854 research outputs found

    Matthieu Renault, L’Amérique de John Locke. L’expansion coloniale de la philosophie européenne

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    Matthieu Renault part des analyses de Carl Schmitt dans Le Nomos de la Terre pour rappeler que « l’ordre colonial impérialiste n’a jamais seulement été un ordre (géo)politique, mais aussi et inséparablement un ordre épistémique, un ordre des savoirs » (p. 12). Il faut par conséquent revenir « à la construction même de l’ordre européocentrique global, en tant qu’ordre duel, (géo)politique et épistémique, en-deçà du colonialisme des XIXe et XXe siècles » (p. 15), lequel a déjà fait l’objet de n..

    Magali Bessone et Matthieu Renault, W. E. B. Du Bois. Double conscience et condition raciale

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    À l’heure où l’on découvre l’œuvre de W. E. B. Du Bois (1868-1963) en France, à travers traductions et travaux scientifiques, le livre de Magali Bessone et de Matthieu Renault vise à donner une meilleure compréhension des principaux concepts de celui qui fut tout à la fois un universitaire, un journaliste, un romancier et un militant politique de premier plan en faveur de la cause africaine-américaine et panafricaine. Les deux auteurs sont philosophes, spécialistes de la question raciale. La..

    Matthieu Renault, L’Amérique de John Locke. L’expansion coloniale de la philosophie européenne

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    Matthieu Renault part des analyses de Carl Schmitt dans Le Nomos de la Terre pour rappeler que « l’ordre colonial impérialiste n’a jamais seulement été un ordre (géo)politique, mais aussi et inséparablement un ordre épistémique, un ordre des savoirs » (p. 12). Il faut par conséquent revenir « à la construction même de l’ordre européocentrique global, en tant qu’ordre duel, (géo)politique et épistémique, en-deçà du colonialisme des XIXe et XXe siècles » (p. 15), lequel a déjà fait l’objet de n..

    Matthieu Renault, C. L. R. James. La vie révolutionnaire d’un « Platon noir »

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    Depuis son ouvrage sur Frantz Fanon en 2011, Matthieu Renault s’applique à reconstituer une Atlantique noire intellectuelle du XXe siècle. Cyril Lionel Robert James y apparait comme le chainon manquant entre ceux qui, de Césaire, Fanon, Baldwin, et même Naipaul, ont accompagnés et commentés les mouvements d’émancipation africains et afro-caribéens. « [E]n France, James demeure une figure méconnue dont le nom même n’évoque généralement, au mieux, qu’un “célèbre” ouvrage sur la révolution haïti..

    Matthieu Renault, C.L.R. James. La vie révolutionnaire d’un « Platon noir », Paris, La Découverte, 2016, 232 pages, 19,50 €.

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    Un compte rendu de Jean-Guillaume Lanuque Matthieu Renault, qui avait déjà livré par le passé une étude sur Frantz Fanon, s’est intéressé à une figure bien moins connue en terre française, celle de Cyril Lionel Robert James (1901-1989), que l’on retient principalement pour son ouvrage Les Jacobins noirs, consacré à la révolution haïtienne, voire, en ce qui concerne les plus « trotskologues », pour ses discussions avec le « Vieux » [Léon Trotsky] sur la question noire. Pourtant, l’approche de ..

    C.L.R. James. La vie révolutionnaire d'un "Platon noir"

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    International audienceIntellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, le Caribéen CLR James (1901-1989) a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis. C'est l'itinéraire exceptionnel de ce révolutionnaire iconoclaste que M. Renault nous donne à découvrir dans cette biographie intellectuelle, entre révolution et luttes anticoloniales-antiracistes.Qui, en France, connaît C. L. R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que leTimesdénomma à la fin de sa vie le " Platon noir de notre génération " est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d'un siècle qu'il aura traversé presque de part en part.Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis.Fervent partisan de Trotski avant de rompre avec l'héritage de ce dernier pour défendre la thèse de l'auto-émancipation des masses ouvrières-populaires, James eut un destin étroitement imbriqué dans celui du marxisme au XXe siècle. Pour ce " marxiste noir ", révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s'inscrivaient dans l'horizon d'une " révolution mondiale " dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C'est à celle-ci que James s'est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde.Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l'eurocentrisme bat de l'aile, méditer la vie et l'œuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d'une pensée de l'émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde

    What Did Matthieu Beroald Transmit to François Béroalde de Verville?

