102 research outputs found
Healthy wild apple tree with a straight, upright trunk, Erstein forest (photo Annik Schnitzler).
<p>Healthy wild apple tree with a straight, upright trunk, Erstein forest (photo Annik Schnitzler).</p
Wild apple tree with a reiterated trunk, Erstein forest (photo Annik Schnitzler).
<p>Wild apple tree with a reiterated trunk, Erstein forest (photo Annik Schnitzler).</p
Distribution, données floristiques et architecture des boisements du delta du Rhône (sud-est de la France)
The Rhone delta includes many small woodlands scattered within open landscapes, in the “ Grande Camargue”, the “ Little Camargue” and the “ Plan du Bourg”. These woodlands are here described with the help of two methods : phytosociology and canopy architecture with the help of hemispherical photographies. These woodlands correspond to five different phytosociological associations. Three of them are typical floodplain forests, the two others correspond to mixed Mediterranean oak forests. The global floristic richness is 109. Among the 22 selected woodlands, only five cover more than 25 ha. The others cover only 1 to 5 ha. In spite of their floristic differences, all woodlands have relatively open canopy, and low foliar indices. The conservation state of these woodlands depends on past uses, and current protection. The most valuable woodlands are : the ash-elmwhite poplar forest in the Plan du Bourg (mas Saint-Georges), which includes a population of grapevines ; the aged forest of the Saxy island, the most aged woodland of the delta ; and the relatively large pine-oak forest of Quincandon. Globally many of these woodlands include very big trees (white or black poplars, oaks, ashes) and a considerable amount of dead wood. They benefit from various protection states, from simple protection against cutting to strict reserve. It could be important for conservative purposes to strictly protect all woodlands situated within the current or future dykes.Le delta du Rhône comporte de nombreux boisements éparpillés au sein d’espaces ouverts, en Grande et en Petite Camargue, ainsi qu’au Plan du Bourg. Ces boisements ont été étudiés du point de vue phytosociologique et architectural. Ils appartiennent à 5 associations forestières différentes. Trois sont des forêts alluviales typiques des bordures de grands fleuves (peupleraie blanche, saulaie blanche, frênaie-ormaie à peuplier blanc) et deux sont des forêts dunaires (chênaie mixte, chênaie-pineraie). La richesse floristique globale est de 109 espèces. Sur les 22 sites retenus, les forêts de Quincandon (114 ha), Tourtoulen (44 ha), mas Saint-Georges (45 ha), Arles (40 ha), Beaujeu (25 ha) sont les plus étendues. Les autres sites occupent de petites surfaces (entre 1 et 5 ha). Leur état de conservation dépend des usages du passé et de leur statut de protection actuel. Les plus intéressantes sont celles qui sont les plus anciennes, les plus étendues et les moins exploitées par l’homme. En dépit de leurs différences floristiques, les forêts étudiées ont toutes des canopées lacuneuses, caractérisées par de larges ouvertures, expliquant les valeurs élevées d’ouverture de canopée et d’indices foliaires. La frênaie-ormaie du mas Saint-Georges, la peupleraie blanche très âgée (plus de 150 ans) de l’île de Saxy et la pineraie-chênaie de Quincandon occupent des superficies conséquentes et bénéficient de gestion extensive ou de non-gestion, ce qui explique leur richesse en gros arbres et en bois mort. Mais globalement, bien des boisements de la Camargue incluent encore de très gros arbres (chênes, peupliers noirs et blancs). Ces boisements bénéficient de statuts de protection divers, qui vont de la protection contre les défrichements à la réserve intégrale, mais mériteraient d’être mieux protégés pour certains d’entre eux.Schnitzler-Lenoble Annik. Distribution, données floristiques et architecture des boisements du delta du Rhône (sud-est de la France). In: Ecologia mediterranea, tome 40 n°2, 2014. pp. 77-92
Contribution des lianes à la biodiversité forestière méditerranéenne
The objectives of the study were to evaluate the levels of taxonomic richness of vines in Mediterranean forests on the basis of a meta-analysis gathering data from the phytosociological literature. 229 forest communities were gathered in five main types : deciduous oak forests (G) ; evergreen oak forests (J), deciduous mountain forests (F), conifer forests (K), floodplain forests (U). Four life-traits were associated to the analysis (foliar type, mode of climbing, longevity and place in the forest strata). The total number of vines is 51, dominated by Fabaceae and Convolvulaceae. Hedera helix is the most abundant liana followed by Smilax aspersa, Asparagus acutifolius and Tamus communis.
