compétitivité sur les PME et les ETI - La régression quantile en pratique. pp. 33-64

    Quatre essais en économie urbaine empirique : évaluation de politiques d'aménagement du territoire

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    This thesis evaluates four French urban and regional policies. It also covers three major issues in urban economics: the impact of transportation on the spatial distribution of employment and population, the elasticity of housing supply and urban segregation. First, the thesis focuses on the Regional Express Rail system. The improvement of public transport in the Paris region causes employment to grow in suburban municipalities. However, there is not effect on overall population growth but a possible gentrification effect nearby RER stations. Secondly, this thesis studies the role of high-speed rail in the spatial organization of multi-plant businesses. It shows that the reduction in travel time to their headquarters subsidiaries lead the affiliate to specialize in production activities, to the expense of management tasks. Then, this work assesses the impact of the French Urban Enterprise Zones. The first generation of this program have a massive impact on firm location and employment. However, it only slightly benefited to the local residents, highlighting a lack of targeting. The last chapter evaluates the effect of housing allowance on the level of rents and the supply of rental housing. It confirms that housing subsidies cause private rents to increase. The elasticity of housing supply remains low in the long term, since the upward effect does not vanish and the quantity and the quality of rental housing do not adjust.Cette thèse porte sur l’évaluation de quatre politiques d’aménagement du territoire en France. Elle aborde également trois questions majeures de l’économie urbaine : l'influence des transports sur la localisation de l'emploi et de la population, l’élasticité de l'offre de logement et la ségrégation urbaine. La première politique publique étudiée est le Réseau express régional. Ainsi, l’amélioration des transports publics en Île-de-France a favorisé la croissance de l’emploi dans les communes de banlieue. Il n’y aurait en revanche pas de croissance globale de la population mais un possible effet de gentrification à proximité des stations. Dans un deuxième temps, cette thèse s’intéresse au rôle du train à grande vitesse dans l’organisation spatiale des entreprises multi-implantations. Il est établi que les filiales voyant le temps de parcours vers leur siège diminuer se spécialisent dans les activités de production. Cette création s'effectue au détriment des activités d'encadrement. Ensuite, ce travail évalue l’impact des zones franches urbaines. L’effet de première génération de ce dispositif sur la localisation des entreprises et sur l'emploi est massif. En revanche, il n'a que faiblement profité aux habitants de ces quartiers, soulignant un manque de ciblage de la mesure. Le dernier chapitre évalue l’effet des aides au logement sur le niveau des loyers et l’offre de logements locatifs. Il confirme que les aides au logement induisent une hausse des loyers privés. L’élasticité de l'offre de logements reste faible dans le long terme, puisque l'effet inflationniste perdure tandis que la quantité et la qualité des logements locatifs ne s'adaptent pratiquement pas

    Quatre essais en économie urbaine empirique : évaluation de politiques d'aménagement du territoire

