24 research outputs found

    Une étude comparative des comportements salariaux en Allemagne, en France et aux Pays-Bas

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    A Comparative Study of Wage Patterns in Germany, France and the Netherlands by Rahim Loufir and Pierre Malgrange This paper makes a descriptive and econometric comparison of changes in wage equations using quarterly data in Germany, the Netherlands and France. The aim here is to identify specific national features and any convergence in recent years. The recursive methods used (Kalman filter) reveal no significant structural shifts.Une étude comparative des comportements salariaux en Allemagne, en France et aux Pays-Bas " par Rahim Loufir et Pierre Malgrange L'objet de ce papier est de comparer de manière descriptive et économétrique l'évolution de la relation de salaire, en données trimestrielles, de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la France dans le but de mettre en évidence les spécificités nationales et une éventuelle convergence dans les années récentes. Pour ce dernier aspect, des méthodes récursives (filtre de Kalman) sont mises en œuvre, mais ne semblent pas indiquer d'inflexions structurelles significatives.Loufir Rahim, Malgrange Pierre. Une étude comparative des comportements salariaux en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. In: Économie & prévision, n°128, 1997-2. L'intégration européenne : nouveaux enjeux. pp. 115-129

    L'avenir des retraites dans un modèle d'équilibre général calculable

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    Cazes Sandrine, Chauveau Thierry, Le Cacheux Jacques, Loufir Rahim. L'avenir des retraites dans un modèle d'équilibre général calculable. In: Revue d'économie financière, n°23, 1992. Le financement des retraites : La gestion du partage et des risques, sous la direction de Olivier Robert de Massy et Marc-Antoine Kleinpeter. pp. 109-124

    Formation des salaires, chômage d'équilibre et incidence des cotisations sur le coût du travail