The global mean richness in vines is 6.9 species, which corresponds to a proportion of 12.4% related to the mean total richness of the forests. The most species rich forests in vines are the alluvial forests (U), the deciduous forests (G) and the evergreen forests (J). Vines of Mediterranean forests are mainly deciduous, perennial and live in understoreys. Vines present however different life-traits according to forest types, which were gathered in two groups : 1) the floodplain forest, highly favourable to woody vines ; 2) the other forest communities, characterized by a lower forest dynamics and thus a more stable architecture. Vines are small and perennial (hemicryptophytes, nanophanerophytes). Evergreen oaks are particularly rich in sclerophyllous vines. Deciduous oak forests are favourable to vine diversity because of deep soils and low altitudes, but vines are restricted to understoreys, except shade tolerant phanerophytes such as Hedera helix.L’objectif de la recherche est d’évaluer les niveaux de richesse spécifique des lianes des forêts méditerranéennes, sur la base d’une méta-analyse rassemblant les données de richesse spécifique, de fréquence et d’abondance des lianes forestières disponibles dans 229 communautés forestières de la littérature phytosociologique. Les associations forestières sont regroupées en cinq types principaux (chênaies caduques G, chênaies sempervirentes J, forêts de montagne feuillues F et conifères K, forêts alluviales U). Quatre traits de vie (nature foliaire, mode de grimpe, longévité, place dans la stratification forestière) sont ajoutés à l’analyse. Le nombre total de lianes est de 51, avec une majorité de Fabacées et de Convolvulacées. Les espèces les mieux représentées dans les relevés et les plus abondantes sont par ordre décroissant : Hedera helix, Smilax aspera, Asparagus acutifolius et Tamus communis. La richesse moyenne globale en lianes des forêts méditerranéennes est de 6,9 espèces, ce qui représente 12,4% par rapport à la richesse moyenne en espèces floristiques des forêts. Les forêts les plus riches en lianes sont les forêts alluviales, les chênaies caduques et les chênaies sclérophylles. Les lianes des forêts méditerranéennes sont essentiellement décidues, pérennes et vivent en sous-bois. Mais ces traits varient en fonction des types forestiers. Les forêts méditerranéennes ont été définies en deux grands groupes en relation avec les caractéristiques taxonomiques et physiologiques de leurs lianes : 1) Les forêts alluviales, très favorables aux lianes, favorisent les lianes phanérophytes décidues, mais tous les types foliaires et toutes les stratégies y sont présents avec une grande abondance, sauf les espèces sclérophylles. 2) Les forêts de terre ferme (J, G, K, F), à plus grande stabilité sylvigénétique (sauf en cas de feux récurrents ; les feux sont toutefois nettement moins favorables aux lianes que ne le sont les perturbations par inondations). Ces conditions favorisent les lianes de sous-bois pérennes (hémicryptophytes, nanophanérophytes). Les lianes sclérophylles dominent dans le groupe des chênaies sempervirentes J. Dans les chênaies caduques G, les sols profonds et une situation à basse altitude favorisent une certaine biodiversité de lianes, mais elles restent confinées aux sous-bois, sauf
Hedera helix, qui atteint la canopée grâce à sa tolérance à l’ombre.Schnitzler-Lenoble Annik, Arnold Claire. Contribution des lianes à la biodiversité forestière méditerranéenne. In: Ecologia mediterranea, tome 36 n°1, 2010. pp. 5-24
Changes in foliar nutrient content and resorption in Fraxinus excelsior L., Ulmus minor Mill. and Clematis vitalba L. after prevention of floods
This paper focuses on the impact of flood on tree mineral nutrition through measurement of resorption (i.e. transfer of nutrients from leaves to perennial organs). Nutrient (N, P, K, Mg, Ca) concentrations in leaves of three representative species, Fraxinus excelsior L., Ulmus minor Mill. and Clematis vitalba L. were measured before and after abscission on flooded and unflooded hardwood forests of the upper Rhine plain. The nutrient concentrations in the soils, which were measured in the top layer of the study sites, were higher in the flooded sites for P but slightly lower for N and K, and identical at both types of site for Ca and Mg. The summer foliage concentrations were higher for N and P in the flooded