1,720,961 research outputs found
Catherine Rouvière, Retourner à la terre. L’utopie néo-rurale en Ardèche depuis les années 1960
L’exode rural a traditionnellement été plus étudié que le mouvement inverse d’exode urbain. L’acuité des problèmes environnementaux et la recherche de solutions face à un système à bout de souffle ont cependant entraîné une médiatisation et un regain d’intérêt récents pour les écovillages, l’éco-habitat, le « retour à la terre »... À partir de l’exemple « métonymique » de l’Ardèche, la publication de Catherine Rouvière resitue ce retour à la terre dans un contexte économique et social, analys..
Clotilde Lemarchant, Unique en son genre. Filles et garçons atypiques dans les formations techniques et professionnelles
En 2014, la campagne « Au travail, c’est le talent qui compte » lancée par la Fondation agir contre l’exclusion (FACE) ouvrait le premier plan sectoriel pour la mixité des métiers. Seuls 12% des métiers étaient alors mixtes, et l’objectif était d’élever ce taux jusqu’à un tiers d’ici 2025. Ces chiffres montrent l’inachèvement de la mixité dans notre société. Cet inachèvement a interpellé Clotilde Lemarchant, maîtresse de conférences à l’université de Caen ayant mené des enquêtes au croisement..
Abdu Gnaba, Bricole-moi un mouton. Voyage d’un anthropologue au pays des bricoleurs
Depuis cinquante ans, l’essor du bricolage est constant en France, quelle que soit la conjoncture économique, en dépit de l’augmentation du pouvoir d’achat et même si faire soi-même peut revenir plus cher qu’acheter à bas coût. Si l’intérêt économique passe au second plan, quelles sont les raisons qui poussent toujours davantage de personnes à bricoler ? Pourquoi réparer plutôt qu’acheter neuf, faire soi-même plutôt que faire appel à un professionnel ? Telles sont les questions auxquelles le ..
Féminin sacré et sensibilité écoféministe
À l’intersection de la spiritualité et du développement personnel, le Féminin sacré s’inscrit dans une quête de sens et de « mieux-vivre » caractéristique de la « nébuleuse psycho-philo-spirituelle » (Garnoussi, 2007). Peu investigué par la recherche francophone et suscitant chez certaines féministes la crainte d’un retour à l’éternel féminin et aux injonctions qui l’accompagnent, ce courant spirituel suscite ou accompagne pourtant, chez nombre d’adeptes, un processus d’émancipation et de conscientisation d’enjeux féministes et écologistes. Cet article s’attache à en rendre compte, en prêtant attention aussi bien aux profils et trajectoires de femmes s’inscrivant dans les réseaux du Féminin sacré qu’en analysant la manière dont cette conscientisation se traduit en actes, dans une politisation du quotidien, un empuissantement, la recherche d’une solidarité entre femmes, davantage qu’à travers la participation à des mobilisations collectives. Il s’appuie sur le volet français d’une enquête réalisée entre 2015 et 2020 sur l’écoféminisme dans le mouvement de retour à la terre.At the intersection of spirituality and personal development, the Divine Feminine Movement exemplifies the quest for meaning and better living characteristic of the “psycho-philo-spiritual nebula” (Garnoussi, 2007). Rarely investigated by French scholars, this rising spiritual current is looked upon with suspicion by some feminists, who fear that the differentialistic approach it entails could lead to a reinforcement of gender stereotypes and roles. Nevertheless, the Divine Feminine Movement is found to foster a process of emancipation and awareness-raising on feminist and ecological issues. This article seeks to shed light on this phenomenon, by analyzing the profiles and trajectories of the women who follow this spiritual path, and by demonstrating how they move from awareness to action by means of lifestyle politics, personal empowerment, and mutual support rather than through collective mobilization. . The analysis developed in this article draws on a sociological study conducted between 2015 and 2020 among ecofeminists from the French back-to-the-land movement
Delphine Masset, Éric Hitier (dir.), « Femmes et écologie », Émulations, n° 14
Tandis que les questionnements sur le changement climatique et le développement durable occupent de plus en plus de place dans le débat public, les réflexions sur les femmes et l'écologie s'intensifient. La responsabilité environnementale constitue-t-elle un tremplin pour les femmes ? Ou au contraire une menace de re-naturalisation des rôles genrés ? Quel regard portent les féministes sur l'idée d'une nature féminine, et d'un rôle particulier que les femmes auraient à jouer dans la protection..
Gérard Guérin, Paysannes. Trilogie documentaire
En 1970, Michel Debré, alors ministre de la Défense, dévoile son projet d’extension d’un camp militaire situé depuis 1902 sur le plateau du Larzac, qu’il entend faire passer de 3 000 à 17 000 hectares. Son secrétaire d’État, André Fanton, justifie cette extension en avançant que le potentiel agricole du territoire est extrêmement faible, et que l’endroit n’est habité que par « quelques paysans, pas beaucoup, qui élev[ent] vaguement quelques moutons, en vivant plus ou moins moyenâgeusement ». ..