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    Lohnbildung und Auswirkung der Sozialversicherungsbeitrage auf die Arbeitskosten, von Jean-Philippe Cotis, Abderrahim Loufir. Die französischen makroökonomischen Modelle schreiben den Sozialversicherungsbeiträgen der Lohnempfänger und der Arbeitgeber eine asymmetrische Auswirkung auf die Arbeitskosten zu : die Anhebung der Arbeitnehmerbeiträge hätten eine Verringerung des Nettolohns zur Folge.welche die Arbeitskosten unberührt liesse, während die Erhöhung der Arbeitgeberbeiträge gänzlich auf die Arbeitskosten überwälzt wurden. Die vorliegende Untersuchung setzt sich zum Ziel, für Frankreich und fünf weitere europäische Länder die Gültigkeit dieser Aussage anhand einer "Lohngleichung" empirisch zu testen, in der die Sozialbeitragssätze für Lohnempfänger und Arbeitgeber einbezogen sind. Es stellt sich heraus, dass weder die einen noch die anderen mittelfristig die Arbeitskosten peeinflussen, sie beeinträchtigen im Gegenteil die Kaufkraft der Nettolöhne. Im besonderen werden die Arbeitskosten durch eine Änderung der Arbeitgeberbeiträge nur vorübergehend beeinflusst.Wage Setting and the Effect of Contributions on the Cost of Labor, by Jean-Philippe Cotis, Abderrahim Loufir. French macroeconomic models attribute an asymmetrical impact on the cost of laborto both wage earners' and employers' contributions: according to these models, the increase in wage earners'contributions entails a decrease in net wages unlikely to alter the overall cost of labor, whereas the increase in employers' contributions is entirely translated into an increase in the cost of labor. The purpose of this study is to test empirically the accuracy of this statement for France and for five other European countries by using a "wage equation" integrating both wage earners' and employers' contributions. The result is that neither employers' contributions nor wage earners' contributions have any middle-term influence on the cost of labor. They do however have an adverse effect on the purchasing power of net wages. Changing employers' contributions only has a passing effect particularly on the cost of labor.Formation des salaires et incidence des cotisations sur le coût du travail, par Jean-Philippe Cotis, Abderrahim Loufir. Les modèles macroéconomiques français attribuent aux cotisations sociales salariés et employeurs un impact asymétrique sur le coût du travail : les hausses de cotisations salariés entraîneraient une baisse du salaire net qui laisserait inchangé le coût du travail total alors que les hausses de cotisations employeurs seraient intégralement répercutées en augmentation du coût du travail. L'étude présentée ici a pour objet de tester empiriquement, pour la France et cinq autres pays européens, la validité de cette proposition, à l'aide d'une "équation de salaire" incorporant les taux de cotisations salariés et employeurs. Il apparaît que ni les cotisations employeurs ni les cotisations salariales n'influencent à moyen-terme le coût du travail mais pèsent au contraire sur le pouvoir d'achat des salaires nets. Une variation de cotisations employeurs n'influence en particulier le coût du travail que de manière transitoire.Formación de los salarios e incidencia de las cotizaciones sobre el coste del trabajo, por Jean-Philippe Cotis, Abderrahim Loufir. Los modelos macroeconómicos franceses atribuyen a las cotizaciones sociales de asalariados y empleadores un impacto asimétrico sobre el coste del trabajo : las alzas de cotizaciones de asalariados acarrearían una baja del salario neto que dejaría constante el coste del trabajo total mientras que las alzas de cotizaciones de empleadores se repercuterían íntegramente en aumento del coste del trabajo. El estudio presentado aquí tiene por objeto probar de manera empírica, para Francia y cinco otros países europeos, la validez de esta propositión, mediante una "ecuación de salario" que incorpora los índices de cotizaciones de asalariados y empleadores. Parece que ni las cotizaciones patronales ni las cotizaciones salariales influyen a mediano plazo en el coste del trabajo; al contrario, tienen influencia sobre el poder adquisitivo de los salarios netos. Una variación de cotizaciones patronales influye en particular en el coste del trabajo sólo de manera transitoria.Cotis Jean-Philippe, Loufir Abderrahim. Formation des salaires, chômage d'équilibre et incidence des cotisations sur le coût du travail. In: Économie & prévision, n°92-93, 1990-1-2. La formation des salaires : de la "loi du marché" aux stratégies des acteurs. pp. 97-110