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    Cette thèse porte sur l’évaluation de quatre politiques d’aménagement du territoire en France. Elle aborde également trois questions majeures de l’économie urbaine : l'influence des transports sur la localisation de l'emploi et de la population, l’élasticité de l'offre de logement et la ségrégation urbaine. La première politique publique étudiée est le Réseau express régional. Ainsi, l’amélioration des transports publics en Île-de-France a favorisé la croissance de l’emploi dans les communes de banlieue. Il n’y aurait en revanche pas de croissance globale de la population mais un possible effet de gentrification à proximité des stations. Dans un deuxième temps, cette thèse s’intéresse au rôle du train à grande vitesse dans l’organisation spatiale des entreprises multi-implantations. Il est établi que les filiales voyant le temps de parcours vers leur siège diminuer se spécialisent dans les activités de production. Cette création s'effectue au détriment des activités d'encadrement. Ensuite, ce travail évalue l’impact des zones franches urbaines. L’effet de première génération de ce dispositif sur la localisation des entreprises et sur l'emploi est massif. En revanche, il n'a que faiblement profité aux habitants de ces quartiers, soulignant un manque de ciblage de la mesure. Le dernier chapitre évalue l’effet des aides au logement sur le niveau des loyers et l’offre de logements locatifs. Il confirme que les aides au logement induisent une hausse des loyers privés. L’élasticité de l'offre de logements reste faible dans le long terme, puisque l'effet inflationniste perdure tandis que la quantité et la qualité des logements locatifs ne s'adaptent pratiquement pas.This thesis evaluates four French urban and regional policies. It also covers three major issues in urban economics: the impact of transportation on the spatial distribution of employment and population, the elasticity of housing supply and urban segregation. First, the thesis focuses on the Regional Express Rail system. The improvement of public transport in the Paris region causes employment to grow in suburban municipalities. However, there is not effect on overall population growth but a possible gentrification effect nearby RER stations. Secondly, this thesis studies the role of high-speed rail in the spatial organization of multi-plant businesses. It shows that the reduction in travel time to their headquarters subsidiaries lead the affiliate to specialize in production activities, to the expense of management tasks. Then, this work assesses the impact of the French Urban Enterprise Zones. The first generation of this program have a massive impact on firm location and employment. However, it only slightly benefited to the local residents, highlighting a lack of targeting. The last chapter evaluates the effect of housing allowance on the level of rents and the supply of rental housing. It confirms that housing subsidies cause private rents to increase. The elasticity of housing supply remains low in the long term, since the upward effect does not vanish and the quantity and the quality of rental housing do not adjust

    The Impacts of Urban Public Transportation: Evidence from the Paris Region

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    Evaluating the impact of transport infrastructure meets a major challenge since rail lines are not randomly located. We use the natural experiment offered by the opening and progressive extension of the Regional Express Rail (RER) between 1970 and 2000 in the Paris metropolitan region, and in particular the deviation from original plans due to budgetary constraints and technical reasons, in order to identify the causal impact of urban rail transport on firm location, employment and population growth. We use a difference-in-differences approach on a specific subsample, selected to avoid endogeneity bias which occurs when evaluating transportation effects. We find that the increase in employment is 12.8\% higher in municipalities connected to the new network compared to the existing suburban rail network between 1975 and 1990. Places located within 20 km from Paris are the only affected. While we find no effect on overall population growth, our results suggest that the commissioning of the RER may have increased the competition for land high-skilled households are more likely to locate in the vicinity of a RER station

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship

    L’impact des aides au logement sur le secteur locatif privé en France

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    Housing subsidies to tenants are a main tool for housing policy in France. They aim to limit the budget share of housing for eligible tenants or to improve their housing conditions for a given budget share. Despite the increasing budget allocated to housing subsidies since the end of the 1970s, the budget share of housing for low-income tenants has kept increasing, in particular in the private rental sector. We assess the impact of housing subsidies on price, quality and quantity in the private rental sector. To do so, we use an instrumental variable method based on a spatial discontinuity in the subsidy scheme. We show that housing subsidies had an inflationist impact in the 1990s and the 2000s. Besides, higher subsidies seem to have almost no effect on housing quality and to have no impact on the number of offered rental dwellings.Les allocations pour le logement représentent un des outils majeurs de la politique dulogement en France. Ces allocations ont pour objectif de limiter le taux d’effort, c’est-à-dire la part des ressources consacrée aux dépenses de logement, des ménages locatairesbénéficiaires ou de leur permettre d’accéder à des logements de meilleure qualité, à tauxd’effort donné. Malgré l’augmentation constante du budget alloué aux aides pour le logement depuis la fin des années 1970, le taux d’effort des ménages modestes n’a cesséd’augmenter, particulièrement dans le secteur locatif privé. Nous évaluons l’impact des aidesau logement sur le prix, la qualité et la quantité des logements dans le secteur locatif privé.Pour ce faire, nous utilisons une méthode de variables instrumentales basée sur unediscontinuité spatiale dans le calcul des aides. Nous montrons que les aides au logementont un effet inflationniste dans les années 1990 et 2000. Par ailleurs, des aides plusimportantes semblent n’avoir quasiment aucun effet sur la qualité des logements et n’avoir aucun impact sur le nombre de logements locatifs offerts

    Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis

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    We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis
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