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    Many tangible and intangible goods were passed down within early modern families. The goods included texts and the knowledge that texts communicated. But how did they relate to the other goods transmitted within families? That question is explored in relation to the scholar Matthieu Beroald and his son François Béroalde de Verville, author of the famous Moyen de parvenir. Matthieu transmitted to François a humanist education, at least one printed volume (probably more), an interest in certain topics (especially chronology), a network of contacts, but little wealth. And François soon donated to his sisters what wealth he did receive. His relationship to his intellectual inheritance from his father was complex and ambivalent. Aspects of François's attitude towards knowledge may have stemmed, via his father, from two grandfather-figures: Matthieu's own father (a barber-surgeon) and Matthieu's relative and benefactor François Vatable (the Hebraicist). </jats:p

    Notes on Contributors

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    Ayesha Abdullah, Anthony C. Alessandrini, Bernadette Cailler, Sonia Dayan-Herzbrun, John E. Drabinski, Nigel C. Gibson, Jane Anna Gordon, Lewis R. Gordon, David-Olivier Gougelet, Janine Jones, Leonard Lawlor, Filippo Del Lucchese, Andrew Poe, Anjali Prabhu, and Matthieu Renault

    Frantz Fanon et la décolonisation des savoirs

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    À propos des méthodes d'analyse et de déplacement de la pensée européenne dans l'œuvre de Frantz Fanon.This article addresses the issue of decolonizing knowledge by way of an analysis of Frantz Fanon’s work. Relying on the assumption that epistemic decolonization is rooted in a double movement of rupture and renewal, disconnecting and re-appropriation of the (ex-)occupier’s knowledge, five methods of displacement of “European thought” are identified in Fanon: the appropriation and deepening of the European self-critical tradition; the adoption of the colonized’s (psychological and cognitive) perspective; the geo-political (re)location of theoretical discourses; the subversion of the (Western) order of the discourse; the theoretical “regression”. As a conclusion, it is shown that Fanon gives rises to a postcolonial phenomenology, which is still the only one of its kind.Cet article interroge le problème de la décolonisation des savoirs à partir d’une analyse de l’oeuvre de Frantz Fanon. En s’appuyant sur le postulat que la décolonisation épistémique est fondée sur un double mouvement de rupture et d’appropriation, de déprise et de reprise des savoirs de l’(ex-)occupant, on identifie chez Fanon cinq méthodes de déplacement de la « pensée européenne » : l’appropriation et l’approfondissement de la tradition autocritique européenne ; l’adoption de la perspective (psychique et cognitive) du colonisé ; la (re)situation (géopolitique) des discours théoriques ; la subversion de l’ordre (occidental) du discours ; la « régression » théorique. En conclusion, on montre que Fanon donne lieu à une phénoménologie postcoloniale qui demeure unique en son genre.Este artigo questiona o problema da descolonização dos saberes a partir de uma análise da obra de Frantz Fanon. Partindo do postulado segundo o qual a descolonização epistêmica tem como base um duplo movimento de ruptura e apropriação, de abandono e retomada de saberes do (ex-)ocupante, identificamos cinco métodos de deslocamento do “pensamento europeu” em Fanon: a apropriação e o aprofundamento da tradição autocrítica europeia, a adoção da perspectiva (psíquica e cognitiva) do colonizado, o (re)posicionamento (geopolítico) dos discursos teóricos, a subversão da ordem (ocidental) do discurso e a “regressão” teórica. Em nossa conclusão, mostraremos que Fanon inaugura uma fenomenologia pós-colonial que permanece única em seu gênero
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