areas, and probably related to the flooding process, which contributes to regular nutrient inputs in the flooded forest, causes high fluctuations of water level and increases bioavailability of certain nutrients. Resorption occurred for all nutrients in the three species, and was higher for N, P and K (40-70 %) than for Ca and Mg (0-45 %), but not significantly different at the two sites. This paper stresses the variability of the test species response (nutrient content and resorption) to the soil and flood water nutrient sources, and tries to specify parameters which control resorption, i.e. soil fertility, tree species or flood stress. © 1999 Inra/Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS
From rurality to ferality: A case study from the upper Moselle valley, France
In this paper we present the woodland dynamics of the Moselle valley, upstream from Nancy in north-eastern France. The Moselle flow regime has been partly preserved, although the valley underwent extensive land-uses in the past, with two periods of abandonment of agriculture practices since the 1870s. In the 2377 hectares of the Natura 2000 zone, the surface areas of all woodland patches of more than 0.1 ha were quantified by GIS (Arcview 3.3R), on the scale of 1 : 50.000 from aerial photographs from 1950 and 2003. One hundred and thirty-six phytosociological surveys were performed on vascular plants, and abundance – dominance was estimated by eye using the phytosociological scale. Human impact (cuttings, plantations, presence of ancient orchards) was evaluated by field trip. Woodlands were separated into two categories of conservation : high (i. e. natural character of forest architecture) and low (with human impacts). From these data, we quantified the surface areas of each forest community defined by phytosociology, as well as their conservation value. Fallopia x bohemica Chrtek & Chrtkova and Impatiens glandulifera
Royle were tested with regard to the following factors : forest type, shape (perimeter), size (surface area), and age (more or less than 50 years old), and the frequency of flooding. Data were analysed using the Kruskall-Wallis test. The total forest surface was 546.6 ha, split into 397 patches of various areas (ranging from 0.1 to 16.6 ha). On the current wooded forest surface, 11.1% was less than 50 years old. Four forest types were identified : willow bush (Salicetum triandrae) and willow tree (Salicetum albae) forest communities, both on river banks close to the river ; ash-alder (Pruno-Fraxinetum) on more elevated sites ; and marsh alder (Alnetum glutinosae) in old channels. The total species richness was 126. Ash-alder patches were the richest in species, and the most complex in architecture when not influenced by human activities. Communities of high conservation value were found in all forest types but in lower proportion than those of lower conservation value (28.4 versus 71.6%, respectively). Compared with other floodplain forests of similar ecology in the Rhine plain, the woodlands of the upper Moselle valley were more fragmented, but more natural because of the lack of recent silvicultural activities. Their relative youth explains why they lack native species of trees and some geophytes that are typical of mid-or late successional stages. Willow forests showed greater invasion by exotic species, and younger forests were invaded to a greater extent than forests over 50 years old by Fallopia x bohemica Chrtek & Khrtkova and Impatiens glandulifera Royle. The increase of woodlands in willow stands can be considered as a sign of modestly successful recovery from long-term deforestation. Of course, these fallows will never return to pristine old-growth forests. They could be defined as “feral” or “ dedomesticated” landscapes because succession processes will take different courses and different lengths of time compared with natural processes. Such “dedomesticated” landscapes would however provide interesting evolutionary perspectives for the long term and suggest the interest of research in the context of changing uses. Forests should be therefore allowed to continue their expansion so that the entire range of natural habitats, as well as novel habitats, are re-created and full functional links can be established between terrestrial and aquatic communities.Du «rural» au «féral», une étude de cas en haute vallée de la Moselle, France.