Feminists of the Fields : the Ecofeminist Cause in the Back-to-the-Land Movement. France, USA, New-Zealand, 1970-2019
La thèse porte sur les interrelations entre l'engagement féministe et l'engagement écologiste de personnes appartenant à des minorités sexuelles ou de genre créatrices d'écolieux qui sont à la fois des lieux de vie, de travail (notamment agricole) et de diffusion de modes de vie alternatifs s'inscrivant dans une démarche de décroissance et de simplicité volontaire. À partir d’une approche localisée et comparée combinant plusieurs mois d’ethnographie multisituée dans des lieux en France, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande, et la réalisation d’une quarantaine d’entretiens, cette recherche interroge les différentes articulations théoriques et pratiques bâties par les actrices entre leurs engagements féministes, écologistes et en faveur de la communauté LGBTQ+, ainsi que la manière dont ce polyengagement se configure autour d’une politisation du mode de vie. La première partie de la thèse situe les expériences étudiées dans des phénomènes plus larges (le retour à la terre, l'émergence et l'évolution de l'écoféminisme, les nouveaux mouvements religieux) et dans une histoire au long cours. La deuxième partie distingue trois configurations écoféministes et cerne leurs caractéristiques et enjeux propres. La configuration « différentialiste séparatiste » et la configuration « queer intersectionnelle » ont en commun la recherche de création d’un entre-soi communautaire en milieu rural, et le fait de sensibiliser des personnes LGBTQ+ à l’écologie. Tandis que la première s’inscrit dans un féminisme différentialiste et revendique une non-mixité stricte entre femmes, la deuxième s’inscrit dans un féminisme queer intersectionnel et promeut davantage une non-mixité « sans hommes cisgenres ». Dans la troisième configuration distinguée, « holistique intégrationniste », les enjeux identitaires et les clivages entre des courants de pensée féministes différents s’effacent au profit d’une recherche d’inclusion dans le milieu des alternatives agricoles et écologistes. Bien intégrées localement, les néo-rurales regroupées dans cette configuration contribuent à sensibiliser les populations de leurs territoires d’adoption aux enjeux de genre par leur présence et le modèle alternatif qu’elles représentent. Suite à l’analyse détaillée de ces configurations, qui s’appuie notamment sur des études de cas monographiques, la troisième partie de la thèse se penche sur les enjeux transversaux : la prise de distance à l’égard des normes de la socialisation, la traduction de la quête émancipatoire féministe dans des expérimentations concrètes, la place de la nature et de l’écologie ainsi que du travail de la terre dans les projets, et enfin, dans certains cas, le développement d’une spiritualité qui (re)sacralise la Nature et place le « féminin » au cœur de son échelle de valeurs. Cette recherche met en évidence l’existence non pas d’un écoféminisme terrien qui prendrait la forme d’un mouvement organisé et unifié, mais d’une nébuleuse d’initiatives faiblement connectées entre elles et ancrées dans des cultures militantes différenciées. Au-delà de leur hétérogénéité, ces dernières ont en commun de faire converger, en actes, une quête d’émancipation féministe et la recherche d’une manière d’être-au-monde plus respectueuse de l’environnement. Cette convergence accorde une importance particulière au fait de prendre soin (care), à la subjectivation, et à la revalorisation de l’attachement à la terre, au corps, à une communauté.This research examines how feminism and ecology intertwine – in theory and in practice – and how activists redirect their engagement into lifestyle politics, based on the experiences of people belonging to sexual minorities who create alternative settings (organic farms, permaculture sites, lesbian lands…) where they live, work,and disseminate degrowth ideas and practices. It interrogates different theoretical articulations and practices built by the subjects between their feminist, environmentalist, and LGBTQI+ community commitments, as well as the ways in which this polyengagement is reconfigured around a politicization of their ways of life. This work is built upon empirical research that combines ethnographic fieldwork (in France, New-Zealand and the USA) and about 40 interviews. The first part of the dissertation recontextualizes the neo-rural installations studied as part of a larger dynamic: the back-to-the-land movement, the emergence and evolution of ecofeminism, and new religious movements. Based on field case studies, the second part identifies three different ecofeminist subcultures and analyzes their characteristics as well as challenges. In particular, the integration in different feminist traditions and the divergent views on separatism. Following the detailed analyses of these varying ecofeminist subcultures, the last part of the dissertation deals with cross-cutting issues. It shows how the activists move away from former norms and beliefs, how they reinvent their feminist and ecological practices into prefigurative action and lifestyle politics, and, in some cases, how they develop and embrace an earth-based spirituality worshipping nature and the Divine Feminine. This dissertation sheds lights on the notion that, at the present time, ecofeminist characteristics and initiatives can be found in the back-to-the-land movement, but they do not constitute a cohesive and homogenous movement. They are however connected in a quest for feminist emancipation and the search for a way to be in the world that is more respectful of the environment. This convergence gives particular importance to acts of care, to the search for individual and collective empowerment, and to the reconnecting of activists with the Earth, their bodies, and their communities
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
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