    L'avenir du régime de retraite français : les enseignements d'un modèle à générations imbriquées

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    The future of the french public pension system : some lessons from a dynamic overlapping generations model A dynamic computable general equilibrium model with overlapping generations is used to appraise the consequences, in France, of three social security policies : a cut in the replacement rate, an increase in retirement age, and the creation of a trahsitory fund. Whatever the scenario, the demographie transition is assumed to be close to the one described in officiai prospects. The main results are the following : maitaining the current System remains a reasonable option since slump should not occur during the transition period. Nevertheless, this option may seem undesirable, because of the demographie risk and the lack of equity (appraised with respect to a simple actuariat criterion, the ratio of the present value of pensions received by a generation over the present value of its social contributions) of the current pensions System. According to this criterion, the « fund » option appears to be the fairest. From a general equilibrium point of view, the scenario « increasing the legal retirement age » seems to dominate ail other options when macroe-conomic outcomes (e.g per capita aggregates) or social welfare are considered. Never- theless these results hold under restrictive assumptions Finally cut in the replacement rate would have intermediate effectsL'avenir du régime de retraite français. Les enseignements d'un modèle à générations imbriquées À l'aide d'un modèle d'équilibre général calculable à générations imbriquées de l'économie française, nous examinons les conséquences de trois mesures susceptibles de limiter la hausse prévisible des cotisations retraite : une baisse du taux de remplacement, le recul de l'âge légal de départ à la retraite ou la mise en place d'un fonds de régulation. Dans le scénario de référence, comme dans les variantes, la transition démographique est analogue à celle décrite dans les projections officielles. Il apparaît que le maintien du système actuel demeure envisageable dans la mesure où l'augmentation du prélèvement sur les actifs au profit des retraités est compensée, au moins partiellement, par la diminution de l'importance relative du nombre d'enfants à élever et des charges d'éducation correspondantes. Ce maintien semble, néanmoins, peu souhaitable en raison du risque démographique et du manque d'équité du système actuel apprécié à l'aide du rap­port entre les prestations actualisées perçues par une génération et les cotisations actualisées qu'elle verse. Au regard de ce simple critère actuariel, c'est la variante « fonds » — assimilable à de la capitalisation obligatoire et transitoire — qui semble la plus séduisante ; elle aurait, parai/leurs, des effets macro-économiques très limités. Si l'on adopte un point de vue d'équilibre général, c'est, au contraire, la variante « recul de l'âge de la retraite » qui semble surclasser les autres, tant au niveau des agrégats par tête qu'en termes de bien-être social, mais ce résultat n'est obtenu qu'au prix d'hypothèses assez fortes. Cette variante pénalise par ailleurs assez durement, en matière d'équité actuarielle, les générations qui sont aujourd'hui sur le marché du travail. À noter, enfin, qu'une diminution du taux de remplacement aurait des effets intermédiaires.Chauveau Thierry, Loufir Rahim. L'avenir du régime de retraite français : les enseignements d'un modèle à générations imbriquées. In: Revue économique, volume 45, n°3, 1994. pp. 789-804