Quelques résultats sur la dynamique de succession dans la vallée de la Moselle en amont de Nancy sont présentés dans cet article. Le régime naturel de la rivière a été relativement bien préservé en dépit de prélèvements conséquents de sédiments dans la rivière dans un passé récent, et des gravières toujours en activité sur les bords externes de la vallée alluviale. La vallée a également bénéficié de pratiques agricoles extensives jusqu’en 1950 mais les forêts avaient presque totalement disparu au 19ème siècle. Deux périodes d’abandon partiel de ces activités ont permis une progression de la forêt depuis la fin du 19ème siècle. 2377 ha sont maintenant dans le réseau Natura 2000. Dans cette zone, la dynamique de recolonisation forestière a été quantifiée sur la base de photographies aériennes à l’échelle du cinquante millième, datant de 1950 et 2003. 136 relevés ont été effectués selon la méthode classique de phytosociologie. La visualisation des impacts forestiers (coupes, plantations, vergers) a été évaluée par les observations de terrain. Les forêts ont été séparées en deux catégories de type de conservation : bon état (caractère naturel de l’architecture forestière) et état moyen (avec impacts anthropiques visibles). À partir de ces données, les surfaces de chaque communauté forestière définie par la phytosociologie, ainsi que l’état de conservation ont été quantifiés. Deux espèces exotiques très abondantes (Fallopia x bohemica Chrtek & Khrtkova et Impatiens glandulifera Royle) ont été testées au regard des facteurs suivants : association forestière, périmètre, surface, âge. Les données ont été analysées par le test non paramétrique de Kruskall-Wallis. La surface totale des forêts est de 545,5 ha, répartie en 397 boisements, de surfaces variant de 0,1 à 16,6 ha. 11,1 % des surfaces forestières sont âgées de moins de 50 ans. Quatre types forestiers ont été identifiés : saulaie buissonnante, saulaies souvent mêlées de frêne, aulnaie à frêne en situation plus protégée des inondations, et aulnaie marécageuse à hautes herbes dans les chenaux en voie de comblement. La richesse totale est de 126 espèces. Les frênaies-aulnaies sont les plus riches en espèces, les plus complexes en architecture quand elles ne sont pas influencées par les activités humaines. Les boisements bien préservés se situent dans tous les types forestiers, mais sont moindres en surface que ceux à état de conservation inférieur (28,4 % contre 71,6 %). Comparés à d’autres forêts d’écologie similaire de la plaine du Rhin, les boisements de la Moselle sont plus fragmentés, mais plus naturels car issus d’un développement spontané. Leur relative jeunesse explique qu’il manque certaines espèces des stades de succession matures parmi les arbres et les géophytes. Les saulaies sont les plus riches en espèces exotiques, et les forêts jeunes sont plus envahies que les forêts âgées par les deux espèces envahissantes (Renouée du Japon, Impatiente de l’Himalaya). La recolonisation forestière qui a pu se produire grâce à la déprise agricole peut être considérée comme un modeste succès pour la biodiversité de la vallée, soumise depuis des siècles à des usages anthropiques qui ont détruit les milieux originels. Certes, cette nouvelle nature n’est pas celle des milieux originels. Elle pourrait plutôt être considérée comme une nature de type «féral», issue d’une «dédomestication» d’espaces cultivés laissés en déshérence sur le long terme. Afin de rétablir les liens entre habitats terrestres et aquatiques, même différents de la nature originelle, il faudrait donc laisser le plus d’espace possible en évolution libre.Schnitzler-Lenoble Annik, Aumaître Damien, Schnitzler Christophe. From rurality to ferality: A case study from the upper Moselle valley, France. In: Revue d'Écologie (La Terre et La Vie), tome 66, n°2, 2011. pp. 117-133
L'âge et l'infini des forêts primaires
International audienceQue peuvent les scientifiques, telle Annik Schnitzler, professeure d’écologie à l’université de Lorraine, pour transmettre leurs alertes aux politiques en charge des forêts ? Sinon éclairer l’opinion publique qui pourra, de son côté, faire pression sur les élus ?A propos de son livre "Forêts sauvages" Glénat, 192 p
Impact of river management history on the community structure, species composition and nutrient status in the Rhine alluvial hardwood forest
The present-day Rhine alluvial hardwood forest (Querco-Ulmetum minoris, Issler 24) in the upper Rhine valley
(France/Germany) is comprised of three vegetation units, one still flooded by calm waters (F) and the two others
unflooded, one for 30 years (UF30) (after the river canalisation) and the other for about 130 years (UF130)
(after river straightening and embankment work in the middle nineteenth century). In the three stands, species
composition, structure and diversity of vegetation and nutrient content of mature leaf, leaf litter and soil have been
studied. Fungi (Macromycetae) were only studied in two stands (F and UF130). The intensity of nutrient recycling
was exemplified by comparing the chemical composition of rainwater, flood, throughfall, mature leaf, leaf litter,
soil and groundwater in two of these stands (F and UF30).