    Allongement de l'espérance de vie, croissance et retraites

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    [fre] Les conséquences de diverses mesures de politique économique pour limiter la hausse des cotisations-retraite et mieux les répartir entre les générations ont déjà fait l'objet d'une étude publiée dans cette Revue (Cf. n° 47 octobre 1993). Cette étude faisait appel à la simulation dynamique d'un modèle à générations imbriquées qui, comme tous ses prédécesseurs, souffrait d'un handicap « technique », l'espérance de vie des individus y était supposée constante (et égale à 80 ans). L 'objet de ce nouveau travail est de présenter les résultats obtenus, pour la première fois, en s' affranchissant de cette hypothèse c'est-à-dire en « collant » exactement aux projections démographiques effectuées par la Banque mondiale. Le nouveau scénario démographique est beaucoup moins favorable que naguère ; le taux de dépendance enfants/actifs baisse désormais très peu et le taux de dépendance retraités/actifs s'élève encore plus vigoureusement de sorte que la proportion d'actifs dans la population totale, après avoir légèrement crû, diminue de façon substantielle. Il s'ensuit qu'à l'horizon 2050, les agrégats par tête corrigés du progrès technique diminuent de façon sensible, alors qu'ils s'élevaient naguère très légèrement, et que l'augmentation des prélèvements obligatoires est substantiellement plus marquée dans le nouveau scénario. Si le compte central désormais retenu est moins « rose » que l'ancien, la nouvelle description des effets des variantes de politique économique n'est pas très différente de l'ancienne. L'intérêt de la nouvelle étude ne se limite pas, néanmoins, à une simple réévaluation de résultats antérieurs : elle apporte un éclairage nouveau sur deux questions importantes : Nous effectuons, tout d'abord, une comparaison systématique entre l'option « maintien des prestations » — c'est-à-dire le maintien du taux de remplacement — ei l'option polaire « maintien des cotisations » — c'est-à-dire du taux de ces cotisations. Dans un cas comme dans l'autre, le système actuel de retraites est maintenu, mais l'effort de solidarité entre les générations y est réparti de façon très différente. Le corollaire d'une politique relativement généreuse à l'égard des retraités — c'est la première option — est une hausse considérable des prélèvements obligatoires et en particulier des taux de cotisation retraite. Avec la seconde option le taux de remplacement — et par conséquent le niveau de vie relatif des retraités — baisse de façon marquée : c'est la conséquence du maintien à leur niveau initial des taux de cotisation. De plus, si la variante « maintien des prestations » est plus équitable que celle du « maintien des cotisations », elle accentue la différence de bien- être, à une date donnée entre les retraités et les actifs. Soulignons, enfin, que les évolutions des agrégats économiques et celles du « bien-être moyen » sont, d'un compte à l'autre assez proches même si l'avantage va à la variante « maintien des cotisations » (la production par tête, corrigée du progrès technique n'y baisse que de 6 % à l'horizon 2050 contre 12 % dans l'autre cas). L'autre question abordée dans cette étude est celle des interactions entre croissance et évolution du système de retraites. Contrairement à une idée répandue, l'accélération du rythme, supposé ici exogène, du progrès technique ne permet nullement de résoudre les problèmes d'équité, ni ceux liés à l'augmentation potentielle des taux de prélèvements obligatoires. Ce rythme joue, au contraire, un rôle important dans l'analyse de la « soutenabilité » des options institutionnelles. Si l'on s'impose comme règle du jeu l'absence de baisse de pouvoir d'achat des prestations retraite, l'option « maintien des cotisations » n 'est envisageable que si la croissance est au moins de 1,25 %, les gains de productivité ne pouvant, en deçà de ce seuil, compenser les effets négatifs de la baisse du taux de remplacement; l'option «maintien des prestations» s'accommode d'une croissance beaucoup plus faible (0,45 %) de sorte qu'il existe une assez grande asymétrie entre les deux options étudiées. Est-il utile d'ajouter que l'augmentation du rythme du progrès technique exerce des effets très marqués sur la croissance et le bien-être ? [eng] Lengthening of Life Expectancy, Growth and Pensions Thierry Chauveau, Rahim Loufir In the computable general equilibrium models with overlapping generations, it is usual to hold the life expectancy constant. In this paper, we get rid of this unrealistic hypothesis by introducing a variable life expectancy. Such a change allows us to use directly the demographic projections for studying the economic transition of some institutional and technical scenarios relating to the French public pension system. First of all, we compare two polar scenarios : the first one consists in maintaining the current replacement rate, and the second one consists in maintaining the current pension contribution rate. Mac- roeconomic aggregates as well as welfare criteria are then examined. On the top of that, we consider to what extent the rythm of technical progress can influence the evolution of the public pension system. Finally, we proceed to a sensitivity analysis of the previous version of our model (see Revue de l'OFCE n° 47) in the light of a variable life expectancy.