The elimination of floods has caused a change in floristic composition, tree density and plant diversity. Tree
density was higher in the two unflooded stands and was related to a large increase in sapling (< 6 cm dbh) density
more than to a change of stem (> 6 cm dbh) density. Sapling density increased 2 times and three times in the
UF30 and the UF130 respectively, whereas the stem density increased only 12% in the first stand and decreased
29% in the second one. The saprophytic macromycete communities have been supplemented with mycorrhizal
species
Polymorphisme génétique et plasticité phénotypique : deux atouts pour la dispersion des renouées asiatiques ?
Genetic polymorphism and phenotypic plasticity : two advantages for the dispersal of Japanese knotweeds.– The Japanese Knotweed s. l. population of a riverine region of north-eastern France was examined for a variety of ecological and genetic parameters. The population was dominated by the hybrid Fallopia x bohemica, but the population was morphologically variable and unusual in its being comprised entirely of hermaphrodite 6x and 8x F. x bohemica plants, plus a single aneuploid adult. Chromosome counts are given, and these indicate that both aneuploid and euploid individuals are being produced and becoming established in the study area. It was also found that all plants examined had the F. japonica var japonica chloroplast haplotype. Based on differences in morphology and phenology, the clones were divided into four main categories (1 to 4). Category 1 was widely distributed (nearly 80 % of the area) with the other three having a much more restricted occurrence. Category 1 produced little seed and was not the tallest plant or the clone with the fastest growth. The other categories all produced seed and grew faster. From these results, we can conclude that from an ecological point of view, some clones are more aggressive than others with a similar chromosome composition. Aggressiveness can be linked to the absence of seed production and possession of large leaves, which might allow higher storage of nutrients and better volume of rhizome in the soil.Plusieurs populations de renouées en Alsace ont été analysées du point de vue génétique et écologique. Elles sont dominées par l’hybride Fallopia x bohemica, mais celui-ci présente une grande variabilité génétique, et différents types de ploïdie : hexaploïde, octoploïde et aneuploïde. Toutes les plantes ont pour mère Fallopia japonica. Sur la base des différences morphologiques et phénologiques, les clones ont été divisés en 4 catégories. La catégorie 1 est largement distribuée (près de 80 % de l’aire d’étude). Elle produit peu de graines, mais c’est le clone le plus envahissant. D’un point de vue écologique, certains clones sont plus «agressifs » que d’autres de même composition chromosomique. L’agressivité serait liée à l’absence de production de graines et à la présence de grandes feuilles, ce qui permettrait un plus grand stockage des nutriments et un meilleur volume du rhizome dans le sol.Schnitzler-Lenoble Annik, Bailey John A. Polymorphisme génétique et plasticité phénotypique : deux atouts pour la dispersion des renouées asiatiques ?. In: Revue d'Écologie (La Terre et La Vie), tome 63, n°3, 2008. pp. 209-217
Relevance of the architectural model for analysing forest biodiversity. Application to nature reserve management in the Rhine area
Une illustration de l'intérêt du modèle architectural est proposée par l'analyse d'un profil architectural, effectué dans la réserve rhénane à bois durs de Rhinau (Alsace). Ce profil, choisi pour sa richesse en espèces ligneuses (14) et son architecture spontanée, montre le côtoiement de nombreuses éco-unités de petites dimensions, à différentes phases de développement. Les espèces les plus fréquentes sont le Frêne, qui se trouve surtout dans les éco-unités en phase de croissance. Les éco-unités matures sont dominées par de grands chênes en début de sénescence. Les densités élevées des petits arbres et des buissons, et la canopée ouverte expliquent l'architecture très étagée du profil (3 niveaux de stratification sont reconnus), la grande variabilité des indices foliaires (de 2,1 à 5,3) et du bilan radiatif (de 0,44 à 10,2 moles par mètre carré et par jour). Cette architecture étagée montre une certaine stabilité vis-à-vis des perturbations (inondations, vents). La stabilité de la forêt se manifeste également par la résistance à l'invasion par les plantes exotiques. L'absence du Chêne dans les éco-unités jeunes, notée également par d'autres approches méthodologiques, signe une évolution sylvigénétique vers la frênaie
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