    L'avenir des régimes publics de retraite dans les pays du G7

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    [eng] The future of public pensions in the seven major economies Thierry Chauveau, Rahim Loufir In most OECD countries, the financing of the current public Pay-As-You-Go (PAYG) pension system may become quite worrisome due to the likely ageing of the population. This article provides an analysis of the consequences of the demographie transition on the equilibrium of the public pensions systems in the seven major economies. A new CGEM-OG model is used, which rules out the well known weakness of earlier models : the simulated age structure (and total population) do not coincide with the actual ones. For each of the seven countries, main macroeconomic aggregates, intergenerational transfers, and welfare criteria are analysed. Our conclusions are somewhat different from those based on other methodologies such standard CGEM-OG or econometric or generational accounting models. The main conclusions are that (i) Ageing of the population is a problem very similar from one developed country to another ; (ii) This problem is not so much worrying as is sometimes suggested and policies in which PAYG financing is maintained and the retirement age held constant are allowable ; (iii) There is no « one best social security policy » ; (iv) On the contrary, there is a trade-off between, on the one hand, lowering interest rates, increasing investment and output, lowering taxes,... and, on the other hand, increasing the standard of living of the retired, and (v) Most of these results still hold with the polar assumption of small open economies. Nevertheless, for countries in which the domestic real rate of interest is higher than the American one, opening the economy leads to better macroeconomic outeomes and higher actuarial fairness. It is the case for France and the United Kingdom ; the opposite situation characterizes Japan. [fre] La plupart des pays de l'OCDE connaissent, depuis la fin des années soixante, une baisse du taux de fécondité et un allongement de l'espérance de vie. Même si ce taux remonte pour atteindre le seuil de remplacement, le rapport du nombre d'inactifs du troisième âge au nombre d'actifs augmentera très sensiblement, dans ces pays, au cours des prochaines décennies, entraînant l'apparition pour les systèmes publics de retraite, de déséquilibres financiers dont l'étude est entreprise dans cet article. Nous y utilisons le modèle « à espérance de vie variable » qui a déjà servi à notre étude du cas français, publiée dans le numéro 50 de cette Revue. Les principaux enseignements de l'étude sont les suivants (i) le vieillissement de la population est un phénomène commun aux pays du G7, même si son intensité est plus marquée au Japon et en Italie qu'au Canada ou aux Etats-Unis; (ii) ce problème n'est pas aussi inquiétant qu'on le suggère parfois dans la mesure où l'équilibre financier des régimes de retraites publiques par répartition devrait pouvoir être maintenu, quel que soit le scénario considéré, au prix il est vrai d'un ralentissement de la croissance de la production par tête, ou d'une baisse du niveau de vie relatif des retraités ; (iii) en toute rigueur, il n'existe pas de meilleur scénario car selon les critères utilisés (croissance, équité actuarielle ou bien-être), la hiérarchie des comptes n'est pas la même ; (iv) la stratégie de maintien, à son niveau actuel, du taux de cotisation, favorise l'épargne : elle implique donc un taux d'intérêt réel moins élevé que la stratégie alternative de maintien du taux de remplacement et par conséquent, un supplément d'investissement et de production ; d'où, à dépenses publiques par tête égales, moins d'impôts. En revanche, la forte baisse du taux de remplacement implique une diminution des prestations-retraite par tête, en dépit de l'accroissement relatif de la masse salariale ; (v) la plupart des résultats précédents demeurent valables sous l'hypothèse « de petites éco- nomies ouvertes ». On observe, néanmoins, que l'hypothèse d'« économies ouvertes » permet aux pays comme la France et le Royaume-Uni d'obtenir des résultats beaucoup plus favorables en matière d'agrégats macroéconomiques ou d'équité actuarielle en raison du niveau du taux d'intérêt réel américain, sensiblement plus faible que le taux national de référence. La situation contraire prévaut pour le Japon.

    Retraites et évolutions démographiques en France - Seconde partie : la transition

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    [eng] Pensions and demographics in France : the transition Thierry Chauveau and Rahim Loufir Since the end of the sixties, the fertility rate has drastically decreased in France as in most OECD countries. In the next decades, this demographic transition wili imply, if the current public pension scheme — pay-as-you-go « PAYG » — is not changed, a substantial increment in social contribution rates. Various measures can be undertaken by the public authorities to limit the increase of these contributions and to share them out between generations : a decrease of the replacement rate, an increase of the legal retirement age or the creation of a transitory fund. The first two measures aim to lower the burden of the regime and therefore the contributions, whereas the last measure, equivalent to an intergenera- tional transfers policy, aims to smooth the intertemporal profile of the social contribution rates. A dynamic computable general equilibrium model with overlapping generations is used to examine the consequences of these measures and three institutional scenarios are built up around a baseline scenario where we maintain the current public pension scheme — PAYG — . In these scenarios, the demographic transition is quite similar to the one described in the official projections where the very likely fertility rate between 1995 and 2050 is supposed to be equal to 1.8 children per woman. The main results are the following : maintaining the current system remains a possible option since the most difficult years of the transition will be passed without slowing-down. This seems, nevertheless, less desirable because of the demographic risk — the realization of a more unfavourable scenario than the official one is not excluded — and the lack of equity of the current system which can be evaluated by the ratio of the present value of pensions received by a generation over the present value of its social contributions. Considering this simple actuarial criterion, the scenario « fund », equivalent to an obligatory and transitory capitalization, seems to be the most attractive ; it has, however, very limited macroeconomic effects. From a general equilibrium point of view, it is, on the contrary, the scenario « increasing the legal retirement age » that seems to dominate all other options by its macroeconomic effects (production or consumption per head) and its social welfare effects. The last result assumes, nevertheless, a situation close to full employment around 2010, a constant productivity of the 61-65 age group and a constant preference for leisure. Finally, a decrease of the replacement rate would have intermediate effects : less additional production or welfare than the previous scenario, but more than the first one. Less efficiency in struggling against the lack of equity than the scenario « fund », but more than the scenario « increasing the legal retirement age ». [fre] Comme la plupart des pays de l'OCDE, la France connaît, depuis la fin des années soixante, une baisse soutenue du taux de fécondité. Si cette tendance persistait, elle conduirait à des changements importants de la pyramide des âges de notre population. Même avec un taux de fécondité équivalent au seuil de remplacement, peu vraisemblable à l'horizon de l'année 2050, le rapport du nombre d'inactifs du troisième âge au nombre de personnes occupées augmenterait sensiblement. Dans le cadre de l'actuel système public de retraite par répartition, cette transition démographique impliquerait un partage de la production nationale de plus en plus favorable aux retraités si l'on voulait maintenir un rapport constant des prestations retraite aux salaires du moment. A politique inchangée en matière de retraite, les taux de cotisation atteindraient des niveaux extrêmement élevés. Diverses mesures peuvent être envisagées par les pouvoirs publics pour limiter la hausse des cotisations et mieux les répartir entre les diverses générations : une baisse du taux de remplacement, le recul de l'âge légal de départ à la retraite ou la mise en place d'un fonds de régulation ; les deux premières mesures visent à diminuer les charges du régime vieillesse et, corrélativement les cotisations, tandis que la dernière est assimilable à une politique de transferts intergénérationnels destinée à lisser le profil intertemporel des taux des cotisations. A l'aide d'un modèle d'équilibre général calculable à générations imbriquées de l'économie française, nous examinons les conséquences de ces mesures à partir de trois variantes institutionnelles construites autour d'un scénario de référence où l'on suppose le maintien du système actuel de retraites par répartition. Dans le compte de référence, comme dans les variantes, la transition démographique est analogue à celle décrite dans les projections officielles où l'on suppose que le taux de fécondité le plus probable pour les années 1995-2050 est de 1,8 enfants par femme. Les principaux résultats sont les suivants : le maintien du système actuel demeure une option envisageable dans la mesure où les années les plus difficiles de la transition pourront, sans doute, être franchies sans ralentissement économique. Ce maintien semble, néanmoins, peu souhaitable en raison du risque démographique — la réalisation d'un scénario plus défavorable que l'officiel n'est pas à exclure — ef du manque d'équité du système actuel, tel qu'on peut l'apprécier, par exemple, à l'aide du rapport entre les prestations actualisées perçues par une génération et les cotisations actualisées qu'elle verse. Au regard de ce simple critère actuariel, c'est la variante « fonds » — assimilable à de la capitalisation obligatoire et transitoire — qui semble la plus séduisante ; elle aurait, par ailleurs, des effets macroéconomiques assez limités. Si l'on adopte un point de vue d'équilibre général, c'est, au contraire, la variante « recul de l'âge de la retraite » qui semble surclasser les autres, tant au niveau des conséquences macroéconomiques (production ou consommation par tête) qu'en terme de bien-être social. Ce dernier résultat suppose, néanmoins, pour être valide, que l'on revienne rapidement (vers 2010) à une situation assez proche du plein emploi, que la productivité des « 60- 65 ans » demeure assez élevée et que leur préférence pour le loisir n'augmente pas. Ces hypothèses peuvent paraître à certains trop irréalistes. Quoi qu'il en soit, une diminution du taux de remplacement aurait des effets intermédiaires : moins de supplément de production ou de bien-être que dans la variante précédente, mais plus que dans la première ; moins d'efficacité dans la lutte contre le manque d'équité que dans la variante « fonds », mais plus que dans le scénario recul de l'âge légal de départ à la retraite.
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